hello , hello que j'aime vos petits comms , bisous tous plein

Chapitre 10: Instants étranges

- Et si on commandait Thaï Bones ? On dîne chez vous ?

Bones paru réfléchir ce qui sembla une éternité à l'homme incertain.

- D'accord Booth mais pas trop tard n'est-ce pas ! J'ai tellement de choses à faire !

- Si vous préférez, je vous dépose seulement, je ne veux pas m'imposer ! Un peu froidement.

- Que vous êtes donc susceptible en ce moment, Booth ! Vous ne me dérangez pas, vous le savez bien ! S'écria-elle en glissant son bras sous le sien et lui dédiant un sourire.

- De toute façon, je vais aussi commencer les préparatifs. Des gens très sympathiques, vous ne trouvez pas ? Ils nous donnent les clés pour le quinze mars. Nous aurons quinze jours de plus pour nous installer tranquillement.

De retour à la voiture, ils passèrent donc prendre de quoi se restaurer.

Ajouter à cela une bonne bouteille de vin français que Bones ne manquait jamais de sortir lorsqu'ils dînaient tous les deux et Booth remercia le ciel pour cette soirée en aussi délicieuse compagnie.

- Il va aussi falloir choisir quels meubles nous allons garder chacun, au moins pour les pièces communes ! Lança Booth qui sentait que sa compagne décrochait un peu. Il n'avait trouvé que ce sujet pour relancer la conversation, ne souhaitant pas encore partir et prolonger le moment.

- Prenez vos meubles Booth, votre salle à manger ! Je sais que vous y tenez beaucoup, je me rappelle vous avoir entendu dire que c'était Sully qui vous l'avait façonné. Si vous permettez peut-être qu'au salon, il y aurait un peu de place pour une petite bibliothèque…

- Bien sûr ! Bones. Tout ce que vous voulez ! Et pour la cuisine c'est réglé, vous aviez une intégrée et moi, et bien, tout était bon à changer. Il ne reste plus que nos chambres et votre salon qui, soit dit en passant, est beaucoup plus confortable que le mien.

- Alors nous ferons ainsi. Répondit Bones dans un sourire ravissant.

- Et votre bureau ?

- Je pense que dans ma chambre, ce sera très bien. Je ne regarde pas la télévision, vous oui et lorsque Parker sera là, j'aurai un endroit où me retirer.

- Bones... Regardez-moi ! La jeune femme qui avait baissé les yeux pour humer les effluves de son verre de vin, les leva, curieuse.

- Vous ai-je donné l'impression de vouloir vous exclure lorsque mon fils séjournera ici ?

Les yeux bleus reflétaient l'incompréhension au ton de voix plus marqué.

- Je ne comprends pas ce que vous voulez dire Booth ! Je pense que…

- Entendons-nous bien tout de suite Bones, je ne veux pas que vous changiez quoi que ce soit dans vos habitudes lorsque Parker sera là, OK ! Sa voix catégorique avait monté d'un ton malgré lui.

- Je dois juste m'habituer Booth ! répondit-elle d'une voix hésitante.- Je n'ai jamais vécu assez longtemps avec quelqu'un pour me sentir à l'aise tout de suite, encore moins avec un enfant. Je ne suis pas douée pour ça, vous le savez bien !

- Très bien, Très bien Bones, je comprends mais... Soyez juste naturelle, vous verrez, ça viendra tout seul et puis... S'approchant d'elle comme pour lui confier un grand secret, par-dessus la table. Avec un sourire mutin. - Je crois que Parker vous aime bien, c'est un bon départ non ?

Sentant aussi que le moment était devenu étrange, que son cœur commençait à s'emballer, Booth préféra partir de peur de commettre une erreur qui pourrait remettre tout en question.

- Bones, je crois que je vais m'en aller. Fit-il en se levant. On avait dit pas trop tard, et il est déjà vingt deux heures vingt.

Elle le raccompagna à la porte. Quelque chose s'était passé, là, mais Brennan s'obligea à feindre l'ignorance.

Il n'y avait aucun bruit. Pendant quelques minutes, elle resta là, assise à la place qu'elle venait de quitter un peu avant. Elle regardait, sans les voir, les deux verres encore à moitié plein sans bien comprendre ce qui venait de se passer.

Puis elle débarrassa la table, faisant disparaître les traces de quelque chose qu'elle ne comprenait pas.

La jeune femme décida de reprendre sa besogne emballer, trier, sélectionner diverses choses, l'esprit à mille lieux de ce qu'elle faisait. Au troisième objet qu'elle laissa échapper et qui se brisa, sur le carrelage, à ses pieds, elle décida d'arrêter le massacre. Elle ne parviendrait à rien de bon ce soir.

Elle se résolut à se préparer pour la nuit. L'esprit agité, deux heures déjà qu'elle se retournait dans son lit sans trouver le sommeil. Son corps, le sentit-elle, réclamait le repos mais son cerveau semblait vouloir analyser, obtenir des réponses.

Encore fallait-il vouloir se poser des questions !

Un esprit scientifique comme le sien était prêt à voir, à observer et à conclure pour obtenir la vérité.

Ces bases étaient concrètes, empiriques.

Maintenant c'est sur de l'abstrait qu'elle devait rendre un diagnostic :

Des sentiments, des émotions, des impressions auxquels, elle se savait totalement étrangère.

Etait-ce la solitude qui commençait à lui peser, lui jouer des tours ?

Pourquoi, à cet instant, juste à l'évocation de son partenaire, sentait-elle ses sens s'enflammer ?

Etait-ce simplement un besoin physiologique d'assouvir ses besoins sexuels ? Cela faisait des mois qu'elle n'avait pas satisfait à cet acte.

Non qu'elle n'ait pas rencontré de partenaires corrects. Elle sourit. Comme Andrew qui semblait vouloir coucher avec elle. Booth avait été scandalisé lorsqu'elle lui avait dit ça crument.

Il était tellement... Prude ! Parler sexe était choquant pour lui.

Elle savait pouvoir compter sur deux ou trois de ses connaissances qui seraient prêt à se ''sacrifier'' pour une nuit!

Sacrifier ! Quel drôle de mot pour désigner ce que Booth appelait faire l'amour!

Elle savait que pour lui, ce n'était pas un acte banal !

Il faisait l'amour parce qu'il aimait la personne avec qui il allait partager ce plaisir ! Une façon de concrétiser ce sentiment abstrait qu'était l'Amour !

Et pour elle, ce n'était jusqu'ici qu'un besoin physique à assouvir de temps en temps parce que la nature de l'homme était faite ainsi.

Rien de sentimentale à sa vision des choses ! Peut-être, avec le recul, avait-elle entrevu une infime version différente de ce qu'elle croyait, alors qu'elle sortait avec Sully mais au moment de partir avec lui, elle avait refusé, remettant son travail, sa passion sur le devant.

Alors oui, elle n'était pas prête encore à sacrifier toute sa vie, celle qu'elle s'était bâtie, renoncer à ce monde qu'elle s'était créé et où elle se sentait en sécurité, pour un homme. Et seulement pour un homme !

C'est sur cette dernière pensée qu'elle s'endormit enfin.

je me sens un peu seule,quelques mots pour me redonner le sourire, si vou pli