A/N : 10ème chapitre. Je crois que vous allez me tuer pour le coup de la semaine dernière. Couper à un moment pareil…Je m'excuse ! La référence de ce chapitre-ci est une référence à un humoriste que j'aime bien, et qui a pas mal de succès donc je pense que vous pourrez trouver assez facilement… Et n'hésitez pas à donner des réponses, si elles sont fausses c'est pas grave ! Bref. J'espère que ce chapitre vous plaira. J'en profite pour remercier tous les lecteurs, tous les metteurs en alertes et en favoris, et surtout tous les reviewers... JE VOUS KIFFE GRAVE A MORT ! 8DDD -pète son plomb-
Ah et Shani, j'ai une idée pour ton OS. Et c'est bien parce que ça m'arrange... :D Tu auras ton lemon het après la rentrée si tout va bien :3
Disclaimer : M'sieur Oda, je vous dois plein de trucs. Sauf Jude et les petits rôles qui apparaissent et repartent. Merci à Maï -je t'aiiiiimeuuuuh XD- pour le jeu du regard anonyme o/
Rating : T
Pairing : Bon, vous aviez deviné hein ? Non ? Toujours pas ? Je croyais que c'était clair pourtant ! Bon… Oui c'est bien un fond de Kidd/Killer. C'est que je les adore ces deux-là.
Place à l'histoire !
.
_Quoi, mon dos ?
_Tu n'étais pas une esclave ?
_Moi ? Non pourquoi, qu'est-ce qui a bien pu vous faire croire ça ?
Je me retourne et m'assois face à lui, qui est accroupi à ma gauche. Jean-Bart s'éclipse discrètement, conscient de la bourde. Law se passe une main sur le visage et puis il se masse les tempes, l'air exaspéré mais soulagé.
_Ça va, Capitaine ?
_Oui, oui. T'inquiète. C'est mon rôle, ça, de m'inquiéter pour vous tous.
_C'est débile comme règle.
Il sourit, et me tire sa langue percée d'une bille de fer, avant de regarder vers le large, sans bouger. Il semble gêné. Je soupire, avant de l'attirer dans un simple câlin.
_Jude, qu'est-ce que tu…
_Responsabilité de l'équipage. Merci d'vous inquiéter.
_Pas de quoi. Je suis content de savoir que tu n'as rien.
_Eh, vous êtes chirurgien, pas psy ! Cantonnez-vous à votre savoir !
Il rit doucement, tout comme moi.
Penguin criait. Depuis le pont, Trafalgar ne comprenait rien à la dispute des deux compères, mais apparemment Shachi se faisait copieusement engueuler. Une porte claqua -mot bien faible- et une furie à casquette et pompon surgit à l'air libre, ruminant ce qui semblait être de très très noires pensées.
Ou une idée de meurtre, au choix. Le capitaine soupira et se dirigea vers le garçon.
_Qu'est-ce qu'il e passe, Penguin ?
_Ilest con, mais il est con !
_Ah?
_On ne peut pas parler de filles sans qu'il se braque.
_Ce n'est que ça ?
_Tu me connais bien mal Capitaine.
_Je vois. T'as essayé de lui tirer les vers du nez et il a pas voulu. Tu es trop curieux mon bon Penguin.
_Sauf que si j'en crois mon flair -ne ris pas Capitaine !- il a des vues sur quelqu'un.
Law redevient soudain sérieux.
C'est pas parce qu'on est un capitaine pirate-chirurgien sadique avec une tête de zombie fraîchement déterré que l'on n'aime pas les potins. Ne mélangeons pas tout s'il vous plaît.
Je sautille d'un pas joyeux le long des couloirs, en suivant docilement le plan que m'a tracé Bepo sur une feuille de papier. Le Capitaine a maugréé qu'il aurait mieux valut qu'on me le tatoue, étant donné que j'avais de la place sur les bras, mais vous imaginez bien que je n'ai pas voulu. En tout cas c'est bon, dès demain je reprends du service, on –enfin, comprendre, le Capitaine- m'a donné une mission de repérage sur la petite île qu'on vient d'accoster. Dès demain soir, au bar la Judith ! Je dois vérifier s'il n'y a pas du menu fretin qui se balade par là. C'est pour le plan du Capitaine.
Là en fait je retourne le voir parce qu'il a oublié de préciser si je devais regarder au-dessus ou en-dessous d'une certaine prime, ou même dans une barrette. Ah ça y est, je suis arrivée, selon le plan. Je lève la tête pour détacher mon regard de la feuille de papier et me reconnecter à la réalité, faisant alors face à un panneau de bois.
Ouais, dans votre langage de barbares, ça s'appelle une porte, je sais. Mais que voulez-vous, j'ai du vocabulaire, moi. Un cri s'échappe de la cabine, et je saisis « …possible, Capitaine ! C'est trop dangereux, il faut que tu trouves quelque chose et que…» Je décide de toquer, le silence se fait et la voix du Capitaine dit alors « Entrez ! ». J'ouvre la porte et passe ma tête dans l'entrebâillement.
_Ah, Judith, te voilà. Justement, on parlait de ta mission, avec Shachi.
_Oh, je vois. Je voulais savoir… Je dois regarder à une prime spécifique ?
_Ne t'inquiète pas, je serais là de toute façon, je t'accompagne, annonce-t-il alors que Shachi ouvre des yeux ronds. Je te brieferais sur le chemin !
_Très bien, c'est d'accord ! Bonne nuit, tous les deux !
Ils me souhaitent la même chose et je m'en vais, ruminant le fait que le Capitaine m'accompagne. Qu'est-ce qu'il mijote ? Ou plutôt, qu'est-ce qu'ils mijotent, parce que Shachi était dans le coup aussi. C'est bien la première fois depuis des mois que le Capitaine préfère m'accompagner lors d'une petite mission comme celle-ci.
Bah… On verra bien.
Sixième regard anonyme en moins de dix minutes ! Mouahahahahaha, je suis ZE boss ! Ça doit être parce que je suis une bombe.
Ou alors c'est parce que je n'arrête pas de croiser et décroiser mes jambes. Alors que je suis en jupe.
Quoi ? C'est pas ma faute si je suis hyperactive, en jupe qui plus est –saloperie de second d'ours blanc à la con !- et incognito dans un bar !
Septième regard anonyme, youhouuuuuu ! Hein, quoi ? Comment ça vous ne savez pas ce que c'est un regard anonyme ?
…Bon, je vous explique :
Vous êtes dans un endroit où y'a pas mal de monde (un bar, une rue commerçante, etc…) et BIM ! Vous voyez un beau gosse. Ou une belle gosse, hein, ça dépend. Si vous réussissez à accrocher son regard plus de 3 secondes, vous gagnez un point. Plus de 5 secondes, 3 points.
Aaaah, mais c'est qu'ils sont chauds comme Akainu, ici ! Huitième en douze minutes, et… ouais, trois points ! Mmmm, voyons voir…
Vous savez qu'il y a un risque tout de même. Si vous êtes dans un endroit clôt, ben ya certains moches qui sont pas très contents d'être ignorés et qui viennent vous voir en personne. Je dis ça parce que y'en a un qui s'approche, avec un sourire que je qualifierais de lubrique. Oui Shachi vient de m'apprendre ce mot et non je ne ressors pas ma science. Il me demande ce que je bois. Enfin pas Shachi, qui n'est pas là, mais le mec qui vient de s'approcher.
_Un chocolat chaud ! je réponds, ce qui est véridique.
_Ah…euh… il balbutie, l'air de tomber des nues. Et il est bon ?
_Oh oui ! Vous savez, j'ai un très bon ami qui dit que le chocolat est un aphrodisiaque.
_Par 'très bon ami', tu ne sous-entends pas 'petit ami', j'espère ? Sinon…
_Hum, pas du tout, je dis en le regardant faire craquer ses poings. Il est juste médecin.
_Je vois, fait le gros balourd.
Oui parce que je me fais draguer par un gros en plus. Qui pue l'alcool. Je suis sûre qu'il est marié mais que sa femme ne…
Stop ! Non, je ne psychanalyserais pas les gens, pas ce soir ! Je me désintéresse de lui pour continuer d'observer la salle. Après une poignée de secondes, je récolte un nouveau regard anonyme. Je glousse en sirotant une gorgée de chocolat, avant de sentir une prise se raffermir sur ma hanche.
Et merde, putain la conne.
Le gros dégeu s'était assis à côté de moi, et s'était imaginé des choses. Du coin de l'œil, j'aperçois un éclair de fer qui se dessine dans un coin de la salle. Je pousse un profond soupir en reposant ma tasse un peu brutalement.
_Vous savez, je n'insinuais vraiment pas 'petit ami'. Par contre, 'sur-protecteur' et 'possessif', ça oui. Et puis 'violent', 'dangereux' et 'pirate', aussi.
Il se crispe et se lève précipitamment. Le Capitaine, une perruque blonde sur la tête et des lentilles marron, s'approche et s'assoit en face de moi pour me faire la morale :
_Arrête de draguer, Jude !
_Quoi ? Vous êtes jaloux peut-être ?
_Non ! Pas du tout. Mais je connais quelqu'un qui pourrait l'être.
_Qui ça ?
_Devine toute seule, Miss-je-peux-me-débrouiller-seule.
_Mais Capi…
_Ah mais tais-toi, tu vas nous faire repérer, il chuchote précipitamment. Allez viens, on sort d'ici, ça pue.
Je le suis en rigolant, payant ma boisson en déposant quelques berries sur la table. Il passe un bras autour de mes épaules et raconte des blagues –le tout, c'est de passer inaperçus, je suis bien clair ?- auxquelles je ris avec conviction.
Vous ne pouvez pas vous imaginez combien c'est galère. Déjà qu'en temps normal, il est pas très inventif, voire pas du tout même, alors là il est une véritable catastrophe. Je vous promets, c'est un cas social de la rigolade, ce mec. On va devoir lui trouver quelqu'un d'aussi glacial que lui, même si je doute que ça existe. Enfin, tout est possible sur Grand Line, hein. On est pas à ça près, on a un ours polaire parlant comme second, et un cuisinier dont le deuxième prénom est Myrtille.
Alors hein. Je ne vois pas de quoi on pourrait être surpris.
…Il est pas sérieux ? Nan mais la blague du pingouin qui respire par le cul, quoi. En plus moi, comme une conne, au lieu de me représenter un pingouin tout con sur sa banquise, j'imagine Penguin. Non mais je vous demande un peu. On n'a pas idée de ressortir une blague aussi ratée que ça au niveau blague de merde.
Je ris quand même, la menace du tangram planant encore au-dessus de ma tête, et comme je vous l'ai déjà expliqué, j'ai des projets d'avenir autres que de finir dans un bocal. Si possible.
Nous sortons paisiblement de l'établissement pour continuer notre petit manège de bons amis un peu bourrés. C'est une petite ville très tranquille par ici. La base de la Marine se situe à l'autre bout de l'île, ce qui fait que nous sommes plutôt relâchés. Soudain, un « Hé ! » retentit dans notre dos. Et fuckinel, c'est le gros de tout à l'heure.
_Alors c'est lui ton ami ?
_Oui c'est lui, je réponds, un peu lasse.
_Et tu dis qu'il est pirate ? Il est plus taillé pour la danse classique non ?
_Mais ça va les questions ? Oui je suis pirate, oui ma tête est mise à prix, oui je suis incognito et déguisé et devine quoi : mon passe-temps favori, c'est la dissection, lâche-t-il d'un ton froid. Et il ajoute après une courte pause : La dissection humaine.
Le gros semble perplexe mais fini par s'enfuir après que le Capitaine ait gesticulé comme un macaque en chantant « C'est nous les méchants, les méchants, les méchants ! ». Je crois que c'est surtout sa tête de taré au sourire de psychopathe malsain, torturé, torturant et surtout complètement taré –je l'ai dit déjà ou pas ? sais plus…- qui vient de faire fuir notre emmerdeur de première.
Wé.
_Merci Capitaiiiiiine ! ~
_C'est la dernière fois que je te sauve d'un plan foireux dans le style « cul d'un soir » comme celui-ci, c'est compris ?
J'hoche gravement la tête. N'allez surtout pas vous imaginer que ce scénario s'est déjà produit plusieurs fois, nonononon, c'est pas du tout mon genre. Et puis d'ailleurs on est quittes, une fois je l'ai sauvé d'une bande de furies en manque. C'pas parce qu'on est une pu… une prostituée, soyons polis, et qu'on est jolie qu'on a un mec dans son lit tous les soirs. Loin de là. Vous savez, avec la jolie vague de piraterie dans laquelle je suis moi-même engagée, il y a beaucoup plus de pirates que de filles de joie. Penguin s'est plaint une fois qu'on lui a refusé l'entrée d'un établissement parce qu'il était plein pour la nuit.
N'allez pas croire que j'écoute aux portes, on est très unis et on se raconte tous nos petits malheurs. C'est étonnant tout le vocabulaire de cul que j'ai appris depuis un certain temps.
Oh, et puis je sais que de toute façon, si je suis dans un danger quelconque –de mort, de viol, de tout ce que vous voulez- le Capitaine vendra m'aider. Lui ou un des garçons, mais surtout lui.
On a beau dire qu'il est le plus cruel des 'Supernovae', on n'a rien à craindre lorsque l'on est de son côté. Sauf de se faire tirer dessus par la Marine, j'ai déjà expérimenté merci. Mais je sais que le Capitaine fera tout en son pouvoir pour nous aider.
C'est une sorte de super-héros moderne quoi. Il a pas l'air, mais il est toujours préoccupé par notre santé. Vous auriez du voir comment il s'est défoulé lorsqu'on a tous eu la grippe ! Et puis, soyez réalistes : vous croyez vraiment que l'on ferait un check-up complet TOUS les mois s'il ne nous y forçait pas ? Non, bien sûr que non. Personne n'aime faire ça voyons. C'est un super-héros, vous dis-je.
À votre avis, si Trafalgar Law était un super-héros, il serait :
A- Superman
B- Spiderman
C- Ironman
D- Hulk
E- Le Père Noël ?
Très sérieusement, je pense qu'il serait plus 'Père Noël' : barbiche ! La barbiche veut tout dire. Ah et les piercings ! C'est un truc de rebelle ça. Et tout le monde sait que le Père Noël est un rebelle.
C'est une histoire que j'ai entendue sur une île hivernale, dans un pub. Les gars disaient que le Père Noël s'était rebellé contre ses parents, qu'il avait eu plein de problèmes d'argent, d'alcool et de drogue –une sombre affaire incluant la mafia du coin, ouiouioui tout à fait mes amis, ensuite il avait terriblement mal tourné et il avait tué un homme. Le tribunal l'avait alors assigné aux pires travaux d'intérêt général existant au monde : être le gentil Papa Noël.
Quelle horreur. Moi qui hais les enfants…
Oui je déteste les bambins et leurs horribles babillages ! Oui je veux les découper en tranches et les bouffer tous crus ! Oui je veux les traumati…
Ouhlà. Finalement, je ne suis pas sûre que deux semaines chez les Kidd Pirates, ce soit une bonne destination de vacances. Je suis devenue une sorte de zombie psychopathe avide de sang enfantin et de chair fraîche.
Brrr…Eustass déteint trop sur Killer qui déteint trop sur moi.
_Jude ? Jude, on est arrivés ! C'est pas possible ce que tu peux avoir la tête dans les nuages. Allez, monte ! Moi je repars.
_Où ça ?
_À ton avis, patate ?
_Maison close ? je tente avant qu'un nodachi ne me frôle le nez. Je décoooooonne, Capitaine.
_T'as intérêt, oui !
_Je sais bien que vous retournez au bar… Le barman était vraiment trop sexy.
Il jure entre ses dents et commence à me traiter de tous les noms possibles et inimaginables –une fois il m'a traitée de yaourt, sisi, véridique-, et ce à voix haute, en réveillant ainsi tout le quartier.
.
Voilà, soyez heureux petites brebis, je ne coupe pas à un super-moment cette fois-ci, soyez m'en reconnaissants… *évite les tomates et les œufs pourris qui lui arrivent à toute vitesse dans la gueule* Bon allez, moi je vous laisse hein ! Bye bye, à la semaine prochaine !
