Préparez-vous à déprimer, horde de lecteurs affamés de lecture!

Mouhahahaha!

Sinon, oui, j'ai mis des citations dans le chapitre, capable de retrouver leur origine? sachant qu'elles sont du même bouquin... huhuhu

Sinon... Malheureusement pour moi, le monde et les personnages de -man ne m'appartiennent pas, (sinon Lenalee n'aurait même pas le droit, ne serait-ce que de penser à Allen) seule Juliette est ma création ( Ca fait Frankenstein x) ) Tout le reste est à Katsura Hoshino


Chapitre 9 : Vide et larmes

ou

Le Allen vs Tyki trop pourri

PDV extérieur

-Vous êtes…

-Oh, tu as suivi mon conseil, alors, te rappelles-tu de mon nom, gamin ?

-Tyki Mikk !

-Bien… Mais comme c'est dommage, tu ne pourras pas empêcher le mariage, puisque je vais te tuer… ici et maintenant.

Le Noé s'avança vers l'exorciste, un papillon (Tease) dans chaque main.

-Je ne te laisserai pas l'avoir ! Cria Allen. Et je vengerai Suman !

-Je ne te laisserai pas ce loisir. Après tout, Suman ne vous a-t-il pas trahi ? Il m'a aidé, c'est pour ça que je ne l'ai pas tué en un seul coup…

-Comment… ?

-Oh, tu ne savais pas ? Tes camarades qui ont été retrouvés avec certains organes manquants… Daisya Barry, Kazana Reed, Chakar Rabon. Il y avait même un Maréchal, je crois… Un certain Yeegar. D'ailleurs je lui ai enlevé plusieurs organes, il a du souffrir. Il ricana.

Le poing d'Allen se resserra à l'entente du dernier nom.

-Je me demande même pourquoi j'ai fait ça… Ah, oui j'ai fait de lui un messager.

-Tu vas payer ! Le poing d'Allen atterrit dans la figure du Noé, qui lui cassa le poignet.

Allen hurla.

-Je fais le tour du monde, tuant les personnes en relation avec un certain homme… es-tu Allen Walker ?


Un éclair, un pressentiment, une vision… peu importe le nom, ça m'a traversée.

Allen…


PDV Juliette

-C'est… impossible !

-C'est pourtant ce qui s'est passé, Anita-san. Timcampy ne peut pas mentir, et nous n'avons pas retrouvé Allen… A l'heure qu'il est, il doit déjà…

-La ferme.

C'est moi qui avais dit cela. Tout l'équipage était rassemblé sur le pont. Lenalee et Lavi étaient partis à la recherche d'Allen et un certain Suman.

A leur retour, j'étais déjà choquée de ne pas voir Allen. Puis ils ont passé la vidéo, ou plutôt Timcampy a projeté sa mémoire des évènements. Allen tentant d'arrêter Suman, ses hurlements insupportables… Moi qui m'étais promis de ne jamais pleurer, j'étais sur le point de fondre en larmes.

Je n'ai pas tenu. Moi, la petite noble parfaite, j'ai cédé lorsque j'ai vu le visage du meurtrier de l'homme que j'aimais. Cet homme a qui j'étais fiancé… avait tué celui que j'aimais.

Alors quand Lenalee avait commencé à dire qu'il était mort, à me mettre en face de la vérité… je n'ai rien pu faire d'autre que lui crier de se taire.

Eh, Juliette…

-Juliette… ouvre les yeux, Allen ne peut qu'être…

-LA FERME J'AI DIT !

Je me détournai avant que les autres aient le temps d'apercevoir les larmes de sang qui s'apprêtaient à couler le long de mes joues. Je m'étais mise à courir sans m'en rendre compte. Je traversai le pont sous les regards des marins et de mes compagnons, dévalai des escaliers, je ne savais pas lesquels, et me laissai tomber contre un mur.

[C'est impossible… Je ne peux pas y croire…]

Juliette…

[Il venait de m'embrasser… c'était comme si plus rien ne pouvait briser ce rêve…]

Techniquement, c'est toi qui as commencé à l'embrasser…

-gh… Allen…

Les sanglots redoublèrent d'intensité, et bientôt je sentis le goût métallique de mes larmes de sang dans ma bouche. Ces larmes, dont la seule personne à ne pas les considérer comme monstrueuses était… Allen…

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi m'as-tu laissée ?

-ALLEN !

Mon cri se répercuta dans la pièce où je me trouvai. Ce devait être la cale, vu l'apparente taille de l'endroit.

[Tout ça… tout ça c'est la faute de Suman… ce Suman que je ne connais même pas… Si il n'avait pas trahi Dieu…]

Oi… tu vas pas un peu loin ?

[Non… non, au contraire, je ne vais pas assez loin]

J'eus un petit rire sans joie.

[C'est Dieu qui l'a tué…]

Juliette, reprends toi !

Je grattai frénétiquement le cristal sur mon cou. Je n'avais qu'une envie, le détruire, rentrer chez moi, ou encore mourir, pour ne pas épouser le meurtrier d'Allen.

Ca faisait mal… très mal, mais je continuai, aveuglée par ma peine.

Une main ferme mais douce se posa sur la mienne, et l'éloigna de mon cou.

- Juliette, regarde-moi.

Je levai des yeux voilés de rouge vers Anita-san, penchée au dessus de moi.

-Viens, Juliette, je t'emmène à ta cabine.

-Allen…

-Allen n'est pas encore mort, Juliette.

Ce fut comme si la vie me regagnait soudainement.

-Comment… ?

-Viens avec moi, je te raconterai bientôt.


-Anita-san, s'il vous plaît…

A présent changée et coucheé dans un lit, j'implorai la supporter de me dire comment et pourquoi elle savait qu'Allen n'était pas mort.

N'était-ce qu'une façon de me redonner espoir ?

-Un membre de la branche Asiatique de la Congrégation est venu… Ils s'occupent d'Allen.

-Alors…

-Seulement… Je ne pense pas que tu le reverras un jour.

L'espoir que j'avais regagné me quitta tout à coup remplacé par un vide sombre et glacé, un abîme sans fond qui semblait se creuser dans mon cœur.

-Jamais … ? Pourquoi ?

-Il a perdu son Innocence. Aux yeux de la Congrégation, l'exorciste Allen Walker est mort.

Les larmes commencèrent à affluer.

-Pouvez-vous… me laisser seule ?

-Bien sûr. Je reviendrai tout à l'heure.

-Anita-san.

-Oui ?

-Ne laissez pas Lenalee approcher.

Elle eut un moment d'incompréhension, puis acquiesça gentiment.

-Au fait, un nouveau membre est arrivé, peut-être que tu la connais, elle s'appelle Miranda Lotto.

Elle sortit ensuite discrètement, prenant soin de fermer la porte derrière elle.

-Allen… Tu avais promis…

Les larmes que je retenais se mirent à couler librement.

-Tu avais promis que tu empêcherais le mariage, tu avais dit que tu m'aimais… alors pourquoi ? Pourquoi avoir voulu sauver Suman au péril de ta vie ? Pourquoi as-tu voulu partir si tôt ?

Tu… Juliette… eh, reprends toi, j'te reconnais même plus ! Ils sont où tes sarcasmes ? Et ton 'je ne pleurerai plus jamais' ?

-'' Tu veux déjà partir ? Le jour n'est pas encore levé […] Crois-moi, mon amour […] Cette lumière là-bas, ce n'est pas l'aube, je le sais, moi […] Oui, reste encore un peu. Nul besoin de partir… '' (1)

Les sanglots étranglèrent mes derniers mots. Je toussai, crachai les larmes écarlates qui avaient coulé dans ma bouche.

-''Oh, que mon cœur ruiné se brise, se brise sur-le-champ ! En prison, mes yeux, ne contemplez plus la liberté. '' (2)

Je tournai la tête vers la petite table de chevet, sur laquelle un livre était posé sagement.

-Dis, maman, pourquoi m'as-tu appelée Juliette ? M'as-tu maudite ?

Sur ces mots je m'endormis, d'un sommeil profond et sans rêve, presque comateux.


L'air frais me caressa le visage, et l'odeur de la mer vint me chatouiller les narines. Un marin cria, du haut du nid-de-pie. Celui même où je me trouvais avec Allen, à peine un jour plus tôt.

Je me sentis faiblir à cette pensée, mais je serrai les dents, et m'engageai sur le pont.

Changée, lavée, coiffée, mais avec la figure pâle comme la mort. Je n'avais rien pu faire contre.

Au moins, les traces de sang séché sur mes joues étaient parties.

-Mademoiselle Juliette ! Un marin accourut vers moi. Anita-sama m'a demandé de vous donner ceci, vous devez avoir faim.

Il me présenta un morceau de pain avec un verre d'eau. Mon estomac se tordit à leur vue, et j'eus envie de me pencher par-dessus bord et vomir.

-Hum, non, non merci.

Juliette, je suis heureuse que tu ailles mieux… mais tu es sûre de vouloir sortir ?

[Oui, je dois aider… si des Akumas attaquent. Pas que perdre Lenalee me dérangerait, mais les autres…]

Tu es méchante.

[C'est pas comme si elle était vraiment déprimée par la pseudo-mort d'Allen]

Quand même…

[Tu crois que Dieu m'en voudra, si j'oublie accidentellement de la couvrir pendant les attaques d'Akumas ?]

Juliette… Tu fais vraiment peur là…

Je m'assis à même le sol, et levai la tête pour contempler le ciel, les oiseaux, et l'énorme cadran d'horloge qui flottait au dessus du mât principal. Je laissai échapper un profond soupir.

Miranda n'avait pourtant rien fait, mais je ne pouvais m'empêcher de considérer son arrivée comme un 'remplacement' par les grands Maréchaux. Comme si Allen n'était qu'un outil jetable et remplaçable à volonté. Comme si nous l'étions tous.

Préférerais-tu rentrer à la maison ?

[Non]

-Mademoiselle Juliette ? Le même marin qui m'avait apporté mon repas était à nouveau devant moi.

Vous devez vous rendre à l'étage inférieur, la Congrégation vous a envoyé un nouvel uniforme.

Comme le mien était déchiré de partout et taché de sang, je n'avais mis que la robe que j'avais emporté en rechange, au cas où.

Le marin me tendit sa main, et m'aida à me relever.

-Vous devriez aller vous reposer après, Mademoiselle Juliette. Votre visage fait peine à voir.

Je le regardai, lasse. Je ne pensais pas que c'était à ce point là.

Allen… que fais-tu en ce moment ?

Errant dans les couloirs à la recherche du lieu indiqué par le marin, je passai devant un miroir accroché au mur. Je me regardai.

Franchement, il a raison. Tu ressemble à un mort vivant. Tu as l'air d'avoir pris dix ans, tes cheveux, ton teint et tes yeux sont ternes, ta voix est rauque, et on dirait que tu ne sais même plus comment sourire.

[Merci de m'enfoncer, Eve.]

De rien.

Je repris ma route et m'arrêtai une nouvelle fois, devant la porte de la salle de réunion, où j'entendais les voix de mes compagnons et de Miranda.

-Lenalee-san…

-Laisse, son cœur est toujours en désarroi. Elle regrette d'avoir laissé Allen seul ce soir là.

Comme si je ne regrettais pas de ne pas avoir eu les capacités pour accompagner Allen, l'aider…

Comme si ça ne me rendait pas malade de savoir qu'il l'a choisie à ma place pour l'accompagner, et qu'elle n'a même pas été capable de le protéger…

Dégoûtée, je poussai la porte.

Le silence se fit instantanément.

Lavi et Krory me regardaient avec pitié, Bookman avec un regard neutre, comme toujours, et Miranda avec curiosité. J'avisai les nouveaux uniformes qu'ils portaient, et celui posé sur la table, le mien. Je m'avançai, pris le morceau de tissu, me retournai, silencieusement, et me dirigeai vers la porte. Mon regard se posa sur Lenalee, assise dans un coin, absente.

-Je tuerai le comte, puisqu'Allen ne peut plus le faire.

Sur ces mots, j'ouvris la porte, et sortis.

''Refluez, larmes ridicules, remontez vers votre source première, l'affluent de ces pleurs appartient au chagrin et non à la joie comme vous le faites par erreur. '' (2)


Un indice pour les citations? Relisez le moment où Juliette fait ses bagages, dans les premiers chapitres...

Sinon, autre chose, avec une de mes fidèles revieweuses, on a décidé de monter le Fan-Club-Anti-Lenalee-_d'Allen-chou! Le FCALAC!

Géhéhé! A bas Lenalee! Rends nous Allen!

Review? Au fait, je voulais demander, pas que ça ne me fasse pas plaisir d'entendre (ou plutôt de lire) que ma fic est 'géniale', 'super' et autre, juste dites moi honnêtement où est-ce que ça cloche, s'iouplaît

Tsukiyomi Kyoko