Bonjour à tous et merci pour les Reviews ! Alors voilà, j'ai décidé d'ajouter, tous les sept chapitres, un petit interlude, une petite vignette sur la vie d'un des personnages. Je trouve l'idée plutôt sympa...Dites moi ce que vous en pensez...^^Je sais que la construction et la façon d'écrire peut paraître un peu différente, alors j'attends votre avis avec impatience.
Pour ce premier interlude, j'ai choisi, grâce aux conseils avisés de La Silvana, qui m'as beaucoup aidé. Je te remercie, encore une fois ^^
Je remercie encore une fois tous ceux qui ont pris le temps de me lire et de laisser un commentaire ça me fait vraiment plaisir !
Oh, et comme d'habitude, tout appartient à Rowling j'ai beau la supplier de me céder les Maraudeurs, elle refuse obstinément...
J'espère que cette petite ballade dans l'esprit de Mr Pettigrew vous plaira...
Intérlude
Coup d'État
Le destin est-t-il une une invention humaine? Est ce les Parques, impitoyables tisserandes qui filent la vie de chaque homme, existent ? Si c'est le cas, se disait souvent Peter Pettigrew, perdu dans de sombres pensées, elles peuvent trembler, parce que le jour ou je les rencontrerais, je tacherais de leur refaire le portrait...
Bien évidemment, Peter Pettigrew n'avait jamais défiguré qui que ce soit et lorsqu'il voyait son reflet dans un miroir, il doutait sincèrement en être capable mais cela ne l'empêchait pas d'être en colère contre tout ce qui avait un air de divinité. Parce que si la nature, ou la fatalité, en gâtait certains et bien lui, elle l'avait, de toute évidence, boudé.
Mais, visiblement, être ignoré par la providence faisait partie d'une longue tradition familiale, chez les Pettigrew.
La mère de Peter, Dulcibella Pettigrew, avait elle même connu son lot de malchance, même si, dans sa jeunesse, tout avait semblé aller pour le mieux. Bonne élève de la maison Serdaigle, Dulcie était une joyeuse jeune fille, appréciée de tous. Elle travaillait avec rigueur, répandait de terribles ragots et fréquentait quelques garçons des plus charmants. Inutile de préciser que ce fut le dernier de ces trois points qui causa sa perte.
Romantique, naïve et surtout, obsédée par la beauté, Dulcie était sortie avec Damon Freeman jusqu'à la fin de ses études à Poudlard. Une fois ses diplômes en poche, elle avait décidée de suivre son âme sœur, ou du moins c'est ce qu'elle croyait, partout ou il irait jurant devant sa propre mère, catastrophée, qu'elle irait jusqu'en enfer pour l'amour de sa vie...Mais Dulcie se révéla être une très piètre Orphée et lorsque Damon lui annonça qu'il voulait faire le tour du monde, elle lui claqua la porte au nez.
Cependant, loin d'avoir tiré une leçon de ce premier échec, Dulcie, à présent secrétaire au Ministère de la Magie, commença fréquenter quelques jeunes Sorciers, qui avaient tous la particularité d''être très avenants. Jusqu'au dernier d'entre eux, Fearghal Nay, un jeune homme d'à peine dix neuf ans, aux cheveux dorés et aux yeux d'un vert éblouissant. Leur histoire fut aussi brève que passionné. Cette relation était aussi intoxicante pour les sens que le meilleur chocolat d'Honeydukes, disait Dulcie à sa mère, que les tribulations amoureuse de sa fille hérissaient d'horreur. Cependant, même la meilleure des sucrerie, quand on en abuse, provoque des douleurs d'estomac. Et des douleurs stomacale, Dulcie en connut.
Car un jour, alors que sa relation avec Fearghal allait bon train, elle découvrit, avec une ineffable joie, qu'elle était enceinte. Rêvant d'avenir glorieux, de famille heureuse et de chaussons tricotés à la main, elle s'empressa d'annoncer la nouvelle à son petit ami, qui, eut tôt fait de prendre ses jambes à son cou et de se faire la malle en quatrième vitesse, laissant Dulcie seule, et relativement désespérée. Elle mit bientôt un garçon au monde : Peter Pettigrew et se promit de le faire grandir loin de tous les vautours qui pourraient profiter de lui.
Mais voilà, tout l'amour maternel ne suffisait pas au jeune garçon effacé qu'était Peter. A l'école, on se moquait de son nom de famille ridicule et de sa silhouette rebondie et comme il était parfaitement incapable de se défendre, les autres garçons lui tournoyaient autour comme une nuée de rapaces. Et quand Peter, revenait, en larmes, de l'école, il s'empressait de s'enfermer dans sa chambre pour ne pas que sa mère le voit pleurer. Car malgré une disposition naturelle à la frivolité, Dulcie devenait des plus féroces lorsqu'on avait le malheur d'attaquer son fils unique.
Il se souvenait, mortifié, du jour ou il avait commis l'erreur de lui raconter qu'un des garçons de sa classe lui avait plongé la tête dans les toilettes. Furieuse, Dulcie avait traversé la cour de l'école et, attrapant le coupable par la peau du cou, elle lui avait fait subir le même sort à lui, ainsi qu'à son père qui était venu se plaindre à grands cris du comportement puéril de certains parents d'élèves. Depuis, les autres élèves l'évitaient, terrifiés par la harpie qui semblait lui servir de mère.
Dans sa famille, il n'était guère mieux traité. Son oncle Eddy fut persuadé, jusqu'à ce que Peter ait reçut sa lettre pour Poudlard, que son neveu était un cracmol. Quand à sa grand-mère, Peter en frissonnait d'avance, elle le traitait en moins que rien. Sans doute parce qu'elle n'avait jamais accepté les frasques de sa fille et qu'elle voyait en Peter le résultat, peu désiré, d'un passé fait de 'débauche' . « Si seulement, il avait pu ressembler à son bon à rien de père », croassait-t-elle à tous les repas de famille.
Car la nature n'avait pas jugé bon de transmettre la beauté paternelle à Peter. Il était replet et petit et ses cheveux plats et raides avaient une couleur étrange, oscillant entre le blond filasse et le marron terreux. Quand à ses yeux, ils étaient perpétuellement humide et donnaient constamment l'impression qu'il allait fondre en larmes. D'ailleurs, Peter n'avait jamais eu de petite amie, et cette constatation l'accablait. Il s'imaginait souvent en quadragénaire célibataire, réduit à trouver des petits boulots minables faute d'avoir réussi ses études à Poudlard.
Car Peter devait fournir d'impressionnants efforts pour parvenir à avoir de bonnes notes. Contrairement à James, Sirius et Remus.
Ses amis. Il leur en était très reconnaissant de l'avoir accepté, de l'avoir soutenu et de l'avoir aidé pendant toutes ces années. Mais, étrangement, un bouillant sentiment d'envie s'emparait de lui dés qu'il posait les yeux sur les trois garçons. Étais ce normal d'être jaloux de ses propres amis ? N'y avait-t-il pas quelque chose d'un peu malsain dans cette envie qui lui nouait la gorge ?
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« Peter est tellement gauche, Dulcibella tu devrais faire quelque chose ! » Disait la voix brisée de sa grand-mère, à laquelle s'ajoutait, moqueuse, celle de son oncle Eddy. « Ce gamin est un benêt, Dulcie pourquoi est ce que tu veux lui acheter un balai ? Il ne saurait même pas par quel bout le prendre ! »
James était un excellent Poursuiveur. Il avait été accepté dans l'équipe dés sa seconde année d'école et était devenu capitaine en cinquième année. Dans les airs, James devenait imbattable il fendait le ciel à toute vitesse, avec une grâce incomparable et, tel un grand oiseau de proie il régnait sur les cieux.
Peter, la première fois qu'il était monté sur un balais, s'était accroché au manche comme un idiot et il avait poussé un cri strident à la première embardée de son Brossdur. Sirius déclarait souvent que son audition n'avait jamais plus été la même depuis ce jour fatidique et Peter, embarrassé, n'avait jamais plus tenté de voler. Pourtant il aimait le Quidditch, plus que n'importe quel sport et, dans ses rêves chimériques, il se transformait souvent en poursuiveur de légende.
« Peter à sans doute mieux à faire que de voler comme un fou dans les airs et puis il n'y à que les brutes qui aiment ce sport, de toute façon ! » Avait répliqué Dulcie en fronçant les sourcils.
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« Dulcibella, ton fils est terriblement effacé pourquoi ne parle-t-il pas ? Est-t-il muet ? ». « Parle, Peter ! Dis nous ce que tu penses ! »
Sirius était un rebelle né. L'oral était son domaine et il y excellait. Il se moquait du monde que ses pieds foulaient et donnait librement son avis, sans crainte, car Sirius n'avait jamais peur. Son insolence oscillait toujours sur la ligne qui séparait la provocation de l'insulte et, tel un équilibriste, le jeune Black raillait, riait, sans se soucier des dégâts de ses paroles, du moins, c'est que Peter pensait.
La première fois qu'on lui avait demandé de passer au tableau, quand il était petit, Peter avait perdu tous ses moyens il avait tremblé, sué et finement, avait du s'enfuir de la classe après un haut le cœur particulièrement peu ragoutant. Il avait la hantise de se retrouver à la place de l'orateur, devant ces nombreuses paires d'yeux qui le scrutaient. Qui le jugeaient. Peter avait peur qu'on le juge Peter avait peur qu'on le rejette.
« Peter est un garçon poli et intelligent, s'il n'a rien à dire, il se tait, Maman ! » S'était écriée Dulcie en se levant de table, exaspérée par les incessants reproches de sa mère.
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« Dulcie, ton fils ne lis pas assez ! Sa culture est quasi-inexistante ! Je t'avais dit de l'habituer à la lecture quand il était petit ! » Sa grand-mère fronçait le nez, comme si de ne pas aimer lire était un crime contre l'humanité.
Remus adorait lire. Il possédait d'innombrable livres, qu'il achetait souvent d'occasion. Il dévorait n'importe quels ouvrage que ce soit de la littérature Sorcière ou Moldue. Un jour, il avait expliqué à Peter que le premier livre qu'il avait lu était un livre de cuisine, qu'il avait volé à sa mère et que, depuis, il nourrissait une inexplicable passion pour les gâteaux au chocolat. Chaque livre, lui avait expliqué son ami, est un monde nouveau quand tu t'y plonges, tu oublies tout ce qui t'entoure. Tu te construis un petit univers rien qu'à toi.
Cette description lui avait mit l'eau à la bouche et, curieux, Peter avait demandé à Remus de lui prêter un livre. Le jeune lycanthrope l'avait laissé libre de choisir et il c'était exécuté. Il avait pris le « Rouge et le Noir », de Stendhal, parce que le titre avait l'air simple. Inutile de préciser qu'il s'était fait houspiller par Remus, quelques heures plus tard, pour s'être endormi sur l'ouvrage et avoir légèrement bavé sur la page cinquante trois.
« Mon fils à toute sa vie pour se cultiver ! Et puis un rat de bibliothèque ça n'as rien d'attrayant... » Avait répondu dédaigneusement Dulcie
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A chaque fois, les réparties de sa mère, qui ne manquait jamais une occasion pour le défendre, le rassuraient un peu. Sa mère, il l'aimait plus que toute autre personne au monde. Pour elle, il n'était jamais invisible elle le regardait toujours avec fierté. Et lorsqu'il se noyait dans les tréfonds de ses chaleureux yeux bruns, il avait la certitude qu'il serait le seul à régner sur son cœur.
Mais lorsque la sonnette de sa porte tinta, en ce fatidique été 1976 et que sa mère se précipita pour ouvrir, Peter sur ses talons, il sut, dés le premier regard, qu'il serait bientôt détrôné. Il vit, déchiré par un affreux pressentiment, les yeux de Dulcia Pettigrew scintiller en se posant sur le sourire étincelant de James Potter, puis sur le beau visage de Sirius Black et enfin sur Remus Lupin, qui tenait un bouquet de fleurs et une copie d'un livre de Proust à la main.
-Peter, lui dit sa mère lorsque ses amis furent partis. Tu as vraiment trois amis extraordinaires, je me demande pourquoi tu ne m'en avais pas plus parlé ! Elle lui sourit et ajouta. Tu devrais un peu plus prendre exemple sur eux, tu sais ils ont l'air tellement...Épanouis...
La fatalité, encore une fois, l'assommait à grands coups de mauvais auspices ; histoire de lui rappeler qu'il était fait pour être éternellement invisible.
Les yeux de sa mère étaient son royaume et, lui, le souverain, avait soduain l'impression d'avoir subit un coup d'état.
Oh, et après une discussion par MP, toujorus avec la Silvana (on discute, on discute) j'ai décidé d'expliquer d'ou viennent les noms de mes OCs...
Pour ce chapitre :
Dulcibella, dont le diminutif est Dulcie = signifie tout simplement douceur.
Damon Freeman = Damon signifie littérallement 'libre' et Free-man, je pense que vosu comprendre tous...^^
Fearghal Nay est un jeu de mot = Fearghal, en vieil Anglais signifie 'sans peur' et la traduction littérale de Nay serait "Que nenni".
Merci d'avoir lu. Rendez vous au prochain chapitre, ou l'historie reprends son cours normal, avec l'arrivée du nouveau Professeur de DCFM
