Chers lecteurs et lectrices,
Un grand merci pour vos reviews, mise en fav ou en alerte.
Exceptionnellement, je n'ai pas répondu à vos reviews, mais je préfère vous mettre ce nouveau chapitre en ligne. Promis, la prochaine fois je ferais mieux !
Comme toujours un immense merci à ma Jackye, pour sa correction, ses commentaires et ses encouragements.
Alors, au programme de ce chapitre, enfin la confrontation Bella-Edward, au milieu de toute la famille.
J'espère que vous aimerez.
Bonne lecture,
Rendez-vous en bas.
CHAPITRE 9 : Dîner sous haute tension
BPOV
Oh mon dieu…
Il était là devant moi, mon inconnu d'Hong-Kong. La seule explication plausible à sa présence ici, le soir du réveillon, c'était que j'avais devant moi Edward Cullen.
Je déglutissais à grand peine, en m'avançant dans la pièce. Son regard rivé au mien, me mettait incroyablement mal à l'aise.
Comment pouvais-je être aussi peu chanceuse ? De tous les hommes du monde, de tous les types avec qui j'avais eu la possibilité de coucher, il fallait que je tombe sur le frère de ma meilleure amie et à des milliers de kilomètres de Seattle, en plus.
Ses yeux étaient noircis et sa mâchoire crispée, il affichait un air des plus sombres. La soirée s'annonçait longue et tendue. Comme si Alice avait besoin que mes escapades viennent troubler un peu plus la relation déjà compliquée qu'elle entretenait avec son frère.
Comment diable avais-je pu me montrer aussi stupide et aussi inconséquente ? Je me rendais compte de la puérilité de mon comportement, avec mes escapades annuelles. J'avais envie de me gifler.
Ce soir, il fallait que je donne le change, pour ne pas aggraver la situation. Comme si de rien était, je le saluais.
- Bonsoir Edward. Enchantée de faire votre connaissance.
- Bonsoir Isabella. Sa voix claqua durement.
Je pouvais presque entendre ses dents grincer, tandis qu'il me serrait la main.
Tout comme lors de notre première rencontre, je sentis cette décharge électrique qui se répercuta à travers tout mon corps, de la racine de mes cheveux à la pointe de mes orteils, lorsque nos deux paumes se touchèrent. Nos mains restèrent en contact une seconde de plus que ce que les règles de courtoisie préconisaient, avant de séparer.
Je m'éloignais de lui, comme si son contact m'avait brûlé, ce qui était le cas en un sens. Je manquais de trébucher au passage. Il n'aurait plus manqué que cela.
En voyant la tête de Jasper faire la navette entre Edward et moi, je savais que j'aurais des explications à fournir dans un avenir proche. Jasper avait un véritable don, pour sentir ce que les gens lui cachaient, c'était une des choses qui faisait de lui un si bon professeur.
Heureusement pour moi, Alice était à l'autre bout de la pièce, en train de discuter avec Rosalie. Un Whitlock sur mon dos, c'étai déjà amplement suffisant.
Nous trinquâmes au champagne, Carlisle en profitant pour porter un toast à sa famille retrouvée. Je voyais Alice arborer une grimace qui ne lui seyait pas au teint. Comme à son habitude, Esmé nous suivit avec un verre de jus de fruit fraichement pressé. Je me demandais si Edward était au courant pour le problème d'alcool de sa mère. C'était un des secrets les mieux gardés de la famille Cullen. Alice avait fini par me dire tout la vérité deux ans après notre rencontre. Aujourd'hui, c'était un sujet que nous n'abordions jamais, il me semblait que seuls Jasper et moi étions dans la confidence.
L'ambiance était lourde. Je voyais qu'Alice évitait délibérément son frère, qui restait seul dans son coin.
J'hésitais à aller le voir, mais pour lui dire quoi ?
Merci pour cette nuit de sexe incroyable il y a 5 mois, mais je vous en veux à mort d'avoir fait souffrir ma meilleure amie. Bof, il y avait certainement mieux comme entrée en matière.
Trop vite à mon goût, Jasper arriva pour me parler, sous prétexte de remplir ma coupe vide.
- Qu'est-ce qu'il y a Bell's ? Me questionna-t-il.
- Rien… Soufflais-je, gênée.
Je me sentais comme un lapin pris dans les phares d'une voiture.
- Ce rien sonne pourtant comme un quelque chose. Me chuchota-t-il.
Pourquoi diable fallait-il que Jasper soit aussi observateur et perspicace ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles, Jazz.
- Et moi, je suis certain du contraire. Qu'y a-t-il entre Edward et toi ?
- Une nouvelle fois, je dirais : Absolument rien. Tentais-je.
- Tu mens ma belle. Je finirais par savoir le fin mot de l'histoire.
- Désolé, mon cher, mais mes fourneaux m'appellent. Parais-je pour mettre un terme à cette conversation.
Je me réfugiais rapidement en cuisine, pour échapper à l'Inquisition made in Jasper Whitlock. Je plaignais ses élèves, qui n'avaient aucune chance de cacher quoi que ce soit à leur prof.
Une fois mon domaine regagné, j'entrepris d'arroser la dinde, lorsqu'Esmé me rejoignit.
- Enfin nous avons un instant pour discuter. Alors, comment vas-tu ma belle ? La vie à New-York te plaît ?
- New-York est une ville géniale. Il y a tellement de choses à voir et à faire. Je n'ai vraiment pas le temps de m'ennuyer. M'enthousiasmais-je.
- Et le restaurant, ça marche ?
- L'équipe s'est bien mise en place, je suis très contente de leur travail. D'ailleurs, il faudra que je voie avec Angie, pour leur donner à tous une prime de fin d'année. Je pense qu'ils l'ont bien méritée.
- Tu as vraiment un grand cœur, ma chérie. Déclara-t-elle.
- Je ne sais pas, je trouve que c'est normal. C'est comme ça que mes parents et ma grand-mère m'ont élevée…
- Ils ont fait de l'excellent travail. Je suis certaine qu'ils seraient très fiers de toi, s'ils étaient encore parmi nous.
- Je l'espère…
- Merci pour cette soirée, Bella et pour ce que tu as fait pour Alice. Je sais que si elle a accepté qu'Edward soit avec nous pour le réveillon, c'est principalement à toi que je le dois. Me confia-t-elle, après un moment de silence. Si tu savais à quel point c'est important pour moi de les voir ensemble. Je redécouvre ma famille. Ça faisait tellement longtemps que je souhaitais que mon fils nous revienne.
Une larme roula sur sa joue et mon cœur se serra.
- Oh, Esmé. Non, pas ça, pas maintenant… Dis-je en l'étreignant.
Esmé était devenue comme une mère pour moi, au fil des ans. Je ne pouvais qu'imaginer sa souffrance de voir sa famille déchirée, pendant tout ce temps et l'espoir qu'elle devait ressentir aujourd'hui, même si le chemin était encore long.
- Allez, il faut que j'arrête de jouer la fontaine, ou Alice va me sauter dessus pour avoir abîmé son maquillage.
- Vous avez raison. Inutile de déclencher les foudres de Lili.
Nous rîmes, tandis qu'Esmé séchait ses larmes, avant de repartir vers la salle, afin de faire passer les convives à table.
Pour ma part, je devais encore finir le dressage de mes assiettes. Alors que je m'affairais, Alice vint me trouver à son tour. J'avais l'impression d'assister à un défilé dans ma cuisine. Elle avait une bouteille de champagne à la main et s'empressa de remplir sa coupe et la mienne.
- Alors, que penses-tu du grand Edward Cullen ?
Si elle savait…
- Et bien, disons que je n'ai pas vraiment eu l'occasion de me faire une opinion. Nous n'avons pas parlé ensemble.
Ce n'était pas vraiment un mensonge, à près tout. Edward et moi n'avions jamais eu de véritable conversation, que ce soit à Hong-Kong ou ici. Je ne connaissais de lui que les bribes d'informations que j'avais obtenues des Cullen. Je savais également qu'il était un amant redoutable… Et c'était tout… Pas de quoi en faire tout un plat.
Malgré tout, j'avais parfaitement compris qu'à un moment donné, j'allais devoir lui faire faire face. Nous devions nous expliquer pour repartir sur des bases saines. Je voulais qu'Alice soit heureuse et bien qu'elle n'en soit pas consciente pour l'instant, Edward était une composante essentielle de son bonheur. Si je pouvais faire quelque chose pour elle, je le ferais. Je priais seulement pour que son frère ne m'en veuille pas trop de mon départ précipité. En fermant les yeux, je me remémorais le son de sa voix, la douceur de son timbre, lorsqu'il m'avait appelé « Isabella ? Isabella, qu'est ce que tu fais ? Reviens dormir ».
- La terre appelle Bella, la terre appelle Bella. Houhou. Se moqua-t-elle en agitant sa main devant mes yeux.
Je revins à moi, lorsqu'elle enchaîna :
- Tu sais Bella, au premier abord, Edward a l'air d'être le roi des cons mais quand tu le connaîtras mieux, tu verras que la première impression est toujours la bonne. Ne te laisses surtout pas impressionner par sa belle gueule, il n'a aucun respect pour les femmes, même lorsqu'elles sont de sa famille !
- Alice ! La grondais-je.
- Attends, ne me dis pas que tu es tombée sous son charme, pas toi, quand même ? S'offusqua-t-elle.
Ma gorge se serra en écoutant Alice. Elle n'avait aucune idée de l'exactitude de ses paroles. J'avais craqué pour Edward Cullen, bien avant de savoir à qui j'avais à faire. Je me plaisais d'ailleurs à croire, que je n'aurais jamais agi avec lui comme je l'avais fait, si j'avais su qui il était réellement. Non, je n'aurais pas couché avec Edward, sachant que cela aurait probablement peiné Lili. Je ne voulais pas qu'elle prenne mes actes pour une trahison et pourtant, plus je lui cachais la vérité, plus je redoutais sa réaction.
Mais comment lui présenter les choses ?
Je n'avais jamais été douée pour le mensonge. Mary avait l'habitude de me dire que j'étais son livre ouvert. C'était la stricte vérité, je n'avais jamais pu lui cacher quoi que ce soit.
- Non, bien sûr que non, ma belle. J'avais simplement la tête ailleurs. Je pensais à…
- Laisse Bell's, je comprends. Tu n'as pas besoin de t'expliquer. Je sais que cette période de l'année est toujours dure pour toi. Je ne devrais pas me plaindre, mais sa présence me met tellement mal à l'aise, je ne sais pas comment faire avec lui.
- Rappelle-toi ce que nous t'avons dit Jazz. Donne-toi du temps et garde l'esprit ouvert.
- C'est tellement plus facile de vous l'entendre dire que de le mettre en pratique. Asséna-t-elle en se servant un nouveau verre.
- Lili ! La sermonnais-je de nouveau.
- Quoi ?
- Tu sais pourquoi ! Tu ne devrais pas boire autant.
- Ne joues pas les rabat-joies avec moi, Bell's. Pas ce soir, pitié.
- Si justement ce soir, c'est l'occasion idéale. Je ne pense pas que ta mère aimerait avoir droit à un nouvel esclandre, comme cadeau de Noël. Pense à elle.
- T'as gagné. Je vais me calmé sur le champagne. Qu'est-ce que tu nous as fait de bon ? Demanda-t-elle, pour alléger l'atmosphère.
- Langouste assaisonnée au jus de pomme verte, racine de persil, amandes et noisettes torréfiées, Miss. Assénais-je pompeusement, en faisant une petite courbette, en me décalant, pour qu'elle puisse admirer la présentation.
- Ça a l'air divin, comme toujours.
- On vérifiera cela dans quelques minutes, c'est une nouveauté. Si vous aimez, je le mettrais certainement dans ma prochaine carte. J'aime bien avoir vos avis.
Alice trempa son doigt dans la sauce, avant que je n'aie eu le temps de la stopper.
- Lili !
- C'était trop tentant ! Rigola-t-elle. En tout cas, mon vote t'est acquis c'est excellent. Le mariage de la pomme et de la langouste est très original. Enchaîna-t-elle. D'où toutes ses idées te viennent-elles ?
- Je ne sais pas, c'est comme toi avec tes créations. Les femmes t'inspirent, non ? Et bien moi, ce sont les produits. Le poissonnier de Pike Market avait de magnifiques langoustes ce matin et je me suis dit que l'acidité de la granny smith allait apporter douceur et fraicheur à l'ensemble… Bon, il faut que j'arrête de parler, sinon nous n'allons jamais passer à table.
Nous explosâmes de rire toutes les deux. Nous étions deux passionnées, pour Alice c'était les fringues et pour moi la nourriture. Nous nous comprenions parfaitement.
Je l'entrainais avec moi, afin qu'elle m'aide à servir.
En entrant dans la salle, avec Alice sur mes talons, je constatais que tout le monde avait pris place. Ma poisse légendaire venait de nouveau de frapper. J'étais assise face à Esmé tandis que j'avais Jasper et Edward pour voisins de table. Aro et Carlisle présidaient à chaque extrémité. Alice avait opté pour une position stratégique à l'opposé de son frère, en s'installant entre son père et son mari. Emmett se trouvait de l'autre côté avec Rose.
La soirée promettait d'être longue.
Le seul point positif était qu'au moins, avec Sulpicia en face d'Edward je n'aurais pas besoin de me forcer pour faire la conversation.
Alors que tout le monde savourait l'entrée, je sentis soudain une main se poser sur ma cuisse dévoilée, par la robe qu'Alice m'avait offerte. Je sursautais littéralement, comme si l'on m'avait brûlée.
Bien évidemment l'intégralité des regards se tourna vers moi. J'avais l'air d'une parfaite idiote.
- J'ai… J'ai oublié… ma… ma garniture ! Bégayais-je, m'empourprant au passage.
J'ai oublié ma garniture… C'était l'excuse la plus miteuse que je n'avais jamais entendue. Au moins, j'avais une raison à peu près plausible pour courir me cacher dans ma cuisine.
J'espérais que ces quelques minutes passées loin d'Edward me permettraient de recouvrer mon calme.
EPOV
Je m'étais bien fait avoir en acceptant de venir à ce dîner. La seule et unique chose à laquelle je pensais depuis qu'elle était apparue, c'était à elle, à elle autour de moi, à moi à l'intérieur d'elle, à la manière dont nos corps étaient faits pour s'imbriquer parfaitement et se répondre instinctivement, au moindre effleurement.… Elle m'obsédait totalement.
Pour mon plus grand bonheur ou malheur, l'objet de ma convoitise était placé juste à mes côtés.
J'avais vainement essayé de me contrôler, mais il s'agissait d'Isabelle Swan, la diablesse qui m'avait envoutée.
Finalement j'avais cédé à mes pulsions et malgré la présence de tous ces gens autour de nous, j'avais laissé traîner mes doigts sur sa cuisse exquise.
Elle avait bondi de sa chaise comme un cabri, balançant une piètre excuse pour justifier sa réaction, avant de s'enfuir. Je n'avais pas pu empêcher un sourire narquois de s'étaler sur mon visage. La Bella de Seattle était bien loin de la Isabella d'Hong-Kong. J'avais perdu une femme sûre d'elle, indépendante et un brin dominatrice, pour retrouver une jeune fille rougissante, maladroite et presque timide.
BPOV
J'entendis la porte battante derrière moi, alors que je tentais de reproduire un des exercices de respiration que j'avais appris avec les filles, lorsqu'Alice a eu l'envie subite de nous faire faire du yoga.
Ne pouvait-on pas me laisser tranquille 5 minutes ? Etait-ce trop demander ?
- Alors ma belle, comment se porte cette garniture ?
Génial, et voilà que Jasper s'y mettait ! J'aurais du m'en douter…
- Tout va bien Jazz, tu peux retourner t'asseoir avec les autres. Je gère. Bluffais-je.
- Bell's je ne te crois pas une seconde, je te l'ai dit. Si j'avais encore des doutes, ta réaction de tout à l'heure les a dissipés. Tu m'expliques ?
Je soufflais un bon coup. A quoi bon mentir à mon meilleur ami. Avec Lili, passe encore car elle était impliquée, mais après tout je pouvais me confier à Jasper il serait à même de me conseiller.
- Jazz, tu sais j'ai l'impression qu'il va y avoir une catastrophe nucléaire. Une bien grosse, du genre à laquelle seuls les cafards survivent. Lançais-je en guise de préambule. Tu te souviens mon inconnu d'Hong-Kong… Et bien depuis une heure, il n'est plus aussi inconnu que ça !
- Merde, tu veux dire que c'est Edward ? Tu as couché avec Edward ?
- Pour te répondre : oui et oui. Je suis dans une galère incroyable et Lili va me trucider quand elle va l'apprendre. Elle le déteste. Elle va prendre ça comme une trahison.
- Pas de panique. Tu te calmes et tu fais comme si de rien était. M'intima-t-il.
- T'en as de bonnes toi, il me pelote la cuisse ! Me scandalisais-je.
- Il est chaud le beau-frère !
- Jazz ! T'arrêtes ton cirque, on dirait Emmett et ce n'est pas ce dont j'ai besoin en ce moment. Le rabrouais-je.
- Excuse-moi ma belle. Bon essaie de le canaliser, s'il a encore les mains baladeuses, sans jouer les Zébulon. Tu penses y arriver.
- On va bien voir…
- Allez, on y retourne ou les autres vont se demander si on est pas parti cueillir directement les légumes.
- Et pour le reste qu'est-ce que je fais, moi ?
- Chaque chose en son temps. On va déjà tenter de te faire survivre à cette soirée, sans que tu ne sois démasquée.
Au final, j'avais eu moins de mal que prévu à me conformer au plan de Jasper. Edward s'était tenu relativement sagement au cours du reste du repas. Il s'était contenté de frôlements « accidentels » le long de mon bras, mais il n'avait plus osé s'immiscer plus bas. Peut-être avait-il remarqué que Jazz le surveillait discrètement.
Il était déjà dans la ligne de mire de Lili et s'il avait un instinct de survie un tant soit peu développé, il devait éviter de s'attirer les foudres de son beau-frère. Je savais d'expérience que Jasper déjà une sorte d'aura magnétique, à laquelle il était très difficile de résister.
Après le dessert et juste avant le café, nous avions donc procédé à la sacrosainte ouverture des cadeaux, dans un calme tout relatif. Alice continuait d'ignorer royalement son frère, malgré les tentatives de Jasper de la faire se dérider un peu. J'avais effectivement remarqué que mon meilleur ami s'était plusieurs fois penché à l'oreille de sa douce pour lui murmurer des paroles de réconfort et qu'immanquablement Alice avait répondu par un regard noir et une mine renfrognée.
La seule explication à son étrange attitude était qu'Edward était forcément concerné.
Heureusement, comme toujours nous pouvions contenter sur Emmett pour détendre l'atmosphère :
- Mon dieu Bella, je ne sais pas comment j'ai fait pour survivre pendant que tu étais à New-York. Roucoula-t-il, en se caressant le ventre. Pitié, ne repars pas… Me supplia-t-il, tandis que Rose lui frappait le bras.
- Em, t'es vraiment pire qu'un gosse, je te jure. Le réprimanda-t-elle.
- Tu ne crois pas que tu exagères un peu là, Emmett. Tu n'as pas vraiment l'air d'avoir beaucoup maigri durant mon absence. Remarquais-je à mon tour.
- Sache, jeune fille, que j'ai dû mettre en place des solutions drastiques pour assurer ma subsistance.
- C'est-à-dire ? Fis-je, autant intéressée qu'amusée.
- Emmett, je ne pense pas qu'avaler ton propre poids de viande chaque jour, puisse être considéré par la communauté, comme un réel moyen de préservation. Renchérit Alice, qui plaisait à se moquer également de notre nounours préféré.
- Tu rigoles ou quoi Minipouce. Le nouveau diététicien de l'équipe nous fait manger tellement de fibres, que j'ai l'impression de me transformer petit à petit en meule de foin… J'ai absolument besoin de viande ! Je suis un homme moi, et sportif en plus ! Protesta-t-il, en bombant le torse.
- C'est merveilleux Em, t'as enfin compris que les légumes étaient de véritables aliments et pas seulement, des éléments de décoration entourant ton steak.
- Ça ne change rien moustique, je pense toujours que les légumes sont faits pour les vaches, les mêmes vaches qui ensuite finissent dans mon assiette avec leur goût délicieux !
- Emmett !
Rose, Alice Esmé et moi avions parlé d'une même voix réprobatrice, tandis que les hommes partaient dans un grand éclat de rire, y compris Edward à ma plus grande surprise.
- Pfff, si je meure de faim, Bell's, ce sera de ta faute. Tu auras ma mort sur la conscience. Continua-t-il outré.
- Je crois que je peux dormir tranquille, dans ce cas.
- Bella a raison, mon vieux. Il est beaucoup plus probable que tu meures étouffé par un T-Bone, que d'inanition. Acheva Jasper, déclenchant une nouvelle salve de rire alors qu'Emmett boudait ostensiblement.
- J'me sens pas aimé, et ça me désole ! Grommela-t-il.
- Allez, mon chéri, viens ouvrir tes cadeaux. Proposa la toujours diplomate Rosalie.
Comme chaque année depuis que j'avais rencontré les Cullen, le sapin de Noël débordait littéralement sous les présents. On se serait presque cru dans une succursale du Père-Noël.
Esmé me remercia chaleureusement pour la lampe qu'elle prévoyait déjà d'installer dans son bureau, tout comme Jasper qui ne cessait de s'extasier devant sa maquette. Aro et Carlisle discutaient ensemble afin de programmer une date pour faire un parcours de golf d'étrenner les nouveaux clubs de ce dernier. Dans un coin Rose et Emmett parlaient de leur futur week-end à Napa Valley.
Pour ma part, j'avais une nouvelle fois été gâtée, plus que de raison. Alice et Jasper (enfin surtout Alice) m'avaient offert une magnifiques paires d'escarpins Manolo Blahnik. Emmett et Rose (enfin surtout Rose) avaient opté pour le dernier sac Marc Jacobs. Aro et Sulpicia m'avait acheté une montre chez un joaillier renommé de la ville. J'avais reçu de Carlisle et d'Esmé un superbe pull en cachemire, avec une écharpe assortie, en prévision de la rudesse des hivers Newyorkais.
Nous étions disséminés au quatre coins de la salle, chacun ouvrant ses paquets, dégustant des mignardises ou conversant tranquillement.
- Merci Bella. Souffla Edward dans mon cou, déclenchant au passage une vague de frissons le long de mon épiderme. C'est magnifique.
- De rien…
Je ne pouvais guère être plus prolixe. Il y avait bien trop de monde autour de nous et je ne savais toujours pas sur quel pied dansé avec Edward.
- J'apprécie vraiment.
- Tu sais, la seule chose que je savais à propos du frère d'Alice c'était qu'il jouait du piano. Me justifiais-je, malgré moi.
- Je comprends. Tiens c'est pour toi.
Il me tendit un paquet soigneusement emballé, que je m'empressais de déchirer. « Reste calme Bella », me scandais-je intérieurement, « ne sois pas si enthousiaste ». Je tombais sur une petite boite qui contenait une paire de gants en cuir.
- Si j'avais su que c'était toi, j'aurais opté pour une bouteille de vodka Grey Goose, qu'on aurait pu partager ensemble… S'obstina-t-il, tout en faisant traîner ses doigts sur mon avant-bras.
- Edward, pas de ça ici. Je t'en prie. Excepté Jasper, ta famille ignore totalement ce qui s'est passé à Hong-Kong. Et je compte bien que ça reste comme ça. Maugréais-je.
- Si c'est ce que tu veux… Fulmina-t-il alors que sa mâchoire se contractait dangereusement et que ses yeux me lançaient des éclairs.
Sitôt sa phrase achevé, il se détourna et parti retrouver sa mère, qui papotait avec Emmett et Rose.
Très vite la fin de la soirée arriva, sans que je ne puisse tenter d'arranger les choses avec Edward. J'aurais voulu pouvoir lui expliquer que je voulais d'abords trouver la bonne manière d'annoncer la nouvelle à Alice mais que pour le moment, elle était tellement en colère contre lui, que cela ne ferait que mettre de l'huile sur le feu
Néanmoins, mon bel inconnu paraissait déterminer à fuir mon regard.
Comme d'habitude tout le monde m'avait chaleureusement remerciée, avant de prendre congé. Nous avions prévu de nous retrouver avec toute la bande pour le réveillon du nouvel an chez les Cullen, qui donnaient toujours une grande réception, à cette occasion.
Une nouvelle fois, il me faudrait affronter Edward et dans l'intervalle, j'étais résolue à travailler avec Jasper pour réconcilier les jumeaux.
Alors, à votre avis la suite ?
Si vous avez tout de même aimé, ou détesté : passez par la case review, pour les remarques ou les critiques.
Bises à tous et à toutes et bonne fin de week-end.
PS : Pas d'annonce pour la publication du prochain chapitre qui n'est pas encore écrit. Les prochaines publications seront Au nom de la Loi et aussi L'invité mystère (vous ne rêvez pas !).
