Disclamer : JK Rowling a créé Harry Potter, ShadeDancer en a fait le Prince de la Mafia et moi je ne suis qu'une humble traductrice.

Joyeuse année à tous et à toutes ! Je vous souhaite plein de bonheur, que vous découvriez plein d'histoires merveilleuses cette année et que l'inspiration soit avec ceux qui ont pris la plume !

Le prochain chapitre arrivera le 31 janvier, après mes partiels. Je suis bien partie pour garder mes bonnes résolutions :)

Chapitre 10 : Threatened
(Sous la menace)

Les jours suivants toute l'école ne parla plus que de l'agression de Miss Teigne. Rusard la gardait vivace dans tous les esprits en faisant les cents pas à l'endroit où elle avait été attaquée, comme s'il pensait que le coupable allait revenir sur les lieux du crime. Harry et Blaise l'avaient vu récurer le mur avec du Nettoie-Tout magique de la mère Grattesec, mais sans succès. Les mots brillaient toujours avec autant d'éclat sur la pierre. Quand Rusard ne surveillait pas la scène du crime, il rodait dans les couloirs à pas furtifs, les yeux rougis, et se précipitait sur des élèves sans méfiance pour essayer de leur donner des retenues pour des motifs aussi divers que « respirait trop fort » ou « paraissait heureux ». Il s'était spécialement focalisé sur Harry, mais n'était pas encore parvenu à lui mettre quoi que ce soit sur le dos.

Ginny semblait particulièrement perturbée par ce qui était arrivé à Miss Teigne et les jumeaux avaient réquisitionné l'aide d'Harry et Blaise pour lui remonter le moral. Ils avaient préparé quelques petites farces qui ne la prenaient pas pour cible, mais ils arrêtèrent après avoir remarqué que cela semblait aggraver la situation. Harry et Blaise avaient aussi remarqué qu'Hermione Granger semblait fréquenter la bibliothèque bien plus souvent qu'avant, déterminée à trouver des informations sur la Chambre des Secrets. Il avait traversé l'esprit d'Harry de raconter à la Gryffondor ce qu'il savait, mais elle semblait avoir une peur irrationnelle de lui et Blaise et il garda donc ses distances. Les deux amis se contentèrent donc simplement de continuer à étudier et à s'entraîner, passant le plus clair de leur temps à la bibliothèque en quête de nouveaux sorts. Leurs professeurs étaient inquiets et c'était plus que suffisant pour mettre Harry et Blaise en alerte.

Mais toute cette histoire fut balayée ce samedi là par l'arrivée du premier match de quidditch de l'année. Les élèves étaient de bonne humeur et Flint avait fait travailler d'arrache-pied son équipe. Les Serpentard étaient déjà désavantagés par le fait que la plupart des élèves faisait son possible pour faire gagner l'équipe de Gryffondor. Ce serait un sacré match et les Serpentard étaient déterminés à remporter la victoire.

… … … … …

« Bienvenue pour ce premier match de l'année !, cria Lee Jordan de la loge des commentateurs. Les Nobles Gryffondor contre les Serpentard Visqueux.

- Lee !, claqua McGonagall d'un ton sec et irrité. Contentez-vous de commentaires objectifs !

- Très bien, professeur, obtempéra joyeusement Lee. Pour Gryffondor nous avons le gardien Olivier Dubois, les poursuiveuses Angelina Johnson, Katie Bell et Alicia Spinnet, les batteurs Fred et George Weasley et l'attrapeur Kenneth Towler. Du côté des Serpentard, voici le gardien Miles Belchley, les poursuiveurs Marcus Flint, Montague et Warrington, les batteurs Harry Potter et Blaise Zabini et l'attrapeur Drago Malefoy. Blaise est accessoirement la seule joueuse de l'équipe de Serpentard depuis des années et l'équipe de Serpentard vole sur les Nimbus 2001 offert par Lucius Malefoy pour permettre à son fils de jouer dans l'équipe…

- Lee Jordan !, protesta McGonagall en commençant à menacer le commentateur.

- Très bien, très bien, ne vous mettez pas dans cet état, l'apaisa Lee pendant que Madame Bibine demandait aux capitaines de se serrer la main. Et les voilà partis, les Serpentard ont le souaffle. Je suis heureux de vous faire remarquer qu'Harry et Blaise volent sur leurs propres Nimbus 2001, contrairement aux autres membres corrompus de l'équipe de Serpentard. »

Pratiquement tous ceux qui avaient le temps de s'intéresser aux commentaires crurent que McGonagall allait étrangler Lee, à moins qu'elle ne fasse une crise d'apoplexie. Lee dû avoir estimé qu'il était dans son meilleur intérêt de s'intéresser au match pour un moment, en tout cas c'est ce qu'il fit. Harry occulta les commentaires, se lançant avec Blaise dans une guerre de renvois de cognards contre les jumeaux. Au début, les deux équipes de batteurs s'efforçaient de viser les poursuiveurs de l'équipe adverse, puis un cognard avait été lancé à pleine force contre l'un d'entre eux et ils s'étaient tous mis à essayer de se désarçonner mutuellement pendant un bon moment. Malheureusement, il devint rapidement évident que quelque chose n'allait pas quand un cognard qu'Harry venait tout juste de frapper fit quasiment instantanément demi-tour pour se jeter sur l'héritier des Darkov. Ce n'était certes pas inhabituel un cognard change subitement de direction en plein vol, mais pas de cette façon là.

« Je pense qu'il a été trafiqué !, cria Fred à Harry en aidant son ami à se débarrasser du cognard sauvage, jetant au diable la frontière de l'équipe.

- Et Serpentard marque, cria avec déception Lee. On en est à 60 contre 50, pour Serpentard. Où sont passés les batteurs de Gryffondor quand on avait besoin d'eux ? Oh, oh. »

Lee venait tout juste de remarquer ce qui était en train de se passer.

« Il semblerait que nous ayons un cognard sauvage qui a pris pour cible le batteur de Serpentard, Harry Potter, et que les jumeaux soient en train de l'aider à s'en débarrasser. Nous les excuserons donc pour cela. »

A présent, Harry mettait tous ses efforts en œuvre pour tenter d'échapper à le balle noire meurtrière qui en avait après lui, se contorsionnant sur son balai en accélérant et en exécutant toute une série de loopings autour du terrain. Harry en était arrivé au point où il allait bientôt sortir sa baguette pour réduire en morceau le cognard, même si cela coûterait la victoire à Serpentard. Mais c'était sans compter sur la tornade vert et argent qui lui coupa la route à la vitesse de l'éclair, le bousculant et le projetant directement sur le trajet du cognard sauvage. Malefoy s'était enfin saisi du vif d'or. Il n'y avait vraiment eu aucun doute sur le fait que les Serpentard attraperaient le vif d'or l'attrapeur de Gryffondor était lamentable et volait sur une véritable serpillière.

« Serpentard l'emporte à 230 contre 80 !, s'exclama Lee qui n'en avait pas pour autant fini ses commentaires. Mais dans la confusion, il semblerait que le cognard sauvage soit finalement parvenu à atteindre le batteur de Serpentard au moment où Malefoy est rentré dans son propre équipier. Harry, attention ! »

Ses derniers mots résonnèrent à travers tout le stade et Harry grogna, roulant sur le côté juste à temps pour éviter de se faire exploser la tête par le cognard. La maudite balle ne devait apparemment pas penser avoir fini son job en s'écrasant sur le bras d'Harry, le fracturant et projetant son porteur au sol. A présent, une petite troupe s'était amassée autour d'Harry tandis que Blaise et les jumeaux volaient en cercle au-dessus de lui pour renvoyer le cognard sur lequel Madame Bibine tentait de reprendre le contrôle.

« Laissez moi passer, clama une voix pompeuse qui fit grogner Harry quand il réalisa à qui elle appartenait.

- Non !, protesta Harry en plaquant son bras cassé contre sa poitrine et en essayant de se relever tout en sachant qu'il ferait mieux de rester allongé. Pas vous !

- Il ne sait plus ce qu'il dit, le pauvre, lança Lockhart avec quelques claquements de langue réprobateurs avant de murmurer sans prévenir une formule magique. Voilà, ça devrait être bien mieux maintenant. »

Une étrange et très déplaisante sensation d'engourdissement commença à se répandre dans le bras droit d'Harry en partant de l'épaule jusqu'à la main. Quand il osa regarder, il réalisa que bien que son bras soit toujours là, ce n'était plus le cas de ses os. Ce qui restait de son bras ressemblait à un gant en caoutchouc qui tressaillait par moment comme animé de sa propre vie. Harry ferma un moment les yeux pour tenter de maîtriser sa colère, mais abandonna au bout d'environs trois secondes.

« Espèce de foutu incompétent de mes deux !, lança brutalement Harry. Je vous avais prévenu de ne plus me toucher ou de ne serait-ce que de tourner votre baguette dans ma direction. Vous êtes allé trop loin ! »

De la main gauche, Harry sortit sa baguette magique et commença à réciter un lot de sortilèges qui n'étaient pas censé être combinés. Lockhart tenta futilement d'invoquer un bouclier, ce qui ne l'empêcha pas de se faire atteindre par la première salve de sorts. Le professeur incompétent essaya ensuite d'esquiver, mais il trébucha dans le processus sur sa propre robe de sorcier, faisant de lui une cible plus facile pour Harry. La colère d'Harry avait attiré l'attention de tout le monde, y compris celle de Blaise et des jumeaux qui volaient au-dessus de lui et qui n'aperçurent donc pas le cognard qui revenait à la charge pour une nouvelle tentative.

« Reducto extreme ! », rugit une puissante voix masculine.

Le cognard explosa en plein vol et les morceaux se vaporisèrent jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Harry reconnut cette voix et se retourna.

« Trevor ! Papa ! »

La foule s'écarta devant le garçon-qui-a-survécu et Manuel Darkov et Trevor Zabini s'engagèrent au milieu d'elle d'un pas confiant et décidé en jetant un regard noir à Lockhart. En un instant, Blaise mit pied à terre et se jeta dans les bras de son père tandis qu'Harry enlaçait son père du mieux qu'il le pouvait avec un bras hors d'usage.

« Cette revanche était du bon boulot, Harry, déclara Manuel en prenant sans aucune difficulté son fils dans ses bras. Mais je pense que nous ferions mieux de te prodiguer quelques soins médicaux et d'aider ce connard si ce n'est pas réversible. Non pas que quiconque oserait l'aider quand Trevor et moi en aurons fini avec lui de toute façon.

- Doux Merlin, se fit soudainement entendre une Serdaigle du nom de Pénélope Deauclaire. C'est Manuel Darkov. Il est l'un des hommes les plus riches d'Europe. Sa fortune ferait paraître risible celle des Malefoy. »

Manuel se retourna en entendant cela.

« Ah, Miss Deauclaire. Je n'avais pas réalisé que vous étiez une sorcière. S'il vous plait, saluez pour moi votre mère et votre père. Cela fait un moment déjà que j'ai eu le plaisir de commencer à faire affaire avec eux. »

Alors que son père le ramenait vers Poudlard, Harry aurait pu jurer avoir entendu quelques filles dirent à quel point elles trouvaient son père craquant, mais il fut distrait par Manuel qui écartait une mèche de cheveux de son visage.

« Ca fait mal ?, lui demanda-t-il dans un geste de tendresse que personne n'aurait osé associé à un roi de la mafia.

- Non, répondit Harry en secouant légèrement la tête. Mais ce n'est pas agréable pour autant. J'aurais aimé avoir jeté davantage de sorts à ce salaud.

-Ne t'inquiète pas Harry, Trevor et moi allons nous occuper de cet homme, lui assura Manuel, bien que je doute que Trevor me permette de gérer cette affaire de la manière de mon choix. La moindre des choses serait de lui faire quitter l'école pour de bon. »

Harry acquiesça avec satisfaction et se calla plus confortablement dans les bras de Manuel, indiquant la direction de l'infirmerie à son père qui ne se souvenait pas très bien du chemin qu'il avait emprunté l'année précédente. Que les escaliers et les couloirs puissent se déplacer sur un coup de tête ou que des passages secrets apparaissent de nulle part pour embrouiller les inattentifs ne les aidait pas vraiment dans leur affaire. Ils atteignirent cependant sans encombre l'infirmerie et bien trop tôt à son goût, Harry se retrouva sous la garde stricte de Madame Pomfresh, qui le força à boire une potion immonde appelée le Poussoss.

« Vous auriez dû venir immédiatement ici !, fulmina-t-elle. Je peux ressouder les os en une seconde, mais il va falloir les faire repousser maintenant, et ça ne va pas être sans douleur. A quoi pensait cet incapable ? Seul quelqu'un entraîné à ces soins devrait essayer de ressouder des os cassés. »

Madame Pomfresh continua de tempêter mais, heureusement, elle ne jeta pas Manuel hors de l'infirmerie quand il insista pour rester. Elle avait cependant repoussé Trevor et Blaise quand ils étaient arrivés en maudissant activement Lockhart, marmonnant tout du long contre ceux qui venaient déranger le repos de ses malades. Il semblait que Dumbledore n'avait pas vraiment envie de laisser partir Lockhart du fait qu'il n'y ait personne d'autre de disponible pour le remplacer au poste de professeur de Défense contre les Forces du Mal. Trevor n'avait cependant pas encore joué toutes ses cartes et avait mentionné qu'il allait avoir une « petite conversation » avec ce Gilderoy Lockhart. Manuel décida de l'accompagner pour cette confrontation et Blaise avait été renvoyée au dortoir de Serpentard, laissant Harry supporter seul la douleur qui lui transperçait le bras.

… … … … …

Gilderoy Lockhart se pomponnait devant son miroir, désireux de paraître sous son meilleur jour pour le dîner, quand une rafale de vent vint éteindre toutes les bougies de sa chambre et emmêler ses cheveux. Le problème était qu'il n'y avait aucune raison pour qu'un coup de vent ne traverse la pièce. Toutes les portes et fenêtres étaient fermées. Haussant simplement les épaules comme l'idiot qu'il était, Lockhart se retourna vers son miroir qui était enchanté pour le flatter en permanence chaque fois qu'il se regardait dedans et le trouva devenu subitement muet. En cause, la silhouette recouverte d'une cape sombre qui se dressa brusquement derrière lui d'un air menaçant.

« Q-q-qui ê-ê-êt-êtes vvv-vous ?, bégaya Lockhart d'une manière très similaire à celle de son prédécesseur au poste de professeur de Défense contre les Forces du Mal. J-je v-vous p-p-pré-viens, j-je suis l-le g-grand Gil-deroy L-l-lo-lockhart.

- Je sais qui tu es, incapable bouffon, cracha l'homme dissimulé. Et je n'ai rien à foutre de ce que tu prétends avoir accompli. J'ai fait bien pire.

- Q-que m-m-me v-vou-lez v-vo-vous ?, demanda Lockhart en continuant à se recroqueviller.

- Quitte Poudlard !, s'exclama la silhouette en devenant encore plus grande que précédemment. C'est une simple suggestion, mais si tu tiens à la vie, tu la suivras. »

Une seconde silhouette sombre apparut dans le coin du champ de vision de Lockhart, faisant glisser la lame d'un couteau le long de sa joue et jusqu'à sa gorge.

« As-tu déjà expérimenté la torture moldue ? C'est l'un de mes loisirs. Il s'agit de l'art précis de laisser à ses victimes les parfaites cicatrices qu'elles n'oublieront jamais. Tu sembles être de ceux dont je savoure les cris…

- J-j-je partirai !, sanglota Lockhart en perdant le contrôle de sa vessie. Je vais démissionner. J-juste, n-ne m-m-me fai-faites…. »

Mais les deux silhouettes avaient déjà disparu. Lockhart aurait presque pu croire avoir rêver tout cela, si ce n'étaient le mince filet de sang qui coulait le long de son visage et ses robes souillées. A l'extérieur de la pièce, deux hommes souriaient d'un air satisfait et se félicitaient mutuellement de leur bonne performance.

« C'était tout à fait dans le style de la mafia, souriait largement Trevor en dévoilant des dents blanches étincelantes sous sa capuche.

- Non, corrigea Manuel, c'était tout à fait dans le style Darkov. Maintenant retournons auprès de nos enfants. Ce serait un comble de ruiner cette visite encore plus qu'elle ne l'a déjà été. »

… … … … …

Des heures après le départ de son père pour les quartiers des invités où il passerait la nuit, Harry gérait ses propres problèmes. Il avait été incapable de se reposer à cause de la douleur dans son bras, Madame Pomfresh n'ayant pas pu lui donner d'analgésique, et puis une espèce d'elfe de maison aux oreilles de chauve-souris était apparue sur son lit.

« Harry Potter n'aurait pas dû retourner à l'école, dit l'elfe de maison qui portait une taie d'oreiller miteuse. Dobby a essayé de l'en empêcher, mais il est quand même passé à travers la barrière et maintenant Dobby a dû blesser Harry Potter avec son cognard. Harry Po…

- Ton cognard ! », s'exclama Harry furieux.

Il aurait étranglé la créature s'il avait eu ses deux mains valides.

« Qu'est-ce que tu veux dire ? C'est toi qui as essayé de me tuer avec ce cognard ?

- Pas de vous tuer, Monsieur, surtout pas de vous tuer, répondit Dobby d'un air choqué. Dobby veut sauver la vie de Harry Potter et renvoyer Harry Potter à la maison, où il sera en sécurité.

- Ah, bon, c'est tout ?, répondit Harry d'un ton sarcastique. Et pourquoi veux-tu me renvoyer chez moi ?

- Ah, si seulement Harry Potter savait ce qu'il représente pour nous, les humbles elfes de maison esclaves, sanglota Dobby. Des choses terribles se produisent à Poudlard et Dobby ne peut pas laisser Harry Potter demeurer ici à présent que l'histoire est sur le point de se répéter, à présent que la Chambre des Secrets a été ouverte une nouvelle fois… »

Dobby se figea avant d'attraper la carafe d'eau posée sur la table de chevet et de commencer à se frapper avec sur la tête, marmonnant : « Méchant Dobby. Très méchant Dobby. »

Harry leva les yeux au ciel et arracha la carafe à Dobby avec sa main valide.

« Je suis déjà au courant pour la Chambre des Secrets, à moins que tu ne sache par hasard qui l'a ouverte ?

- Dobby ne peut pas, Monsieur, Dobby ne peut pas, Dobby ne doit pas le dire !, couina l'elfe. Rentrez à la maison Harry Potter, Monsieur, rentrez à la maison.

- Non, Dobby, répondit fermement Harry. Je peux prendre soin de moi. »

Dobby parut vouloir en dire davantage, mais il se figea soudain, ses grandes oreilles frémissantes.

« Dobby doit partir ! »

L'elfe disparu dans un craquement sonore et Harry parvint à se laisser retomber dans son lit et à feindre le sommeil pile au moment où les portes de l'infirmerie s'ouvrirent en grand.

« Allez chercher Madame Pomfresh, murmura Dumbledore à McGonagall tout en installant quelque chose sur un lit.

- Que s'est-il passé ?, demanda quelques instants plus tard Madame Pomfresh en se précipitant au dessus de la silhouette étendue sur le lit, McGonagall dressée derrière elle.

- Une nouvelle agression, dit Dumbledore. Minerva l'a trouvé dans les escaliers.

- Nous ignorons ce qu'il faisait dehors, chuchota McGonagall, mais il avait son appareil photo et du chocolat avec lui. Il était obsédé par l'idée de prendre des photos de Mr. Potter et nous pensons qu'il se dirigeait par ici.

- Pétrifié ?, questionna Madame Pomfresh.

- Oui, répondit McGonagall d'un ton inquiet tandis que Dumbledore se penchait en avant. Vous pensez qu'il aurait pu prendre une photo de son agresseur, Albus ? »

Dumbledore ne répondit pas, mais ouvrit l'appareil photo. Un jet de vapeur jaillit en sifflant de l'appareil et l'odeur de plastique brûlé et de métal trop chaud se répandit dans toute l'infirmerie.

« Fondu, dit Madame Pomfresh d'un air songeur. La pellicule a entièrement fondu…

- Qu'est-ce que cela signifie, Albus ?, demanda le professeur McGonagall d'un ton inquiet.

- Cela signifie, répondit Dumbledore, que la Chambre des Secrets a bel et bien été ouverte à nouveau. »

Harry ne saisit pas le reste de la conversation, mais son esprit tournait déjà à plein régime. La première attaque avait suffit à le mettre en alerte, mais cette nouvelle occurrence prouvait qu'il y avait vraiment de quoi s'inquiéter. Le lendemain, quand il sortirait de l'infirmerie, il réunirait toutes les données qu'il possédait à propos de la Chambre des Secrets et de Salazar Serpentard avant de se rendre à la bibliothèque. Le pire des dangers était celui dont on ignorait tout.