Moi, mon frangin, sa femme et nos potes
Chapitre 10 : Hmm…Hakkai ? Ton masque s'est craquelé, là…
« Je sais comme vous vous êtes rencontrés. Dans les détails. »
Hakkai se retourna. Il n'avait pas entendu la rousse rentrer. Inquiet, il fronça les sourcils.
« Dans les détails ? Comment ça ?
-Pourquoi et comment tu t'es retrouvé blessé, et comment tu vis avec Gojyo maintenant. »
Hakkai se sentit pâlir et il dut poser l'assiette qu'il était en train de laver pour ne pas la laisser tomber.
Janis le regardait, appuyée sur le chambranle de la porte de la cuisine, une cigarette coincée entre ses lèvres, les mains dans les poches et les chevilles croisées.
Une vraie Gojyo au féminin.
Hakkai resta silencieux et retourna à sa vaisselle. Un long silence s'imposa, alourdissant l'air ambiant.
Janis écrasa soudain sa clope cramoisie dans un cendrier proche et ouvrit la bouche.
« And why do you say
"It's just another day
Nothing in my way
I don't want to go
I don't want to stay
So there's nothing left to say" ?
And why do you lie
When you want to die
When you hurt inside?
Don't know what you lie for anyway
Now there's nothing left to say »
Hakkai resta immobile, son dos crispé. Janis s'alluma une autre cigarette et le fixa lourdement de ses yeux pourpres.
Finalement, il se retourna et s'appuya sur le plan de travail avant d'ouvrir à son tour la bouche : « Je sais que je ne mérite même pas d'être ici. Et que ton frère à sûrement autre chose à faire de s'occuper de moi. Je te l'ai dit, il a été extrêmement généreux, plus qu'il n'aurait dû l'être…Je suis censé mériter un châtiment. J'ai tellement tué…Quel droit ais-je de vivre alors que des innocents ont péri à cause de moi ? Mais…J'ai peur de mourir. Pire, je n'en ai pas envie.»
Janis vit qu'il avait levé les mains à hauteur de ses yeux. Elle ferma les siens et l'écouta poursuivre. « Tu vas peut-être me détester, à présent, Janis, et vouloir que je quitte cette maison, que je laisse ton frère mais…
-Mais tu ne veux pas partir. »
Il baissa les mains.
« Non. J'avoue. » Souffla-t-il doucement. Elle rouvrit les yeux : « Mais en même temps, tu ne sais pas quoi faire.
-Tu es remarquablement intelligente, à ce que je vois. » Elle eut un triste sourire avant de murmurer : « Pas la peine de faire croire que rien ne te touche, Hakkai. Si tu veux rester… »
Elle tourna les talons et s'éloigna doucement.
« Alors reste. »
Hakkai baissa les yeux et refit face à sa vaisselle. Il plongea les mains dans l'eau et les laissèrent posées au fond de l'évier, à plat.
Le bruit d'une porte qui s'ouvre et qui se referme le fit sursauter. Il regarda par-dessus son épaule, s'attendant à voir Janis revenir parce qu'elle avait oublié quelque chose, mais ce fut Gojyo qu'il vit sur le seuil.
Ils restèrent silencieux et immobiles, Hakkai le regardant par-dessus son épaule, et Gojyo le fixant par-dessus sa cigarette.
Hakkai mit un long moment avant de retrouver l'usage de la parole sans que sa voix tremble : « Gojyo…Tu as besoin de quelque chose ? »
Le tabou ne répondit pas.
Comme sa sœur, il tourna les talons. Et ses paroles s'échappèrent en même temps que sa fumée de cigarette.
« Reste. »
À suivre…
Pfuaaaaa ! Depuis le temps que je l'avais pas continuée, celle-là ! Pauvre Janis, elle était toute poussiéreuse !
Bon, tout d'abords, traduction du morceau de chanson :
« Et pourquoi dis-tu
"C'est juste un nouveau jour
Rien de nouveau
Je ne veux pas partir
Je ne veux pas rester
Alors il n'y a plus rien à dire" ?
Et pourquoi mens-tu
Quand tu as envie de mourir
Quand tu es blessé à l'intérieur de toi ?
De toute façon je ne sais pas pourquoi tu mens
Et maintenant il n'y a plus rien à dire. »
Voilà, voilà…
Ensuite, désolée pour l'attente. Mais maintenant, je suis en vacaaaances !
#Non, tu as encore l'oral de français.#
Oh, la ferme, conscience ! Et donc, je vais pourvoir continuer. Ah, J'ai hâte d'avoir fini, que je puisse commencer celles que j'ai en tête !
