Bonjour !

Comment ça va, vous ? Moi je suis super contente, pour plusieurs raisons. Déjà, nous sommes à 2 reviews d'atteindre les 100 reviews ici, je ne sais que dire ! Je suis vraiment heureuse de voir vos messages à chaque chapitre, ça m'encourage et me donne beaucoup de force. Vous êtes de plus en plus à me suivre et même s'il y a des lecteurs fantômes (je vous vois, vous savez ? une petite review, juste pour dire si vous avez aimez ou non, ça fait toujours plaisir à l'auteur, on carbure à ça ;)), je suis ravie de vous avoir avec moi dans cette aventure !

Ensuite, vous avez super bien réagi au chapitre précédent ! Et surtout, comme je l'espérais. Vous en avez tous après Drago, vous avez tous voulu lui infliger les pires souffrances au pauvre garçon. Mais il l'a bien mérité pour le coup, je peux le comprendre. Mais c'est cool parce que c'est totalement le genre de réactions que j'attendais.

Comme prévu, cette semaine, retour à New-York ! Pour vous re-situer, dans le chapitre 8, Drago était jaloux de Marcus et le pauvre chéri avait des états d'âme concernant son évident amour pour Hermione. Il avait donc décidé de ne pas aller la voir à New-York le week-end suivant. Alors, y est-il allé ou pas ? Le suspens est insoutenable, je sais, alors je ne vous fais pas languir plus longtemps, je vous laisse avec le chapitre.

(PS : Attention, lemon ;))

Merci à Lyra Muushya pour sa relecture.


Chapitre 10 : Retour de jalousie

New-York. Sept mois plus tôt. Février 2009.

Il n'était pas venu.

Cet abruti fini de Drago Malefoy n'était pas venu alors qu'il lui en avait fait la promesse.

Hermione releva lentement le nez du parchemin sur lequel elle était penchée depuis plus d'une heure. Elle se gratta le front avec sa plume et se rendit compte d'une chose : il ne lui avait fait aucune promesse. Lorsqu'il lui avait dit qu'il serait là samedi, elle avait pris ça pour acquis. Seulement à aucun moment il n'avait promis. Et il n'avait pas de compte à lui rendre.

« Et merde ! » jura la brune sans prévenir, faisant sursauter Pansy.

« Quelle élégance et quel raffinement, Granger. »

Une des trois assistantes de Quade Quahog avait démissionné et Hermione s'était approprié son bureau. Elle travaillait donc en face de Pansy et à gauche de Mary. Cette dernière étant en rendez-vous actuellement, elle partageait la pièce avec Pansy qui s'avérait être studieuse quand elle le voulait.

« Désolée. » marmonna Hermione en baissant les yeux sur son parchemin.

C'était vendredi, et depuis le samedi de la semaine précédente elle insultait Malefoy de tous les noms pour ne pas être venu alors qu'il le lui avait promis et elle réalisait à peine maintenant qu'en fait, il ne lui devait rien. Elle s'était fait un film toute seule, l'avait attendu toute la semaine et le samedi venu, elle l'avait attendu en vain. Il ne s'était pas pointé alors qu'elle avait rêvé de sa présence pendant cinq longs jours.

« Granger, arrête de marmonner. Soit tu me dis ce qui te rend si aigrie soit tu la fermes mais, par Salazar, arrête de grommeler. »

Hermione se pinça les lèvres. Elle ne s'était pas rendue compte qu'elle marmonnait.

« Désolée. » répéta-t-elle, sans penser que cela ne conviendrait pas à Pansy.

L'autre brune bascula dans sa chaise et lança un parchemin chiffonné sur la tête de sa voisine d'en face.

« Hey ! » pesta Hermione. « Non mais en voilà des manières ! »

« Ne fais pas ta coincée du cul Granger. On sait tous que tu es en manque mais ce n'est pas la peine d'en faire profiter la Terre entière. »

« Je ne suis pas en manque, comme tu dis. »

« Mon œil. Il devait venir le week-end dernier et il n'est pas venu, c'est ça ? »

« Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. »

« D'une sublime paire de fesses appartenant à blondinet tout aussi sublime avec des yeux d'un gris encore plus sublime. »

« Je ne vois toujours pas de quoi tu parles. » répéta Hermione en évitant de se tortiller sur sa chaise

Pansy se pencha vers l'avant et la transperça de son regard corbeau.

« J'ai connaissance du petit pacte que tu as fait avec Drago. »

Hermione resta muette. Elle, elle n'en parlait à personne et lui, il le criait à qui voulait bien l'entendre ? Bon après tout, rien ne l'empêchait d'en parler elle aussi.

« Tu ne vois toujours pas de qui je parle ? »

« Ça va, ça va ! » fit Hermione avec un geste de la main. « Non il n'est pas venu mais libre à lui de ne pas venir. Il n'a pas de compte à me rendre. »

« Mais tu aurais aimé qu'il vienne ? »

« Je ne pense pas que cela te regarde. »

« On lit en toi comme dans un grimoire, Granger, tes émotions sont marquées en lettres majuscules sur ton front ! Le lundi et le vendredi sont les deux jours de la semaine où tu es distraite dans ton travail : le lundi parce que tu as passé un bon week-end et le vendredi parce que tu sais que le lendemain il sera là. »

Comment Pansy Parkinson avait-elle pu la cerner de la sorte ? C'est vrai qu'elle n'était pas une professionnelle dans l'art de cacher ses émotions - contrairement à d'autres - mais quand même, venant d'une ancienne ennemie …

Méfiante, la jeune femme fronça les sourcils tout en posant sa plume.

« Pourquoi je me confierais à toi ? »

« Parce que je connais Drago mieux que personne. »

« Justement, tu t'empresserais de courir lui balancer tout ce que je te raconterais. »

« Sachant que je ne le vois plus tellement quand il vient à New-York le week-end, c'est fort peu probable. »

« Qu'est-ce que tu veux dire par là ? »

« Rien de plus que ce que cela veut dire. Depuis quelques semaines, quand Drago vient le week-end, il ne vient plus pour moi. »

« Tu te paies ma tête ? »

« Ce n'est pas du tout dans mon intérêt. »

Hermione avait du mal à croire ce que Pansy était en train de lui avouer.

« Et tu sais pourquoi il n'est pas venu ce week-end ? »

L'ancienne Serpentard haussa distraitement les épaules.

« Il ne m'a rien dit.

« Et s'il viendra ce week-end ? »

« Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je ne suis pas l'agenda personnel de Drago Malefoy. »

« Excuse-moi. Mais … Pff, je suis ridicule. »

Hermione enfouit son visage rougi entre ses mains. Elle était ridicule d'espérer comme une adolescente et, surtout, encore plus ridicule de se confier à la meilleure amie du garçon pour lequel elle espérait.

« Granger ? Je connais Drago comme si je l'avais fait. Peut-être même mieux que sa mère. S'il n'est pas venu le week-end dernier c'est qu'il avait une bonne raison, il ne l'a pas fait pour te blesser. »

« Tu n'en sais rien. Sa mise en garde spécifiait « pas d'attachement », ça veut bien dire ce que ça veut dire. Il a préféré passer le week-end avec une autre et je ne peux pas le lui reprocher. »

« Tu t'es attachée ? »

Elle sortit finalement son visage d'entre ses mains et soupira. Oui elle s'était attachée, comme une cruche. Et elle s'était attachée à quoi ? À un corps. Parce qu'au fond, elle ne connaissait de Drago seulement ce qu'il laissait paraître et ce corps fin qui transpirait pendant leurs nuits d'amour.

« Comme une midinette qui s'entiche du premier beau garçon qu'elle croise. »

Pansy eut un petit rire. Mais pas un rire moqueur comme ceux dont elle avait le secret. Non, on aurait dit qu'elle la comprenait.

« Ce qui est tout à fait compréhensible. Dray est beau comme un Dieu et il sait jouer de ses charmes pour qu'on soit accro à lui. »

Hermione voulut lui demander si elle, elle était accro à lui mais elle eut la décence de ne pas le faire.

« C'est vrai mais il … il n'est pas juste beau comme un Dieu, il est imparfait. Autant physiquement que dans son comportement et c'est ce qui fait qu'il est attachant. »

Le visage de Pansy se crispa. Granger venait de mettre le doigt pile sur ce qui faisait de Drago qu'il était … Drago.

« Tu le trouves attachant ? »

La brune hocha la tête.

« Il dégage quelque chose de fort, de très sûr de lui mais il a une part d'enfant et de candeur. Il a les traits fins, les cheveux toujours impeccables mais son visage d'ange est terni par cette cicatrice sur son sourcil. Il est prétentieux, sarcastique et vaniteux mais je n'ai jamais été regardée par personne de la manière dont il le fait. »

Si Hermione ne connaissait pas un tant soit peu Pansy, elle aurait juré l'entendre étouffer un sanglot. Sa voisine reprit contenance et rangea ses affaires, la journée touchait à sa fin.

« Il viendra ce week-end. Peut-être même qu'il t'attend en bas de l'immeuble. »

« Je ne demande qu'à te croire. »

« Bonne soirée, Granger. »

« Toi aussi, Pansy. »

Cette dernière quitta le bureau en une fraction de seconde par transplanage alors qu'Hermione prit le temps de ranger le bazar qu'elle avait accumulé depuis le matin.

Elle se surprit à avoir hâte de sortir d'ici pour constater si oui ou non Drago l'attendait en bas de l'immeuble. Puis elle déchanta rapidement en se disant qu'il n'avait aucune raison de venir. S'il n'était pas venu la semaine dernière c'était probablement parce qu'il s'était lassé. En même temps, qu'avait-elle à lui offrir à part son corps ? Elle soupira, essuyant du dos de la main une larme rageuse qui perlait au coin de son œil droit. Elle se trouvait stupide de s'être accrochée sans raison à cet homme qui, à la base, n'était pas censé l'attirer.

Pour éviter une déception, Hermione choisit de transplaner depuis l'intérieur et de ne pas sortir de l'immeuble. Elle se concentra sur la destination, à savoir son appartement, et transplana.

Elle jeta son sac et sa veste dans le canapé avant d'aller faire bouillir de l'eau pour se faire un thé. Elle avait choisi un appartement dans le New-York moldu, équipé des technologies et outils également moldus. Comme ce n'était pas étranger pour elle, elle n'avait aucun problème pour utiliser une bouilloire.

Elle venait de mettre son sachet à infuser quand elle entendit des coups sur sa porte. Elle ouvrit sans regarder par le judas, grand bien lui avait pris puisqu'elle se retrouva nez à nez avec une paire d'iris gris et un sourire d'acteur de cinéma.

« Malefoy. »

« Salut Granger. Je peux entrer ? »

« Pourquoi ? » demanda-t-elle, bras croisés, appuyée sur le chambranle de la porte.

Etonné par sa réticence, Drago déchanta rapidement et haussa un sourcil.

« Parce que le palier pour faire la conversation, c'est moyennement confortable. »

« Qui te dit que je veux te faire la conversation ? »

Il roula des yeux.

« Tu es vexée parce que je ne suis pas venu samedi dernier ? »

« Pourquoi devrais-je l'être ? »

« Est-ce qu'à un moment donné tu vas répondre à mes questions par autre chose qu'une autre question ? »

« Pas sûr. »

« Bon. Ok. Je suis désolé de ne pas être venu, j'aurais dû te prévenir parce que de toute évidence, tu m'as attendu. »

« Non ! » s'offusqua Hermione, gênée qu'il puisse penser qu'elle l'avait attendu. « Non. Je ne t'ai pas attendu. »

« Soit. Reste que je suis désolé, j'ai eu un empêchement à Poudlard. »

Elle voulut croire à sa justification. Elle le laissa entrer et le débarrassa de sa veste qu'elle accrocha au porte-manteaux.

« Je faisais du thé, tu en veux ? »

« S'il-te-plaît. »

Elle remplit une deuxième tasse d'eau chaude et y fit infuser un sachet. Elle lui tendit la tasse de thé déjà infusé et prit la seconde.

« Malefoy, je peux te poser une question ? »

« Reste à voir si j'y répondrai mais essaye quand même. »

Il s'assit dans le canapé et elle prit place sur l'accoudoir.

« Quand j'aurai fini ma mission ici, dans deux mois, qu'est-ce qu'il se passera ? »

« Tu vas rentrer à Londres ? » devina Drago.

« Ne te fais pas plus idiot que tu ne l'es déjà. Je veux dire … entre toi et moi, cette espèce de relation dont je ne connais toujours pas la nature ? »

« Pourquoi devrait-elle prendre fin ? »

« Je ne sais pas. Je me disais que, peut-être, c'était l'air de New-York et peu familier qui avait éveillé ta testostérone et tes hormones et qu'une fois la situation revenue à la normale, c'est-à-dire toi à Poudlard et moi au Ministère, tu n'en aurais plus envie. »

Elle le vit froncer les sourcils.

« L'air de l'Atlantique n'y est pour rien. Ce dans quoi on se trouve, toi et moi, n'a aucune raison de s'arrêter. Que ce soit à Londres ou à New-York, je reste le même, tu restes la même, j'ai toujours terriblement envie de toi quoi que tu fasses. »

Hermione aurait pu être touchée. Et elle l'était. Elle était touchée par ses mots maladroits mais elle était aussi un peu vexée et blessée. N'y avait-il que son corps qui le rappelait en Amérique ?

« C'est exactement ça qui me pose soucis, Drago. Quand tu viens, on couche ensemble. Je ne dis pas que je n'aime pas ça, bien au contraire, mais on ne fait que ça. »

« Et alors ? Le sexe c'est très important. » souligna-t-il en faisant glisser sa main sur la cuisse de sa voisine. « Et en plus c'est faux, il y a deux semaines je t'ai emmenée écouter de la musique. »

Elle repoussa sa main et posa sa tasse sur la table basse.

« Tu ne comprends pas. » commença-t-elle avant de venir s'agenouiller sur le tapis, posant ses mains sur les genoux du blond. « Que tu ne veuilles pas t'engager dans une histoire, soit, je peux éventuellement le comprendre. Mais j'aimerais qu'on partage des choses, je voudrais te connaître. »

« Tu me connais, Granger. »

« C'est faux. Je connais ce que tu me laisses connaître, ce que tu me montres, ce que je sais déjà. J'ai vu que tu avais changé, on ne peut pas passer à côté. Tu ne m'as pas laissé le choix, tu m'as imposé cette relation et je ne l'ai pas refusée, mais j'aimerais amener une condition. »

« Dis toujours. »

« Je veux plus. Pas d'engagement, d'accord, tu es libre comme l'air, tu as le droit de voir d'autres femmes, j'ai le droit de voir d'autres hommes, mais je veux qu'on sorte ensemble. Qu'on aille au cinéma, voir des expositions, qu'on flâne dans les rues. »

« Comme un couple libre ? »

« Si cette appellation te convient, appelons ça comme ça. »

Il parut réfléchir. Les sourcils froncés, il réfléchissait à la proposition.

Il aimait sa liberté mais qu'Hermione lui impose cela ne le dérangeait pas outre mesure. Il pouvait l'avoir la nuit, le jour, profiter de sa liberté et de son sex-appeal, sans se lancer dans une histoire qui lui faisait peur et où il craignait de ne pas assurer.

« Vendu. »

Hermione eut un petit hoquet de surprise. Elle qui s'attendait à devoir batailler, sortir des arguments chocs et percutants, ce ne fut pas la peine.

« Maintenant, que dirais tu que nous scellions cette nouvelle entente ? » proposa-t-il en prenant ses mains, tout en la faisant se lever et en se dressant également.

« Genre on se coupe le doigt et on scelle ça dans le sang ? »

« J'ai une idée beaucoup moins sanglante. »

Il la souleva par les cuisses, lui déclenchant un rire et tout en l'embrassant, il se laissa guider jusqu'à la chambre.

Drago posa sa partenaire délicatement sur le lit sans rompre le lien entre leurs bouches qui s'accordaient toujours aussi bien. Il l'embrassait fiévreusement, encore plus quand il sentit les mains d'Hermione s'immiscer dans ses cheveux, lui faisant lâcher un soupir rauque. Il la débarrassa de la moitié de ses vêtements, ayant désormais tout à loisir d'admirer ce corps de femme qu'il aimait tant. Granger n'était plus cette adolescente timide cachée dans des fringues pas féminines pour deux noises et souvent trop grandes pour elle. Elle savait mettre en valeur ses hanches, ses fesses, sa poitrine, pour son plus grand bonheur.

Il embrassa cette poitrine qui gonflait d'envie à vue d'œil, tandis que la jeune femme qui l'avait débarrassé de son tee-shirt enfonçait maintenant ses ongles dans ses épaules sous l'intensité de ses baisers. Hermione sentait ses joues et ses oreilles chauffer et son bas ventre appeler à l'aide. Qu'est-ce qu'il lui avait manqué … Elle attrapa le menton de Drago entre deux doigts et le fit remonter à elle pour l'embrasser à pleine bouche, ne le laissant presque pas reprendre son souffle.

Hermione remonta un peu sur le lit et enfonça ses dents dans sa lèvre inférieure. Drago, debout au pied du lit, défaisait la boucle de sa ceinture avec une lenteur infinie sans la lâcher des yeux. Ses pupilles grises, dilatées par le désir, s'ancraient sur elle avec un respect et une admiration qui déstabilisèrent la jeune femme. Elle aimait la façon dont il la regardait, à chaque fois. Comme si elle était spéciale. Il devait probablement regarder toutes ses conquêtes comme cela mais elle ne savait pas pourquoi elle avait l'impression de se sentir unique à ses yeux quand il le faisait. Il se débarrassa de son jean et de son boxer, dévoilant son érection.

De l'index elle lui fit signe d'approcher d'elle, pendant que son autre main dégrafait habilement son soutien-gorge qu'elle envoya par terre avec le reste de leurs habits. Le blond se jeta avidement sur ses seins qu'il embrassait, mordillait, malmenait, pendant que la brune avait une main sur son sexe, qu'elle faisait aller et venir. À intervalles irréguliers, Drago gémissait et soupirait contre sa peau.

N'y tenant plus, il fit glisser la culotte d'Hermione qui écarta spontanément les cuisses pour accueillir toute la virilité de Drago, arrachant en même temps que lui un gémissement incontrôlé.

Les mains d'Hermione jonglaient entre les cheveux de Drago, le drap qu'elle serait entre ses doigts tremblants et son dos qu'elle griffait sans prévenir.

« J'ai déjà suffisamment de cicatrices sur le corps, tu ne crois pas ? Ce n'est pas la peine de me marquer encore. »

Comme pour s'excuser de sa fougue, elle embrassa son épaule, puis sa nuque, le lobe de son oreille qu'elle mordilla au passage, sa mâchoire, le coin de sa bouche et finalement ses lèvres. Sa main gauche contre sa joue, elle descendit son pouce le long de la cicatrice qui barrait son sourcil droit. Elle se redressa un peu pour pouvoir là aussi déposer un baiser. Elle embrassait ses blessures, pour lui signifier qu'elle s'en fichait des raisons pour lesquelles il avait pu être blessé, se promettant tout de même de lui demander la raison de cette balafre bientôt.

Leurs corps transpirants se mêlèrent l'un à l'autre pendant toute la fin de journée, alternant moments de fougue et pauses méritées.

Deux semaines sans l'autre, c'était atrocement long.

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En le voyant endormi de la sorte en se réveillant, Hermione n'eut pas le courage de sortir Drago de ses rêves. Il était là, apaisé, couvert jusqu'à la taille par la couette et elle crut même déceler un semblant de sourire sur ses lèvres. Peut-être était-il en train de rêver ? Il paraissait si innocent quand il était endormi, elle aurait pu passer des heures à le regarder. Elle se contenta de rêvasser une petite minute avant d'aller préparer le petit déjeuner. Il était allongé sur le dos, une main reposant sur son ventre et l'autre étendue sur le côté, sur elle. Ses yeux se posèrent sur la Marque des Ténèbres estompée sur son bras. On n'en apercevait que les contours mais elle était toujours là. Hermione était indifférente à cette cicatrice - elle aussi en avait une datant de la guerre - et elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait embrassé, caressé cette marque, pour montrer à Drago qu'elle ne représentait plus rien à ses yeux. Parce qu'elle savait que ce vestige du passé perturbait toujours le jeune homme, qu'il n'arrivait pas à s'en défaire malgré le temps. D'autres blessures se dessinaient sur son corps et elle n'avait jamais trouvé le courage de lui demander leur origine.

La jeune femme prit la main de Drago qui reposait sur son ventre et la posa délicatement sur le matelas avant de se lever. Elle enfila un short ainsi que le tee-shirt de Drago et trottina jusqu'à la cuisine.

Hermione grimaça devant son frigo quasi vide et dut improviser un petit-déjeuner à base de thé et de simples toasts à la confiture. Elle avisa le fond d'une bouteille de jus d'orange et en remplit tout juste un verre, se sacrifiant pour le laisser à Drago. Elle alluma le poste de radio qui était dans le salon et se fixa sur une station diffusant des chansons récentes et plus anciennes.

Occupée à faire griller les toasts de pain de mie en se trémoussant au rythme de la musique, elle n'entendit pas Drago qui s'était levé et qui venait de s'installer à table. Elle sursauta quand en se tournant, elle fit face à son acolyte aux cheveux désordonnés et aux yeux encore endormis.

« J'aurais été prêt à payer une fortune pour te revoir danser mais visiblement, tu as entendu mes suppliques intérieures. »

« Je ne dansais pas. » se défendit-elle en mettant les toasts dans une assiette.

« C'est vrai, tu te dandinais, mais c'était tout aussi charmant. »

Elle lui tira la langue, consciente qu'il se payait sa tête, et s'assit en face de lui.

« Tu as bien dormi ? »

« Comme un bébé. » répondit-il en croquant dans un toast. « Les moldus font des matelas formidables. »

Elle esquissa un sourire.

« Si un jour on m'avait dit que tu apprécierais quelque chose venant du monde moldu, j'aurais ri au nez de la personne. »

Il haussa les épaules.

« Je dois avouer que sur certains points, ils sont bien plus avancés que nous. J'adore les consoles de jeux et les ordinateurs, ça regorge de trucs géniaux. Mais tu sais ce que j'adore le plus et qui vient du monde moldu ? »

Hermione secoua la tête et il la pointa du doigt.

« Toi. »

Le cœur de la brune manqua un battement et elle sentit ses joues et ses oreilles chauffer dans la seconde. Drago s'en amusa tout en terminant son toast à la confiture. Elle baissa les yeux dans son thé et fit comme s'il n'avait rien dit.

« Es-tu déjà allé au cinéma, Drago ? »

« Je connais le principe mais je n'y ai jamais mis les pieds encore. »

Elle étouffa un petit rire avant de boire une gorgée de son thé.

« Alors je t'y emmène aujourd'hui. »

« On va voir quel film ? »

« Je préfère garder la surprise. »

« Tu te contentes d'un rien, pas vrai ? »

« J'ai surtout une idée derrière la tête. »

Il fut tenté d'insister encore un peu mais sa bonne éducation le rappela à l'ordre.

Ils terminèrent leur petit déjeuner et, une fois prêts, ils se rendirent au 217 Grand Street à Brooklyn, au Williamsburg cinemas.

Ce cinéma de Brooklyn était un grand bâtiment blanc avec des vitres sur le côté donnant sur la rue. Il était équipé de sept salles et diffusait les derniers films dès leur sortie. Une fois devant le bâtiment, Drago regarda de tous les côtés, essayant de se familiariser avec cet endroit. Il passa une main sur une affiche - même pas animée - représentant une espèce de créature bleue aux yeux jaunes, aux oreilles d'elfe et coiffée de tresses, où était inscrit le mot Avatar, puis sur une autre où figuraient trois hommes habillés en kaki avec des armes moldues qu'il reconnaissait d'un jeu vidéo, avec écrit Inglourious Basterds.

Il coula vers Hermione un regard interrogateur.

« C'est quoi ces peintures qui ne bougent pas ? »

« Nous sommes dans un quartier moldu, Drago, si les affiches se mettent à bouger il y a moyen que ça crée une émeute et que la police new-yorkaise débarque. »

Le jeune Malefoy grommela que si c'était pour mettre des affiches inanimées ce n'était même pas la peine d'en mettre et suivit Hermione qui était allée acheter deux tickets pour le film avec les hommes armés.

« Je pense que ce film peut faire écho dans ta tête. »

« C'est à dire ? »

« Tu verras. »

Elle prit la main de Drago dans la sienne et l'entraîna à l'intérieur du complexe.

Leur salle était vide. Hermione choisit alors de s'installer dans la dernière rangée, juste au milieu. Une fois confortablement installée dans un fauteuil rouge moelleux, elle tendit à Drago un pot de pop-corn. Le blond s'en saisit d'une poignée et s'enfonça dans son siège.

« Tu m'expliques un peu ? Je connais le principe, ça ressemble étrangement à ce que les professeurs utilisaient pour projeter des images pendant les cours mais ça reste vague. »

« Ça marche sur le même principe mais en plus évolué. Il y a là-haut une machine qui diffuse sur ce grand écran des images animées, c'est le principe du cinéma. Ces images animées constituent un film, c'est à dire que des acteurs, des gens comme toi et moi dont le métier est de jouer la comédie, ont été filmés en jouant un rôle selon un scénario. »

Drago l'écoutait parler, la bouche légèrement entrouverte, buvant ses paroles. Curieux de nature, il aimait beaucoup apprendre même s'il s'en cachait bien pendant son adolescence, craignant de ternir son image de « mec cool ». Avec le temps, il appréciait même apprendre le monde moldu et ce qu'Hermione racontait le fascinait.

« Maintenant que j'ai saisi le fonctionnement, j'ai une question de la plus haute importance. »

Hermione l'interrogea du regard.

« Est-ce qu'on a le droit de se peloter dans le noir ? »

« Tu n'as pas mis longtemps avant de comprendre les dessous d'une séance de cinéma. C'est même conseillé ! »

Il embrassa sa tempe alors que la lumière se tamisait peu à peu et que les dernières personnes entraient dans la salle.

« Le film parle de quoi ? » chuchota Drago en grignotant un pop-corn.

« Des dessous d'une guerre qui a eu lieu dans les années quarante. Concentre-toi, tu pourrais comprendre beaucoup de choses en voyant ce film. »

Drago voulut en savoir plus mais Hermione l'embrassa pour le faire taire, puisque le film venait de débuter. Il passa son bras autour d'elle, elle posa sa tête contre son épaule et il embrassa ses boucles brunes avant de porter toute son attention sur l'écran.

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Quand, à la fin du film, Hermione releva les yeux vers Drago, elle vit son regard gris soucieux. Etait-ce le film qui l'avait tant chamboulé ? Peut-être n'avait-il rien compris.

Le jeune homme reprit une contenance et se redressa dans son siège.

« M'ouais. C'était pas terrible ton truc. »

Hermione sentit le mensonge à plein nez.

« Vraiment ? »

« Ouais. Tu auras beau me répéter que les faits sont réels, que des choses comme ça se sont réellement passées, ça ne me fait pas pour autant apprécier le truc. »

« Tu sais que tu es un très mauvais menteur ? »

Le visage fermé, il la regarda un peu de travers.

« Pour ta gouverne, Granger, tu sauras que je ne mens jamais. »

« Tu iras le faire croire à d'autres. Tu caches un monde dans tes yeux, Drago. Que tu le veuilles ou non, même si tu te proclames maître dans l'art de cacher tes émotions, tu n'empêcheras pas le gris de tes yeux de changer selon ton humeur. Donc tu as le droit d'avoir été un peu perturbé par ce film, je t'avoue que j'espérais vraiment que tu le sois. »

« C'est ton côté pervers ? » bougonna-t-il, vexé d'être ainsi pris au dépourvu.

« On va dire ça. »

« Je dois t'avouer que ... que ça m'a fait bizarre. On peut faire beaucoup de parallèles entre ce monde-là et le nôtre, non ? Je veux dire … ce Hitler, là, et Tu-Sais-Qui, on est d'accord qu'ils avaient les mêmes idées à la con ? Décimer un peuple sous prétexte qu'ils n'étaient pas comme eux. »

Hermione ne put qu'approuver d'un hochement de tête et d'un léger sourire.

« Tu peux aussi comparer les soldats SS aux mangemorts. »

« J'y ai pensé. Il y en a un qui me faisait terriblement penser à mon père c'était assez angoissant. »

« Les SS n'étaient là que pour servir Hitler, ils n'avaient pas leur mot à dire. »

« Comme nous. »

« Comme vous. Certains SS partageaient la philosophie d'Hitler mais pas tous, certains étaient embrigadés par leur famille, parce qu'on les obligeait à être comme ça. »

« Comme moi. »

« Comme toi. »

Hermione fit glisser une phalange sur la joue imberbe de son voisin qui se décida à la regarder.

« Et les juifs étaient l'équivalent des Sang-de-B… nés-moldus. » se reprit Drago. « Ils étaient tués seulement parce qu'ils ne correspondaient pas aux idéaux du Reich. »

La jeune femme afficha un petit sourire triste.

« Comme moi, et comme beaucoup d'autres nés-moldus qui ont été tués pour de mauvaises raisons. »

« En fait, Voldemort n'était pas du tout novateur dans ses idées, Hitler avait fait bien pire. »

« Je voulais que tu voies ce film. Pour que tu comprennes que les gens, quelle que soit l'époque, feront des erreurs sous prétexte que nous sommes différents. Mais il faut savoir accepter les différences des gens. »

Drago l'interrompit.

« N'empêche qu'avec le physique que je me tape, j'aurais été tranquille pendant la guerre. »

« Sois sérieux un peu je t'en prie. »

« J'ai compris, Hermione, ne t'en fais pas. »

Il se pencha pour l'embrasser avec tendresse.

« C'est dommage parce que si on fait des enfants, toi et moi, on va casser toute la pureté de la ligne aryenne de la famille Malefoy. Des bruns aux yeux gris de sang-mêlé, mon père en ferait une jaunisse. »

Hermione fut déstabilisée. En quel honneur il lui parlait de faire des enfants ?

« Ah parce que tu … avec moi ? Des … »

« Non mais … Enfin tu m'as compris, je plaisantais. »

Il bafouilla presque autant qu'elle et se tut en engloutissant la fin du pot de pop-corn. Elle savait que l'arme de Drago était la taquinerie quand le sujet devenait trop sérieux pour lui, mais là, il avait touché une corde sensible. Il n'avait pas le droit de lui parler d'un saugrenu projet d'enfant, le résultat d'un amour sérieux, alors qu'ils entretenaient ensemble une relation qui n'en était pas une. Ne te bile pas Hermione, pensa-t-elle, il n'y a aucune chance pour qu'il soit sérieux. Elle imagina Drago en train d'annoncer à ses parents qu'ils allaient avoir des petits-enfants de sang-mêlé, puis Lucius en train de frôler l'attaque cardiaque et Narcissa se ventilant pour retrouver une respiration normale.

Elle chassa toutes ces pensées d'un mouvement de tête et sortit de la salle.

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Si Drago comprenait, tolérait et appréciait le monde moldu, il ne fallait pas non plus en abuser. Il se sentait beaucoup plus dans son élément lorsqu'il était dans le monde sorcier. Hermione avait bien tenté de l'emmener dans un restaurant japonais pour lui faire goûter les sushis mais il avait insisté pour un restaurant français dans le New-York sorcier en prétextant que « tu verras, tu n'as jamais mangé une aussi bonne viande de toute ta vie. » Elle se garda bien de lui dire que des cousins à elle avaient un élevage bovin et que, si, de toute évidence elle avait déjà mangé de la bonne viande. Mais il était tellement emballé à l'idée de lui faire goûter ce pavé de rumsteck à la sauce au poivre qu'elle avait été incapable de le lui refuser.

Gentleman, Drago lui tint la porte pour entrer dans le bistrot Saint Martin, un restaurant tenu par des sorciers français expatriés en Amérique depuis une dizaine d'années. En négociant un généreux pourboire passé de la main à la main avec le serveur, le blond obtint de lui qu'ils soient placés à la meilleure table du restaurant, celle avec vue - au loin - sur le Gantry Plaza State Park.

Hermione regarda le serveur partir avec le sourire de celui qui avait gagné sa journée.

« Simple curiosité. » débuta-t-elle. « Quelle somme lui as-tu donné pour avoir cette table qui, soit dit en passant, était occupée et d'où les pauvres gens ont dû partir ? »

« Une somme qui lui permettra d'inviter sa fiancée dans un bon restaurant ce soir. »

« Comment sais-tu qu'il est fiancé ? »

« Je n'en ai aucune idée, ce n'est qu'une supposition. »

Il se saisit de la carte avant de poursuivre.

« Pour tout te dire, je n'ai même pas regardé combien je lui ai donné exactement. »

« Je sais que les Malefoy ont une fortune, disons, relativement convenable, mais tu ne regardes pas à la dépense ? Un compte en banque n'est pas inépuisable. »

« Le nôtre si. Les Malefoy, depuis dix générations, ont toujours mené une vie très aisée et la fortune n'a jamais diminuée. »

« Tu ne sais pas ce que tu as réellement comme argent ? »

Il secoua la tête.

« Et je ne suis même pas sûr que mon père lui-même le sache. On sait qu'on peut dépenser sans compter et c'est suffisant. »

Voilà qui ne répondait pas à sa question de base mais qui la sidérait. Elle n'avait pas de problème d'argent, son travail au Ministère était suffisamment bien payé pour qu'elle mène une vie confortable mais elle était loin de ne pas regarder ses dépenses comme Drago le faisait. Pour lui, un gallion, une mornille ou une noise, même combat.

Hermione avait tellement la tête plongée dans le menu, à hésiter entre ce fameux rumsteck et des langoustes à l'armoricaine qu'elle n'entendit pas qu'une voix féminine avait interpelé Drago par son prénom.

« Oh, Juliette ! Je ne savais pas que tu travaillais ce midi, ton service est plutôt le soir non ? »

« Oui mais j'ai dû remplacer une collègue malade. Comment vas-tu ? Je ne t'ai pas vu le week-end dernier. »

Ce fut ce moment-là qu'Hermione choisit comme le plus opportun pour lever les yeux de sa carte. Elle vit Drago serrer les dents.

« J'ai été retenu en Angleterre. »

« Des copies de ces insupportables mioches anglais à corriger ? »

La jeune femme se mit à rire à gorge déployée et Hermione sentit son cœur exploser. Qu'est-ce que c'était que ça ? La serveuse qui parlait à Drago était très élégamment vêtue d'une jupe tailleur noire taille haute qui galbait ses fesses assortie à un haut fluide blanc cassé et perchée sur à peu près quinze centimètres de talons qui donnaient le vertige à Hermione. Ses longs cheveux blond vénitien ondulés tombaient en cascade sur ses épaules et ses yeux bleus clairs ainsi que son large sourire éclatant respiraient la joie de vivre. Elle était sublime. On lui aurait donné le bon Dieu sans confession.

« Même pas, ce n'était rien d'important mais je ne pouvais pas quitter l'école. »

« Tu m'as manqué, sache-le. » avoua la blonde dans un clin d'œil sans porter attention au fait que Drago soit accompagné d'une femme.

Hermione abaissa son menu et toussota pour rappeler sa présence à Drago.

« Hermione, je te présente Juliette. Juliette, Hermione. »

La serveuse lança un sourire prétentieux à Hermione sans lui adresser un mot avant de prendre la commande de vin de Drago et de s'éclipser.

En passant négligemment sa main dans ses cheveux, Drago posa ses yeux gris dans ceux d'Hermione.

« Juliette est française. Elle étudiait à Beauxbâtons. »

« Je n'en ai rien à faire, tu n'as pas à me parler d'elle dans les détails. »

Comme s'il sentait le besoin de se justifier, il continua.

« Je l'ai connue l'année du Tournoi des Trois Sorciers, elle était dans la délégation de Beauxbâtons. Je l'ai invitée au bal trois fois, elle m'a envoyé sur les roses trois fois. J'étais un peu vexé alors j'ai insisté et même si je suis finalement allé au bal avec Pansy, on a gardé contact. »

« Je m'en contrefous, Drago. » mentit Hermione, ses doigts tapotant nerveusement la table.

« Elle travaille dans ce restaurant depuis deux ans. Quand je suis venu voir Pansy la première fois, c'était la première fois aussi que je revoyais Juliette depuis notre quatrième année. Depuis on se voit de temps en temps. »

Quand tu n'es pas avec moi, pensa Hermione.

« Drago, cette Juliette pourrait bien être la Reine d'Angleterre que je n'en aurais rien à faire. Tu vois qui tu veux, c'est dans le contrat, non ? »

« Oui. Mais toi tu ne parles pas des gens que tu fréquentes alors moi je le fais. »

« J'ai la décence de ne pas le faire, alors ne le fais pas. »

« Tu ne le fais pas pour quelles raisons ? »

« Cela ne te regarde pas. Tu fais ta vie, je fais la mienne. Si tu veux coucher avec cette Juliette le week-end, grand bien te fasse ! »

Elle braqua ses yeux sur son menu, se maudissant de s'être emportée plus que de raison. Elle était jalouse de cette magnifique blonde et Drago faisait tout pour l'énerver. Il avait raison au fond, il voyait qui il voulait, une relation sans engagement cela veut bien dire ce que cela veut dire. Mais son incapacité, à elle, à voir quelqu'un d'autre que lui ne la mettait pas en position de force.

Mutin, Drago cacha son visage à l'aide du menu, de façon à ce que Juliette qui prenait la commande de la table d'à côté n'entende pas.

« Je n'arrive pas à jouir avec elle. Je simule la plupart du temps. »

Hermione ferma passablement les yeux en soupirant.

« Ça m'est égal. »

« Mais avec toi oui, et même plusieurs fois par nuit. »

« Drago, pour l'amour du ciel, je préfèrerais cent fois que tu me parles de la cuisson du filet de bœuf plutôt que de tes orgasmes avec cette française ! »

Le blond afficha un sourire fier. Oui, il était très fier de son coup. Son côté sadique aimait savoir qu'elle était jalouse de Juliette, car cela voulait dire qu'elle tenait un minimum à lui. Pourquoi il voyait Juliette alors qu'il était amoureux d'Hermione et se l'assumait à moitié ? Justement pour oublier ces sentiments qu'il refoulait partiellement. Juliette était un de ses nombreux passe-temps.

« Tu es adorable quand tu t'énerves. J'adore tes pommettes qui rougissent. »

Et elle rougit encore plus. Merlin, pourquoi fallait-il qu'il soit si charmeur et flatteur quand elle était énervée contre lui ?


Et non, il n'est pas venu ... Ce qui a grandement agacé Hermione mais qui lui pardonne le week-end suivant parce que, c'est terrible, mais elle ne peut décemment rien lui refuser ... Du moins, dans les flashbacks ;)

Drago était jaloux de Marcus, maintenant c'est Hermione qui est jalouse de Juliette, c'est chacun son tour.

J'espère que vous avez aimé ! La semaine prochaine, retour dans le présent. On y retrouvera les Potter (même les enfants !), Lucas et Drago qui s'ouvre un peu.

Du love pour vous, à mercredi !