Je me possède aucun des personnages des livres ou des adaptations au cinéma. Par contre Idelwën et Gohenlass sont des créations qui m'appartiennent.
Faisant suite à ma série « L'histoire d'un roi », voici une série de plusieurs moments prenant place dans la jeunesse de Legolas.
Dans ce 10éme chapitre, profitant de la défaillance du système défensif des elfes, les orcs tentent le tout pour le tout et attaque le palais des elfes sylvains.
En espérant que cela vous plaise.
Bonne lecture
Désolé pour cette grosse semaine depuis le dernier chapitre mais j'ai été très prise au boulot. La suite devrait arriver plus rapidement !
PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.
NOTE (D'après Tolkien) : ça aura de l'importance dans les premiers chapitres. La croissance des enfants elfes est beaucoup plus lente que celle des enfants humains. Ils sortent de l'adolescence et atteignent l'âge adulte entre 50 et 100 ans en moyenne. Ainsi un enfant qui donne l'air d'avoir 7 ans peut avoir en fait entre 20 et 25 ans. Toutefois même si son corps grandit plus lentement, son esprit se développe plus vite, permettant à des enfants d'un an de parler couramment...
L'HISTOIRE D'UN PRINCE
Chapitre 10 : L'attaque du palais
C'était un jour ordinaire dans la vie des elfes de Vertbois. Des elfes qui vivaient en permanence avec l'Ombre qui les menaçait de plus en plus. Les patrouilles s'intensifiaient autant que la présence des orcs qui tentaient des incursions de plus en plus nombreuses et violentes au cœur du royaume elfique.
Il faisait nuit et bon nombre d'elfes dormaient encore… Des elfes parmi lesquels se trouvait Legolas. Le jeune elfe était étendu à plat ventre sur son lit, habillé et portant encore ses bottes, ce qui prouvait qu'il s'était presque effondré d'épuisement. Legolas avait 45 ans… Il continuait les entraînements avec de plus en plus d'acharnement et avait même participé à une première reconnaissance dans leur territoire pour traquer deux éclaireurs orcs.
Idelwën était contre le fait de le voir prendre autant de risques… Pour elle, il n'était qu'un enfant et c'était le cas. Finalement, si on le ramenait à un âge humain, Legolas n'avait pas plus de 15 ans mais, le jeune elfe savait que son père attendait de lui qu'il devienne l'un des meilleurs guerriers du royaume, comme son frère, et il était pressé de pouvoir lui montrer sa valeur… Lui montrer qu'il était bien meilleur en combat que pendant ses entraînements… Lui montrer qu'il était plus qu'un bon archer…
Des bruits de pas se firent entendre dans le couloir des chambres et deux petits coups furent frapper à sa porte. Trop épuisé pour se réveiller, Legolas ne répondit pas et la porte de sa chambre s'ouvrit. Arenor entra dans la pièce et descendit les quelques petites marches. Il défit sa ceinture et déposa son épée sur une banquette ainsi que ses spalières avant de se rapprocher du lit de son jeune frère en chancelant doucement.
Les lueurs des bougies se reflétèrent sur une fine cicatrice sanguinolente sur sa joue droite. Le prince aîné venait de rentrer d'une patrouille difficile et l'embuscade que leur avaient tendue les orcs avait été violente. Deux elfes étaient morts et pour la première fois Arenor avait eu l'impression qu'il aurait pu ne pas rentrer. Alors, il avait eu envie de voir les gens qui comptaient pour lui : son père, sa mère et son jeune frère dont la journée n'avait pas été mieux que la sienne.
Il se laissa tomber assis sur le bord de son lit et caressa doucement sa tête avant d'empoigner la couverture et de lui déposer sur les épaules. Il paraissait totalement épuisé. D'après ce qu'avait comprit Arenor sa journée n'avait pas été plus facile que la sienne et il avait eu envie de le voir. Toutefois, il ne voulait pas le réveiller alors, il se contenta de l'observer dormir, posant doucement sa main sur son épaule comme pour protéger son sommeil.
Arenor était fatigué lui aussi et il était à deux doigts de s'endormir assis lorsqu'un bruit étrange se répercuta dans le palais. Un bruit qu'il ne connaissait que trop bien… Le bruit des armes.
Le jeune homme se leva donc d'un bond et courut à la porte de la chambre de son frère, grimpant agilement les quelques marches avant de l'ouvrir pour voir plusieurs hommes en armes passer devant lui en courant. Parmi eux se trouvait Galion qu'il agrippa par un bras pour le retenir.
- Que se passe-t-il ?
- Le palais est attaqué.
Arenor frémit. Le palais était attaqué… Mais comment les orcs pouvaient avoir l'audace de venir les attaquer ici. Le jeune prince laissa son ancien précepteur rejoindre les autres guerriers et rentra de nouveau dans la chambre de son frère pour reprendre son épée. Il pivota et découvrit Legolas qui lui tendit avec un air grave.
- Allons les combattre !
Les yeux d'Arenor se fixèrent sur ceux de son jeune frère et il frémit.
- Tu devrais rester ici.
- Nous sommes attaqués chez nous, je vais me battre, lui rétorqua Legolas en prenant sa propre épée.
Arenor frémit. Il aurait aimé trouver des arguments pour que son jeune frère reste à l'abri, mais il connaissait son côté têtu alors, il se contenta d'hocher la tête.
- Reste avec moi !
Legolas lui fit comprendre qu'il était d'accord et les deux frères sortirent ensemble de la chambre.
...
La porte du palais des elfes avait cédée lors d'une charge presque suicidaire des orcs qui s'étaient engagés en nombre sur l'étroit chemin qui menait à l'entrée avant de la faire céder à l'aide d'une étrange poudre noire.
Dés le début de l'assaut, Thranduil avait prit la tête des défenseurs du palais. Il se tenait dans le hall avec Gohenlass non loin de lui, donnant des ordres à ses hommes de sa voix puissante.
- Il faut les empêcher de se glisser dans les couloirs ! Tenez vos positions ! Nous devons les bloquer !
Le roi finit sa phrase en transperçant de sa lame l'un de ses ennemis, jetant un coup d'œil sur la droite pour voir débarquer Idelwën en tenue de combat. La reine fit tournoyer ses deux grands poignards et elle élimina deux orcs avant de le rejoindre en demandant.
- Comment ont-ils pu arriver à nos portes ?
- Ils ont piégés deux de nos patrouilles. Il faut les remettre dehors.
La reine hocha la tête et se dirigea sur la droite pour prendre la tête d'un deuxième groupe de combat.
Arenor déboula sur la droite avec Legolas sur ses talons. Un étrange frémissement remonta le long de la colonne vertébrale du plus jeune des fils de Thranduil. Il avait déjà croisé des orcs, déjà affronté certains d'entre eux, mais là c'était différent… Ils étaient nombreux et ils avaient envie de les détruire.
Legolas maîtrisa ses émotions et se porta aux côtés de son frère… C'était son vrai premier combat. Il fallait qu'il prouve à tous qu'il avait les atouts pour être un bon prince. Il fallait qu'il prouve sa valeur. Il fallait qu'il montre à son père qu'il pouvait être fier de lui.
Arenor poussa un cri de rage en faisant reculer brutalement deux orcs qui vacillèrent sous la violence du choc. Le fils du roi connaissait sa force, semblable à celle de son père et il savait comment l'utiliser à son avantage. Une fois qu'il eut fait reculer les orcs, il fit tournoyer sa lame, les fauchant dans un geste ample avant de se concentrer sur une nouvelle vague d'adversaires, oubliant un peu son jeune frère qui combattait toujours à ses côtés.
Legolas ne se laissa pas démonter par la violence et la rage des orcs. Il devait faire preuve de courage et tenir son rang de prince héritier. De toute manière il s'entraînait depuis si longtemps… Deux orcs attaquèrent le jeune elfe en plongeant sur lui. Legolas para leur coup de sa lame et grimaça car la violence du choc venait de se répercuter dans tout son bras mais, il se devait de tenir. Rassemblant ses forces, il fait reculer l'orc qui venait de l'attaquer avant de le frapper. Il le blessa au bras et l'orc glapit, laissant à Legolas une fenêtre pour lui porter un coup fatal. Puis, le jeune homme pivota et parvint à bloquer le deuxième orc dont il transperça le corps de sa lame. L'orc s'effondra à ses pieds et Legolas le suivi du regard avant de se re-concentrer sur la bataille. Traqué des orcs étaient une chose, mais c'était la première fois qu'il donnait la mort dans un combat en face à face et il frémit presque malgré lui.
Donner l'assaut au palais des elfes de Vertbois ressemblait plus à un acte désespéré de la part des orcs que d'une véritable offensive bien préparée, car, peu à peu, les elfes sylvains, qui étaient de redoutables guerriers, parvinrent à les faire reculer. Dans le fracas de la bataille, le couple royal montrait à tous à quel point ils étaient habiles au combat. Thranduil comme Idelwën décimèrent une grande partie de leurs assaillants.
...
Au fil de la bataille, les elfes repoussaient les orcs vers la sortie et ces derniers ne pouvaient pas leur résister. Les elfes étaient de bien meilleurs combattants que les orcs. Dans le fracas de la bataille, Legolas se défendaient vaillamment même si sa situation était sur le point de se compliquer. Une vague d'orcs l'avait séparée de son frère qui combattait sur le front gauche maintenant, sans vraiment avoir le temps de se soucier de ce qui pouvait lui arriver. D'un revers de lame, il fit reculer l'un de ses ennemis, mais encaissa un coup à la poitrine qui lui coupa brutalement le souffle. Legolas gémit et sa vue se brouilla pendant qu'il tenta de se défendre mais il était seul dans son coin et les orcs étaient bien trop nombreux. Il se redressa et tenta de les repousser, mais se fit bousculer par une charge qui l'envoya rouler au sol. Sa vue se brouilla de nouveau et il vit deux orcs se pencher au dessus de lui… Deux orcs qui n'eurent pas le loisirs de se redresser car une lame les décapita, sauvant la vie du jeune prince.
Legolas vit le visage de son père se dessiner au dessus de lui. Un visage agacé qui ne lui dit rien qui vaille. Thranduil attrapa son jeune fils par une épaule pour le remettre sur ses pieds.
- Je n'avais pas dit aux enfants de rester à l'abri ?
- Je ne suis pas un enfant ! Tenta de protester Legolas.
- Visiblement, tu n'es pas un guerrier non plus ! Lui répliqua le roi avant de se remettre à combattre.
Legolas frémit. Comment son père pouvait lui dire une telle chose, lui qui mettait tellement de cœur dans son entrainement ? Tu n'es pas un guerrier… La phrase était rude et plus violente que n'importe quel coup des orcs… Touché par la réflexion, Legolas ne fit pas attention à un deuxième orc qui fonça sur lui avec un poignard. Il l'aurait sans doute embroché si Thranduil, qui le surveillait toujours du coin de l'œil, ne l'avait pas éliminé juste à temps. Toutefois, il dut découvrir sa garde et il n'échappa lui-même à l'attaque d'un autre orc que par l'aide de Gohenlass qui protégea son roi d'une blessure qui aurait pu être mortelle. Thranduil remercia son capitaine d'un hochement de tête et se tourna vers Legolas. Le regard que le roi posa sur son fils était encore plus sombre cette fois.
- Ne reste pas planté ici ! Va te mettre à l'abri !
- Mais je veux vous aider ! Rétorqua le jeune elfe.
- Tu n'es pas une aide mais un poids, je ne peux me battre en te protégeant, va te mettre à l'abri avec les enfants.
- Mais…
- Ne proteste pas ! Tu n'es pas à ta place ici ! J'ai besoin de guerriers !
Legolas frémit une nouvelle fois… Son père ne voyait en lui qu'un poids et un guerrier médiocre… Comme tout cela lui faisait mal…
...
Sonné par les reproches de son père, autant que par la violence du combat, Legolas s'éloigna, assistant de loin à la déroute des orcs et à la victoire des elfes qui ne firent preuve d'aucune clémence envers leurs ennemis, les achevant sans pitié un à un sur les ordres de leur roi.
Au bout d'une heure, la bataille fut close et les corps des orcs jonchaient le sol partout. Au milieu de ce carnage, Thranduil paraissait de mauvaise humeur.
- Je veux comprendre comment ils ont pu lancer cette attaque.
- Nos frontières ne parviennent plus à les retenir, expliqua Gohenlass.
- Alors il faut les renforcer.
Les elfes s'éloignèrent et Thranduil sourit à Arenor qui se dirigeait vers lui.
- Beau travail mon fils j'ai pu juger de ta vaillance au combat.
Arenor hocha la tête en signe de remerciement et Legolas se rapprocha. Il était heureux de voir que son frère et ses parents allaient bien mais, il fut touché par le regard oblique de son père.
- Il est heureux que tu n'ais rien eu. Ta place n'était pas ici. Tu m'as forcé à me mettre en danger pour te protéger. Tu n'es pas encore un guerrier Legolas, loin de là !
Legolas frémit devant les reproches de son père et tourna les talons avant de partir en courant.
- Attends ! S'exclama Arenor en partant derrière son frère.
Idelwën se tourna vers son époux avec un air sévère.
- Mais qu'est ce qu'il t'a prit de lui parler de cette manière.
- Sa place n'était pas ici.
- Tu sais combien cet enfant a envie de devenir un guerrier dont tu pourrais être fier.
- Il le sera sans doute un jour mais pour le moment il est encore trop jeune pour se battre.
- Il voulait défendre sa maison, les gens auxquels il tenait et il n'a pas été si ridicule même s'il n'est encore qu'un enfant.
- Le problème est là. Dans des moments comme ceux là nous avons besoin de guerriers car, hélas, ils seront de plus en plus nombreux.
Thranduil était froid et déterminé. Idelwën frémit. Par moment cette ombre qui menaçait de les engloutir avait le don de transformer son époux en un quelqu'un d'insensible qui n'avait rien à voir avec le vrai Thranduil. Le fait que ce soit leur jeune fils qui en fasse les frais la rendit encore plus triste. Legolas faisait tellement d'effort pour que son père soit fier de lui…
