Bonjour à tous! J'espère que vous allez bien. Voici le nouveau chapitre, j'espère qu'il va vous plaire! Merci encore pour toutes les reviews! Bonne lecture :) Bisous :)
Chapitre 10
Samedi
J'étais tranquillement en train de regarder la télévision quand une odeur bizarre parvint par ma baie vitrée, ouverte. Etant 19H, je me mis à essayer de deviner ce que pouvait bien faire le voisin à manger pour que ça sente aussi fort. Soudain, un cri : "Au feu!". Prise de panique, j'enfilai des chaussures pour aller voir sur mon balcon, mais on toqua fortement à la porte. Quand j'ouvris, un nuage de fumée entourait Jo qui toussait bruyamment.
- Vite, prends les papiers de l'appartement on sort de là! Déclara Jo.
Je pris rapidement les papiers ainsi que mon sac à main et mon portable, pris ma veste et on courut dehors, parmi tous nos voisins qui faisaient de même. Arrivés en bas, on vit par une des fenêtres des flammes , et malheureusement pas des petites.
- Est-ce que quelqu'un a appelé les pompiers?! Demandé-je.
- Oui, ils arrivent, répondit un voisin.
Mais le feu se répandait vite, très vite. Rapidement, la fenêtre voisine nous permettait de voir que le feu se propageait dans les différents appartements. Une larme roula sur ma joue, de peur, de rage et en pensant à toutes mes affaires en haut... Soudain, un tilt.
- Faut que j'y retourne Jo
- QUOI? Non! Hurla Jo.
- J'ai toutes les photos de mes parents avec moi là-dedans…
- N'y vas pas Amelia! Attends les pompiers!
Je secouai la tête et m'apprêtai à remonter quand elle me rattrapa par le bras. Le camion de pompiers arriva, suivi par les policiers, et je ne pu entrer comme prévu. En me retournant vers Jo, je vis qu'elle téléphonait, sans doute à Alex. Je me concentrai de nouveau sur le feu qui avait gagné tout le troisième étage. Pitié que mon second ne soit pas touché... Par contre, Jo était au troisième elle, mais donnant sur la cour intérieure on ne voyait rien.
- Les garçons arrivent, m'annonça-t-elle.
- Qui? Owen aussi?
- Je suppose, Alex m'a dit "on arrive". Il flippe.
- Pourquoi on ne peut pas avoir une vie tranquille...
- Je ne sais pas.
Là, ce fut long. On vit les pompiers dérouler des tuyaux et des tuyaux, poser les échelles, entrer par 15 dans l'immeuble muni d'extincteurs... J'eus l'impression que ça durait des siècles, mais soudainement, je sentis des bras s'enrouler autour de mon cou.
- Ca va? Demanda Owen.
Je tournai la tête vers lui, au passage je vis que Jo craquait dans les bras d'Alex, puis j'acquiesçai, sans un mot.
- Vous n'avez rien c'est le principal, continua-t-il.
Nouvel acquiescement. Il comprit sans doute que je ne voulais pas parler, et m'apporta son simple réconfort grâce à sa présence. On attendit, Jo essayait de savoir ce qui s'était passé, chez qui, et compagnie. J'entendais, mais je n'écoutais pas, là est la différence. Les pompiers finirent pas descendre et nous expliquèrent que l'aile ouest du bâtiment était touchée, surtout le troisième étage. Une partie avait été inondée également, suite à un conduit qui avait explosé sous la chaleur du feu. D'autres appartements avaient été noircis par la fumée, mais globalement, l'immeuble s'en sortait plutôt bien. Ils demandèrent aux locataires du troisième étage de rester, donc Jo, quant aux autres, il fallait trouver un toit pour ce soir, où dormir car les suies laissées n'étaient pas encore traitées et un autre incendie pouvait se déclarer. Puis, il fallait déshumidifier tout l'immeuble. Ils nous autorisèrent à monter par petit groupe récupérer quelques affaires. Malgré tout, je n'osai pas bouger.
- Tu veux que je vienne avec toi? Me questionna Owen.
Je me tournai face à lui, et il laissa tomber ses mains sur les miennes. En voyant mes tremblements, et une crise de panique qui commençait à pointer son nez, il ouvrit grand les yeux et m'attira fermement dans ses bras.
- Respire! Calme toi, c'est terminé!
Je tentai de maîtriser mes tremblements et les sanglots qui envahissaient ma gorge, tout en contrôlant mon envie de vomir mais...
- Faut que je... balbutié-je.
Il dût me voir blanchir parce qu'il s'écarta en m'emmenant dans un coin, à l'abri des regards. Je me laissai aller à vider mon estomac tandis qu'il me tenait les cheveux.
- Vous allez dormir chez nous ce soir, ok?
Il passa doucement sa main libre le long de mon dos, ce qui eut l'effet de me détendre un peu. Je calmai mes vomissements et crachai de nombreuses fois pour me délester du goût, malheureusement encombrant. Il me tendit un mouchoir et je laissai le tout au sol.
- On monte te chercher des affaires, on s'en va, dit-il.
Je le suivis jusqu'à mon appartement, où j'aperçu des traces d'infiltration en haut des murs, des parties noircies, mais rien de bien désastreux. J'attrapai un sac à dos, enfournai des vêtements de rechange, ma trousse de toilette et les deux albums photos ainsi que le peu d'objet qu'il me restait de mes parents : un livre appartenant à mon père, sa montre, son pull, le chemisier de ma mère, ses bijoux, et enfin son parfum. Owen m'observa, sans rien dire, comprenant certainement l'importance de ces objets. Je vérifiai que j'avais tout ce dont j'avais besoin, et on quitta l'appartement d'un pas rapide, contents de pouvoir retrouver la sortie. Jo était toujours avec les policiers, Alex à ses côtés. Il nous fit signe d'y aller, qu'ils prendront la voiture de ma meilleure amie pour rentrer.
Le trajet se fit en silence, jusqu'à ce qu'il se gare.
- Ca va aller?
- Oui, désolée, j'ai eu... une réaction amplifiée, répondis-je.
- Pas du tout. Je peux imaginer la peur que c'est.
- Surtout quand un de tes parents sont morts à cause du feu.
Je sortis de la voiture, et il me rejoignit rapidement. Il ne répondit pas à ma dernière remarque, mais je sus qu'il était compatissant. On monta dans leur appartement et je déposai mon sac à dos à l'entrée du salon.
- Tu veux boire quelque chose? Manger?
- Non merci. Je... je peux prendre une douche?
- Bien sûr, viens.
Il m'accompagna jusqu'à la porte de la salle-de-bain et me laissa me détendre cinq minutes sous l'eau bouillante, en terminant par une note gelée pour chasser l'idée du feu définitivement ce soir. Je pris dans mon sac le short noir de pyjama que j'avais, et enfilai un petit top blanc avec un sweat gris par-dessus. Après avoir démêlé mes cheveux mouillés, je me brossai les dents et rejoignis Owen au salon. Il me sourit, détendu devant la télé, un verre à la main.
- Ça va mieux? Commença Owen.
- Oui, merci. Je pense que je devrais me coucher, sinon je vais me tracasser.
- Si tu veux. Viens.
- Où?
- Dans ma chambre.
- Oh, mais je peux prendre le canapé, tu n'as pas à...
- Mon « baisodromme » comme tu l'appelles?
Cette petite touche d'humour me fit sourire.
- Ne t'en fais pas, ce sera bien mieux que le canapé.
Je le suivis, le remerciant au passage, et pénétrai dans sa chambre.
- Tu es la première fille à dormir dans ce lit tu sais, avoua-t-il.
Je fus surprise.
- Ah?! Pourquoi?
- Parce que. Allez, fais comme chez toi.
- Merci beaucoup.
- Bonne nuit chou.
Il s'éclipsa de la chambre, laissant la porte entrouverte. J'inspectai un peu autour de moi, découvrant une chambre sobre, aux murs blancs avec un bureau en bois rempli de cours. Une guitare, appuyée dans l'angle du mur, puis, je vis un cadre de liège bondé de photos diverses et variées. En m'approchant, je découvris un peu du monde d'Owen : des photos de famille, des photos de lui jouant de la guitare, des captures de son groupe en train de jouer... Je me promis de regarder plus profondément demain, et me faufilai sous les draps après avoir éteint la lumière.
Je tournai dans le lit, ne trouvant pas le sommeil quand j'entendis le grincement de la porte de la chambre et quelqu'un entrer sur la pointe des pieds. Je pensais qu'Owen avait oublié quelque chose quand je le vis s'approcher du lit et se glisser sous les draps. Je me redressai, tel un ressort, ce qui le fit sursauter.
- Putain j'ai eu trop peur, dit-il en riant.
Je sortis du lit et marchai à reculons jusqu'à heurter le mur.
- Mais qu'est ce que tu fous?
- Et toi?!
- Et bien... je viens me coucher, répondit-il simplement en haussant les épaules.
- Mais... je... ici?!
- Ah je vois! Tu croyais que j'allais me taper le canapé? Ah non chou, désolé, une heure passe encore pour faire des cochonneries, mais il est trop dur! Je vais y laisser mon dos si j'y dors!
- Mais on ne peut pas dormir ensemble!
- Oh ça va, je ne vais rien te faire! Je suis trop fatigué en plus.
Je ne bougeai pas, figée. Il finit par allumer la lampe de chevet pour me dévisager.
- Bon tu te magnes ou quoi? S'impatienta-t-il.
- Mais je ne vais pas dormir... dans le même lit que toi!
- Bah écoutes, dors par terre, ou sur le « baisodrome » si ça te chante, moi je suis HS.
Il éteignit la lumière et remonta la couette contre son épaule nue. Ah oui, parce qu'en plus il dormait en sous-vêtement. J'attendis, patiemment, cinq minutes, même dix je crois, puis il souffla bruyamment par le nez.
- Ça suffit, viens te coucher.
Résignée, je m'insérai sous les draps, au bord du lit, presque à tomber parterre pour éviter tout contact avec lui.
- Qu'est ce que tu peux être coincée parfois.
- Je ne suis pas coincée! M'offusqué-je.
Il se retourna si rapidement que je ne le vis pas venir : il se colla à moi, m'enveloppant de ses bras et passant une jambes par-dessus les miennes, me laissant sentir sa masculinité près de mes fesses peu couverte au vu de mon short. Je me crispai et serrai les dents.
- Lâche-moi ou je hurle, menacé-je.
- Ils ont tellement l'habitude d'entendre les filles hurler qu'ils penseraient qu'on fait tout autre chose.
Je rugis, et il rit avant de se détacher et de rouler de son côté du lit.
- Allez, bonne nuit chou.
Sa respiration fut régulière assez rapidement, et je le rejoignis sans m'en rendre compte.
