Un autre monde

Auteur : Ok Snape
Disclaimer : Histoire de JK Rowling, histoire d'Ookami Kitsune Snape
Pairing : HPDM
Genre : Slash, Romance, OCC, Angst
Attention : Viol, violence, mort, mention deathfic à envisager
Note : Et oui vous ne rêvez pas voici le chapitre suivant. Fynne ma gentille Fynne, je vous conseille de faire tout comme elle et de relire ma fiction en entier avant de continuer car on peut vite se sentir perdu. J'ai déjà deux trois chapitres d'avance donc soyez sûrs que je n'ai pas abandonné mais j'avais mis l'histoire entre parenthèses pendant mes concours/cours. Je pense que la fiction comptera une trentaine de chapitre en tout et chaque chapitre d'une longueur de 2000mots minimum

Chapitre 8 : Un quotidien reposant

Lily's House
Tandis que les jumeaux étaient à Poudlard, au Lily's House la tension était palpable. En effet, après l'annonce de leur départ et du traitement de Sohan -qui s'appelait désormais Harry- ils ne l'avaient plus revu, ni lui ni Aylan. Alors évidemment lorsqu'ils ont su que le deuxième frère avait eu la chance d'être accepté à son tour, ils avaient tous commencé à espérer. Mais qui pouvait leur en vouloir ? Vouloir sortir de la pauvreté et la précarité dans laquelle ils se trouvaient ? Et surtout, l'attrait d'un autre monde, l'attrait de la magie qui reste un conte fabuleux pour les enfants devenu réel et pourtant inaccessible ? Il y avait bien une pointe de la jalousie dans leur coeur, mais ils étaient sincèrement heureux pour leurs frères.

Depuis, Tidiane souriait beaucoup malgré l'absence de deux de ses fils. Il avait reçu des hiboux -oui des hiboux au lieu de lettres postales qu'ils avaient dû cacher dans la cour arrière dans les pins qui ornaient la propriété- de Severus et Sirius lui donnant des fonds pour les enfants. Et la somme lui avait fait hausser les sourcils jusqu'aux cheveux et toute son éducation n'avait pu cacher une telle surprise! Avec tout cet argent, il avait de quoi nourrir les enfants et les adultes, acheter de nouvelles affaires scolaires et pour leur besoin quotidien mais également de rénover la maison et ne plus avoir besoin de travailler pour au moins 5 ans pour aucun d'entre eux. Il n'aurait pu se sentir plus heureux malgré la gêne que lui procurait ce gain inopiné. Il n'aimait pas cette charité, même si les lettres expliquaient leur geste. Severus pour les années de pension de ses fils car il avait entrepris les démarches et elles étaient finalisées depuis peu d'où sa lettre. Cela avait pris un bon mois pour ouvrir le coffre destiné à son héritier et également la création d'un deuxième pour son second fils. Il eut fallu faire des démarches d'adoption pour Aylan qui semblait assez embarrassé malgré sa joie de voir qu'il était légalement le frère de Harry, qu'il ne quittait plus. Pour Sirius, c'était pour son presque filleul qu'il adorait et qu'il avait tant pleuré, il disait lui donner tout ce qu'il lui aurait offert durant toutes ces années d'absence mais la somme était bien plus exorbitante que de simples cadeaux de Noël, d'anniversaires ou de petits cadeaux anodins, pour dire il avait donné presque la somme égale de que ce que Severus avait donné soit pour deux enfants !

Mais le cracmol savait qu'il souhaitait surtout se racheter d'avoir ignoré l'insalubrité et la précarité dans laquelle se trouvait le Lily's House et la famille.

Manoir Black
Après être venu pour parrainer Harry, la découverte de son côté sorcier et de qui il tenait, il avait souhaité rester proche du petit. Il avait reconnu les yeux de Lily mais avait eu peur de ne voir qu'un fantôme, alors quand il avait entendu la tirade du Prince renié il avait déduit qu'il était Harry Evans ou Harry Prince comme il l'avait connu. Il avait tenté d'en parler avec le jeune père mais il l'avait mis à la porte une fois les explications faites et de toute façon, il savait qu'il allait bientôt rencontrer son père à Poudlard. Il avait tenté d'envoyer une lettre à Severus mais il se sentait mal à l'aise, tant de temps était passé depuis la mort de Lily, la disparition de Peter. Puis après avoir fait disparaître deux bonnes bouteilles de whisky pur feu, il se doutait que la prétendue mort de Harry était un stratagème du père pour le protéger du Lord mais une fois la joie de revoir le petit vivant, il était en colère avec un sentiment de trahison exacerbée par l'alcool. Il en voulait à Prince de l'avoir privé de son filleul et de l'avoir laissé dans un deuil non justifié. D'autant plus qu'après Severus s'était mis sous les ordres d'un mégalomane qui prenait de plus en plus de pouvoir avec un Malfoy à ses côtés comme "parrain" dans le clan des Mangemorts pour l'avoir initié et oh joie oh bonheur, le meurtrier de Lily.

Alors il entreprit d'écrire cette lettre après l'admission des jumeaux, retranscrivant tous ses ressentiments et sa rancune. Il n'allait pas lui pardonner. Il lui expliqua ses ressentiments, qu'il souhaitait le voir pour parler, pour essayer de rassembler les derniers morceaux qu'il restait de leur groupe de l'époque dans un relent de nostalgie. Il envoya une missive également à Remus et à Peter pour les convier à ces retrouvailles malgré ses doutes pour le second qu'il n'avait plus vu depuis qu'il était entré dans la magie noire. Il fallait qu'il tente quelque chose, il voulait être heureux à nouveau.

Il commença par changer ses affaires, mettant ses alcools et drogues dans une cache fermée à double tour et il changea sa tenue, reprenant celle de lord et non plus ces frippes qu'il mettait jour se fondre parmi les moldus et prit une potion dégrisant. Il se rasa et coupa ses cheveux qui courraient dans son dos avec un excès de sébum visible, rasant plus court sur les côtés ce qui le rajeunit radicalement. Une fois fait, il se regarda dans le miroir et il eut l'impression de se voir dix ans auparavant. Et un sourire sincère étira ses lèvres. Enfin, enfin il vivait de nouveau.

Il alla faire face à Tidiane et lui offrit de payer les études des jumeaux et d'aider les deux aînés qui allaient faire leur entrée dans deux écoles de pays étrangers. Il allait s'occuper de leur intégration et si besoin se servir des contacts de la famille Black. Ainsi il rendit visite aux familles Zabini et Bullstrode afin de leur offrir son aide.

Lily's house
Tidiane soupira et ouvrit les deux autres lettres qu'il restait. L'une était cachetée par le sceau des Bullstrode, lui rappelant l'absence de Clémence partie retrouver sa famille avec Maximilienne pour la leur présenter et entreprendre la rentrée de cette dernière à Beauxbâtons. Il y trouva un montant plus pertinent et moins conséquent que les deux premiers tout en étant largement suffisant pour aider l'orphelinat. Le Lord Bullstrode souhaitait rembourser toutes ces années où sa femme et sa fille avaient passées au secret et en sécurité chez eux et le dédommager pour l'aide immense qu'il avait apporté sans le savoir. Il sourit avec une lueur désabusée, ne pouvant en vouloir au Lord qui souhaitait faire le bien malgré ses mots maladroit. Il n'avait jamais su qui était Clémence ni sa fille mais il les avait aimées de tout son coeur et elles seraient toujours les bienvenues chez lui. Mais avec Maximilienne en France et sa mère retournée auprès de sa famille, il savait que rien ne serait plus comme avant.

C'était sans compter sur son fils aîné, Blaise Zabini de son nom de naissance. Sa mère était venue le chercher avec l'accord et l'aide de Clémence. Elle avait pleuré en voyant son enfant si grand et si beau, le remerciant pour son dévouement et elle s'était excusée auprès d'eux deux pour ses silences et ces cachotteries. Elle leur expliqua après ces effusions de larmes qu'elle eut séchées avec un mouchoir en soie brodé de ses initiales, pourquoi elle avait voulu cacher son fils, à l'instar de son amie, des mauvaises intentions de Tom Riddle. Il souhaitait faire des héritiers de ses hommes de mains la future armée personnelle du "Lord Voldemort" et voulait en faire des enfants soldats dont ni l'amour ni la tendresse ni la famille ne leur auraient été familiers. Et ce sang-mêlé se permettait de s'appeler Lord alors qu'il n'avait en aucun cas le sang assez pur pour prétendre au titre. Malgré l'explication aux allures élitistes, Enaël était resté stoïque et n'avait fait qu'observer cette femme qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Tidiane avait tenté de prendre de la distance pour leur laisser du temps mais il l'avait supplié du regard pour ne pas le laisser seule avec cette dame, sa mère qui l'avait abandonné à sa naissance. Il comprenait le pourquoi mais il ne l'acceptait pas. Il n'acceptait pas le fait qu'il eut peur toutes ces années car il avait la peau basanée tandis que ces frères et soeurs étaient blancs comme neige. Toutes ces années où il ne pouvait s'identifier à personne de sa famille et encore moins dans le quartier où il détonnait de par son apparence. Mais il avait accepté d'aller avec cette dame qui voulait l'emmener dans une école magique lui aussi comme sa soeur et ses frères. Il avait accepté de pouvoir enfin faire la lumière sur ses origines et pouvoir être avec des gens qui lui seraient plus familiers, ne l'observant pas comme un étranger dans son pays de naissance. Mais avant de partir, il prit son père dans ses bras et le serra fort, lui promettant de revenir et que jamais il n'accepterait un autre père que lui. Cela lui avait tiré des larmes, lui aussi affecté par ce nouveau départ. Il était déchiré par tous ces au revoir, espérant que les vacances arriveraient assez vite pour tous les revoir de nouveaux réunis.

Poudlard
Aujourd'hui, Harry était content. Il avait réussi à se trouver du temps pour aller à la bibliothèque et avait lu toute la journée. On était samedi alors tous les élèves étaient à Pré-Au-Lard et il pouvait profiter seul de cet antre de la culture, vérité et informations. Il allait mieux, maintenant qu'il avait des lunettes adaptées à sa vue et une meilleure forme grâce à ses soins, il se sentait revivre. Il pouvait lire sans se faire mal à la tête ni se mettre à pleurer de frustration de ne pas comprendre ni réussir à déchiffrer et il pouvait même faire du sport. Il pouvait s'instruire comme il l'avait toujours souhaité dans des conditions plus que bonnes grâce aux soins de son père biologique qui gardait un oeil sur lui du fait qu'il soit son directeur de maison mais également son professeur de potions. Il l'avait observé durant ses cours, dans les couloirs et dans la grande salle mais il avait aussi écouté ce qu'il se disait sur lui et malgré toutes les mauvaises langues, il appréciait son père. Il était froid, hautain et exaspéré par les élèves et il avait toujours une tête de turc et peu d'esprit pédagogue mais c'était à cause de la paresse et de la maladresse des enfants et surtout de leur désintérêt à cette matière. Si on observait bien ces cours, les élèves passionnés et sincèrement intéressés étaient toujours traités plus justement et avec plus d'attention. Par ailleurs, son père avait choisi Ronald Weasley comme bouc émissaire à son heure de cours et il en devenait rouge d'indignation lorsqu'il se faisait sermonner mais cela ne sembler gêner personne. Et son père était doux avec lui et Aylan même s'il semblait marcher sur des oeufs avec son frère.

En parlant des Weasley, il fut étonné d'apprendre qu'il y avait un autre frère plus âgé que les jumeaux mais plus jeune que les deux aînés, Perceval Weasley. Il ne l'avait pas remarqué car ses cheveux roux avaient été teint d'une couleur chocolat qui lui adoucissait le visage et que son attitude rebelle ne collait pas aux critères physiques de sa famille. Il se revendiquait Prewett d'ailleurs et non pas Weasley, étant dans une période de l'adolescence où la rébellion était maître mot.

Il avait un air hautain et provocant mais ne semblait pas bien dangereux, il venait souvent lire à la bibliothèque et Harry le croisait à chacune de ses visites. C'était en demandant des renseignements à Draco qu'il sut que ce jeune était Perceval. il était chez les Serdaigles en 4e année (il avait doublé une année) et aimait les études mais il détestait toute forme de hiérarchie. Il s'était accommodé de sa présence en fond et ne s'étonnait plus de le trouver là comme lui un samedi après-midi. Il ne l'avait jamais dévisagé, jamais engagé la conversation mais ne l'ignorait pas. Il lui offrait un signe de tête occasionnel en guise de bonjour après un mois à le voir sur une table proche de la sienne avec un signe réciproque comme réponse. Il lui portait tout comme lui, un respect silencieux mais équivoque.