Un grand merci à luffynette, Maitresse des Cartes, mel925, Caella, Sambre-V, RUBIKA666 et MarineD. qui ont laissé une review pour le neuvième chapitre de cette histoire. J'apprécie beaucoup vos petits commentaires, continuez…

Voici donc le dixième chapitre et on approche de la fin de la première année de Ginny à Poudlard.

Bonne lecture.

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Auteur : Sephora85

Titre en anglais : A Weasel In The Snapekit

Titre en français : Une belette dans la fosse aux serpents

Traducteur : DiagonAlleyParis

Disclaimer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling

Beta Reader : Tigrou19 qui me relit et corrige mes imperfections.

Sujet : Ginny Weasley est répartie à Serpentard, au lieu de Gryffondor. Cela peut-il modifier le déroulement des évènements ? Et pour ceux qui pourraient objecter : « Une Weasley à Serpentard ? C'est impossible ! », je vous rappelle que Ginny a en sa possession le journal de Tom Elvis Jedusor et que celui-ci aurait pu influencer le choixpeau et envoyer ainsi notre petite belette dans la fosse aux serpents…

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Une belette dans la fosse aux serpents

Chapitre 10 : Le basilic

Ginny bougea légèrement la tête sur le côté, elle laissa s'échapper un faible gémissement et elle essaya de garder les yeux ouverts malgré ses lourdes paupières. Elle faisait face à un mur nu et humide. Lentement, elle se redressa pour s'asseoir. Une vague de douleur traversa son esprit affaibli, ce qui la fit se recroqueviller sur elle-même. Elle avait l'impression que sa tête allait exploser à tout instant.

Avec hésitation, sa main gauche alla tâter l'arrière de sa nuque. Ce simple geste de son membre propagea à travers son corps une nouvelle vague de douleur, cela lui fit voir des étoiles devant ses yeux pourtant fermés. Son regard se porta sur son coude et elle constata que quelque chose dépassait de dessous sa peau pâle. Ginny eut un haut de cœur plein de dégoût en réalisant que c'était un os qui transperçait ainsi sa peau à proximité de son coude. Son bras était de toute évidence cassé.

Heureusement, elle fut distraite de sa douleur au bras par un gémissement provenant de quelqu'un d'autre. Elle reporta ses yeux vers le corps qui se trouvait à quelques mètres d'elle. Drago était assis et se frottait la nuque où une énorme bosse était visible. Il affichait une douloureuse expression sur son visage.

« Où sommes-nous ? », demanda-t-il sonné, en regardant nerveusement tout autour de lui.

« Dans la Chambre des Secrets », déclara Ginny l'air de rien, mais elle était toujours aux prises avec la douleur dans son coude.

Finalement, ses yeux trouvèrent le journal qui gisait innocemment dans une flaque d'eau devant elle. Plus elle le regardait, plus le brouillard dans sa tête s'épaississait. Elle savait qu'elle devait le combattre mais la chute et son bras cassé l'avaient trop affaiblie.

Drago remarqua l'expression perdue sur le visage de Ginny. Son regard suivit le sien, il découvrit ainsi le petit carnet noir qui la mettait sous le contrôle d'un quelconque sort. Il pouvait l'entendre murmurer des mots dans sa barbe, visiblement elle essayait de lutter contre un invisible pouvoir. Il chercha à tâtons sa baguette et la trouva dans la poche de sa cape.

Il se remit sur ses pieds en vacillant, il faillit même retomber sur le sol car sa jambe gauche montra quelques signes de faiblesse. Il se sentit courbaturé et il se rappela d'avoir ressenti une telle douleur quand il s'était foulé la cheville il y a quelques années.

Ignorant les élancements dans son mollet, il tenta de se souvenir du sort que son père lui avait appris pour se protéger s'il était confronté à l'un de ces nombreux objets noirs qui se trouvaient dans le manoir Malfoy. Vivre dans la demeure d'une famille au sang pur traditionnelle impliquait inévitablement des affrontements avec des choses qui pleines de magie noire. Ses parents avaient toujours eu peur que sa curiosité puisse l'amener à être à proximité d'un objet potentiellement dangereux ou même mortel. C'était la raison pour laquelle son père lui avait enseigné quelques sorts de protection que la plupart des gens estimeraient être noirs mais c'était plutôt une habitude chez les Malfoy. Drago se concentra donc très fort pour se souvenir de ces sorts qu'il n'avait jamais utilisés jusqu'à présent.

Ginny était désormais debout et se rapprochait d'un mur sur lequel deux serpents entremêlés étaient sculptés. Elle semblait être dans une sorte de transe, ses yeux étaient flous et elle tenait le journal dans sa main droite. Drago regarda d'une manière horrifiée comment elle contempla les serpents pendant un instant avant qu'elle ne laisse s'échapper un faible sifflement. Le mur commença à s'ouvrir, révélant ainsi un passage long et sombre.

Ginny tremblait visiblement en raison des efforts qu'elle produisait afin de lutter. Elle essayait d'ignorer les ordres de Tom et cela lui causait par conséquence ces atroces douleurs qui vibraient à travers ses veines.

Finalement, Drago se souvint du sort que son père lui avait appris.

« Laisse tomber ce journal ! », cria-t-il à Ginny qui continuait à regarder droit devant elle, sans rien voir. Lentement, elle tourna la tête vers lui, ses yeux tentèrent de se concentrer. Peu à peu, son emprise sur le carnet se desserra jusqu'à ce que le journal tombât sur le sol.

Drago pointa sa baguette vers l'objet et espéra que le sort allait marcher.

« Expello potentia obscura ! », dit-il fermement.

Un jet de lumière orange sortit de sa baguette et alla frapper la couverture du carnet. Dans un premier temps, rien ne se passa et Drago fut déçu et eut peur, puis tout à coup, l'objet s'enflamma.

Ginny secoua la tête pour éliminer les derniers nuages du brouillard qui se trouvaient dans son esprit. Elle contempla le journal qui consumait avec un vif éclat. La chaleur augmenta rapidement et le carnet commença à vibrer énormément. Lentement, elle s'éloigna de celui-ci, sentant que quelque chose n'allait pas.

Les deux enfants avaient fait à peine quelques pas quand le journal explosa dans leurs dos, la force de l'explosion les projeta quelques mètres plus loin. Ils se retrouvèrent allongés sur le sol froid et se couvrirent la tête avec leurs bras. On aurait dit que toute la chambre allait s'effondrer en raison de l'explosion. Le bruit et le souffle emplirent les alentours. Drago et Ginny n'osèrent pas changer de place, tous les deux s'attendant à être écrasés par le plafond à tout moment.

Après quelques minutes, le silence se fit autour d'eux et le sol cessa de trembler.

Avec précaution, Ginny souleva sa tête et son regard fit le tour de la pièce. Un énorme tas de pierres bloquait la sortie à quelques mètres d'eux.

« Qu'as-tu fait ? », demanda-t-elle toute confuse en se mettant sur ses jambes vacillantes.

Drago contempla les pierres avec une expression choquée puis il respira profondément.

« J'ai détruit le journal. Aurais-tu préféré que je le laisse te contrôler ? », murmura-t-il sans enthousiasme.

Ginny secoua la tête, elle n'était pas d'humeur à discuter avec lui. Elle ne pouvait pas lui en vouloir car c'était uniquement de sa faute s'ils se retrouvaient dans la Chambre.

« Alors, il est parti ? »

Drago acquiesça.

« Nous sommes coincés », dit-il, plus pour lui-même que pour Ginny qui se trouvait à ses côtés.

D'une part, il était fier d'avoir réussi à jeter ce sort sur le journal, mais de l'autre, il était en colère car l'explosion leur avait coupé l'unique voie de sortie. Il se frotta d'un air absent sa jambe blessée et il réfléchit à un moyen pour se sortir de là.

« Peut être pouvons nous essayer de bouger quelques pierres ? », suggéra Ginny.

La plupart d'entre elles étaient vraiment trop lourdes pour être soulevées et les deux jeunes sorciers n'étaient pas assez expérimentés pour faire léviter quelque chose de plus gros qu'un simple caillou. Finalement, ils renoncèrent et se laissèrent tomber à terre tous fatigués. Puis finalement ils s'adossèrent contre le mur froid. Tous deux furent arrachés de leurs pensées par un bruit qui ressemblait à une sorte de frottement.

La bouche de Ginny était terrible sèche.

« Il y a quelque chose », murmura-t-elle craintivement. « Le monstre. »

Drago la fixa avec des yeux ronds, en essayant de comprendre ce qu'elle venait juste de dire. « Nous devons regarder autour de nous », proposa t-il avec hésitation et il se releva du sol. Ginny le suivit lentement avec sa baguette dans sa main indemne.

Ils s'enfoncèrent dans la chambre, en regardant les alentours mais ils ne virent rien de particulier. Celle-ci était à peine éclairée et une brume verte recouvrait le sol, celle-ci arrivait jusqu'à leurs mollets. Une odeur humide presque pourrie flottait dans l'air, cela rendait leur respiration très difficile. Le haut plafond de la salle était supporté par des dizaines de colonnes qui étaient décorées avec des serpents sculptés et à l'extrémité de la pièce se trouvait le visage massif en pierre de Salazar Serpentard.

Si cela n'avait pas été une si sombre situation, Ginny aurait été fascinée par cet étrange environnement mais en fait elle se sentait seulement effrayée.

En raison de l'humidité et du froid, respirer était une tâche ardue et leur concentration en souffrait. Mêmes leurs vêtements semblaient s'imbiber de tout cela, refroidissant ainsi un peu plus le corps des deux Serpentards.

Nul ne prononça un mot tandis qu'ils marchaient tout autour de la longue salle, le seul bruit était le claquement de leurs dents. Soudain, il y eut un souffle juste derrière eux, tous deux s'arrêtèrent aussitôt de marcher et fixèrent le mur avec inquiétude. Le cœur de Ginny battait si rapidement que cela en était douloureux et elle contempla avec surprise comment la bouche de la statue s'ouvrit lentement et que la tête d'un énorme serpent commença à bouger.

« Cours, Drago ! », cria-t-elle toute paniquée. « Le basilic ! »

Ils se retournèrent tous les deux en même temps et s'enfuirent devant la bête.

Les deux enfants se précipitèrent vers l'ouverture d'un tuyau et y entrèrent. Ils coururent côte à côté en zigzagant à travers les dizaines de tuyaux.

Drago avait des difficultés à suivre le rythme de Ginny car sa jambe droite le faisait boiter. Il essaya d'ignorer la douleur mais cela s'avéra plutôt difficile. Ginny remarqua sa lenteur et elle le prit par le bras. Elle le traîna derrière elle à travers ces canalisations qui semblaient sans fin.

Drago était assez content de son aide car il n'aurait pas été capable de se déplacer aussi vite. Ginny était étonnement forte pour son âge.

Ils pouvaient entendre le serpent derrière eux, il suivait probablement leurs pas qui résonnaient à travers les longs tuyaux. Le monstre allait finalement les rattraper enfin de compte, les deux enfants le savaient.

Ginny découvrit l'ouverture d'une toute petite canalisation au niveau de sa tête. Le basilic ne pourrait pas les suivre dans celle-ci car elle était beaucoup trop étroite pour l'énorme serpent.

« Nous devons monter là-haut », murmura-t-elle à bout de souffle en essayant de le faire toute seule mais sa fracture au bras lui faisait trop mal. Elle y renonça, ses yeux se remplirent de larmes. Elle n'y arriverait pas avec son membre cassé.

« Je vais te tirer », dit soudain Drago, en la sortant de ses pensées.

Elle hocha la tête et elle regarda comment il se hissa tout seul dans le tuyau. Elle pouvait entendre le basilic qui se rapprochait et elle sentit la peur monter rapidement en elle. Drago lui tendit ses mains et elle en saisit une avec son bras indemne. Le garçon blond commença à l'attirer vers lui et elle essaya de soutenir son poids avec ses pieds contre le mur. Ses chaussures glissèrent plusieurs fois mais finalement elle réussit à s'allonger dans l'étroite canalisation à côté de Drago.

Les deux enfants avaient à peine assez de place pour eux deux quand ils se trouvaient côté à côte.

Quand ils entendirent le serpent en dessous de l'entrée de leur cachette, ils s'enfoncèrent un peu plus profondément dans le tuyau qui devenait de plus en plus étroit tandis qu'ils avançaient. Bientôt, il n'y eut plus assez de place pour eux deux et ils durent s'adosser contre le mur humide l'un en face de l'autre. Leurs respirations étaient erratiques en raison de la course et de la crainte de pour leur vie. Ils attendirent avec anxiété que le serpent fasse quelque chose.

« Tu ne dois pas regarder le basilic… », murmura Ginny haletante.

Constatant une expression confuse sur le visage du garçon, elle expliqua.

« Le regard du basilic est mortel. »

Les yeux de Drago s'élargirent légèrement, son regard se posa pendant un instant vers l'ouverture du tuyau où le serpent aurait dû être.

Un bruit fit détourner le regard des deux enfants de l'entrée et ils se mirent à se regarder l'un l'autre. Ils avaient des hauts de cœur et leurs visages étaient terriblement pâles.

Ginny remarqua du coin des yeux que la tête du basilic rodait devant l'ouverture de leur cachette. Il décocha plusieurs fois sa langue à l'intérieur de la canalisation. Il fit plusieurs tentatives afin d'y entrer mais il échoua à chaque fois.

Ginny ferma les yeux, tout comme Drago l'avait fait quelques instants auparavant, en espérant que le monstre ne trouvât pas le moyen pour les atteindre. Pendant un moment, les seuls bruits que Ginny fut capable d'entendre étaient sa propre et rapide respiration ainsi que celle de Drago. Elle commença à croire que le basilic était parti quand elle entendit de faibles sifflements.

Apparemment, le serpent exprimait sa colère, car il était incapable d'attraper sa proie.

Ginny ferma encore plus les yeux et essaya d'ignorer le furieux mécontentement de la bête. Son corps tremblait de froid et d'anxiété, elle claquait également des dents. Ses yeux toujours clos, elle commença à se frotter les genoux afin de réchauffer ses membres gelés. Ses vêtements étaient complètement mouillés.

Durant ce moment plein de désespoirs, Ginny fut certaine qu'ils allaient mourir, là, dans cette obscur et froide chambre tandis que la vie qui se déroulait au-dessus d'eux allait continuer. Ils pourriraient dans ce tuyau jusqu'au jour où quelqu'un découvrira leurs squelettes comme cela avait été annoncé sur le mur du couloir qui se trouvait plusieurs mètres au-dessus de leurs têtes. Personne ne pouvait les sauver.

Alors qu'elle essaya de les retenir, des larmes sortirent lentement de ses yeux et celles-ci s'écoulèrent le long de son visage. La peur et le désespoir du fait de cette situation sans issue semblaient l'écraser, cela la fit éclater en sanglots. Ses pleurs résonnèrent dans l'étroit tuyau, emplissant ainsi l'air tout autour d'eux plein d'humidité.

Ce qui était le pire pour elle, c'était le fait qu'elle allait être la cause de la mort de quelqu'un autre. Drago allait partager son horrible sort et mourir également, ici, dans la chambre qu'elle avait ouverte parce qu'un journal l'avait contrôlé. Tout cela était de sa faute.

Elle entendit Drago qui s'éclaircit sa gorge avec hésitation, elle s'arrêta de pleurer.

« Je pense que le basilic est parti », dit le garçon d'une voix légèrement embarrassée, n'étant pas habitué à voir de telle démonstration d'émotions. Son éducation au manoir Malfoy lui avait appris à maîtriser ses propres émotions et sentiments, peu importe s'il voulait les montrer.

Ginny ouvrit les yeux et fixa le sorcier blond en face d'elle. Il contemplait un point quelconque sur le mur, évitant ainsi son visage, visiblement il était embarrassé par ses pleurs. Si sa face était aussi pâle que la sienne, alors ils semblaient tous les deux plus morts que vivants.

En s'essuyant les larmes qui lui restaient au fond des yeux, Ginny prit une profonde aspiration et essaya de contrôler ses émotions. Avec hésitation, elle risqua un coup d'œil vers l'entrée du tuyau afin de s'assurer que la tête écailleuse du serpent avait disparu. Elle se demanda, où il était parti car elle était à peu près certaine qu'il n'avait pas abandonné l'idée de les avoir pour son dîner.

« Je suis sûr qu'ils nous recherchent déjà et qu'ils remarqueront bientôt le lavabo manquant dans les toilettes. Puis, ils viendront et nous serons sauvés », déclara Drago d'un air content.

Ginny secoua tristement la tête.

« Ils ne verront pas l'ouverture de la chambre car celle-ci se referme immédiatement toute seule », murmura-t-elle, en luttant contre quelques larmes.

Drago hocha simplement de la tête et ne dit rien.

« As-tu peur ? », demanda-t-elle, sa voix dépassa à peine celle d'un chuchotement. « Tu sembles toujours si composé. Ne pleures-tu donc jamais ? » Ella avait rivé ses yeux sur le blond Serpentard juste devant elle, elle essaya de voir quelque chose à travers ce masque pâle qui constituait son visage.

Une légère teinte de rouge apparut sur les joues de Drago, ce qui indiqua que la question était trop personnelle à son goût.

« Je ne pleure jamais », rétorqua-t-il sèchement. « Les Malfoy ne pleurent pas. »

Ginny le regarda avec une curieuse expression et elle se demanda s'il disait la vérité.

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Quelques étages au-dessus de la Chambre, les couloirs et les classes étaient déserts. Tous les étudiants avaient été obligés de rester dans leur salle commune pour le reste de la journée.

McGonagall avait déjà annoncé que l'école serait fermée jusqu'à ce que la Chambre des Secrets ait été trouvée et que le monstre ait été supprimé. Le Poudlard Express reconduiraient demain les enfants à King's Cross, où leurs parents qui avaient été informés de la situation, les attendraient.

Beaucoup d'étudiants avaient éclaté aux sanglots quand ils avaient appris la nouvelle attaque et les autres maisons avaient été surprises de voir que le monstre s'attaquait désormais à des membres de sa propre maison.

Fred, George, Ron, Harry et Percy avaient été affolés en apprenant la nouvelle et ils avaient voulu participer aux recherches mais on les avait renvoyé à leur salle commune comme tout le monde.

C'était la fin de l'après-midi et cela faisait maintenant plusieurs heures que Drago et Ginny avaient disparu, cependant l'entrée de la Chambre restait introuvable.

Les professeurs, les Malfoy et les Weasley avaient fouillé tout le château mais sans succès. Ils étaient désormais tous rassemblés dans le bureau du directeur afin d'élaborer de nouveaux plans. Dumbledore était revenu à Poudlard et il se tenait debout à côté de la cheminée en entortillant d'un air songeur sa longue barbe. McGonagall était assise sur une chaise, elle semblait au moins deux fois plus vieille qu'elle ne l'était. Dans l'ensemble, l'ambiance était au plus bas.

« Nous avons fouillé chaque pièce du château. Il n'y a aucun signe d'une Chambre », dit Arthur d'une voix abattue, avec des cernes autour des yeux, celles-ci le faisant apparaître plus âgé qu'il ne l'était.

« C'est déjà peut être trop tard », murmura le professeur McGonagall en se massant les temples.

« Non », déclara Lucius sèchement, son expression était tendue. « Nous devons de nouveau tout regarder. »

« Ce château possède de nombreux passages et pièces cachés où personne n'ait jamais allé. Bien que j'ai passé des décennies derrière ces murs je ne connais pas la moitié des secrets que recèle Poudlard », murmura Dumbledore.

« Nous n'avons pas regardé dans les dortoirs. Cela peut être une piste », suggéra finalement Rogue.

« Oui, vous avez probablement raison, Severus », répondit Dumbledore calmement.

Aussitôt, Arthur Weasley, Lucius Malfoy et Rogue se précipitèrent hors du bureau et se dirigèrent vers la salle commune des Serpentards. Molly et Narcissa furent conduites à l'infirmerie afin de prendre une dose de calment car l'inquiétude des deux femmes pour leurs enfants était trop élevée.

Les trois hommes fouillèrent dans les malles et tables de chevet des enfants, ce qui provoqua la panique parmi les élèves.

« Il y a quelque chose ! », s'exclama Arthur en regardant la page d'un vieux livre.

« Un basilic », dit Rogue tout surpris. « Tuyaux. »

« L'entrée de la Chambre doit être dans une des toilettes », en conclut Lucius Malfoy.

« Oui, c'est certainement une possibilité », confirma Rogue.

« Nous avons déjà regardé toutes les toilettes, n'est-ce pas ? », demanda Arthur avec une voix désespérée.

« Hmm… », murmura Lucius Malfoy. « Nous avons du rater quelque chose. »

L'inquiétude à propos de leurs enfants les avait fait oublier leur hostilité.

Avec l'aide des enseignants, ils cherchèrent de nouveau dans les toilettes et après une heure de recherche, Rogue découvrit quelque chose.

« Cela pourrait être une indication pour l'entrée », marmonna-t-il d'un air songeur en contemplant le petit serpent sur le bord du robinet en cuivre.

Arthur et Lucius s'approchèrent du lavabo et ils observèrent le robinet de près.

« Nous devons essayer de l'ouvrir », déclara Arthur.

Les trois hommes jetèrent plusieurs sorts mais le sanitaire ne bougea pas d'un pouce.

Soudain, McGonagall entra dans la pièce avec Harry et Ron à ses côtés.

Les lèvres de Rogue se plissèrent plein de mépris.

« Potter et Weasley, pensez-vous être capables de nous apporter une aide quelconque ? » demanda-t-il d'un ton moqueur.

Harry et Ron lui adressèrent des regards mauvais et ils étaient sur le point de rétorquer quelque chose quand McGonagall les interrompit. « En effet. Ils sont venus à moi parce qu'ils pensent connaître le moyen d'entrer dans la Chambre des Secrets », dit-elle sérieusement.

« Bien sûr… », dit Lucius d'une voix traînante et sarcastique.

« L'Héritier de Serpentard est Fourchelang. Je pense que la Chambre ne peut être ouverte que par un ordre donné dans cette langue », expliqua Harry en colère en fixant Rogue et Malfoy.

« Les gens ayant ce don sont très rares. Nous ne pourrons jamais trouver quelqu'un qui est Fourchelang », déclara Arthur Weasley lamentablement, en s'appuyant d'un air fatigué sur le lavabo.

« Harry est Fourchelang ! », s'exclama Ron triomphalement.

Lucius sembla un peu impressionné par cette révélation tandis qu'Arthur était totalement bouleversé car parler aux serpents était généralement un don que les sorciers noirs possédaient.

« Eh bien, dites quelque chose ! Qu'attendez-vous ? », grogna Rogue impatiemment. « Ou pensez-vous qu'il n'y ait pas assez d'admirateurs pour témoigner de votre acte héroïque ? »

Harry rougit, tout embarrassé et furieux, mais il demeura silencieux. Il se dirigea vers le lavabo avec le serpent sur le robinet. Il bougea la tête d'un côté à l'autre et se concentra sur la petite représentation.

« Puis-je vous demander ce que vous faites ? », demanda Lucius d'un air désobligeant.

« J'essaie de m'imaginer que le serpent est vivant », gronda Harry.

« Laissez ce garçon tranquille. Nous avons déjà assez perdu de temps.», implora Arthur.

Après quelques minutes, un étrange sifflement sortit de la bouche d'Harry et aussitôt le lavabo disparut dans le sol, révélant ainsi un long et sombre tuyau.

Les yeux de McGonagall s'élargirent d'étonnement.

« Comment allons-nous descendre là-bas ? »

« Avec des balais », rétorqua Harry l'air de rien.

« Cela devrait marcher… », déclara Rogue à contrecoeur. « Mais, vous allez maintenant retourner dans votre salle commune. »

Harry et Ron étaient sur le point de protester mais leur chef de maison les fixa sévèrement.

« Le professeur Rogue a raison. C'est trop dangereux pour vous de descendre là-bas. »

C'est en murmurant dans leurs barbes des protestations que les deux Gryffondors quittèrent les toilettes avec McGonagall.

« Je vais chercher Albus », dit le professeur de métamorphose avant de refermer la porte derrière elle.

« Potter veut toujours jouer les héros », dit Lucius d'une voix traînante.

« Sans son aide, l'entrée serait encore fermée. » Arthur lança un regard furieux au sorcier blond.

« Je vais appeler un des elfes de maison et lui demander de nous apporter des balais », déclara Rogue, ignorant l'agressivité entre des deux hommes.

Quelques minutes plus tard, montés sur des balais appartenant à l'école, ils descendirent le tunnel jusqu'à ce qu'ils atteignissent une petite salle. Puis, ils firent face à un énorme tas de pierres et cela leur donna l'impression que la Chambre s'était effondrée. Dumbledore, Molly et Narcissa rejoignirent les trois hommes peu de temps après et les femmes craquèrent en voyant tout cela.

« Oh…Ginny », sanglota Molly désespérément.

Narcissa tint fermement le bras de son mari, ses yeux étaient remplis de larmes.

« Nous devons déplacer ces pierres », déclara Arthur mais Dumbledore secoua la tête. « Le plafond pourrait s'effondrer si celles-ci ne sont plus là pour le soutenir. »

« Nous devons faire quelque chose ! », cria Molly.

« Nous pourrions appeler les enfants pour voir s'ils sont toujours en vie », suggéra Rogue.

Ils commencèrent donc à crier leurs prénoms, en espérant obtenir une réponse.

« Ginny ! »

« Drago ! »

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Ginny et Drago étaient toujours assis dans l'étroit tuyau, ils tremblaient de froid. Leurs lèvres étaient déjà bleues.

Ginny se sentait de plus en plus fatiguée et elle se rappela ce qu'elle avait lu, c'était le premier signe de l'hypothermie. Elle risqua un coup d'œil vers le garçon en face d'elle. Il n'avait pas l'air d'aller bien et il serrait bien ses jambes contre lui afin de se réchauffer.

Rassemblant son courage, elle déclara : « Peut être pourrions-nous nous rapprocher l'un l'autre afin de nous tenir chaud avec la chaleur de nos corps. » Elle se sentit rougir fortement mais elle se dit à elle-même que c'était probablement leur seule chance pour survivre.

Drago leva les yeux de ses genoux et souleva ses sourcils d'un air interrogateur mais il ne protesta pas.

Avec hésitation, elle rampa vers lui et s'assit à côté de lui. Elle se sentait déjà un peu plus chaude mais peut être était-ce l'effet de la chaleur qui lui montait aux joues due à la proximité d'un garçon.

« Umm… Je voulais juste te remercier pour m'avoir aidée », marmonna-t-elle en hésitant et en regardant le sorcier blond à ses côtés.

« Eh bien, tu m'as traîné derrière toi, il était donc normal que je t'aide également », dit-il à contrecoeur en évitant ses yeux. « Quel est le problème avec ton bras ? », demanda-t-il en essayant de changer de sujet.

Ginny bougea légèrement et lui montra son bras cassé. Elle s'attendait à voir un regard de dégoût mais il était plutôt fasciné par l'os qui dépassait et il l'observa attentivement.

« Cela doit être douloureux », conclut-il finalement.

« Ca l'est », confirma-t-elle. « Mais tu boites, ta jambe doit également te faire mal. »

Son visage devint dur et il secoua la tête.

« Non, ça va. »

Ils restèrent ainsi assis côte à côte pendant un temps qui leur sembla une éternité, ne prononçant aucun mot et à l'affût du moindre bruit.

« Peut être y a-t-il un moyen pour tuer le serpent ? », suggéra finalement Drago.

Ginny le fixa.

« Je ne veux pas faire cela. »

« Il veut te manger et toi, tu ne veux le tuer ? », demanda Drago d'un air moqueur.

« Nous pourrions juste essayer de le pétrifier ou de lui faire quelque chose comme ça… », marmonna Ginny.

« Ouais… », murmura Drago, songeur. « Mais, je ne me souviens d'aucun sort qui soit assez puissant pour assommer un basilic… Sauf peut être le 'Petrificus Totalus'… »

« Le seul sort que je connaisse est le sortilège de la chauve-furie », expliqua Ginny.

« Quoi ? », demanda Drago en fronçant les sourcils tout confus.

« Le sortilège de la chauve-furie », répondit la rouquine. « Ce sort fait se couvrir le visage de la victime de chauve-souris qui battent des ailes en tous sens. »

Drago souleva encore un peu plus ses sourcils.

« Je ne pense que ce sort puisse nous aider », dit-il d'une voix traînante, un petit sourire apparaissant aux coins de ses lèvres.

Ginny ne put s'empêcher de rire, même si, elle trouvait cela quelque peu dérangeant qu'un Malfoy la fasse rigoler, ne serait-ce qu'une fois… Cependant, elle se reprit très rapidement et elle lui demanda en haletant : « Connais-tu des sorts utiles ? »

Le garçon blond regarda dans le vague pendant quelques instants, il semblait réfléchir à la question.

« Eh bien, je pense en connaître un », dit-il d'une voix traînante et suffisante.

« Alors ? » Ginny éprouvait une certaine consolation à parler avec lui, car il la distrayait de ses craintes.

« C'est un sort aveuglant. Il rend aveugle la victime pendant une heure. »

« Où as-tu appris celui-ci ? », demanda-t-elle avant qu'elle ne puisse s'arrêter.

« Un de nos elfes de maison, Dobby, aimait m'espionner et allait raconter à mon père toutes les fois que je faisais quelque chose d'interdit. J'ai cherché dans quelques livres un moyen afin de lui donner une leçon et j'ai découvert ce sort. La fois suivante où Dobby m'a espionné, je lui ai jeté celui-ci et depuis lors, cet elfe ne m'a plus jamais embêté », déclara Drago triomphalement.

« Quand j'étais petite, j'étais utilisée pour espionner mes frères jumeaux. Ils lancèrent un sortilège de collage sur le trou de la serrure afin de m'empêcher de les regarder. Malheureusement, celui-ci était assez puissant et les guérisseurs de Sainte Mangouste n'étaient pas sûrs d'être en mesure de séparer mon front de la porte. Papa et Maman étaient furieux. Je pense que les jumeaux n'ont pas pu s'asseoir pendant toute une semaine. » Ginny se savait pas trop pourquoi elle lui racontait de telles choses.

« Il semblerait que les guérisseurs aient finalement réussi à décoller cette porte de ta tête », dit Drago en affichant un petit sourire et en regardant son front.

Ginny sourit et acquiesça.

« Ouais, heureusement. » Elle se toucha avec hésitation la peau à cet endroit-là, réalisant que Drago et elle partageaient d'agréables et bizarres moments. Cela devenait effrayant mais elle mit tout cela sur le compte de la situation difficile qu'ils étaient en train de vivre.

« Ginny ! »

« Drago ! »

Les deux se redressèrent et échangèrent des regards choqués.

« As-tu entendu ? », demanda Ginny avec angoisse, inquiète de savoir qu'elle aurait pu imaginer entendre son prénom. Drago hocha lentement la tête et rampa prudemment vers l'ouverture du tuyau. Ginny le suivit.

« Ginny ! »

« Drago ! »

Cela se répétait.

« Cela vient de l'entrée… », murmura Drago. « Nous devons y aller. »

« Mais, le basilic… », dit Ginny incertaine en regardant tout autour d'eux pour voir si le serpent n'y était pas.

« Nous devons courir », insista le garçon.

Ginny acquiesça.

« A trois ? »

« Un… Deux… Trois ! »

Ils sautèrent hors du tuyau et tous deux grimacèrent de douleur en raison de leurs membres blessés. Ils se précipitèrent à travers la salle aussi vite qu'ils le pouvaient en regardant droit devant eux.

Leurs parents les avaient appelés pendant plusieurs minutes sans obtenir la moindre réponse. Ils commençaient à penser qu'ils s'étaient arrivés trop tard quand tout à coup, il y eut du bruit.

« Maman, Papa ! », cria Ginny désespérément, en essayant de trouver un trou dans le tas de pierres et de regarder à travers celui-ci.

« Papa ? Maman ? » Drago semblait plein d'espoir. Il n'avait pas l'habitude d'appeler ses parents de cette manière si intime en public, mais la situation était trop effrayante pour dire 'Père' et 'Mère'.

« Drago ! », s'exclamèrent Lucius et Narcissa simultanément.

Molly et Arthur pressèrent leurs oreilles contre les pierres.

« Ginny, nous sommes là. Ne t'inquiète pas, ma chérie. »

« Le basilic est encore là », dit Ginny craintivement.

« Il nous courre après ! », ajouta Drago.

Les adultes de l'autre côté du tas échangèrent des regards inquiets.

« Le basilic est très dangereux… », murmura Dumbledore, de telle sorte que les enfants ne puissent l'entendre. « Il n'est pas facile à éliminer. »

« Nous devons les sortir de la Chambre sans attendre », exigea Molly impatiemment, la pensée de ne pas être capable de sortir sa fille de là la rendait folle.

« Est-ce que le sortilège de la mort fonctionne sur le basilic ? », demanda Lucius.

« Oui », répondit Dumbledore. « Autant que je sache, la plupart des sorts marche. »

Ginny et Drago se demandèrent pourquoi c'était si silencieux de l'autre côté, quand soudainement, il y eut un bruit derrière eux.

« Le basilic ! », hurla Ginny, toute paniquée.

Les adultes entendirent son exclamation et ils commencèrent à léviter les pierres du haut du tas afin d'atteindre leurs enfants, ne se souciant plus de savoir si la Chambre risquait de s'effondrer. Ils auraient tout fait sauter si cela n'avait pas été si dangereux.

Le bruit du frottement était maintenant très près de des enfants et ceux-ci pointèrent leurs baguettes en direction de celui-ci, leurs mains tremblaient.

« Il se rapproche », chuchota Drago frénétiquement.

« Ferme les yeux ! »

« Le basilic va les attaquer et ils ne seront pas en mesure de se défendre par eux-mêmes ! »

« S'ils regardent les yeux du basilic, ils mourront immédiatement. »

Les deux enfants entendirent les cris des adultes. Le trou n'était pas encore assez grand pour qu'ils puissent y passer et tous les deux savaient qu'ils devaient se protéger s'ils voulaient survivre.

Drago attrapa Ginny et l'attira derrière une colonne.

« Connais-tu le 'Petrificus Totalus' ? », demanda t-il.

« J'ai lu sur celui-ci et Hermione me l'a montré parce qu'elle l'a utilisé sur Neville durant sa première année mais je ne sais pas si je pourrais le lancer… », déclara la rouquine avec angoisse.

Drago fit le geste de la main pour jeter le sort afin de lui montrer.

« Cela doit marcher », murmura-t-il, son visage était pâle comme la mort. « Si Potter a pu battre Vous-Savez-Qui alors qu'il n'était qu'un bébé et qu'il a réussi à sauver la pierre philosophale l'année dernière, alors nous pouvons vaincre ce méchant serpent. »

Ginny hocha de la tête pour confirmer.

« Nous devons viser en direction du bruit. Nos yeux doivent rester clos », rappela-t-elle au garçon.

Le serpent n'était plus qu'à quelques mètres d'eux.

Drago lui fit un signe de la tête. « Maintenant ! »

Avec leurs yeux fermés, ils pointèrent leurs baguettes vers la direction d'où provenait le bruit.

« Petrificus Totalus ! »

Ginny ne compta pas le nombre de fois qu'elle lança le sort vers sa cible mais elle voulait être sûre qu'elle avait touché le serpent. Elle entendit le son des sorts qui atteignaient les murs autour d'eux, mais finalement il y eut un bruit sourd et le sol s'ébranla sous ses pieds.

Avec hésitation, elle ouvrit un œil et regarda autour d'elle. Le basilic gisait immobile à terre, ses yeux mortels étaient clos. Ginny prit une profonde aspiration et son corps s'arrêta de trembler.

Drago relâcha sa respiration qu'il avait jusqu'à présent retenue. Il se passa la main à travers ses cheveux blonds tous décoiffés. « Nous l'avons eu », dit-il en laissant s'échapper un rire incrédule.

« Que s'est-il passé ? », demanda Molly en criant toute paniquée de l'autre côté du tas de pierres.

« Ils ont assommé le basilic », dit Rogue dont la tête passait à travers le trou. Ginny et Drago se précipitèrent vers lui et ils escaladèrent les pierres. Leur chef de maison les aida à ramper à travers celui-ci.

Ginny sauta dans les bras de ses parents, laissant des larmes de soulagement s'écoulées le long de ses joues. Drago se pressa contre sa mère qui sanglotait dans sa chevelure alors que son mari les serrait tous les deux très fort.

Apparences, fierté familiale, hostilité, aucunes de ces choses n'étaient importantes à ce moment-là.

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J'espère que l'histoire continue à vous plaire. Ce chapitre est le plus long que j'ai traduit jusqu'à présent.

Avant de retourner vaquer à vos habituelles occupations, merci de me laisser une petite review. Cela me fait tellement plaisir.

Bisous.

DiagonAlleyParis