Bonsoir !
Vous allez bien ?
J'espère que vous avez ou allez tous passé une bonne rentrée pour ceux qui vont encore au collège ou lycée... ou Fac ^^
Bonne année scolaire à vous.
Merci beaucoup à vous pour vos Reviews.
Merci à ma team Bêta.
Bonne lecture =)
POV Bella
Pour une fois, je me réveillai seule. Nous étions samedi, enfin le week end ! La journée de vendredi s'était bien déroulée, Laurel avait passé l'après-midi avec Edward et moi au bureau. Nous nous étions bien amusés et elle avait été adorable. Sans ouvrir les yeux, je pus sentir qu'Edward était à mes côtés. Je tendis alors ma main vers lui en m'attendant à rencontrer son torse, sauf qu'il était assis et que ma main atterrit sur son entrejambe. Edward pouffa et je retirai ma main.
- Madame, est-ce là des manières ?
Je me tournai vers lui et ouvris les yeux.
- Désolée.
- Ne t'excuse pas pour ça. Ne sois pas bête. Bonjour, mon amour.
- Bonjour. Qu'est-ce que tu fais ?
- Oh, j'attendais juste que tu te réveilles pour que tu me tripotes un peu.
- Pauvre malheureux.
Je regardai l'heure, 8h. Je m'étirai et m'assis moi aussi dans le lit. Edward déposa un baiser sur ma joue et je posai ma tête sur son épaule.
- Ce sont les prospectus que le médecin m'a donnés ?
- Oui. Il faudrait qu'on en parle.
- Je les ai lus.
- Je viens de finir de le faire. Bella, on doit y aller.
- On ira à ces cours de préparation à l'accouchement et aussi à ceux où on nous apprend à changer une couche et donner un bain. Mais je sais déjà que j'aurai l'air d'une idiote.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Parce que faire semblant de simuler une contraction pour faire la respiration du petit chien ou essuyer les fesses propres d'un bébé en plastique, me donnera forcément l'air d'une idiote. Et toi tu sais faire tout ça.
- Pas la respiration du petit chien. Chérie...
- On est obligés de parler de ça maintenant ? Je viens à peine d'ouvrir les yeux, je n'ai pas envie qu'on se dispute avant d'avoir posé le pied par terre.
- Tu sais, à force de repousser l'inévitable, tu vas te retrouver coincée. Et je pense que si tu ne veux pas faire tout ça, c'est parce que ça rend les choses trop réelles et que tu as peur.
- C'est réel depuis que je le sais, Edward. Et depuis que je le sens bouger alors j'ai pensé à quelque chose qui...
- Pardon ?
Il se redressa et me regarda d'un air choqué.
- Tu sens le bébé bouger et tu ne me dis rien ?! Putain, Bella ! Tu m'as promis de me dire absolument tout concernant la grossesse.Tu ne crois pas que c'est quelque chose à signaler ?! Depuis combien de temps ?
- J'ai compris hier que c'était lui. Ne me crie pas dessus, s'il te plaît. Et je ne t'ai rien dit parce que tu ne peux pas le sentir toi. Quand il bouge et que je pose mes mains sur mon ventre, je ne sens rien. C'est intérieur et très perturbant.
- Qu'est-ce que ça fait ?
- Je ne pourrais pas dire... ça fait comme des bulles dans mon ventre. On dirait qu'il rebondit d'un côté à l'autre de mon ventre. Je n'aime pas trop ça. Je ne suis pas à l'aise.
- Tu n'es à l'aise avec rien avec cette grossesse.
Je soupirai et fixai le mur en face de moi.
- Ne m'en veux pas.
- Je ne sais pas, Bella. Honnêtement, je ne sais pas.
- J'essaye... vraiment. Et j'y ai pas mal réfléchi. Je me sentirais peut-être moins ridicule s'il n'y avait que nous.
- Comment ça ?
- Je... je pensais en parler à Alice. C'est une maman, elle sait faire. Elle pourrait nous enseigner la pratique, m'apprendre à changer une couche, ou à habiller le bébé et à toi aussi. Je n'aurais pas honte et je n'aurais pas l'horrible sensation que tout le monde me regarde. Et peut-être que pour la préparation à l'accouchement, on pourrait demander au médecin le nom d'une sage femme et elle viendrait elle aussi ici. Je serai moins stressée sans dix couples autours de nous. Je sais que ça fait associable mais...
Il m'interrompit en me tournant la tête vers lui et en m'embrassant.
- Ok... ok, chérie, on va faire ça. Excuse-moi de m'être énervé. J'aurais dû te laisser le temps de m'en parler.
- Je l'aurais fait mais pas au saut du lit comme ça. Et j'aurais dû te dire que je sentais que ça bougeait là-dedans. On n'est pas fâchés ?
- Non.
Il m'embrassa de nouveau.
- En fait, je suis nerveux. Nerveux parce que je vais être père, j'en suis heureux mais nerveux. Et je m'inquiète pour toi. Même si tu dis le contraire, je sais que tu es fragile. Qu'est-ce que tu ressens quand il bouge ? Il bouge là ?
- Non. Je ressens de la gêne, j'ai l'impression d'avoir des gaz ! Ne ris pas !
Il pouffa de rire et je le frappai sur l'épaule.
- Je vais aux toilettes ! Quand je reviens, tu ne riras plus.
Il rit encore plus et je quittai le lit pour aller dans la salle de bain. Après mon passage aux toilettes, je retournai dans ma chambre où j'ouvris la porte à Brad Pitt, qui miaulait, et qui courrut jusqu'au lit pour aller réclamer des caresses à Edward. Je les rejoignis dans le lit.
- Tu as vu, je ne ris plus.
- Bravo. Salut, mon chat !
Brad Pitt miaula et délaissa Edward pour venir contre moi, ses pattes arrière sur mes cuisses et ses pattes avant sur ma poitrine pour venir frotter le haut de sa tête sous mon menton et dans mon cou.
- Tu as vu, il me re-aime !
- Il a dû s'habituer à ta nouvelle odeur.
- Tu m'aimeras toujours, hein, mon chat d'amour ? Même si mes hormones te perturbent, tu m'aimeras toujours !
Je câlinai mon chat sous le regard moqueur d'Edward.
- On dirait une vieille gâteuse de quatre-vingt-dix ans.
- J'assume. Il faut que je l'emmène chez le vétérinaire cette semaine. Il lui faut un vaccin.
- Pauvre Brad Pitt. Je suis désolé pour toi. Pourquoi aimes-tu autant ta maîtresse ? Elle t'a coupé les couilles et te fait faire des piqûres.
Je ris et serrai mon chat contre moi.
- N'écoute pas Edward. C'est juste un peureux. Toi, t'es fort.
Il rit et embrassa ma joue.
- On devrait peut-être se lever. Emmett et Laurel doivent nous attendre.
- Ta sœur doit encore dormir et Emmett est un grand garçon. Reste au lit avec moi...
- Vous m'avez convaincu, chère femme.
Je souris et installai mes jambes en travers des siennes, son bras passa autour de mes épaules et je posai ma tête contre lui.
. Bella, avant que le bébé naisse, j'aimerais qu'on parte ensemble quelque part. Nous avons mérité des vacances, non ? Je voudrais que l'on passe une semaine ou deux quelque part au soleil ou ailleurs si tu veux.
- J'aimerais beaucoup. Où ça ?
- Que veux-tu faire ?
- L'hiver a été long, nous sommes en mars et il y a encore de la neige. Je voudrais aller au soleil.
- Que penses-tu des Maldives ? On pourrait aller dans un de ces hôtels au milieu de l'eau.
- Oh ça serait génial ! Quand ?
- Peut-être à la fin du mois prochain ? Ou début mai ?
- Il faut que l'on regarde nos plannings. Ce n'est peut-être pas le moment.
- C'est absolument le moment ! Ça fait trois ans que nous attendons.
- Et qui va gérer la boîte ?
- Nous, à distance, mais elle tournera au ralenti. On peut le faire, bébé. Et je crève d'envie de te voir en bikini toute la journée.
Je l'embrassai. J'étais vraiment folle de joie à l'idée de partir au soleil avec lui. Que ce soit aux Maldives ou ailleurs, je m'en moquais.
- Tu es contente ?
- Très heureuse. Et je ne pourrais pas attendre lundi pour arrêter une date !
- Après le petit déjeuner ?
- Super. Merci, chéri.
Je posai ma main sur sa joue et l'attirai vers moi pour l'embrasser. Il répondit à mon baiser, sa main glissa le long de ma cuisse et comme d'habitude, il s'arrêta à la limite du supportable pour moi. J'avais toujours peur qu'il me touche avec ses mains, je n'arrivais pas à me défaire de cette angoisse.
- Edward ? Bella ? Vous êtes debout ?
Je m'écartai de mon mari et m'installai correctement dans le lit pendant qu'Edward autorisait sa sœur à entrer. Laurel ouvrit la porte, les cheveux en bataille, les yeux encore brouillés par le sommeil et avec un pyjama avec écrit « Je suis une princesse », ce qui me fit sourire.
- Bonjour... je peux venir avec vous ? Je suis toute seule, Emmett dort encore. Je l'entends ronfler à travers la porte.
- Viens ici, blondinette !
Edward tendit les bras vers sa sœur et elle vint s'y blottir.
- Comment tu vas ? Bien dormi ?
- Oui super. Et vous ? Oh coucou, Brad Pitt !
Elle caressa la tête du chat et s'installa entre moi et Edward.
- Bella, je peux demander quelque chose à Edward sans que tu te fâches ?
- Euh, bien sûr.
- Edward, on pourrait passer un après-midi rien que tous les deux ?
Je souris et croisai les bras.
- Je suis très, très fâchée !
Edward rit et embrassa la joue de sa sœur.
- N'écoute pas Bella. Elle est jalouse quand je la quitte cinq minutes. Je serai très content de passer un après-midi avec toi.
- Je ne voulais pas te vexer, Bella.
- Non. Je te le prête. Ne t'inquiète pas, j'aurais de quoi m'occuper avec Emmett.
Elle gloussa et prit ma main.
- Merci, Bella. Alors Alice vient ce soir ?
- Oui et si tu veux bien, on va prendre notre petit déjeuner et ensuite on sort toutes les deux faire des courses. Cet après-midi, pendant que toi tu nous feras un super gâteau, moi je ferai un super dîner. Rien que nous deux.
- Oh oui ! Je sais déjà quoi faire !
- Alors debout !
Nous nous levâmes tous les trois et Edward tambourina à la porte de la chambre d'Emmett avant de l'ouvrir et de lui crier de se lever. Laurel et moi étions mortes de rire. Edward était fier de son coup et Emmett était furieux, bien sûr.
La matinée passa rapidement, Paul m'accompagna avec Laurel faire des courses pour le dîner de ce soir. Laurel était plus pipelette que jamais, mais elle n'évoqua jamais son amoureux présumé, ce qui me faisait douter de son existence. À midi, j'appelai Edward pour lui dire que je déjeunais en ville avec sa sœur. Nous ne rentrâmes à la maison que vers 13h30. Emmett et Edward jouaient au tennis à la wii à grands coups de cris et de frappes dans le vent.
- Edward, tu gagnes, j'espère ?
- Toujours, mon amour, toujours !
Je ris et allai ranger les courses avec Laurel dans la cuisine. Nous n'avions rien acheté qui méritait d'être mis au froid immédiatement.
- Laurel, tu as l'air épuisée, chérie.
- Je suis un peu fatiguée, oui.
- Moi aussi. Tu veux venir t'allonger avec moi ? Juste une heure, ensuite on se mettra à cuisiner. Nous avons le temps.
- D'accord.
J'allai prévenir les garçons que nous allions nous allonger, Edward me tendit alors sa joue sans quitter des yeux l'écran de la télévision. Je l'embrassai rapidement pour ne pas le perturber dans sa partie et allai dans ma chambre avec Laurel. Brad Pitt s'installa à côté de ma tête, Laurel entoura mon bras avec les siens et nous collâmes nos têtes l'une à l'autre. J'allais m'endormir quand elle parla.
- Comment tu as su que tu étais amoureuse ?
- Euh... quand je suis tombée amoureuse de Jacob j'étais jeune. J'avais seize ans. Il était beau, grand, gentil. En fait, je voulais tout le temps être avec lui, je me sentais heureuse quand il était avec moi et je me sentais vide quand il ne l'était pas.
- Jacob, c'est celui qui est mort ?
- Oui.
- Et comment tu as su que tu ne l'aimais plus ?
- Je n'étais plus aussi heureuse. C'était mon ami simplement.
- Et avec Edward ?
- La même chose mais en pire. C'est beaucoup plus fort.
Elle ne dit rien et soupira alors que j'attendais patiemment qu'elle se confie.
- Bella... je crois que je suis amoureuse.
- Tu peux me parler, chérie.
- Il y a un garçon dans ma classe. Je le trouve très beau, il est gentil et quand on est ensemble, on parle tout le temps. Au début, il me tenait la main parfois... on passait les récréations que nous deux. Et le soir, j'avais envie de l'appeler. Alors je le faisais.
- Comment est-ce qu'il s'appelle ?
- Adam. Il est trisomique comme moi. Mais il est très doué et très intelligent. Tu veux le voir ? J'ai une photo.
- Bien sûr !
Elle prit son téléphone, posé sur la table de chevet, et, après avoir fait défiler quelques photos, me montra celle où elle était en compagnie d'un jeune homme brun, un peu plus grand qu'elle. Ils étaient tous les deux côte à côte en tenue de cuisine. Le garçon tenait Laurel par les épaules et elle avait un bras autour de sa taille. Ils étaient mignons ensemble.
- Vous êtes beaux ensemble.
- J'en ai d'autre...
Elle fit défiler plusieurs photos où ils étaient tous les deux ou avec d'autres amis. Des selfies amusant où ils faisaient des grimaces ou d'autres où l'un des deux embrassait la joue de l'autre...
- Et il est amoureux de toi lui aussi ?
- Bella... il m'a... embrassée sur la bouche ! Comme Emmett et Rose, mes parents ou toi et Edward.
- Il t'a forcée ?
- Non ! Je le voulais. Mais j'avais peur. Il m'a dit que j'étais la plus jolie des filles de l'école, que j'étais une bonne pâtissière et que j'étais intelligente. Il a dit qu'il aimait être avec moi. Et il m'a embrassée. Et là... j'ai eu plein de papillons dans le ventre. C'était bizarre. Et après, j'arrêtais pas de sourire. Même en classe ! Et même en y pensant, je souris.
- Oh, ma puce !
Je la serrai dans mes bras et embrassai sa joue.
- Je suis heureuse pour toi. Mais tu dois faire attention, Laurel. Surtout ne fais jamais rien que tu ne veuilles pas. Tu dois dire non si tu n'es pas d'accord. Il faut que tu restes concentrée sur tes études, pas de bêtises d'accord ?
- Et s'il veut qu'on fasse des bébés ?
- Pas maintenant, j'espère ! Mais je vois ce que tu veux dire. Je te le répète, ne fais rien que tu ne veuilles pas. On pourra en parler toutes les deux, mais là c'est beaucoup trop tôt. Tu es jeune, lui aussi...
- Je crois que ça me fait peur.
- Parce que tu n'es pas prête. C'est le début, ma chérie. Combien de fois tu l'as embrassé ?
- Juste une fois, avant les vacances. Je voulais venir ici pour te parler. Au téléphone, c'est pas pareil. Et je voulais pas parler à maman et Rose n'a jamais le temps. J'ai que toi.
- Je serai toujours là pour t'aider et t'écouter. Tu ne dois pas penser à tout ça. Il faut déjà que tu saches si tu veux qu'il soit ton petit ami ou non.
- Je le veux, oui.
- Alors d'accord, mais apprenez à vous connaître. C'était ton ami, mais maintenant il faut que vous appreniez à être des amoureux. Et si tu vois que tu n'es pas heureuse et que ça ne fonctionne pas, alors tu devras arrêter.
- Comment je le saurai ?
- C'est dans ton cœur. Tu le sauras, Laurel. Mais n'oublie jamais que si tu as le moindre problème, la moindre question, je serai là pour toi.
Elle se serra contre moi et chuchota.
- J'ai peur qu'Edward et Emmett me grondent.
- Je les gronderai encore plus fort s'ils agissent comme des idiots. Crois-moi. Tu veux que j'en parle avec eux ?
- Non, je crois que c'est moi qui doit le faire. Bella... tu sais, des fois je suis pas comme toutes les filles, je suis un peu ailleurs, je fais des colères ou je m'énerve pour rien... Je vois comment elles sont les filles normales de mon âge. Moi j'ai l'impression d'être un bébé encore, une petite fille. Je comprends pas tout, j'ai du mal pour lire ou faire des maths... j'aime pas quand les choses changent, ça me fait peur.
Nous avions ce point en commun, elle et moi. Je resserrai ma prise autour d'elle.
- Tu as peur d'avoir un petit ami ?
- J'ai envie parce que je crois que je l'aime. J'aime mes frères, Edward un peu plus... mais Adam, je l'aime encore plus fort. Mais je me demande si j'ai le droit d'être comme tout le monde.
- Bien sûr que tu as le droit d'être amoureuse et heureuse. Et si c'est avec Adam, alors fonce ! Mais ne fais pas de bêtises en précipitant les choses. Tu sais, les filles de ton âge, normales comme tu dis, sont parfois, souvent même, très stupides et font de graves erreurs ! Je te trouve plus intelligente que certaines. N'aies pas peur et tu sais que je suis avec toi. Et je suis certaine que tes frères le seront aussi.
- Tu voudras bien le rencontrer ?
- Bien sûr ! J'en serai très heureuse même !
- On pourrait le voir sur l'ordinateur, non ?
- Si tu veux.
- Je verrai avec lui pour le jour, quand il pourra.
- D'accord. Alors c'était ça ton secret ?
- Oui. Je me sens mieux de te l'avoir dit. Je l'avais dit à personne encore, tu es la première.
J'embrassai son front.
- Merci de me faire confiance. Tu veux savoir mon secret à moi ? Mais tu devras me promettre de ne le dire à personne. Il n'y a que Edward qui est au courant. C'est très important Laurel, de ne rien dire encore.
- Euh, d'accord.
- Je vais avoir un bébé. Enfin, on va avoir un bébé avec Edward.
J'attendai avec inquiétude la réaction de Laurel. Elle me fixait avec des yeux ronds, la bouche entrouverte et un air interdit.
- Bella, c'est vrai ?
Je hochai la tête et elle se mit à pleurer. Je me relevai, alarmée et paniquée.
- Laurel, pourquoi tu pleures ?
- Je... Bella !
Elle se blottit contre moi et renifla avant de répondre.
- Quoi, chérie ? Qu'est-ce qui se passe ?
- Je... s'il te plaît... je pourrais être la marraine ? Rosalie a pas voulu pour Jared et Dylan. Elle a choisi d'autres filles. Elle a dit que j'avais déjà la chance d'être leur tante. Dis oui, Bella, s'il te plaît !
- Oui... enfin je crois. Il faut que j'en parle à Edward mais je suis certaine qu'il dira oui. Et ça me ferait très plaisir. Tu es contente ? Tu ne pleures pas parce c'est une mauvaise nouvelle ?
- Mais non ! Je suis trop heureuse ! Et c'est une fille ? Un garçon ? On voit pas... fais voir ?
Je soulevai mon t-shirt et elle posa ses mains sur mon ventre, il était aussi rebondi que si je sortais de table après un bon repas. C'était déjà plus que la semaine dernière.
- On ne sait pas. Je ne voulais pas savoir, je voudrais la surprise.
- Oh j'aimerais savoir moi. Mais tant pis. Il naît quand ?
- Euh...
Mince... je n'en savais rien. Nous n'avions pas demandé la date. Bon nous étions en mars, j'étais à quatre mois... donc...
- Dans le mois d'août.
- Oh, je pourrai venir quand il sera là ? Pourquoi vous le dites pas ?
- Oui, tu pourras venir. Nous ne disons rien parce que nous venons de le savoir et que je dois faire des examens pour être sûre qu'il va bien. Tant que nous ne savons pas, nous voulons garder le secret. Tu me promets de ne rien dire ?
- Promis, juré ! Oh, c'est vraiment une bonne nouvelle !
- Je suis soulagée, j'ai eu peur pendant un instant.
Elle me sourit et se blottit contre moi, je nous rallongeai et, alors qu'elle devait rêvasser dans sa tête, je m'endormis. Quand j'ouvris les yeux, Laurel dormait encore et Brad Pitt était sur le point de faire tomber un vase.
- Si tu fais ça, je te tue, le chat !
Il m'étudia et, comme s'il me provoquait, se remit à jouer avec les fleurs, ce qui fit vaciller le vase. Je me levai avant que le drame ne se produise, l'attrapai et le jetai hors de la chambre. Le gentil Brad Pitt ne pouvait pas toujours être là. Décidant de laisser Laurel tranquille, j'allai dans le salon en pensant y trouver les garçons, mais l'appartement semblait vide et silencieux. Ce n'est que lorsque je passai à côté de la petite salle de sport d'Edward que j'entendis des coups. Il devait maltraiter son sac de frappe. J'entrai après avoir frappé.
Edward était bien là, il ne portait qu'un short et ses tennis. J'avais donc le loisir d'admirer son torse luisant de sueur. Il me jeta un regard, puis un sourire plus tard, il se remit à frapper. J'allai m'asseoir sur un banc de muscu juste en face de lui.
- Bien dormi ?
- Ouais. Où est Emmett ?
- Réunion. Laurel ?
- Elle dort encore.
Il hocha la tête et continua de frapper. C'était le bon moment pour lui parler, au moins il avait un défouloir.
- J'ai... parlé avec ta sœur. Elle s'est confiée à moi. Et si je t'en parle, c'est pour m'assurer que tu ne seras pas un parfait crétin avec elle.
Il arrêta de boxer pour me regarder.
- J'étais sincère quand j'ai dit que je serai avec elle et pas contre elle.
- Alors je la laisse te l'annoncer ?
- Elle le fera quand ?
- Aucune idée.
- Alors parle, femme !
Je secouai la tête en souriant.
- Tu me promets que tu n'en feras pas toute une histoire et que tu seras raisonnable ? Je ne dirai pas tout.
- Ok.
- Elle est vraiment amoureuse.
- Merde !
- Edward !
Il se remit à donner des coups dans le sac à un rythme régulier.
- Elle m'a montré des photos. Ils sont trop mignons ensemble.
- Ils se sont embrassés ?
- Oui. Il lui a fait sa déclaration avant les vacances et il l'a embrassée. Je lui ai dit de ne rien précipiter et d'être prudente.
- Vous avez parlé sexe ? Tu lui as dit de pas faire de bêtises ?
- Je lui ai dit de coucher avec lui au plus vite. Bah oui, comment savoir si c'est le bon sinon ? Il est peut-être gentil mais s'il est nul au lit, ça ne vaut pas le coup !
Edward arrêta de frapper son sac et me regarda, choqué. Sauf qu'il ne prit pas en compte le retour du sac et se le prit en pleine tête.
- Edward !
Il tituba de quelques pas et je me précipitai vers lui pour l'aider à rester debout.
- Est-ce que ça va ?
- Tu as dit quoi à ma sœur ?
- Tu peux être vraiment nigaud parfois ! Bien sûr que non, je n'ai pas dit ça. Je lui ai dit qu'elle ne devait rien faire sans le vouloir vraiment. Qu'elle ne devait jamais être forcée à rien, de ne jamais faire un acte qu'elle ne veut pas faire. Et surtout de prendre son temps.
- C'est pas drôle, Bella...
- Viens t'asseoir.
Il s'assit et m'attrapa par la taille pour me faire asseoir sur l'une de ses cuisses.
- Est-ce que ça va ?
- Ouais. Alors c'est vrai ? Elle a vraiment un petit copain ?
- Oui. Et elle semble très heureuse et très amoureuse. Mais c'est nouveau, elle a peur. Elle est comme moi, elle n'aime pas le changement.
- Donc ?
- Elle aura qu'on l'écoute, qu'on la rassure et qu'on l'a soutienne. Tu feras ça ?
- J'essayerai.
- Fais-le.
- Bien, madame. Ça me fait bizarre.
Il posa sa main sur mon ventre.
- T'imagine dans dix-huit ans, on aura la même conversation avec lui ou elle.
- Euh, à ce propos. Te fâches pas mais... j'ai dit à Laurel qu'on allait avoir un bébé.
- Oh, et ?
- Elle a pleuré de joie et a demandé à être la marraine.
- Elle pourra. Enfin si tu veux bien. Je sais qu'elle était déçue quand Rose lui a dit non.
- Elle m'en a parlé. Et je veux bien. Pas de problème pour moi. Tu ne m'en veux pas ?
- Non. C'est plus facile pour moi de te dire que je l'ai dit à Emmett comme ça.
Je souris et embrassai sa joue collante d'eau salée.
- Ok, je te t'en veux pas.
- Tu devrais parler avec lui. Rose a passé une amniocentèse aussi.
- Et alors ?
- Je dis juste ça comme ça. Je vais prendre une douche. Je te retrouve dans le bureau.
- Pourquoi ?
- On a pas regardé pour nos vacances ce matin. Nous sommes tranquille là, profitons-en.
- Très bonne idée.
Il m'embrassa et j'allai rejoindre le bureau. J'allumai l'ordinateur et ma tablette avant de jeter un coup d'œil sur nos plannings. Ce n'était pas l'une de nos plus grosses périodes, cependant, avec les chinois, nous devions être prudents. J'étais le nez plongé dans nos emplois du temps quand j'entendis la porte du bureau s'ouvrir.
- Je viens de regarder vite fait. Nous pourrions partir à cheval entre avril et mai.
- Oh oui, Bella ! Enfuyons-nous ensemble ! Il était temps !
Je levai les yeux vers Emmett et sourit.
- Excuse-moi, j'attendais ton frère. Ta réunion est finie ?
- Ouais. C'était trois fois rien. Ça m'a pris qu'une heure ! Je peux ?
Il désigna le siège en face de moi. Je hochai la tête avant qu'il ne s'installe.
- Vas-y, Emmett. Je sais qu'il t'en a parlé. Alors dis-moi.
- Félicitations.
J'attendais la suite, lui attendait que je le remercie. Il finit par soupirer et reprendre la parole.
- Bella, je crois que tu t'inquiètes trop. Arrête de réfléchir à tout ce qui pourrait arriver.
- Ce qui va arriver, Emmett.
- Ouais, vis au jour le jour.
- Tu me connais mal.
- Il m'a dit que tu allais passer une amniocentèse. Tu redoutes les résultats ?
- Non. Ça ne me ferait rien. Je n'en serai pas dérangée. Est-ce que ça fait mal ?
- J'en sais rien, Rose a dit que c'était plus impressionnant que douloureux.
Je pinçai les lèvres. En fait, j'avais très peur, ça m'angoissait pas mal. Mais je ne pouvais pas en parler à Edward, il ne comprendrait pas et rien que le mot « aiguille » pouvait le faire tomber dans les pommes.
- De toute façon, je n'ai pas le choix. Il faut le faire.
- Tu parles comme si c'était une fatalité.
- Parce que ça ne l'est pas ? Je suis désolée d'être si peu enthousiaste. Je n'y arrive pas. Je ressens plus de gêne que de bonheur. Et je m'en veux terriblement.Je culpabilise énormément de ne rien ressentir. D'autant plus qu'Edward est visiblement très heureux. Moi, tout ce que je vois c'est qu'au moment où je commençais à reprendre confiance en moi et à accepter le corps qui m'a été volé, deux fois, il est de nouveaux envahi. Je suis une horrible personne.
- Oui, mais enfin Edward ne t'a pas fait ce bébé en te violant, Bella. Et ce petit n'a rien demandé, tu crois qu'il mérite ça ?
- Non, bien sûr que non. Mais je n'arrive pas à aimer ce que je ressens. Et je n'aime pas le changement. Je n'étais pas prête.
- C'est très dur ce que tu dis.
- Et j'en suis désolée. Je sais que c'est horrible. Mais j'essaye de tout mon cœur, Emmett. Et je veux y arriver pour Edward et pour ce bébé qui est là sans avoir choisi. Après... on verra. Il faut juste me laisser le temps de m'y faire.
- Oui, mais parle à Edward. Tu sais que je t'aime beaucoup, on s'entend bien toi et moi. Je sais que tu aimes mon frère et tout le bordel, mais ne le fais pas souffrir. Lui, il est heureux, mais il met tout ce qu'il ressent de côté. On connaît tes phobies et ton histoire, mais tu crois pas que mon frangin a assez mis de côté ses propres besoins pour te favoriser et t'aider, toi ? Tu réalises que votre couple ne doit pas tourner qu'autour de toi et qu'il faut que tu écoutes l'autre ? Ne lui gâche pas son bonheur, Bella.
Je ne répondis pas, il m'aurait frappée, je serais dans le même état. Je culpabilisais déjà de ne pas aimer correctement ce bébé, maintenant je me sentais indigne de mon mari. J'étais égoïste, cruelle et je l'empêchais d'être heureux.
- Je ne dis pas ça pour être méchant, Bella. Je te demande juste de faire un effort. Et je ne veux pas que ça change quelque chose entre nous.
Je me contentai de hocher la tête et éteignis l'ordinateur et la tablette en gardant le silence.
- Bella ? Je suis désolé si je t'ai fait de la peine. Mais...
- Emmett, ça va. Merci. Il faut que j'aille réveiller Laurel pour qu'on se mette à cuisiner.
Je me levai et sortis du bureau, dans le couloir je croisai Edward qui me sourit.
- Tu fais quoi ? Et nos vacances ?
- On verra plus tard. Je n'avais pas vu l'heure. Il faut que j'aille réveiller Laurel pour qu'on commence le repas de ce soir.
- Euh ok. Tu veux que je regarde ?
- D'accord oui. À tout à l'heure.
Je m'éclipsai et, alors qu'il entrait dans le bureau, je l'entendis s'adresser à Emmett.
- Putain, tu lui as dit quoi ?
Je laissai tomber et allai dans la chambre. J'envoyai un mail à ma psy lui demandant un rendez-vous au plus vite puis je réveillai Laurel. Ça allait me changer les idées. Une fois qu'elle fût prête, nous allâmes dans la cuisine, elle mit de la musique et c'était parti. Concentrée sur mon plat, je ne pensais plus à la personne que j'étais. Je croyais qu'il était heureux, j'avais ignoré qu'il avait mis ses besoins de côté pour moi. C'était un choc plutôt violent.
- Bébé ? Tu peux venir avec moi cinq minutes ?
Je levai la tête vers Edward et essuyai mes mains tout en le suivant jusqu'au bureau. Il ferma la porte.
- Dernière semaine d'avril et première semaine de mai. Ça te va ?
- Oui j'imagine.
En fait j'avais, moi aussi, pensé à ce moment-là.
- Super, je vais réserver tout ce qu'il faut alors.
- Tu ne veux pas attendre qu'on soit certains de pouvoir partir ?
- Nous sommes sûrs. Si on n'impose rien, on n'y arrivera jamais.
- D'accord alors. Mais tu ne veux pas de l'aide pour les réservations ?
- Non. Je m'en occupe.
- Super alors. Épate-moi.
- Ça marche. Ça va avec Laurel ?
- On avance, je ne sais pas ce qu'elle prépare en dessert mais ça va être grandiose.
- Super.
Je souris et ouvris la porte dans le but de retourner dans la cuisine, sauf qu'Edward tendit son bras et referma la porte. Il me fixait.
- Quoi ?
- Emmett est un gros naze, Bella ! Ne change pas, je t'en supplie ne change pas. Je t'aime comme ça et j'aime notre couple comme il est. Et je suis certain que tu aimeras follement notre bébé. Beaucoup de femme n'aiment pas être enceinte, mais ça ne veut rien dire. Alors arrêtons, tous les deux, de nous prendre la tête et vivons au jour le jour.
- J'ai demandé à ma psy un rendez-vous.
- Parfait, je la contacterai aussi pour moi. Et on fera des séances ensemble si tu veux.
- D'accord.
Je me mis dans ses bras, il embrassa mon cou et me serra dans ses bras.
- On s'en fout de l'avis des autres. C'est notre vie. Si je ne suis pas content, je le dis. Ce n'est pas vrai ?
- Tu hurles.
- Exactement.
- Et toi aussi tu me le dis quand tu n'es pas contente. Alors tout va bien.
- On en discutera avec le docteur Monfort.
- Oui. Allez, va cuisiner, je m'occupe des vacances.
- D'accord. Je t'aime.
Il m'embrassa et rouvrit la porte pour me laisser partir. Tranquillement, mais ni apaisée ni soulagée, j'allai rejoindre la cuisine pour continuer à cuisiner. Le repas allait être délicieux et le dessert que préparait Laurel m'intriguait de plus en plus. À 19h, tout était prêt, je rangeai la cuisine pendant que Laurel était partie se préparer. Edward me retrouva.
- J'ai tout réservé. Absolument tout, avion et hôtel. Tu peux rêver à tes quinze jours sur une plage !
- Le bonheur... toi en maillot toute la journée !
- Et à poil toutes les nuits !
Je pouffai et terminai de laver le plan de travail.
- Je suis sérieux, cinq mois sans tes règles, il faut en profiter !
- Je ne suis toujours pas un objet, tu sais.
- Non, tu es ma femme. Arrête, il est propre ce comptoir, Bella.
Ça faisait trois fois que je passais l'éponge, je rêvassais déjà à mes vacances. Je laissai tomber le ménage et montai sur le plan de travail. J'attirai Edward à moi, je nouai mes jambes à sa taille, mes bras autour de son cou.
- Tu es heureux, chéri ? Depuis notre rencontre ?
- Depuis que nous sommes ensemble, oui. Sinon ça n'aurait pas marché, tu ne crois pas ?
- Si.
Je passai ma main dans ses cheveux.
- C'est tout ce que je veux savoir pour ce soir.
- Je suis heureux.
- Bien. Je vais aller me changer.
- Ils sont là. C'est pour ça que je suis venu ici en fait.
- Pourquoi tu ne m'as rien dit !
- J'allais pas refuser un câlin !
- Tu es incorrigible !
Il rit et je descendis de mon perchoir. Main dans la main, nous allâmes dans le salon où Alice, Jasper et Marshall nous attendaient. Je saluai tout le monde puis m'excusai pour aller changer de tenue. Après avoir enfilé un nouveau jean, je pris soin de choisir un t-shirt assez large. Hélas pour moi, on frappa à la porte puis Alice entra avant d'avoir ma permission. J'étais en soutien-gorge et même si j'avais eu le réflexe de me cacher, elle m'avait vue.
- Je le savais ! Tu es enceinte !
Et voilàààààààààààààà !
Bonne semaine
Bisous
Lexi
