Hello,
Le chapitre étant bouclé je vous le poste un peu en avance, eh oui, pourquoi attendre...
Merci à : mccg, bellardtwilight, nini54, Mariee1, oliveronica cullen massen, sand91, SoSweetuSoCrazy, lamue12, lisa1905, Mam'ZelleMathi, Stronger, Annetoutsimplement, Yeon Hee Rain, Nosito, love-lov-Edward, Habswifes, Grazie, gwendolinelafantastique, edwardbellaamour, Twifictions, fatoulette, Isnoname, Linou2701, yayalia, Ines
browny26 : pas de mal. Merci pour celle-ci.
Julie : Bon Anniversaire Miss.
Chapitre 9 :
Je laissais échapper un soupir de soulagement en fermant mon manuel de cours. Je me penchais en arrière sur ma chaise de bureau, laissant ma tête heurter le dossier. Il était plus de minuit et j'avais étudié pendant 3 bonnes heures. Les examens approchaient à grands pas, trois semaines, j'avais donc fait un effort, verrouillé ma porte et étudié.
Il m'était plus facile de me concentrer sur mes études maintenant que j'étais un peu moins stressée. Ça ne faisait pas si longtemps qu'Edward m'avait envoyé un texto pour me dire que je lui manquais. Et bien que les choses ne soient pas tout à fait revenues à la normale, nous avions fait de sérieux progrès.
Edward était tout à fait sérieux quand il m'avait dit que je lui manquais. Le lendemain, avant que je ne me sois habillée pour aller à l'école, il m'attendait dans le salon. Un café à la main, assis sur le canapé, m'invitant de nouveau avec ses yeux d'or et son adorable sourire. Et je plongeais. Toute ma colère contre lui, et même mon attitude dure s'évaporèrent.
Il m'accompagnait à nouveau à l'école. Mais nos promenades étaient devenues tout à fait différentes. Avant, nous parlions tout le long du chemin, maintenant, nous marchions dans le silence le plus complet. Mais ce n'était pas un silence gêné.
Je faisais en sorte de garder mes distances chaque fois que lui et moi étions ensemble. C'était ma décision, l'absence de contact rendait les choses plus faciles. En effet, toute sorte de contact physique avec lui ne ferait qu'augmenter mon désir.
Quand nous nous reparlâmes, c'était comme si Edward et moi avions fait une sorte d'accord silencieux. Nos conversations éludaient toute question concernant mes sentiments ou Tanya. Nous savions tous les deux que c'était un territoire où il ne fallait pas s'aventurer.
Nous profitions de la compagnie de l'autre. Même si nous étions juste amis, pour le moment, je pouvais m'en satisfaire.
- Que penses-tu de ce haut bleu avec des leggings? Ou ... cette robe rouge avec le nœud dans le dos? Dit Alice en levant deux tenues pendues sur des cintres.
- Sérieusement Alice, les deux sont supers. Et tu me demandes? Je suis la dernière personne sur qui tu peux compter pour avoir des conseils vestimentaire. Dis-je en m'asseyant sur le lit d'Alice et en regardant sa garde-robe.
Alice était inquiète d'aller à Philadelphie avec Jasper pour rencontrer ses parents durant les vacances de Thanksgiving. Je n'avais jamais vraiment vu Alice nerveuse. Elle avait rencontré les parents de Jazz à quelques reprises quand ils étaient venus à Seattle. Mais les deux rencontres avaient été assez rapide. C'était la première fois qu'elle allait voir la famille de Jazz pour plusieurs jours. Leur vol était dans 24 heures et Alice était désespérée de faire une bonne impression avec sa garde-robe.
- Bella ... je sais que ce n'est pas ton truc, mais pourrais-tu m'aider s'il te plaît? J'ai vraiment besoin de ton avis. Dit-elle sur un ton suppliant.
- Prends le haut bleu alors. En toute honnêteté Alice était parfaite dans tout ce qu'elle portait.
- A quelle heure pars-tu demain? Elle rayonnait
Tout le monde était heureux que les cours du mercredi avant Thanksgiving aient été annulés. Cela donnait à tous les élèves suffisamment de temps pour rentrer chez eux pour les vacances. J'étais la seule qui n'habitait pas très loin.
- Hum, probablement pas avant l'après-midi. Charlie ne sera pas à la maison avant la fin d'après-midi, donc pas besoin de me dépêcher.
J'étais très heureuse de voir mon père. Cela faisait des mois que je ne n'étais pas rentrée, et j'étais contente de pouvoir passer du temps avec lui.
- Penses-tu qu'Emmett panique en ce moment? Demanda Alice très sérieuse.
Tout comme elle, Emmett allait à New York pour passer Thanksgiving avec la famille de Rosalie. Seulement, c'était la première fois qu'il les rencontrerait.
- Je ne le pense pas. Tu sais comment est Emmett. Il peut séduire quiconque en un rien de temps. Le père de Rosalie et Emmett joueront au golf en peu de temps.
Je continuais à regarder Alice bourrer sa valise à ras bord. Si elle avait pu, elle aurait prit son placard complet.
- Alors, comment ça se passe avec Edward? Cria Alice depuis l'intérieur de l'armoire.
- Ça va ... je ne sais pas. Les choses sont à peu près revenues à la normale. Mais ...
- Mais quoi?
- C'est tellement bizarre d'être amie avec lui maintenant. De faire comme s'il ne s'était rien passé ces deux derniers mois... c'est parfois frustrant.
- Je pensais que tu étais heureuse que vous soyez redevenus amis? Tu sembles plus heureuse.
Alice s'assit sur le lit à côté de moi, prenant une pause dans la préparation de ses valises.
- Oh ça va mieux. Je ne supportais pas de ne pas lui parler et de ne pas être près de lui.
Je connaissais ce sentiment de vide sans Edward, mais il était difficile d'expliquer cela à quelqu'un d'autre.
- Alors, quel est votre accord? Alice me regardait curieusement.
Avant que je ne puisse répondre à la question d'Alice, Jasper entra dans la pièce, revenant d'une partie de basket-ball avec Edward et Emmett.
- Em veut aller dîner ce soir. Une sorte de notre propre célébration de Thanksgiving. Il a dit d'être prêt pour 18H.
- Et ce dîner implique de s'habiller, pas vrai? Dis-je en grinçant des dents.
- Bien sûr que non. A cause de toi, Edward a suggéré d'aller dans un endroit décontracté. Répondit Jazz en me souriant.
Je laissais échapper un soupir de soulagement. Au moins Alice n'aurait pas à m'habiller. Autant j' appréciais son sens de la mode, autant je n'étais pas d'humeur à jouer à la Barbue avec elle.
- N'est-ce pas gentil de sa part? Arrêtes de t'inquiéter Bella. Edward va se rendre compte de la situation tôt ou tard. Dit Alice en me taquinant.
- Se rendre compte de quoi? Demanda Jasper.
- Qu'il aime Bella. N'ai-je pas la meilleure vision de ce qui va se passer dans le futur? Ça va se passer.
Je regardais Alice. Les choses s'étaient améliorées avec Edward, et je ne voulais pas de nouveau voir mes espoirs déçus.
- Il sait déjà. Il ne sait tout simplement pas ce qu'il faut faire à ce sujet. Dit Jasper avant de se rendre à la salle de bain.
- Peux-tu arrêter d'être si sûr de toi! C'est plus compliqué que ça! Lui criais-je.
Je ne savais pas comment Jasper et Alice pouvaient être si optimiste quant à la situation. Étais-je la seule à douter que les choses puissent marcher entre Edward et moi? Pourtant tous les deux continuaient à me pousser à faire preuve de patience.
Mais combien de temps pourrais-je vraiment être patiente? Ne savaient-ils donc pas combien cela était déjà assez difficile pour moi? Pour employer les termes d'Emmett ... ils étaient chanceux que je ne lui ai pas encore arraché son pantalon et traîné dans ma chambre. Non pas que je n'aurais pas assez de cran pour le faire. Je me réservais ces pensées pour rêvasser pendant les cours.
En fait j'étais heureuse qu'Emmett ait suggéré que nous allions dîner tous les six ce soir. Nous étions tous devenu si proches, que j'étais presque un peu triste de ne pas être avec mes amis pendant 5 jours. J'étais reconnaissante qu'ils soient dans ma vie.
Je ne savais pas ce que je ferai sans Emmett. Lui et Alice avaient pratiquement été mes seuls amis durant ma première année d'université. Si Em n'avait pas forcé notre amitié, j'aurai probablement finie solitaire, antisocial, et perdue.
Et Alice? Eh bien, Dieu sait que je serai perdu sans elle et Jasper. Elle était comme la voix qui me raisonner. Mon autre moitié. Je comptais sur elle pour pratiquement tout, y compris son sens de la mode et ses conseils astucieux. Et si Jasper n'avait pas cette personnalité si sereine, je serai probablement dix fois plus perdue et stressée que je l'étais déjà. Je savais que je pouvais toujours me tourner vers lui pour me calmer et avoir un bon fou rire.
Enfin il y avait Edward. Eh bien, c'est de loin la chose pour laquelle j'étais la plus reconnaissant envers Dieu. Mais en réalité, je devais être plus reconnaissante à Edward parce qu'il m'avait sauvé. Avant de le rencontrer ma vie était insipide. J'étais ennuyeuse et je trouvais les gens autour de moi, fatigants. Mais Edward Cullen m'avait ouvert les yeux sur quelque chose que je n'avais jamais connu auparavant. Aussi ringard que cela puisse paraître, je n'avais jamais connu ce qu'était l'amour jusqu'à ce qu'Edward entre dans ma vie.
Nous nous étions réunis à l'appartement à 18 heures comme Em l'avait demandé. Bien sûr, le seul qui était en retard c'était lui. Alice, Jasper, Edward et moi étions assis, attendant son arrivée. Rosalie avait appelé quelques minutes auparavant pour s'excuser et dire qu'Emmett prenait son temps dans la douche. Chacun d'entre nous le foudroya du regard quand il arriva.
- Pas besoin de s'inquiéter les gars. Je suis arrivé. Dit Emmett en franchissant la porte, Rosalie derrière lui, prête à le frapper.
- C'est gentil d'arriver à l'heure mon pote. Dit Edward ironiquement.
- Tu es toujours de mauvaise humeur parce que je t'ai battu au basket-ball plus tôt? Ou bien es-tu en colère parce que tu tires comme une fille?
- Ugh ... vous deux ... Interrompit Rosalie. Pouvons-nous y aller s'il vous plaît? Je meurs de faim.
Personne ne voulait contrarier Rosalie quand elle était de mauvaise humeur. Elle pouvait être garce dans ces moments-là. Nous sortîmes de l'appartement et nous séparâmes pour monter dans deux voitures. Edward et moi avions choisi de monter dans la jeep d'Em, alors que Jazz et Alice montèrent seuls.
C'était un mauvais choix de notre part car nous dûmes endurer Emmett non-stop tout le long du trajet. Il chantait, alors que Rosalie se plaignait que le vent décoiffait ses cheveux. Edward et moi devions nous retenir de rire à cause de la mauvaise humeur de Rosalie..
- Qu'as-tu choisi? Me demanda Edward en me poussant du coude.
Nous étions assis autour d'une table ronde, les deux couples étaient blottis l'un contre l'autre, faisant d'Edward et moi des intrus.
Alice avait choisi un restaurant italien au cœur de Seattle. C'était un restaurant de style familial avec diverses photos de l'Italie accrochées aux murs. Chaque table avait une longue nappe blanche drapée sur le dessus avec de courtes bougies blanches au milieu. Cet endroit avait l'air populaire auprès des grandes familles et des couples mariés, d'après ce que j'avais pu remarquer.
- Je pensais à des linguinis … Répondis-je sans le regarder.
Il y avait trop de plats à choisir. Mais les linguinis aux palourdes semblaient attrayantes.
- Hmm. Je pense que je vais prendre du veau. Répondit Edward en regardant son menu.
L'hôtesse qui nous avait mené à notre table avait évidemment remarqué à quel point Edward était magnifique. Elle le déshabillait pratiquement des yeux. Je fis de mon mieux pour ne pas laisser paraître ma jalousie, et Edward, bien sûr, ne portait même pas attention à cette pauvre fille.
Je laissais mes yeux vagabonder sur le visage d'Edward, remarquant à quel point il était beau dans sa chemise noire. Il était également mal rasé. Je préférais quand Edward était rasé de près. Mais je remarquais soudain à quel point il avait l'air beau et sauvage en ne s'étant pas rasé pendant quelques jours.
J'eus soudain l'envie de tendre la main et de toucher son visage, dessiner de mes doigts le contour de sa mâchoire forte, et le coin de ses lèvres. Je voulais l'atteindre et passer mes doigts dans ses cheveux et caresser la peau de son cou. Mes doigts me démangeaient rien que d'y penser, mais je me souvenais de ma règle «pas de toucher» et gardais donc mes mains posées sur mes genoux.
- Bella ... Edward ...Rapprochez-vous ... Appela Alice en tenant son appareil photo, me sortant par ma même occasion de ma transe.
Je n'étais pas fan de photos. Je savais aussi qu'Alice ne lâcherait pas. Je m'approchais donc d'Edward sans aucune protestation, en prenant soin de ne pas être trop près, sachant que la tentation serait difficile à combattre.
Edward n'avait pas de telles pensées, il poussa sa chaise contre la mienne et passa son bras autour de mes épaules. Il me tira si près de lui que nos visages se touchaient. Je laissais échapper un souffle en sentant sa main fraîche entrer en contact avec la peau nue de mon épaule.
Je pouvais sentir sa barbe frotter contre moi et j'inhalais silencieusement son parfum enivrant. Sans réfléchir je posais ma main droite sur le haut de sa cuisse. Je voulus presque instantanément la retirer, mais Edward se détendit immédiatement et se pencha vers moi.
- Souriez ...Dit Alice.
Nous sourîmes tous les deux et le flash se déclencha. Alice nous fit signe du pouce que c'était OK.
Je sentis Edward retirer son bras de mes épaules, rompant tout contact. Juste un contact d'Edward et mon estomac se remplissait de papillons. Cet homme me mettait dans tout mes états. Je regardais Alice et Jasper me dire «mignon» tandis qu'Edward avait la tête baissé sur son menu.
- Hé ... nous allons faire le tour de la table et chacun dira ce pour quoi il est reconnaissant. Rose tu commences. Dit Alice alors que nous avions presque fini notre dîner.
- OK ... Je suis reconnaissante pour mon sac à main Gucci et mes nouvelles lunettes de soleil que j'ai acheté au centre commercial aujourd'hui. Dit Rosalie après avoir réfléchi une seconde en faisant tourner une mèche de cheveux entre ses doigts.
Jasper se mit à rire tandis qu'Edward levait les yeux. C'était typique de Rosalie de dire des choses comme ça. Edward n'avait jamais été friand de Rose. Il avait toujours pensé qu'elle était trop superficielle. Mais il était sympa avec elle pour Emmett.
- Je suis reconnaissant que Rose m'ait donné un peu de chaleur la nuit dernière. Poursuivit Emmett.
Rosalie lui mit un coup de coude dans les côtes.
- Quoi? Tu l'as fait. Dit-il pour se défendre.
- C'est inutile. Personne ne prend ça au sérieux. Murmura Edward.
- Tu as tout gâché. Dit Jasper en jetant un morceau de pain à Emmett, et qui lui arriva dans les yeux.
- Je te botterai le cul plus tard. Répondit Emmett en regardant Jazz.
Personne d'autre ne voulut continuer ce jeu, à la place nous primes des photos. Ma préférée était une que j'avais prise d'Emmett, Jasper et Edward. Ils souriaient et étaient beaux. Mais bien sûr, il y avait un gars qui se distinguait des deux autres.
Quand la serveuse apporta l'addition j'allais pour attraper mon sac, mais Edward attrapa mon bras et lança un billet de 50 dollars sur la table.
- Je t'invite Bella. Me dit-il en replaçant son portefeuille dans sa poche.
- Tu n'as pas à … Voulus-je protester.
- C'est très bien. Les autres gars ont payé … Dit-il en souriant et en désignant Jasper et Emmett. Puis il plaça légèrement son bras autour de mon corps.
J'allais à nouveau me plaindre, mais il me fit taire. Pour une fois, et depuis longtemps, il était agréable de se délecter au contact d'Edward. Du moins pour une minute, je pouvais laisser mon esprit vagabonder et faire semblant que c'était vrai.
- A quelle heure est ton vol demain? Demandais-je à Edward en me penchant contre lui.
- A 16H. Tu penses que tu pourras me conduire à l'aéroport? Emmett devait le faire, mais Rose a avancé leur vol à demain matin.
- Oui bien sûr.
Puis je pensais soudainement à l'embarras qui serait le notre quand je dirai au revoir à Edward à l'aéroport. Est-ce que je devrai l'embrasser? Ou non?
- Je suis impatient. Tu sais que la pluie et le froid ne me dérangent pas, mais ça va être agréable de voir un peu de soleil pour une fois. Dit Edward avec enthousiasme.
Je savais qu'Edward était proche de ses parents et qu'ils attendaient avec impatience son retour. Je ne les avais jamais rencontré, mais de ce que m'en avait dit Edward ils avaient l'air incroyables.
Edward et moi nous révaillâmes tôt le lendemain matin, prêt à dire au revoir à nos amis pour quelques jours. Il devait conduire Emmett et Rosalie à l'aéroport pendant que je resterai un peu avec Alice avant son départ. J'étais tellement habituée à passer chaque jour avec elle que je m'étais soudainement sentis triste d'être séparée d'elle.
- Appelles-moi dès que tu auras atterrit. Lui dis-je en l'étreignant très fort.
- Qu'est-ce que tu racontes? Je t'envoie un message dès que j'arrive à l'aéroport. Répondit Alice avant d'empoigner sa valise.
- Tu vas survivre sans nous, pas vrai Bella? Me demanda Jasper.
- Pas du tout. Prends soin de Al pour moi. Gémis-je.
- N'est-ce pas ce que je fais toujours? Il sourit avant d'attraper Alice et de l'embrasser.
Jasper était heureux de rentrer à la maison et Alice avait hâte de voir où Jazz avait grandi. Je savais qu'ils auraient beaucoup de choses à me raconter quand ils rentreraient.
Je n'eus pas l'occasion de dire au revoir à Emmett et Rose avant leur départ. Edward les avait récupéré chez Rose car ils étaient pressés. Mais Em n'oublias pas de m'envoyer un message avant son décollage.
Tu me manques déjà. Ne fais de bêtises pendant mon absence.
Je souris en lisant son texto. Ce n'était pas l'au revoir que j'espérais, mais c'était typique d'Emmett pour s'assurer que je restais en dehors de tout problème.
Je retournais ensuite dans ma chambre. Je n'avais pas vraiment besoin d'emporter grand chose puisque j'avais toujours quelques vêtements à la maison. Je décidais cependant de ranger ma chambre avant mon départ. Je mis dans mon sac un sweat de l'université que j'avais acheté la semaine précédente pour Charlie, sachant qu'il l'aimerait.
Je rejoins Edward dans sa chambre quand il revint, regardant sa valise. Je m'assis sur la chaise de son bureau et le regardais se déplacer avec aisance dans sa chambre. Edward était gracieux dans tout ce qu'il faisait, même quand il s'agissait de plier ses vêtements. Je souris en pensant que tout autre type aurait simplement jeter les vêtements dans la valise sans trop y penser. Mais pas mon Edward.
J'entendis mon téléphone sonner dans ma poche et me réjouis qu' Alice ait tenu sa promesse. Mais quand je regardais l'écran je fus surprise de voir que c'était Charlie qui appelait.
- Hé papa ...Répondis-je.
- Salut Bells ... qu'est-ce que tu fais?
Cela faisait un moment que je n'avais pas entendu la voix de Charlie. Je me fis la promesse silencieuse de l'appeler plus souvent.
- Rien. Je traîne avec Edward. Quoi de neuf?
- Je t'appelle parce que ... euh ... j'ai accepté une mission ce week-end. Je vais devoir aller dans le comté de Douglass quelques jours. Ils ont besoin de mon aide ... La voix de Charlie s'estompa et je pouvais dire qu'il semblait regretter .
- Alors ... combien de temps seras-tu absent? Si tu es inquiet parce que je serai seule tout le week-end, je peux descendre à La Push et passer du temps avec Jacob. J'étais sûre que Jacob serait ravi et que cela ne dérangerait pas Charlie.
- En fait je ne vais pas être du tout à la maison Bells. Je suis vraiment désolé. Je sais que c'est en quelque sorte notre tradition, mais ils ont vraiment besoin de moi là-haut. Ils vont me payer une fois et demie.
Je gardais le silence un moment, abasourdie par la nouvelle.
- Oh ...Je suppose que je peux rester ici. Répondis-je doucement.
Edward releva soudain le visage de sa valise, le front plissé d'inquiétude.
- Non, non. Pourquoi ne pas venir tout de même à la maison? Je suis sûr que Billy aimerait t'avoir pour Thanksgiving.
- Ça va papa. Alice est là, donc je peux rester avec elle. Dis-je en mentant. Je ne voulais pas que Charlie se sente coupable, mais l'idée de ne pas passer Thanksgiving avec mon père me brisait le cœur.
- OK, si c'est ce que tu veux faire. Je suis tellement désolé Bella. Je viendrai te voir. Je vais venir à Seattle et nous pourrons passer la journée ensemble. Promit Charlie.
- Oui bien sûr, ça me va. Lui répondis-je doucement, essayant de ne pas laisser transparaître ma tristesse.
- OK. Je dois y aller. Mais je t'appelle demain.
- Très bien. Au revoir papa.
Je raccrochais mon téléphone, déçue de devoir passer Thanksgiving seule. Cette seule pensée était déprimante.
- Qu'est-ce qui se passe avec ton père? Demanda Edward alors qu'il s'asseyait face à moi sur son lit.
- Charlie doit travailler sur une affaire dans le comté de Douglas. Il ne sera pas à la maison. Il n'y a donc pas lieu de rentrer à Forks. Dis-je en jouant avec la fermeture éclair de mon sweat-shirt sans regarder Edward.
- Alors qu'est-ce que tu vas faire?
- Rester ici je suppose. C'est trop tard pour attraper un vol à destination de Phoenix pour passer Thanksgiving avec ma mère.
Renée aurait été ravi de me voir si j'avais décidé de lui faire une surprise. Mais j'étais à court d'argent et acheter un billet d'avion maintenant serait beaucoup trop cher.
Edward tendit soudain la main et releva ma tête pour que je puisse lui faire face. J'aurai voulu lui demander ce qu'il faisait. Les yeux dans les yeux, les mots ne sortirent pas de ma bouche.C'était quelque chose sur laquelle je devais travailler. Sa voix de velours me sortit de mes pensées.
- Viens à Los Angeles avec moi.
Alors, Alors...
