Je sais que j'ai mis beaucoup de temps à publier, mais j'avais beaucoup de choses en tête ces derniers temps (devoirs, devoirs, travaux, présentations orales, devoirs, travaux, devoirs) et j'ai des cours de conduite en plus… Beaucoup d'entre vous savent ce que c'est. En plus, disons que le seul review que j'ai reçu (larmes) ne m'aide pas énormément à vous mettre en priorité. Bon, laissons cela dernière nous… Dans ce chapitre, vous saurez enfin ce qu'il est advenu de Ginny…
Chapitre 9 : Révélation
Harry et Ron arrivèrent au Terrier quelques minutes plus tard. Après avoir donné à Harry un bout de papier où il avait inscrit l'adresse, Ron expliqua que la maison était temporairement devenue le quartier général de l'Ordre du Phoenix jusqu'à ce qu'ils trouvent un endroit plus sûr. Même si, songeait Ron, puisque la maison avait été caché par un Charme de Fidélité, elle était aussi sûre que l'était son Gardien du Secret.
- Et tu sais comment est Maman, dit Ron. Elle ne quitte jamais la maison.
Quand ils entrèrent, l'odeur délicieuse du dîner alla chatouiller leurs narines. L'arôme épicé du steak et des pâtés les accueillait chaleureusement. Molly leur tournait le dos, penchée sur la cuisinière, occupée à préparer un dessert. Elle fredonnait doucement.
- Maman, il y a quelqu'un qui est passé te voir, dit Ron.
Molly se retourna, cuillère à la main, et la lâcha immédiatement.
- Harry James Potter! s'écria-t-elle, couvrant le bruit de la cuillère qui tombait sur le sol.
Elle s'élança vers lui et l'entoura de ses bras.
- Je devrais te jeter un mauvais sort pour te punir de m'avoir fait traverser une si terrible épreuve. Mais où étais-tu?
Harry secoua la tête.
- Je n'en suis pas totalement sûr, mentit-il. Les deux derniers mois sont passés comme un éclair.
Et c'était vrai. Ce qui s'était passé à Godric's Hollow n'avait été, pour lui, que quelques heures. Où il était allé durant les huit dernières semaines, il ne le savait pas.
- Eh bien, tu es de retour et c'est tout ce qui compte, dit Molly. Oh, je vais allez chercher Arthur pour qu'il te mette au courant de la situation.
- J'aimerais bien voir…, commença Harry, mais il fut coupé dans son élan par Molly qui appelait son mari.
Il était sur le point de se répéter quand deux Weasley Transplanèrent dans la cuisine et firent sursauter Harry.
- Fred? murmura Harry.
- Il était temps que tu te pointes, espèce d'idiot, répondit Fred avec un large sourire.
Harry avait la bouche grande ouverte. Il s'avança lentement vers le jumeau, lui toucha le visage et le serra dans ses bras. Il avait réussi à sauver quelqu'un pendant son périple, au moins, et Fred Weasley était bel et bien en vie.
- Ne sois pas trop sentimental avec moi, Harry, dit Fred. Je ne suis pas celui que tout le monde croyait mort.
Harry ne put s'empêcher d'éclater de rire.
- Fred, dit-il, c'est bon de te revoir.
- Pourquoi est-ce que c'est seulement Fred qui a droit à tout cet amour? demanda George. Moi non plus, tu ne m'as pas vu depuis deux mois.
Plusieurs sorcières et sorciers entrèrent dans la pièce, Arthur menant la marche. Arthur s'assit au bout de la table. Angelina Johnson prit place à côté de Fred. Alicia Spinnet s'assit près de George. Katie Bell était là aussi avec Olivier Dubois, Roger Davies, Percy, Minerva McGonagall, Neville Londubat et Luna Lovegood. Harry sourit. C'était bon de tous les revoir. Il s'assit à côté d'Hermione.
- Harry, il s'est passé beaucoup de choses depuis que tu nous as quittés, commença Arthur. Je suppose que je devrais commencer par le commencement, le jour de ton départ. La nuit du Vingtième Anniversaire, Kingsley a disparu. Pas de mot, pas d'adieux, juste disparu. Nous n'aurions pas pensé au pire si tu n'avais pas disparu aussi la même nuit. Tu es parti sans dire au revoir. Personne ne savait où tu étais. Une semaine est passé et ensuite, des choses étranges ont commencé à se produire. Des gens haut-gradés du Ministère agissaient très bizarrement. J'ai su immédiatement ce qui se tramait : ils étaient sous Imperium, mais qui les contrôlait?
- Dudley? demanda Harry.
- Exact, répondit Arthur, mais il était trop tard pour agir. Les membres du Magenmagot avaient déjà décidé qu'il était temps d'établir un Ministre d'urgence en l'absence de Kingsley. C'est de pratique courante d'élire un membre du Ministère. Cependant, ils ont choisi ton cousin et c'est à ce moment que l'identité de celui qui tirait les ficelles est devenue évidente.
- Tu es le seul qu'il ait jamais craint, dit Hermione. Sans toi pour l'empêcher de nuire, il a décidé d'agir.
Harry fronça les sourcils.
- Qu'est-ce qui est arrivé à Dudley? Je croyais qu'il était devenu bon?
- C'est une blague? demanda George.
- Désolé, répondit Harry. Je ne sais pas où j'étais ces deux derniers mois. Ma mémoire me fait un peu défaut. Est-ce que quelqu'un pourrait avoir la gentillesse de m'épauler un peu et de me rappeler ce qui s'est passé avec Dudley?
Arthur poussa un soupir.
- Quand Tu-Sais-Qui n'a pas réussi à te détruire quand tu n'étais qu'un bébé, mais t'a laissé orphelin, Dumbledore t'a amener chez la seule famille qu'il te restait.
- Les Dursley, oui, et ils ne voulaient pas de moi parce que Dudley était un enfant magique, dit Harry, se souvenant de ce qu'il avait déjà entendu.
- Dudley avait montré des signes de capacité magique à un très jeune âge, continua Arthur. Les Dursley ne te prenaient avec eux qu'à la condition que Dumbledore retire ses pouvoirs.
- Et il a accepté ça? s'étonna Harry.
- Oui. Quand Dumbledore est mort, le sortilège utilisé sur Dudley est mort avec lui. Quand celui-ci a découvert ce que Vernon et Pétunia lui avaient fait, il est devenu fou. Il les a tués sur le coup. S'il l'a voulu ou si c'est arrivé par accident, personne ne le sait.
- Mais c'était il y a vingt ans? fit Harry.
- C'est vrai, ajouta Arthur. Pendant ces deux décennies, tu as pris Dudley sous ton aile, tu lui as montré comment agir dans notre monde et comment contrôler ses capacités. Mais il a toujours eu soif de pouvoir. Il était fasciné par la Magie Noire.
- Et par Voldemort? finit Harry.
Arthur acquiesça.
- Il y a quelques années, Dudley a commencé à rassembler des partisans. Rien de très important, car ils n'agissaient jamais, mais pas mal de gens ont commencé à le remarquer. Nous avons vu des similitudes entre lui et Tu-Sais-Qui. Mais tu étais là, tu lui parlais et tu le convainquais toujours d'abandonner ces idées folles qu'il avait. Quand tu es parti…
- Il n'avait plus de raison d'arrêter, murmura Harry.
- Nous sommes presque sûrs qu'il a tué Kingsley, continua Arthur. Aussitôt qu'il a pris le pouvoir, il a commencé à te chercher sous prétexte qu'il voulait retrouver son cousin. Je crois qu'il voulait plutôt s'assurer que tu étais parti pour de bon.
- Et le fait qu'il se fait appeler Voldemort? demanda Harry. Les gens n'ont pas pensé que ça ne dit rien de bon?
- Il utilise la peur qui régnait à l'époque pour manipuler tout le monde maintenant, répondit Arthur. Pourquoi innover quand il y a encore une chose qui terrifie les gens? Qui pourrait prouver qu'il n'est pas Tu-Sais-Qui réincarné dans un autre corps? Tu étais parti. Pour beaucoup de gens, c'était déjà une confirmation.
- Alors que faisons-nous? demanda Harry. Qui est en charge de l'Ordre?
Arthur leva la main.
- Je le suis, répondit-il. Mais maintenant que tu es de retour, tu reprends le flambeau, Harry. Dudley n'a pas peur de nous. C'est toi qu'il craint.
Harry s'appuya le dos contre le dossier de sa chaise. L'odeur du dîner lui donna de nouveau l'eau à la bouche. Il ferma les yeux et prit le temps d'apprécier ce doux parfum, essayant d'assimiler toute l'information qu'il avait reçu et de décider quoi faire en premier. Il soupira, laissant son esprit s'égarer vers le steak et les pâtés que Ginny avait préparé quelques jours avant qu'il ne remonte le temps. Ginny…
Harry ouvrit les yeux.
- Où est Ginny? demanda-t-il.
Fred indiqua la porte qui menait vers le jardin.
- Elle est avec Rose et Hugo, je crois.
Harry se leva et quitta la table. Il ne ferait rien tant qu'il n'avait pas vu sa femme. Il se précipita vers la porte de derrière. En l'ouvrant, il vit Hugo et Rose qui se lançaient une balle ensorcelée. Puis, dans un éclair de cheveux roux, une sorcière rousse posa son balai et cria :
- HARRY!
Harry descendit du porche et s'arrêta près de l'endroit où aurait dû être la tombe de Fred. Il y en avait deux maintenant et il pensa soudain aux deux Weasley qui n'étaient pas là aujourd'hui. Charlie et Bill. Son cœur se brisa et des larmes se formèrent dans ses yeux.
Il entendit les bruits de pas rapides de quelqu'un qui courrait vers lui.
- Harry, Harry, Harry! criait-elle.
À travers les larmes, il ne pouvait voir que sa silhouette, mais elle était toujours aussi belle. Ses cheveux roux flottaient derrière elle. Sa voix résonnait autour de lui alors qu'elle disait son nom. Elle sauta dans ses bras et rit, le serrant très fort. Il voulait l'embrasser, lui dire à quel point elle lui avait manqué et ne plus jamais la quitter.
Des doigts tendres essuyèrent ses larmes. Quand sa vision redevint claire, il plongea son regard dans les yeux bruns de Ginny Weasley…
… mais…
Harry lâcha la jeune fille. Son cœur battait à tout rompre.
- Tu n'es pas…, commença-t-il en fixant la fille qu'il avait reposée par terre.
Elle était jeune, beaucoup trop jeune pour être sa Ginny, mais elle ressemblait énormément à sa femme. Les cheveux roux, les tâches de rousseur, les même yeux bruns, même la forme de son visage. Mais ce n'était pas elle. Ce n'était pas Ginny Weasley.
- Harry, qu'est-ce qui ne va pas? demanda l'étrange jeune fille.
Harry recula et se prit les pieds dans la première marche de la galerie. Il entendit la porte s'ouvrir derrière lui et la voix de Fred retentit :
- Gin, qu'est-ce que tu as fait à ton parrain?
- Je ne sais pas, Papa, répondit la jeune fille en regardant Harry avec inquiétude. Harry, tu vas bien?
Elle s'approcha un peu.
- Harry…
Harry tremblait de peur.
- Non, non, non, non, marmonnait-il en se relevant.
Il courut vers les tombes dans le jardin. Il pouvait voir la première, portant le nom de Charlie Weasley, mort le jour de la Dernière Bataille, et alors qu'il s'avançait encore plus près, il savait. Il savait quel nom il trouverait sur la seconde pierre tombale.
...
Harry ne savait pas combien de temps il était resté devant la tombe de Ginevra Molly Weasley. Le soleil s'était couché et il faisait nuit. Il se souvenait vaguement des autres membres de l'Ordre qui étaient venus lui offrir leur réconfort, mais il ne leur avait pas dit un mot. Il ne faisait que pleurer, pleurer amèrement, pleurer pour la femme qu'il n'avait jamais épousé, pour la femme avec qui il n'avait jamais eu d'enfants et pour les enfants qui n'avaient, de ce fait, jamais existé.
- Je ne savais pas que tu parlais d'elle quand tu m'as demandé comment allait Ginny, fit la voix de Ron, derrière lui. Je suis désolé. C'est juste que la dernière fois que tu as parlé d'elle remonte à très loin. Je pensé que…
- Ce n'est pas de ta faute, Ron, dit Harry sèchement. C'est de la mienne.
Ron s'agenouilla près de Harry.
- Ne dis pas ça, Harry.
- Est-ce que tu me croirais si je te disais que dans une autre vie, Ginny et moi étions amoureux?
- Bien sûr, répondit Ron. J'ai bien vu comment vous étiez tous les deux et…
- Non, dit Harry, serrant les poings. Je veux dire que nous étions mariés et nous avions des enfants et… nous étions heureux…
Ron hochait la tête.
- Il n'y a pas un jour qui passe sans que je ne voies cette vie pour toi aussi, mon pote, répondit Ron. Parfois, je me réveille et pensant qu'elle est toujours en vie, comme si j'allais l'entendre sortir de sa chambre pour se glisser dans ton lit comme elle avait l'habitude de le faire.
- Non! dit Harry, haussant la voix.
Il mit une main dans sa poche et sortit la vielle photo de la famille qui avait un jour existé. Il la tendit à Ron.
- Nous avions une famille, Ron, et j'ai tout gâché.
Ron étudia la photo.
- Ce n'est pas drôle, Harry, dit Ron, à mi-voix. Je… ne sais pas ce que tu essaies de prouver au juste, mais ce n'est pas une photo truquée qui va la ramener.
- Je vais la ramener, murmura Harry, mais Ron n'entendit pas.
Il rendit la photo à Harry.
- Qu'est-ce qui lui est arrivé, Ron? Qu'est-ce qui s'est passé?
Ron acquiesça.
- Je savais que tôt ou tard, tu voudrais savoir, répondit Ron.
Il fouilla dans sa poche et en sortit une petite bouteille pleine d'un liquide argenté scintillant.
- Tu as retiré pour toujours ces souvenirs de ta tête après sa mort. Tu m'as demandé de m'en débarrasser. Je n'ai pas pu parce que je savais qu'un jour, tu me poserais des questions sur elle.
Il donna la bouteille à Harry avec une tape sur l'épaule et le laissa seul.
Harry tint la bouteille de souvenirs, ses doigts le faisaient souffrir tant il la serrait fort. Les réponses étaient là, dans une bouteille. Il entendit la porte claquer alors quand Ron entra dans le Terrier. Il se pencha, son front pressé contre la fraîcheur du sol et poussa un gémissement de douleur.
Sa flamme l'avait quitté. Et la froide amertume de la mort s'était emparée de son âme.
