Salut tout le monde !

Je publie un jour en avance, mais je suppose que ça ne vous gène pas )

Comme toujours, un grand merci pour vos rewiews et vos mises en favoris !

Je n'ai pas grand chose à dire, donc je vous laisse lire !

Point de vue Harold

Nous nous dirigeons vers la plage. Il faut récupérer Kogne au plus vite, sinon qui sait ce que ces brutes pourrait lui faire !

Et au fond de moi, j'ai surtout envie de retourner à la rive, et retrouver Astrid. Car malgré les dires de Gothi, je m'inquiète énormément pour elle, selon moi Astrid est tout sauf en sécurité…

Et il faut aussi avouer que je m'en veux énormément :

Tous les dragonniers sont dangereusement blessés, et Sonnovent et Ingrid…ne sont plus là.

C'est de ma faute, j'aurai du être là, les protéger tous, c'était ça mon rôle ! J'étais le chef de l'expédition, je devais m'occuper d'eux, et j'ai été incapable de le faire !

Tout ce que j'aurai réussi à faire, c'est de me faire avoir bêtement par une flèche empoisonnée, et en attendant, ils se sont tous fait massacrés et je n'ai rien pu faire !

C'est vraiment de MA faute !

De rage, je serre les poings et frappe assez violemment la tête de Krokmou. Il me regarde d'un air accusateur accompagné d'un grognement de mécontentement.

- QUOI ? lui lançai-je, énervé.

Krokmou s'arrête aussitôt et m'assène un grand coup avec ses ailes, encore une fois, je failli tomber mais me rattrape de justesse à sa tête.

- CA SUFFIT KROKMOU ! ON VA SAUVER KOGNE ! ARRETE CA MAINTENANT !

Il rugit et continue à essayer de me déstabiliser, et je m'agrippe à ce que je peux…

Mais qu'est ce que je suis en train de faire ? C'est moi qui l'ai frappé, je devais m'excuser…et puis Krokmou est certainement aussi mal que moi, il aimait beaucoup Sonnovent…Je suis vraiment catastrophique aujourd'hui…

- Krokmou, je suis désolé, je ne voulais pas être comme ça…Je ne sais pas ce que j'ai aujourd'hui…

Comme par magie, il s'immobilise et me fixe avec de grands yeux, mais il reste méfiant.

Je lui caresse doucement la tête.

- Je suis vraiment désolé mon grand…ça n'arrivera plus, je te le promet.

Krokmou pousse un petit grognement et ses grands yeux verts s'élargissent.

- Tu es partant pour sauver Kogne ?

Il rugit, et nous nous remettons en marche, ou plutôt en vol pour être exact.

oOoOoOoOoOo

Nous y sommes, le campement des chasseurs s'étend devant nous.

Il est complétement dévasté, partout on voit des objets cassés, du sang et des morts. La seule et me glace le sang.

Et au milieu de la plage un dragon vert se débat mais il est attaché au sol par des chaines. Sans doute est-ce un grimpeur monstrueux.

Je n'ai pas le temps de m'attarder là-dessus.

- Gustave, tu as vu où ils ont emmené Kogne ?

- Oui, elle est dans le gros bateau, là, me répondit-il en pointant un immense navire arrimé sur la plage.

- Bon écoutez, on a des dragons, on fonce dans le tas, on explose tout, on prend Kogne et on dégage d'ici, c'est clair ?

La vérité, c'est que je n'aimais pas du tout ce plan, mais je n'avais vraiment pas envie de passer des heurs à élaborer un plan, et je tiens à rentrer le plus vite possible.

- Oui…c'est clair, annonce Rustik, la voix tremblotante.

- Alors allons-y.

Mais, je les regarde, ils sont tous blessés, plus ou moins gravement. Non, je n'ai pas le droit de les envoyer comme ça en plein combat, ce serait de la folie, et dans leur état, ils risqueraient de se faire tuer.

Encore une fois, je n'ai pensé qu'a moi.

- Attendez, on reste ici. On va trouver un plan.

Point de vue Astrid

J'ai les membres tout engourdis. Tout est noir. Je ne peux pas bouger.

Serai-je…morte ?

Non.

Je sens la terre et l'herbe fraiche, je peux la toucher. Je peux respirer. Et je peux entendre que quelqu'un est à coté de moi.

Doucement, j'essaie d'ouvrir les yeux. D'abord, tout est flou, je distingue à peine les couleurs.

Et puis une forme apparaît devant moi. C'est une personne, mais qui ?

- Qui…qui est…là ? balbutiai-je. Ha…Harold ?

Ma vue s'améliore enfin et je vois Gothi qui se penche vers moi, un sourire bienveillant aux lèvres.

- Gothi ? Où…où sont les…autres ?

Elle prend son bâton et commence à écrire sur le sol.

Difficilement, je parviens à me lever. Je me sens mal…et mon dos me tiraille atrocement.

Mais je tiens debout. Ca devrait aller.

Je distingue les formes au sol, mais me rappelle que je n'ai jamais su les déchiffrer.

- Gothi, je ne sais pas lire…

Elle me jette un regard exaspéré.

- Je suis désolée, je ne comprends rien.

La vielle guérisseuse me pointe du doigt puis baisse les mains au sol.

Elle doit essayer de me mimer la situation !

- Alors…moi…je dois mettre les mains au sol ?

Gothi me pointe à nouveau, s'assoie et se relève.

- Je dois m'asseoir ?

Elle hoche la tête.

- Non Gothi, ça ira, essaie de me dire où sont les autres s'il te plait…

Elle soupire puis refait des gestes. Je me concentre.

Elle met ses mains autour de sa tête puis les descend jusqu'à sa taille avec un air complétement abruti.

- Euh…une couronne ? Ils sont stupides ?

Elle me lance un regard blasé.

- Je ne sais pas, ne me regardez pas comme ça !

Elle continue à enchainer des mimes.

- Hum…Un yack ? Dagur ? Le Poulet ? Un verenflamme ? Un ecrevasse ? Kranedur ? Kognedur ?

Elle acquiesce d'un air ravi.

- C'est ça ? Kognedur ? Oui, ils sont partis la sauver ! C'est bien ça ?

Elle hoche la tête.

- Très bien. Tempête ! Aller ma belle on va les rejoindre !

Je fais un pas en avant et je m'écrase par terre.

Je n'y arriverai pas. Ce sont mes blessures. Je ne peux pas faire un pas.

Gothi dessine sur le sol des signes d'une taille énorme, sans doute pour que les autres, quand ils reviendront, sachent que nous sommes rentrées aux rives. Je ne suis pas dupe, Gothi veut que nous rentrions afin qu'elle puisse me soigner, et dans mon état, je n'ai rien pour ma défense, je vais devoir la suivre.

Tempête me hisse sur son dos, et avant que je puisse faire quoi que ce soit, Gothi monte devant moi.

Et nous partons. J'aurai aimé pouvoir rester, au moins pour les aider à récupérer Kogne, mais là, je ne peux pas.

Point de vue Harold

Je suis complétement à cours d'idée. Je ne peux pas attaquer seul, et je ne veux pas non plus risquer la vie de mes amis à nouveau, ils ont déjà largement assez combattu, à mon avis.

Mais on ne peut pas non plus abandonner Kogne à son sort ! Il faut que je trouve une idée !

Un rugissement attire mon attention, c'est le grimpeur.

Il a arrêté de se débattre et il fixe le ciel en rugissant.

A mon tour, je regarde vers le haut, il y a forcement quelque chose qui l'a stoppé…

Et je les vois. Un immense nuage vert survole l'île. Tous les grimpeurs s'envolent.

C'est magnifique, ils sont tous là, avec leurs griffes brillantes au soleil, et ils volent, leurs ailes battant au même rythme.

- Je comprends ! Leur île n'avait jamais été découverte auparavant, alors ils s'en vont, ils quittent l'île, maintenant que nous savons où elle se trouve ! dit Varek.

Oui, il a raison c'est parfaitement logique ! Ces dragons ne doivent pas supporter la présence humaine, et ils partent !

Le dragon prisonnier rugit de plus belle, et soudain tout le groupe s'immobilise.

Ils commencent à communiquer entre eux, en rugissant, d'abord dans des grognements presque inaudibles, puis leur dialogue s'intensifie, ils semblent êtres en colère.

Et je comprends ce qu'ils s'apprêtent à faire.

- A COUVERT ! TOUT LE MONDE SOUS LES ARBRES ! CACHEZ-VOUS ! hurlai-je alors que les dragons fondaient sur le campement.

Nous nous précipitons tous sous les arbres et observons la scène.

Une centaine de grimpeurs attaquaient férocement, à coup de griffes, de dard et de feu, partout, des explosions, de la destruction…

Le dragon prisonnier réussit à s'échapper mais les grimpeurs ne semblaient pas vouloir s'arrêter…

De loin, je vis Ryker et Dagur qui s'enfuyaient sur une barque, ils avaient sentit que ça ne tournait pas à leur avantage…

Je ferme les yeux, je ne veux pas voir ça. J'entends des cris, des rugissements, des pleurs, des explosions…

Les chasseurs vont tous y passer, ça ne fait aucun doute.

J'ouvre rapidement les yeux pour voir un des hommes se faire transpercé par les griffes d'un des dragons, et je détourne aussitôt la tête.

Je n'ose même pas imaginer que mes amis aient pu se retrouver à affronter ces dragons, qui, visiblement, étaient des tueurs nés.

Et c'était encore plus étrange que ces monstres m'aient sauvé la vie.

Et Varek qui pensait utiliser leur venin pour sauver Ingrid, je ne pense pas que quelqu'un ose les approcher en ayans vu le massacre qu'ils sont en train de faire.

Ils sont féroces et impitoyables. Sans vraiment le vouloir, je ne peux m'empêcher d'ouvrir les yeux…

BOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOM !

Une gigantesque explosion vient de se produire, et une fumée noire arrive jusqu'à nous. Je tousse et la fumée me pique les yeux, mais j'aperçois quand même tous les dragons qui partent, leur tâche accomplie. Quels monstres !

- Varek ? Keuf…keuf…Rustik ? Vous…keuf…vous êtes où ?

Ici…kof…kof …répondit la voix de Rustik.

-Aaaaah ! Une main vient me toucher l'épaule, et par reflexe, je donne un coup de pied en arrière.

Keuf…c'est moi andouille…keuf…Gustave…

- Ah…keuf…je suis désolé…c'est juste…keuf…que on voit rien avec cette fumée…keuf…

Je n'en peux plus, je suffoque, je ne vois rien, la fumée est épaisse…

Enfin, la fumée se dissipe pour laisser place à un paysage de désolation :

Des objets détruits, du feu, et les corps de tous les chasseurs, tous morts.

Varek pousse un gémissement de terreur.

C'est l'énorme bateau qui a explosé. Il n'en reste plus que des débris flottants sur l'eau.

- NOOOON ! KOGNEDUR ! hurle Kranedur.

Et je me rends compte que Kogne était sur le bateau. Et à coté de moi, Krane s'est effondré.

Je ne vois pas comment aller le réconforter, je ne bouge pas, et ne parvient même pas à parler.

Tout les autres regardent la scène sans dire un mot.

Enfin je parvins à dire :

- Krane…je suis désolé…

J'ai la voix cassée et tremblante.

Je ne sais pas si j'aurai un jour le courage de regarder les autres en face, après tout ce qu'ils ont subis.

- Harold, on pourrait aller voir près du…euh…de l'épave, on ne sais jamais, dit Mulch.

- Bonne idée, on ne sais jamais, tu as raison, répondit-je. Je n'ai même pas l'impression que c'est moi qui parle, tant ma voix me paraît lointaine et différente.

Mais je monte tout de même sur Krokmou, suivi de Mulch, les autres restant immobiles comme des statues.

En silence, nous survolons l'eau. Elle est rouge par moment, et plus nous avançons, plus je me sens mal.

- OHÉ ! AIDEZ-MOI, S'IL VOUS PLAIT !

C'est un chasseur, il est grièvement blessé, mais toujours vivant.

Je me détourne, et continue ma route, c'est un ennemi, un de ceux qui a massacré mes amis…

Il pousse un hurlement déchirant, mais je m'efforce de ne pas écouter.

« Harold, tu n'es pas un tueur » me dit-je intérieurement.

Je m'en fiche, c'est un ennemi, et il a blessé mes amis, et qui sait, c'est peut-être même celui qui a tué Ingrid !

« C'est un humain comme toi, tu ne peut pas l'abandonner »

C'est un chasseur !

« Et alors ? Il a peut-être une famille, des enfants, tu ne peut pas le laisser mourir comme ça »

Si, je peux !

Je fais accélérer Krokmou de sorte que je ne puisse plus entendre ses gémissements.

- HAROLD !

- Mulch ? Qu'est ce qu'il y a ?

- Kognedur !

Nous nous précipitons vers l'endroit où il se trouve.

Une caisse flotte dans la mer, et dedans…

- KOGNEDUR !

Délicatement, Mulch la porte et la pose sur le dos de son dragon. Elle respire, elle est vivante !

Les chasseurs ont du l'emprisonner dans cette caisse, et elle l'a protéger pendant l'explosion !

D'humeur un peu plus joyeuse, nous faisons demi-tour.

Je repasse devant le chasseur blessé.

- Aidez-moi…

Je respire un grand coup et lui tend la main. Finalement, je ne peux pas laisser mourir une personne de plus sans rien faire, même si il s'agit d'un chasseur.

Il se hisse sur mon dragon en murmurant un vague « merci », puis il s'évanouit.

Et moi, je n'ai plus qu'une idée en tête : partir de cette île maudite.

Nous atterrissons auprès des autres, qui poussèrent tous des murmures de soulagement.

Pour la première fois depuis un certain temps, je souris en voyant Kranedur rire de tout son cœur, de soulagement.

- Bien. Je pense que nous devrions rentrer maintenant.

Ils hochèrent tous la tête.

- La dessus, on est d'accord, me glisse Rustik.

Point de vue général

En pleine mer, une barque. Et dans cette barque, deux hommes rament.

- Enfin Dagur, rame un peu plus fort, s'égosille Ryker.

- Mouais…Dit-moi, tu sais ce qui est arrivé à Ingrid ? demande t-il.

- …

- Tu ne sais pas ?

- Elle est morte. Pendant l'explosion.

Dagur ne répondit rien, mais quelque chose s'était brisée en lui. Ingrid était sa sœur, et pour rien au monde il n'aurait voulu la perdre.

Ryker s'apprêta à houspiller encore Dagur pour qu'il rame plus vite, mais il lui sembla voir une larme, une seule, couler sur la joue du Parenvrille.

Intérieurement, il se félicita de ne pas avoir raconter la véritable cause de sa mort.

Voilà, une petite touche sentimentale sur Dagur…

On peut dire que l'histoire est quasiment terminée, le prochain et dernier chapitre sera l'épilogue…

Oui, ce n'est pas une fic très longue, mais après tout, ce n'était qu'une expédition !

Je dis ça mais ce n'est pas encore fini, il reste l'épilogue (qui sera quand même aussi long qu'un chapitre normal).

Il se peut que le chapitre ne soit pas publier dès la semaine prochaine (examens :'( ) mais il ne devrais pas trop tarder non plus.

A bientôt !