Pour Herrera : Permets-moi de te dire que ton français n'est pas si rouillé que cela ! Bravo ^^ Et fière de voir que mes histoires plaisent aussi ailleurs !

Pour ma fan number one : Mais t'attends quoi pour sortir ton hymne? :p :p


Mercredi 22 juillet 2009 : 5ème jour :

- Bonjour la Belle au Bois Dormant, murmura Scotty à l'oreille de Lilly qui venait d'ouvrir les yeux.

- Scotty… bredouilla t'elle en se frottant les yeux. Il est quelle heure ?

- L'heure de se réveiller ma belle !

- Hey, pas de « ma belle » ! Je ne suis pas ta chose Scott ! Fit Lilly en riant.

- Allez, debout paresseuse !

- Sérieusement, Scott, quelle heure est-il ?

- 11h45.

- Quoi ! S'exclama Lilly en bondissant. Pourquoi tu ne m'as pas réveillé avant ?

- Parce que tu dormais si bien, que je n'ai pas osé ! Fit-il en lui déposant un doux baiser sur le front.

- Arrête ! L'interrompit-elle en le repoussant. On a fait une belle bêtise toi et moi, Scotty.

- C'est pas ce que tu me disais hier soir, fit-il en l'embrassant en dessous du lobe d'une de ses oreilles.

- Arrête, s'il te plaît, Scott ! Continua-t-elle en se retenant de rire. Avec ses mains il avait entrepris de lui chatouiller la taille.

- Arrêter quoi ? Tu n'as pas vu la couleur du ciel ! Il pleut à grosses gouttes, et l'orage gronde. Je n'ai rien d'autre à faire que de profiter de toi !

Lilly éclata de rire.

- Scotty Valens, vous n'êtes qu'un incorrigible dragueur !

- Et ? Fit-il faussement vexé. Je peux très bien te prouver que ça marche ! Regarde, où tu es, et avec qui !

- Je ne suis qu'une de tes innombrables conquêtes alors ?

Scotty l'arrêta en posant son doigt sur sa bouche.

- Tais-toi Lil' ! On vit au présent, tu te rappelles ? C'est ce qu'on s'est promis hier soir.

Il l'attira contre lui, et elle lui enleva son pull.

Ce n'est que bien plus tard, qu'ils partagèrent un repas dans la petite salle du restaurant. Ils étaient surpris par la tournure des événements. Malgré le fait de passer toutes leurs journées ensemble, ils trouvaient encore de nouveaux sujets de conversation.

- Te moque pas de moi, Lil !

- Je ne me moque pas, fit-elle entre deux éclats de rire, mais t'imaginer en Père Noël… Non, là je…

- Bah quoi ? Si Emilio n'avait pas vu son père, et qu'il m'avait vu moi, crois-tu que…

- Tu t'es réellement déguisé en Père Noël ? Demanda Lilly en reprenant son sérieux.

- C'était ça, ou des crises de larmes d'un enfant un soir de Noël !

Lilly le regarda alors avec un air attendri. Elle savait de quoi il était capable, et cela la touchait.

- Je l'ai aussi fait pour la petite sœur d'Elisa, fit-il avec nostalgie.

- Scotty, je suis désolée… Je…

- Non, ce n'est pas grave Lilly ! Je réussis à prononcer son nom sans que chaque lettre ne me fasse souffrir…

Sans réfléchir, la jeune femme avança ses mains vers les siennes et les posa dessus en le fixant. Il lui sourit timidement.

- A moins que tu ne me demandes comment se passaient les Noëls chez les Rush, je crois qu'on va arrêter là, les réjouissances…

Il libéra une de ses mains, et caressa le visage de la jeune femme. Ce contact fit frémir les deux jeunes gens. Lilly ferma les yeux, juste le temps de garder la sensation qu'elle ressentait au plus profond d'elle : un mélange de sérénité, de calme et de douceur. Scotty, lui, devina une chose. Même s'ils s'étaient promis d'effacer tout ça de leurs têtes à leur retour, ces vacances avaient définitivement changé quelque chose entre eux. Et la nouvelle relation qu'ils entretenaient lui plaisait.

- J'ai envie de me promener, Scotty.

- Là, maintenant ? Sous les rafales de vent et sous la pluie ?

- Et alors ? J'ai toujours aimé voir l'océan déchaîné… Etrangement, ça me calme.

- C'est une ruse pour que je te protège du froid, ça ?

- Qui sait ? Fit-elle en se levant de sa chaise.

Elle lui tendit la main qu'il saisit en souriant, et une fois debout, il entoura ses bras autour de la taille de la jeune femme, en l'embrassant dans le cou. Instinctivement, elle posa ses mains sur les bras de Scotty et les referma. Elle adorait ces vacances, et elle pensa rapidement que le retour à la réalité serait brutal.