Salut les fiiiiiiilles !
Me revoici avec un nouveau chapitre de La merditude des choses qui sera un chapitre de transition comme vous le verrez.
Merci à toutes pour vos réactions en tout genre et merci à Effexor pour sa relecture !
Je tenais à vous présenter mes plus plates excuses pour ce détail de publication plus que long. Pour résumé la chose, disons que je gagnais des sous en juillet et que je les dépensais en aout ! Lol !
Pour celles qui, comme moi, sont folles de trucs de filles (maquillages, coiffure et compagnie) je vous ai mis un blog sympa en lien sur mon profil, n'hésitez pas à aller laisser vos avis !
Chère non-inscrites, voici vos réponses :
Zou : Merci pour la review ! Alors le bac ?
Magaxa68 : Merci beaucoup ! Je suis contente que ça te plaise !
On se retrouve en bas ! Bonne lecture !
Chapitre 10 : Forks
« Chaque jour est une surprise ». DBC Pierre.
POV Bella Swan
- Tu vas te calmer ? Me demanda Edward méchamment.
- On va voir le bébé de Rose et Emmet, oui ou merde ? Demandai-je, agacée.
- Merde ! Vas plutôt présenter tes excuses à cette pauvre Vanina que tu viens d'essayer d'ébouillanter !
A peine arrivée à Forks, je me retrouvais coincée à ce pseudo-diner chez Charlie alors que Jake était chez son père tandis qu'Alice et Jasper avaient eu le droit de se rendre directement à la villa en toute tranquillité. Nous en étions au désert depuis un temps suffisant pour pouvoir partir.
- C'était un a-cci-dent, articulai-je, ça t'arrive jamais de renverser ?
- Rarement sur la personne assise à l'autre bout de la table ! Tu lui as presque lancé ton thé, Bella !
Je levai les yeux au ciel. Il exagérait. J'avais simplement voulu faire glisser ma tasse à l'autre bout de la table pour lui faire voir mon thé au gingembre dont la couleur était tellement proche de celle de sa teinture. Ceci dit il faut que je me décide à mettre un plan sur pied et fissa.
- C'est elle qui ne sait pas rattraper, ajoutai-je, est-ce qu'on peut y aller ? Demandai-je en boudant mais de manière mignonne pour l'amadouer.
- Retourne dans le salon, présente tes excuses et on s'en ira, fit-il, incorruptible malgré mes regards de braise.
- Ca va, c'est que de l'eau ! Argumentai-je.
Il me jeta un regard noir.
- Chaude ! Ajouta-t-il.
- D'accord… Répondis-je en rejoignant le salon d'un pas « énergique » et non pas rageur.
Passant par l'entrée, je me saisis du torchon dégoutant avec lequel Charlie nettoyait ses chaussures et me dirigeai vers Cope-la-jaune avec une envie folle d'essuyer sa jolie jupe blanche (tachée de jaune). Je m'assis à ses côtés et commençai ma tâche. De jolies traces de boue se dessinant sur son vêtement.
- Vanina, je suis tellement désolée… Commençai-je avant de m'arrêter pour contempler mon œuvre : sa jupe fichue.
Je vis Edward écarquiller les yeux, comprenant mon manège, alors que Cope se relevait d'un bon sous le regard éberlué de Charlie. Je réprimai mon envie de rire.
- On ferait mieux d'y aller ! Intervint Edward alors que mon père allait parler, sinon nous manquerons les heures de visite à l'hôpital.
- Bonne idée ! Décrétai-je.
J'embrassai Charlie sur la joue et quittai sa maison à toute vitesse, faisant fi des éclairs que ses yeux me lançaient. C'était quoi son problème ?
La pluie tombait à verse et je m'installai dans la voiture de location qu'Edward m'avait ouverte depuis le porche. Il discuta une minute avec mon père qui nous y avait raccompagnés avant de me rejoindre en courant. Je le trouvai d'un coup très beau, trottinant sous la pluie et cela radoucit mon humeur. Après s'être installé au volant, il démarra le moteur et s'engagea sur la route en direction de l'hôpital.
- Tu… Commençai-je.
- Bella, tu t'es super mal comportée, me coupa-t-il.
- Mais c'est elle ! Me défendis-je.
- Non, c'est toi, elle est gentille, arrête un peu ton cinéma.
- Mais…
- Non ! Pas de mais… Elle ne va pas te prendre ton père, chérie, fit-il compréhensif en posant la main sur ma cuisse et faisant s'agiter des papillons fous dans mon ventre.
- Si ! Elle l'a déjà pris ! C'est qu'une voleuse de père sans défense… Pauvre Charlie…
Edward leva les yeux au ciel. Je me renfrognai.
-Elle a les cheveux jaunes ! Accusai-je.
Edward éclata de rire et l'ambiance fut tout de suite moins tendue.
- Tu dois être raisonnable et laisser ton père vivre sa vie comme il l'entend. Il a été sympa avec moi alors qu'il aurait pu protester.
- T'es le seul à avoir un problème avec ton âge Edward ! Fis-je alors qu'il souriait.
- Ne change pas de sujet et promets moi de faire un effort avec la femme-citron.
Je rigolai.
- Ok…
Je ne connaissais que trop bien l'hôpital de Forks. J'avais dû passer des dizaines d'examen après que Charlie m'aie retrouvée. J'avais également dû être hospitalisée de longues semaines pour soigner ma malnutrition et les nombreuses infections dues aux mauvaises conditions d'hygiène dans lesquelles j'avais vécu. Mais l'hôpital de Forks avait surtout été mon salut. C'est là que je m'étais guérie, soignée, que doucement j'étais revenue à la vie. C'est là que j'avais recommencé à dormir, à ne plus avoir peur. C'est là que j'avais rencontré ces gens formidables qui avaient su me protéger. Emmet et Carlisle bien sûr mais aussi les infirmières avec qui je tentais de garder un contact.
Je me souvenais très bien du service maternité où se trouvait Rosalie. J'y avais passé de nombreuses heures à simplement observer ces petits bouts dormir et sourire aux anges. Je m'évadais de ma chambre en pédiatrie pour venir ici retrouver des bouffées d'innocence. Voir ces petits bébés m'avait permis de me dire que le monde renfermait certes des monstres mais aussi des choses merveilleuses et belles. J'avais compris qu'au delà de l'horreur que j'ai vécu, il y avait la possibilité d'une vie paisible, simplement belle.
Les bébés. C'était tellement adorable. Exactement comme ça l'était en cet instant. Julie était juste magnifique avec ses yeux qu'elle n'ouvre presque pas ou avec peine, sa bouche en cœur et sa peau toute rose, son nez minuscule et retroussé, ses doigts et ses mains si incroyablement petits. Mais le meilleur restait cette odeur si particulière qu'avaient les bébés, si elle n'avait pas été si belle, on aurait eu envie de la manger. Je glissai mon nez contre la joue de la petite qu'Emmet avait mise dans mes bras.
- On dirait que ça va donner des idées à certaines… Commenta l'heureux papa.
Edward s'étrangla avec la gorgée de soda qu'il était en train de boire, ce qui fit rire tout le monde. Moi la première. J'adorais les enfants
Esmée et Carlisle n'avaient pas pu venir, retenus à New York par leur travail respectif. Emmet et Rosalie avaient été d'autant plus ravis de nous voir débarquer ce soir. Emmet était euphorique. Edward avait même dit qu'il ne l'avait jamais vu comme ça. Moi non plus. Oscillant en permanence entre rire et larmes de joies, il nous enlaçait à tour de rôle et regardait son petit bout d'à peine deux jours avec une fierté non mesurable. Rosalie, elle, était épuisée. Elle avait fait promettre à Alice de ne jamais tomber enceinte tant elle avait souffert pourtant quand elle regardait sa fille, elle avait cette lueur dans les yeux que tout le monde pouvait voir, presque sentir. L'amour qu'elle portait à son enfant était immense.
Je m'assis au bout de son lit avec le bébé que j'avais beaucoup de mal à quitter des yeux. Je sentais le regard de Rosalie sur moi. Je me souvins alors avoir eu l'impression qu'elle ne m'appréciait guerre lors du banquet à NY.
- Tu veux le reprendre ? Demandai-je pour ne pas la mettre mal à l'aise.
- Non elle est très bien dans tes bras … Répondit-elle avec un sourire énigmatique.
- J'ai froid ! Râlai-je alors qu'Edward tentait d'allumer un feu dans la cheminée qui n'avait plus servi depuis si longtemps qu'elle avait pris l'humidité.
- Je crois que c'est mort… Reconnu Edward au bout de X tentatives. Il y a plein de couvertures dans le placard de l'entrée. Sers-toi, on va en avoir besoin.
Alice et Jasper avaient pris la seule chambre du seul bed and breakfast de Forks, nous condamnant au froid régnant dans la villa des Cullen suite à la récente panne de chauffage. Edward avait bien proposé qu'on aille chez mon père mais visiblement il y avait des indésirables chez lui donc pas question que j'y mette les pieds, beaucoup trop de jaune. Ce serait donc le froid glacial de la maison dans les bois qui m'avait tant intriguée durant mon adolescence. Une des filles du lycée disait que c'était un vampire qui y vivait. Je me demandais si elle parlait d'Edward en tentant de retenir un rictus. Cette histoire m'avait valu quelques nuits blanches lors de mon adolescence.
Je pensai avec nostalgie que nous ne pourrions pas rester longtemps à Forks. Bien sur, il fallait que nous rentrions pour le boulot assez vite. J'étais partie comme une voleuse quelques jours plus tôt et c'était ma doublure qui avait pris le relais pour le spectacle. Pas question que je lui cède la place trop longtemps. Pourtant j'aurais aimé voyager et profiter du jet. C'est vrai quoi ? Qui pouvait dire ça « profiter du jet »? Si le boulot ne me rappelait pas à New York j'aurais aimé aller au Mexique, sur une plage ou à Rio.
- A quoi tu penses ? Tu souris… Constata Edward.
- Au soleil… Fis-je en frissonnant.
- Je croyais que tu n'aimais pas trop la chaleur…
- Ce que je n'aime pas trop c'est Phoenix, répondis-je.
- Me voilà rassuré ! Je pensais que j'allais être obligé de passer mes prochaines vacances au pôle nord si je voulais les passer avec toi.
- Ca pourrait être sympa… Souris-je, toi, moi, un igloo… J'aimerais bien visiter l'Islande.
- Oui moi aussi, je m'amuserais à trouver plein de moyens pour te réchauffer, fit en se glissant à mon coté.
- Ah bon ? Fis-je en rougissant.
- On dirait que je suis sur la bonne voie ! Fit-il hilare.
Je le poussai doucement pour montrer mon mécontentement mais ris bien vite.
- Et toi ? Tu irais où ?
- Pfff… J'ai adoré Tokyo.
- Ah oui ? Et des endroits où tu n'es pas encore allé ?
- Peut-être la Thaïlande ou la Chine...
- Jake est allé en Chine ! M'exclamai-je.
- Je sais. C'est pour ça que je n'y suis pas allé, c'est lui qui gère ce pays.
-Mmmm… Tu m'emmèneras la prochaine fois que tu dois voyager ? Demandai-je.
- Peut-être, fit-il en souriant.
- Comment ça ? Peut-être ? Fis-je semblant de m'offusquer.
Je n'eus pas le temps de l'engueuler plus qu'il s'allongea sur moi et m'embrassa avec fougue. Au bout d'un moment il se redressa pour plonger son regard dans le mien avec toute l'intensité du monde.
- Ca dépend d'à quel point tu seras chiante dans les jours prochains, fit-il mort de rire.
- Et en plus ça te fait rire ! Fis-je en levant les yeux au ciel.
S'ensuivit une bagarre de chatouilles et de baisers mouillés qui se transforma en séance de pelotage intensif.
- J'aime autant t'avertir tout de suite, dis-je, pas moyen que j'enlève mes vêtements avec ce froid !
Il se laissa tomber de tout son long sur le canapé à coté de moi.
- Abaisse juste ton pantalon, murmura-t-il au creux de mon oreille.
Je me retournai et fondis sur ses lèvres tandis que sa main défaisait déjà le bouton de mon jean.
Le lendemain soir nous étions au NM, petit pub de la place de Forks qui avait animé nos soirées d'adolescence plus ou moins arrosées. C'est ici que j'avais embrassé Mike Newton pour la première fois. C'est ici aussi qu'il m'avait fait monter à l'arrière de son camion pour une autre première fois, au final pas si horrible que ça compte tenu de mon passé. C'est ici également que Jake nous avait surpris et ça, ça avait été vraiment horrible.
Rien n'avait changé depuis les quelques mois que j'étais partie et rien n'avait changé depuis les quelques années que Jake ou Edward étaient partis. Les mêmes chaises hautes en bois brun entouraient le même bar toujours aussi usé et il n'y avait toujours pas de table, seulement une rangée de chaises alignées le long du mur du fond. L'espace central, étriqué et tout petit constituait une sorte de piste de danse où les gens avait plus tendance à stagner qu'à se muer en rythme avec la musique. Ca sentait cette odeur particulière de bière et de vieux tabac qui vous prenait au nez. C'était assez miteux en fait mais tellement rempli de bons souvenirs, de soirées entre amis et de belles promesses faites dans un état d'ébriété un peu trop avancé pour les tenir. C'était la maison.
- Oh mon dieu, Jake ! Fis-je en me rappelant d'un souvenir en particulier.
L'interpellé me lança un regard interrogateur tout en prenant une gorgée de sa bière.
- C'est ici que tu m'as roulé une galoche mon vieux !
Il recracha derechef sa gorgée et me fit les gros yeux. On avait juré de ne plus jamais en reparler mais cela me semblait si loin. Un regard à Edward m'indiqua j'aurais peut être mieux fait de me taire. Alice et Jasper attendaient visiblement la suite.
- Quoi ? Demanda Edward. Tu peux répéter ? Vous vous êtes embrassés ?
Je pouffai alors qu'il s'adressait à moitié à moi et à moitié à Jacob. Il voyait rouge. C'était adorable.
- Non ! Fit Jake tout en cherchant comment s'en sortir.
- Oui ! Répondis-je en rigolant.
- Oh merde ! Répondit mon amoureux, je ne sais vraiment pas si j'ai envie de connaitre cette histoire.
- Moi je veux la connaitre ! Fit Alice.
Je pouffai tandis qu'Edward passait ses mains dans ses cheveux dans un tic nerveux tellement adorable.
- C'est elle qui a voulu ! Se défendit Jake. C'était il y a longtemps !
- 6 mois quoi, précisai-je.
Edward s'étrangla avec sa salive. Il se redressa et fixa Jake d'un regard noir.
- Respire Edward, insista Jasper d'un air taquin.
- C'était avant qu'elle ne débarque à New York, se défendit Jacob, elle m'a supplié !
- Hey ! Protestai-je.
J'avais soumis l'idée puis lourdement insisté, et non pas supplié.
- On était complètement bourrés, ajoutai-je.
- La ferme ! Contra Jake en voyant l'air renfrogné d'Edward.
- Je vais aller aux toilettes, fit mon amoureux tout rouge, et quand je reviendrai on ne parlera plus jamais de ça. C'est compris ?
Jake acquiesça solennellement tandis que j'éclatais de rire, accompagnée d'Alice et Jazz.
Le lendemain matin nous étions de retour à New york et je reprenais ma vie où je l'avais laissée avant l'épisode Renée, le cœur un peu plus léger. J'étais ravie de retourner au Lincoln center pour reprendre les répétitions. J'avais prévenu le maître de mon retour, il en avait été ravi ainsi que Suki. J'avais croisé quelques uns des autres danseurs qui furent surpris, mais néanmoins heureux de me voir.
J'enfilais ma tenue lorsqu'un éclat de voix étrange attira mon attention. Je tendis l'oreille avec attention pour repérer l'origine du bruit. Je m'approchai de la porte de ma loge entre-ouverte en silence. La voix venait du couloir. C'était Victoria et elle était au téléphone, je pouvais la voir grâce au miroir de ma loge.
- Je te dis que je l'ai vu ! Fit-elle vivement.
- …
- Non, j'en suis certaine.
- …
- Sans doute ce matin.
Je tendis l'oreille mais pas moyen d'entendre ce que disait son interlocuteur. A qui parlait-elle ? Qu'avait-elle vu ce matin ?
- Ecoute mon vieux, si tu veux en savoir plus, il me faudra plus d'argent. Je prends des risques.
- …
- A toi de voir !
Elle raccrocha brusquement sans que j'aie le temps de bouger et s'en alla vers la salle de danse d'un pas énervé. De l'argent ? Pourquoi ? Mais qui était cette fille ? Mais surtout que trafiquait-elle ? J'étais bien décidée à le découvrir. Il fallait que je mette Alice dans le coup. C'était un travail pour nous.
Voila voila !
A vous de jouer et de me dire tout ce qui vous passe par la tête : avis, critiques constructives, pronostiques, prédictions en tout genre ! Je suis sur ma boite mail ! Lol !
A très vite pour la suite des aventures de nos tourtereaux !
