We rise or fall
A votre intention : Couples divers et varies, donc slash mais pas le sujet principal. Sinon, il y aura des mots assez crus (surtout des insultes et des jurons), pas de description gore mais je traite de sujets pas joyeux. Mais avec humour…
Disclaimer : alors, les persos ne sont pas à moi (sauf Lisa, Noah, Elijah, Elyon, Vinyan, Duncan, Plume, Isarn et pleins d'autres), je ne touche aucunement de l'argent sur ce que j'écris donc, m'attaquez pas ! Pour les runes, j'utilise les signes et les noms de Alice 19th (Lotis et certains Maarams) donc propriété de Yuu Watase.
Nota : oh si vous saviez combien de temps il a mis à sortir celui là ! Je ne me suis pas amusée depuis trois semaines, j'ai bossé comme une dingue depuis un mois. A ceux, ou celles, qui veulent faire une double licence, un mot… FUYEZZZZZZZZZZZZZZ ! Alors, oui, je suis en retard, j'espère que vous me pardonnez car ce texte ne passe pas en premier dans ma vie. Il passe en quatrième. Voir cinquième, ça dépend des moments, comme la semaine dernière. Grippe. FUYEZZZZZZZZZZZZZZZZ !
Sinon, il y a toujours le FIC (Front d'Incitation au Commentaire) sur le forum : http: / forum. fanfiction .net/ forum /FIC /77278/ sans les espaces, bien sur. C'est une communauté (est ce le bon terme ?) d' d'auteurs qui se battent pour démocratiser les reviews.
Pour en écrire, c'est simple : appuyez sur le bouton, en bas de la page. Enregistrez-vous, ou laissez un pseudo et mettez votre mot. Ca ne prend pas longtemps et ça apporte beaucoup d'aide aux auteurs. Pour ma part, je réponds toujours. Si vous n'êtes pas inscrit … je fraude un peu, mais ça ne prend pas grand-chose sur dix pages de texte. Alors, n'hésitez pas. Faites entendre votre voix !
Alors, place au texte. Enjoy !
En gras et italique, se sont des flash back. En gras, de l'elfique.
Chapitre VI :
Aout 97, partie 6.
.
'' Tu sais, la victoire et la défaite, c'est pareil ça se traduit par des larmes.''
A l'amour comme à la guerre (chanson), Philipe Léotard.
.
Snape fils prit une carte de l'Angleterre où il y avait des points rouge et murmura quelque chose. Un point brilla, celui de Londres.
''Ta maison est attaquée ! Qui est là bas ?
-Les Weasley…''
-14 Août 1997, six heures cinq du matin, Grimmauld Square-
Harry arriva à Grimmauld square en utilisant le nouveau moyen de transport de l'Ordre, un mélange de téléportation elfique et de transplanation sorcier. La moitié de Square était en cendre et il y avait des sorts qui fusaient de partout. Les muggles s'enfuyaient et ne faisant pas attention a ce qu'il se passait. Quand aux sorciers blancs, ils étaient très mal. Il y avait beaucoup de corps brulés et peu identifiables et aussi des victimes qui se vidaient de leur sang. Une image de la guerre. Une image brutale, sanglante, horrible. Mais Harry ne s'en préoccupa pas. Il avait autre chose en tête. Car, oui, il pouvait pleurer pour des inconnus, mais ce n'était rien comparé à ses cris pour ses amis.
Il enjamba les cadavres et s'élança vers sa maison. Elle était une des rares non brûlée et les sorciers se battaient ici. Il y avait des silhouettes noires lançant des sorts vert et rouge contre des sorciers à visage découvert bien moins nombreux. Les sorciers de la lumières essayaient de protéger coute que coute l'ancien quartier général de l'Ordre du Phénix mais perdaient du terrain. Aussi, Harry se lança dans la mêlé, envoyant valser trois Deatheaters, fonçant tête baissée pour éviter les sorts et enfin atterrir dans sa maison. Les protections misent en place par le père de Sirius étaient parties, par on ne sait quel miracle et tout ceux qui y habitait étaient en train d'évacuer en vitesse dans un autre lieu. Et pas une trace des Weasley pour le moment.
Harry aperçut Ginny qui faisait évacuer les muggles et sorciers dans les autres endroits gardés. Elle allait bien, à part une blessure sur sa tête qui laissait des traces de sang sur son visage. Il lui fit un sourire rassurant puis repartit dans l'attaque. Il vit vite que c'était peine perdu, qu'il fallait à tout prix évacuer tout le monde et se tirer vite fait avant de perdre des alliés, si ce n'était déjà fait. Il lança des sorts à tout va, envoya des coups de poings, se battu comme un diable… et peu à peu, les sorciers noirs rebroussèrent le chemin. Pas parce qu'ils étaient battu, mais parce qu'ils en avaient eu l'ordre. Mais ça, Harry s'en fichait, ils s'en allaient.
Potter chercha des yeux des survivants, de préférence des sorciers qu'il connaissait. Mais il y avait de la fumée épaisse qui obscurcissait la vue et surtout, le silence. Assourdissant, lourd, calme avant la tempête. Harry se mit en marche, ne regardant pas les muggles morts, cherchant des yeux les robes de sorciers. Il en vit un, assourdit, mais qu'il ne connaissait pas. Et encore un. Et encore un. Et une tête rousse. Une flaque se sang imposante en dessous de ce corps. Un corps qu'il connaissait bien.
''MAMAN !''
C'était Fred. Ou George. Un des jumeaux, blessé, qui boitillait vers sa mère. Molly Prewett Weasley ne bougeait pas. Et ne bougera plus jamais. Harry s'avança vers elle et s'écroula, près du roux. Bientôt, Arthur Weasley vint, et s'effondra. Bientôt, Bill viendra aussi, portant son frère Charlie, amputé d'un membre. Bientôt, Ron accourra et se laissera tomber sur un mur, prenant sa sœur dans ses bras pour ne pas qu'elle voit sa mère dans cette état. Aujourd'hui, l'Ordre venait de perdre un membre important, une mère de famille flamboyante. Et Harry ? Aujourd'hui, il venait de perdre quelque de sa famille. Et ca faisait toujours aussi mal. Les yeux qui piquent, les nausées, l'envie de crier et de pleurer sa peine.
Il ne vit même pas Noah arrivé. Dès qu'il vit l'attroupement, il comprit et soigna tout le monde en pleurant. Sans cris, sans pleurs, juste des larmes. Qui coulaient sans s'arrêter. Soigner Charly qui avait perdu son bras droit, celui qui tenait la baguette. Soigner Fred, sinon il perdrait sa jambe. Assommer Arthur, pour ne pas qu'il devient fou. Donner des potions calmantes à tous, pour accuser le choc. Surtout à Harry.
Dès qu'il le vit, Noah Snape savait. Harry était arrivé au bout de ses capacités. Il allait craquer, comme jamais il ne l'avait fait. Et il lui fallait quelqu'un. Il n'existait qu'une seule personne au monde qui pouvait le voir si mal au point. Alors, il l'envoya dans l'endroit secret. Noah avait encore beaucoup de boulot sur les bras. Des blessés, des traumatisés. Une famille anéantie. Face de Serpent avait frappé fort. La contre attaque lui fera tout autant de mal.
Quelques heures plus tard, à Galaë's Manor, Isarn ramena les Weasley. Bill rejoignit sa femme, Charly fut congédier au lit, tout comme Fred accompagné de George. Quand à Ron, il entra dans une chambre et s'assit, les yeux dans le vide, les vêtements collants et pleins de poussières. Pire que mort. Cœur arraché, piétiné. On lui avait enlevé sa maman. Et il avait beau être adulte, sa maman avait un rôle important pour lui.
''J'ai appris, Ron. Je suis désolée''
Ron leva les yeux et, au vu des armes sur le sol, ainsi que des vêtements, il en déduisit qu'il se trouvait dans la chambre de Lisah. Et la voix lui appartenait. C'était de sa faute. A elle. C'était elle qui avait fait les boucliers, à cause d'elle que sa mère était morte. La peine se transforma en colère, brute.
''C'EST DE TA FAUTE, FILLE DE TRAITE ! A CAUSE DE TOI, J'AI PERDU MA MERE…
-Ronald, tu te calmes tout de suite ou je serai dans l'obligation de te frapper. Et je frappe fort ! Lança d'une voix forte la femme. Tu es en deuil, aussi, je ne t'en tiendrai pas rigueur. Et si tu veux des explications, je t'en fournirai, mais m'accuser de l'implication de ta mère, morte en héros, est inexcusable. Et il n'y a aucune honte à pleurer, bien au contraire…''
A genou, à côté de l'immense lit, Ronald avala sa salive. La gorge nouée, les yeux qui piquaient, il se laissa aller. Et pleura, cria, hurla. Une paire de bras l'encercla et frotta son dos, en lui racontant n'importe quoi. Mais lui, il n'entendait rien. Rien que son sang dans ses tempes et des souvenirs heureux.
Sa mère qui le réconfortait après que les jumeaux se soient moqués de lui. Les savons aussi qu'il recevait. Les bons petits plats. Son courage. Son sourire si chaleureux. Alors, il pleura comme un bébé. Car aujourd'hui, il était orphelin.
Et quelqu'un lui lissait les cheveux, d'une façon réconfortant, alors, il s'accrocha a cette bouée comme si sa vie en dépendait. Car sa vie en dépendait.
''J'te jure que j'aurai cette peste d'Anduril, que je la tuerai lentement, en la coupant en petits morceaux. C'est à cause d'elle aujourd'hui. Et vais m'amuser comme une tite folle avec elle. J'aimai bien ta mère, bien qu'elle faisait un peu trop mère pour moi. Mais, bon sang, sept enfants aussi bien élevé que vous, c'est une madone ! Elle devait avoir une poigne d'enfer ! En tout cas, elle restera dans le cœur de beaucoup de personne, pas seulement votre famille, et ça, c'est exceptionnel. Tu peux être fière d'elle, et elle peut être fière de toi, de ce que tu es devenu et du chemin que tu as prit. En tout cas, ça se voyait dans ses yeux. A quel point elle était fière de tous ses enfants. Et ça, de la part de l'enfant d'une espèce de cinglée psychorigide, psychopathe et tous les psycho du monde, ainsi que d'un mec qui prend toujours les mauvaises décisions et qui en plus est vraiment dur à vivre. Crois-moi, tu as la plus belle des familles au monde et ta mère restera un pilier, car elle sera toujours dans ton cœur et dans ton esprit. C'était une femme formidable et personne ne l'oubliera. ''
Cette voix, apaisante, racontait tout ce que Ron savait. Mais il avait besoin de l'entendre.
''Ca fait mal pour le moment, et ça fera toujours mal. Mais tu dois avancer, rapidement, car nous avons besoin de toi et chaque jour compte. Si tu veux abandonner tout cela, ce qui m'étonnerait fort car tu es un Griffindor pur souche, fait-le. Harry ne t'en voudra certainement pas…
-Tu crois vraiment que j'abandonnerai ma famille ? Demanda Ron, d'une voix nasillarde. Je veux venger ma maman… et je ne le ferai pas si je m'enfui.
-Ah, les petits Griffons. Ronny chéri, tu as ta journée. J'ai une potion qui te fera dormir si tu le souhaites. Draco s'occupe de ta sœur et non, il ne lui fera pas de mal. D'ailleurs, le voilà. Elle est juste endormie, elle a fait une crise de panique. Et tu vas t'occuper de ta petite sœur. Okay ?
-Okay… Tu vas faire quoi, dit ?
-Faire ce que j'aurai du faire avant, dit doucement Lisah, les yeux dans le vague. Ne pas laisser ma peur me dicter ma conduite. Et laisser Elyon m'aider. Je le dois à ta mère. Dors, maintenant, on s'occupe de tout.
-'Ci. Toi aussi peroxydé.''
Lisah les regarda tous deux s'endormir, dans les bras l'un de l'autre. Lorsqu'elle fut sure qu'il n'y avait plus aucun risque de réveil, elle fouilla dans son armoire et en sorti une robe asymétrique, d'un tissu léger bleu. Elle se retourna vers le blond, toujours planté à la porte avant de lui demander de l'aider à s'habiller, ayant toujours besoin d'aide pour les choses compliquées. En l'occurrence, là, à cause de la fermeture dans le dos et de la ceinture de cuir. Fichu bras à la con.
''Tu vas ou exactement ?
-Faire ce que je redoute de faire depuis six mois. Nos disputes en découlent. Et il se trouve que cette tête de con avait raison, répondit-elle en essayant vainement d'attacher ses cheveux. Tu t'occupes d'Hermione ?
-Ouai, pas de soucis. Et Noah ?
-Isarn fera en sorte de ne pas qu'il aille trop loin. Il n'est pas fait pour être médecin, mon frère n'a pas les nerfs pour cela. Tu te charges de la maison ?
-File. Je me charge des roux. Sois prudente.
-Youhou.''
Ils se séparèrent, Draco allant à la bibliothèque, et Lisah cherchant le Premier Ministre. Elle le trouva dans le petit salon, avec sa femme. Ils ne savaient pas ce qu'il se passait et personne n'avait prit le temps de leur expliquer.
''Vous venez avec moi. Pas de discussion, je ne suis pas d'humeur. Et plus tard les présentations, je ne suis pas d'humeur non plus. Poussez vous.''
Lisah prit sa dague et traça une ligne imaginaire. Elle mit les mains dedans et étira jusqu'à crée une porte dimensionnel.
''Les royaumes elfiques se situent dans une autre dimension, pas très loin de celle là. Nous allons chez moi, à Daimonia. Il n'y a aucun risque de transport. Passez en premier, je vous prie.''
Une seconde plus tard, ils arrivèrent dans une forêt dense, à l'air libre et le soleil filtrait. Un endroit paradisiaque. Ca sentait bon l'herbe fraichement coupée. Le couple se retourna pour voir la femme aux cheveux rouges arrivée également et refermer la porte trans-dimensionnelle.
Elle les mena à une cabane rustique, au bout d'un chemin, pas très loin d'où ils ont atterri. Elle frappa, mais il n'y avait personne. Elle murmura 'bizarre' avant de partir vers l'ouest. Le couple la suivit tant bien que mal, tellement qu'elle allait vite, sa robe flottant derrière elle. Le chemin de pierre grise les mena dans un village de petites maisons en pierres blanches, ou les murs étaient recouverts de lierres. Il faisait bon, ni trop chaud, ni trop froid et les rares villageois dehors souriaient, heureux de vivre ici. Ils traversèrent le village sans trop s'y attarder, s'avançant à grand pas vers le château qui surplombait le petit village.
L'habitation de la famille royale s'incrustait parfaitement dans le paysage, avec la nature qui décorait les murs. Deux elfes gardes surveillaient la porte principale et lorsqu'ils virent leur chef, la salua lentement. Elle leur rendit leur geste et traversa la cour pour se rendre à la salle du conseil, le Premier Ministre et sa femme sur ses traces. Elle connaissait bien les lieux, ayant passés quelques temps ici, avant son mariage. Ils ne croisèrent personne avant d'arriver devant une porte fermée.
Elle l'ouvrit avec grand fracas, prête à gueuler devant le manque de protection du château. Mais il n'y avait personne. Ce qui était étrange vu qu'Elyon passait ses journées dans cette pièce. Vexée, Elena fit une grimace et se dirigea vers une autre aile du château. La bibliothèque ? Naon, il l'a fuyait comme la peste bubonique. Sa chambre ? Bien sur, une tite sieste. Il était chef d'état, que diable ! La cuisine ? Il ne savait même pas ou elle était ! La salle des tableaux ? Il n'y allait que très rarement et avec elle. La chambre de ses parents ? Il n'était pas si déprimé que cela.
Elle se dirigea donc vers les chambres et vit un attroupement. Des Yara, des vieux conseillers surtout et une partie du personnel. Elle força le passage (ou personne ne s'inclinait devant elle, ce qui se paiera) et tomba sur son mari et surtout son meilleur ami, Vinyan Wen. Et leur maitre Aira, allongé dans un lit, pâle comme les draps blancs. Ce qui était étrange puisqu'il ne dort pas dans un lit, il y faisait des choses on ne peut plus intéressantes. Il avait peut être neuf cent cinquante ans mais il tenait la forme il y a deux semaines.
''Non mais c'est quoi ce bordel à la con ? Dit haut et fort Elena.
-Chérie, Amour, il n'y a pas de bonnes manières de le dire mais… Aira est en train de mourir. Tu te souviens, il y a sept ans, tu dormais tout le temps et puis d'un coup, c'est parti ? Et j'ai viré Lar du pays à coups de pied dans le derrière ? Pas à côté, non, dedans ? Tu as été maudite et Aira a repris cette malédiction pour que tu puisses vivre. Surprise !
-Elyon, ferme là ! Murmura Vinyan, l'air épuisé.
-Mais… il peut pas mourir, ce connard ! Et pourtant, j'ai essayé de le tuer ! A cause d'une malédiction causée par ce pourri de Lar ! Me fait pas rire, c'est impossible… hein, Vinny, c'est pas possible ? Et t'as besoin de dormir toi ! Elyon, arrête de l'exploiter ! C'est pas vrai, hein ? C'est pas vrai, ce bourreau ne peut pas mourir, pas avant moi ? Pour moi ?''
A la fin de cette tirade, Elena était au bord des larmes, en voyant son mari vraiment désolé (ce qui était rare) et son meilleur ami en train de pleurer (ce qui était encore plus rare). Aira, neuf cents cinquante années à son compteur, dernier élève de Morgane en vie (et le seul à avoir survécu), venait de rendre son dernier souffle, le sourire aux lèvres. Et maintenant s'effaçait les mauvais souvenirs, comme leur rencontre ou deux heures après il jeta la jeune fille dans une forêt sombre et pleine d'animaux, avec Vinyan, elfe des bois revanchards comme seul appui. Ou encore, son sourire affectueux lorsqu'elle était malade, ou encore sa fierté lorsqu'elle a survécu ! Un vrai père. Aussi casse pied que le premier. Mais en plus sadique.
Tous s'en allèrent, laissant les deux élèves pleurer leur soûl ensemble. Ils avaient tout traversé ensemble, se soutenant mutuellement dans les pires pétrins possibles. Et aujourd'hui, ils avaient besoin l'un de l'autre, laissant Elyon hors du coup. Celui-ci vit le Premier Ministre et au vu de sa tête, celui-ci avait besoin d'informations. De beaucoup d'informations.
.
A Londres, ville fantôme maintenant, ou les gens mourraient dans les rues dans d'atroces souffrances, Harry criait. Sans arrêt, sans à-coup. Il criait sans cesse. Il avait l'impression de devenir fou, que sa tête allait exploser, que cette guerre allait l'achever. Il ne savait pas combien de temps était passé, ni ce qu'il se passait à l'extérieur et il s'en fichait.
Son esprit refusait d'y pensé, la seule image était celle de Molly, allongée, le regard vide et le sang. Tellement de sang par terre. Harry n'avait pas vu les coupures, il ne voyait que le visage pâle et les yeux bleus translucides qui étaient avant si chaleureux.
Ca, et le nombre de morts qui montait en flèche. Quand est-ce que ça s'arrêtera ? Lorsque tous ceux de l'autre camp seront morts ? Lorsque deux peuples se seront anéantis mutuellement ? Il n'y avait donc pas de fin ? Il n'y avait donc que les guerres ? Les hommes étaient donc si cons ? Autant en finir tout de suite alors, pour éviter la souffrance de survivre !
Les cris se tassèrent, mais les larmes non. Roulé en boule devant la cheminée, à même le sol, Harry Potter était anéanti. Face de Serpent avait encore réussit à le briser. A le mettre plus bas que terre, à le piétiner. C'était donc ça son plan, puisqu'il ne pouvait pas atteindre sa Némésis, que ce soit physiquement ou mentalement, il avait trouvé le moyen de le mettre en pièces. Il fallait qu'il se venge. Qu'il se venge de manière éclatante, en mettant face de Serpent à terre, en train de lui lécher les bottes. Qu'il paye pour tous ses crimes. Pour toutes ses victimes, pour tous ses rêves à la con…
''Chuuuuut Trésor. Chuuut… calme toi. Je suis là, je ne pars nulle part…''
Sev'rus. Oui, il était présent pour lui, même si ce n'était pas souvent. Il était de son côté, le soutenant, l'aimant. Le réconfortant, comme maintenant. Harry se concentra sur les battements du cœur de son amant, essayant de se calmer et surtout, essayant de ne pas paniquer.
''Molly était une personne de cœur, un peu envahissante et je ne pense pas qu'elle m'appréciait. Mais c'était une personne de qualité. Ses marmots sont intenables et j'ai bien envie d'en tuer quelques uns, mais… elle restera dans mes souvenirs. Tout comme toi. Que représentait-elle pour toi, Trésor ?
-Elle … elle m'a accueillit … à bras ouverts… sans sa famille… même si elle me connaissait pas. Et quand… quand… elle a su mon nom… elle ne m'a pas traité différemment. Elle était gentille… et prévenante… et même si elle serrait fort, j'adorais ses câlins, c'était comme si c'était ma maman qui me serrait…
-Lily… Lily était moins envahissante mais tout autant aimante. Molly t'aimait, tout dans ses gestes le montrait. Et j'ai été désolé d'apprendre qu'elle était morte. Bellatrix a raconté en détail sa mort, oui, c'était elle qui l'a tuée. Elle le paiera, j'ai un compte à régler avec elle. Trésor, Harry, qu'est ce que tu veux ?
-Un Whisky. Sec. Triple. J'ai besoin de boire… dit d'une voix rauque le Survivant.
-J'ai une préférence pour le scotch personnellement, mais je dois avoir ça…
-J'dois pas être beau à voir…
-Tu n'as jamais paru si beau…
-Tu dis ça parce que c'est moi qui pleure ! J'ai l'impression d'être faible, inutile… avec moi aux manettes de l'Ordre, l'Angleterre est radiée, il y a des millions de morts et personne ne nous aide ! C'est vrai que je fais du siiiiiiii bon boulot. Et puis…
-Potter, tu t'apitoies sur ton sort encore une fois et je te jure que je t'en colle une, car tu en as grandement besoin. Alors, maintenant, tu vas boire ton verre, pleure si il le faut mais ne crois pas que tout ce qui arrive est de TA faute, car c'est loin d'être le cas. T'essaye de colmater des fuites bien trop importantes pour toi…
-Sev… dit moi que tu sais quelque chose. N'importe quoi. Est-ce qu'on peut attaquer un de ses abris ? Est-ce que tu sais ce qu'il prévoit ? Dis-moi que tu es dans ses petits papiers… tant qu'il te touche pas…
-Harry, il était tellement heureux, je crois qu'il l'était en tout cas, que j'ai eu le droit d'aller dans son bureau. J'ai vu des choses intéressantes, notamment sur les protections du Manoir Malfoy. Tout est dans le carnet sur la table. Mais il vous faut une plus grande force d'attaque par contre. Je suis navré de te dire…
-Que je ne fais pas le poids ? Mais je le sais depuis longtemps ça ! J'ai l'impression d'être minuscule à côté de lui, de voir la guerre se faire sans moi !
-Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, repris Severus, calmement et en embrassant le front de son amant. Tu es plus fort que n'importe lequel des crétins à qui j'ai enseigné. Plus fort que la plupart des adultes que j'ai rencontré. Tu es la personne la plus forte au monde, après moi bien sur. Ne doute pas de ça, Harry. Ne doute jamais. Et je veux gagner, tout autant que toi, et je veux que ce soit toi qui gagne. Parce que je suis égoïste et que je veux passer le plus de temps auprès de toi. Alors, après ce merdier monumental, je ne sais pas comment ça va se passer, mais je peux t'affirmer que non, tu n'es pas faible. Tu es prudent car pour toi, les personnes ne sont pas des pions mais des êtres vivants et c'est admirable. Alors oui, pour le moment, tu subis les délires mégalomaniaques de ce mort vivant, comme tout le monde, mais je suis sur qu'un jour, tu lui feras mordre la poussière et ce jour là, je serai à tes côtes, là ou je devrai être. Maintenant, tu vas boire ton alcool, pleurer s'il le faut et reprendre des forces.
-Depuis quand tu es si gentil ? Demanda Harry, en reniflant juste avant de boire une gorgée et de tousser.
-Je ne suis pas gentil, ma parole quelle horreur, je dis la vérité, et ne te moque pas de moi, stupide chenapan !
-D'accord vieillard. Tu veux passer le reste de ta vie avec moi ? T'es sur d'avoir les nerfs pour ?
-Va te faire voir, Potter.
-Quel romantisme ! Peut être après l'alcool…
-Potter, ferme là par l'enfer !
-Hey, j'ai rien dit !''
Le soir, Harry parla longuement avec Ron et Hermione. Le trio d'or était réunit. Par une épreuve terrible, certes, mais réunit. Ils furent interrompus par Elyon, portant sa femme, les yeux rougis. Il alla la coucher avant de revenir dans la bibliothèque.
''Elyon, je sais que Lisah est contre mais…
-Elle n'est plus contre. Tu peux compter sur mon armée. Elle est petite mais très forte. Je ne vais pas rester, c'était juste pour vous l'annoncer. Lena vient de perdre son maitre et elle est assez choquée. Toutes mes condoléances Ron. Je peux t'affirmer que ça ne passe pas avec le temps. Bonne nuit.''
Il y beaucoup de pleurs en ce jour. Mais aussi une détermination sans aucune mesure. Et un désir de vengeance sans égal. Aujourd'hui, l'Ordre avait perdu un membre. Mais en avait gagné bien d'autre.
.
-19 Août 1997, Galaë's Manor, 7h du matin-
Tout le monde était sur le pied de guerre. Le soleil n'était pas encore levé, mais on pouvait voir dehors sans lumières. Il faisait froid, la rosée du matin faisait resplendir l'herbe. Dans la bibliothèque était réuni les membres les plus influents de l'Ordre, Elyon et Vinyan, ainsi que le Premier Ministre.
Pourquoi si tôt ? Le plan pour attaquer Face de Serpent était enfin prêt. Les stratèges, Ron et Kingsley, s'étaient arrangés pour faire un plan sans faille. Hermione et Draco avaient préparé des plans et Noah et Elijah s'étaient occupés des protections. Elyon ne devait pas venir pour sa survie, mais Vinyan oui. Le grand elfe aux cheveux châtains collait aux basques de Lisah depuis la mort de leur maitre. Et il était d'un aide précieuse.
Harry balaya l'assemblé du regard. Il le regardait tous, avec des yeux remplis d'espoir. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, comme disait le proverbe. Est-il possible de ne plus avoir d'espoir, mais d'être encore en vie ? Se demanda la Survivant en observant les visages de ses compagnons. Peut être. Mais pour le moment, ce n'était pas le cas.
''Nous allons attaquer le Manoir Malfoy. Il nous faut frapper un coup fort, pour envoyer un message à Face de Serpent. Nous pouvons le faire, sans aucun doute. Les attaquants, sous la houlette de Madeye, de King et de moi fonceront dès que le bouclier tombera. C'est Elijah et Vinyan qui s'en chargeront. Noah restera en arrière, comme Ginny et pas de discussion. Hermione et Ron seront ici, et nous suivront en direct sur la carte créée par Draco et avec l'aide des oreillettes. Lisah se chargera de faire sauter le bâtiment, avec son frère et Vinyan après qu'ils ont anéanti le bouclier. Si besoin est, nous avons des renforts. Merci de respecter tous ceux qui nous ont rejoints. Pas de disputes, nous devons être unis. Et surtout, pas de quartier. Si vous assommez les Deatheaters, ils vous frapperont par derrière. Soyez prudent, ne prenez pas de risque inconsidéré. Je ne veux pas de perte aujourd'hui. Et c'est un ordre. Nous nous soulèverons ou nous mourrons !''
Bien que le discours fut enthousiaste et bien accueillit, la concentration resta de mise. Il était hors de question de la perdre, surtout que ça faisait deux jours qu'il préparait cette attaque. Les blessés seront transporter à Privet Drive, Grimmauld Place n'ayant plus ses boucliers et les radiations rendaient les lieux inhabitables.
Aujourd'hui, il était temps de se venger. Et la vengeance est un plat qui se mange froid.
''Au Manoir Malfoy ! Cria Harry.''
Yoru : heu… ça va. J'ai juste eu la grippe, qui m'a cloué au lit d'où mon retard ! Normalement, vous aurez un chapitre avant la fin de l'année, mais aussi long, pas plus. Ce chapitre est triste, j'ai pleuré à l'écrire. La famille Weasley trinque… mais c'était prévu d'avance. Quand à Harry, il a bien craqué, et j'ai adoré écrire Severus en mode réconfortant. J'espère qu'il n'a pas perdu de son mordant.
Dans le prochain épisode, une bataille, bien sur. Et une surprise.
Maintenant, Joyeux Noel à tous et profitez bien des vacances!
Merci à crountie, lilou5701, alexou1993, miyahow et 6Lisa9 pour leurs gentils mots, ainsi que pour les mises en favoris ou en alerte.
J'espère que ça vous a plu. Pour que je le sache ? Le bouton juste en dessous… vous y êtes ? Cliquez sur Review this Chapter. Une fenêtre s'ouvre. Deux choix s'offre à vous : s'enregistrer si vous avez un compte, ou juste laisser votre pseudo. Puis, écrire un petit mot. C'est tout et c'est grandement apprécié.
Je vous remercie de votre attention !
Bisous à tous !
