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Titre du chapitre: Adultes
Tout est à Jo, rien à moi, bla bla bla.
Publication initiale : juillet 2010
Version corrigée/remaniée : 27 janvier 2013
Rating : M pour ce chapitre
Note : lors du remaniement, le prénom de l'héroïne a été changé.
SALLY
La maison que Sirius avait hérité de son oncle Alphard (1) de son nom, était située à Lavenham(2), un petit village du Kent où habitaient environ un millier d'habitants. C'était un village très pittoresque dont certaines maisons dataient du Moyen Age.
Le premier jour des vacances, le Poudlard Express nous avait ramenés à Londres pour la dernière fois.
A King's Cross, Peter nous quitta, sa mère étant venu le chercher. Remus qui habitait Londres et savait se débrouiller avec les transports en commun moldus partit à son tour.
Nous n'étions plus que quatre et il était convenu que nous nous servirions du Magicobus pour rejoindre chacun nos nouvelles demeures, James et Lily à Godric's Hollow et Sirius et moi à Lavenham. Il aurait été plus facile et plus agréable d'y aller en transplanant, car les voyages en Magicobus laissaient toujours des souvenirs extrêmement déplaisants, mais Lily n'avait pas encore son permis de transplanage et je ne connaissais pas la maison de Lavenham ce qui aurait rendu les choses difficiles.
Sirius et moi furent les premiers à être déposés, après plus d'une heure de voyage chaotique.
-Voila ta nouvelle maison, dit Sirius, alors que nous nous retrouvions sur le trottoir, nos bagages à nos pieds, devant une immense grille en fer forgé qui protégeait une splendide maison de deux étages.
Sirius sortit une grosse clef en fer forgé d'aspect ancien et ouvrit le portail avec.
Devant la maison s'étendait un jardin presque retourné à l'état sauvage. Il était traversé par une petite allée composée de cailloux qui menait jusqu'à la maison faite de pierres blanches et grises. La porte d'entrée était imposante. Elle était en bois épais, dans lequel on avait taillé des motifs en forme de fleurs.
Sirius l'ouvrit et nous pénétrâmes dans un immense couloir. Tous les meubles avaient été recouverts de draps blancs qui donnaient à chaque pièce un aspect lumineux et fantomatique.
Nos bagages abandonnés dans le couloir nous fîmes le tour de la maison en riant comme des fous. Il y avait bien deux étages, chacun composé de quatre chambres et deux salles de bain. En plus de ça, il y avait aussi un grenier immense dans lequel étaient entreposés un amas d'objet en tous genre, notamment de grosses malles, des tableaux posés face contre le mur, des piles de livres et même, dans un coin, exposée sur un mannequin dont on voyait le pied dépasser, une très vieille robe de mariée jaunie par le temps. Au rez-de-chaussée, il y avait une grande cuisine, une immense pièce qui servait à la fois de salon et de salle à manger dotée d'une imposante cheminée, et une pièce circulaire à l'aspect douillet : la bibliothèque. Tous les sols étaient en parquet.
Sirius me prit par la main et m'entraîna au premier étage où il me fit entrer dans la plus belle chambre, celle qui était meublée par une gigantesque lit à baldaquin aux rideaux rouges qui n'était pas sans rappeler nos anciens dortoirs de Poudlard, d'une très grande commode, d'une penderie et d'une cheminée devant laquelle étaient disposés deux fauteuils à bascule.
Sirius écarta les rideaux du lit et me poussa gentiment sur le lit.
-On étrenne notre nouvelle chambre? Proposa-t-il
-Avec grand plaisir, répondis-je en posant mes lèvres sur les siennes pour partir dans un long baiser.
SIRIUS
Il était vraiment difficile d'expliquer ce que je ressentais en cet instant. Il y avait déjà le plaisir de retrouver ces lieux, cette maison où j'avais passé des bons moments avec mon oncle. Je me sentais chez moi ici. Jamais je n'avais ressenti cela chez mes parents. La maison des Potter avait été pour moi un véritable foyer, mais c'était ici, dans cette maison que j'allais fonder MON foyer avec Sally. La perspective de vivre avec elle, de partager une véritable vie de couple, m'emplissait vraiment de joie. Quelle revanche sur la vie pour Sirius Black, le collectionneur de conquêtes, le type toujours entouré de poupées sans grande cervelle.
Sally était là, assise sur le lit, face à moi qui étais debout et elle se mordillait la lèvre, inconsciente de la sensualité de ce geste. D'une main je caressais ses cheveux lisses et doux sous mes doigts. Je me penchais vers elle pour humer son odeur envoûtante, pendant que mon autre main se glissait sous son tee-shirt. Puis des deux mains je lui caressais le dos en remontant doucement. Elle poussa un gémissement lorsque mes mains atteignirent la fermeture de son soutien-gorge et le dégrafèrent d'un geste expert. Je lui enlevai totalement le tee-shirt et le soutien-gorge et commençais à lui caresser la poitrine.
-Je t'aime, dis-je en embrassant un de ses tétons. Et toi aussi, ajoutai-je en embrassant l'autre.
Elle rit.
Je continuais mes caresses et je l'allongeais pour venir me positionner au-dessus d'elle, tout en l'embrassant. Elle me rendait mon baiser et elle poussa un gémissement mécontent lorsque je quittais sa bouche pour embrasser son nez, son menton, son cou, ses seins sur lesquels je m'attardais, puis son ventre juste au-dessus du nombril, là où sa peau était toute douce. Je continuai pour arriver à sa jupe en jean, fermée sur le côté par une fermeture éclair que je m'empressai d'ouvrir. Elle souleva ses fesses pour me permettre de lui retirer la jupe et elle se retrouva quasi nue devant moi. Ne lui restait que sa petite culotte que je fis glisser le long de ses jambes. Elle écarta timidement les cuisses et je la pénétrai avec douceur.
Elle cria de plaisir.
Je donnai assez vite un rythme soutenu et elle ne tarda pas à atteindre l'orgasme. Je la rejoignis quelques instants plus tard.
Je me laissai retomber à côté d'elle, la pris dans mes bras et lui dit:
-Bienvenue chez toi, Sally!
Elle rit à nouveau.
Le premier mois que nous passâmes à Lavenham fut formidable. Presque tous les soirs, Lily, James, Remus et parfois Peter venaient dîner avec nous, ou alors nous allions à Godric's Hollow.
James et moi avions chacun une bonne quantité d'or à Gringotts qui nous permettait de vivre confortablement.
Nous nous laissions vivre, profitant des vacances.
A la mi-août, nous avions reçu les résultats de nos ASPIC. James et moi avions obtenu un optimal à toutes les matières que nous avions présentés, sauf en potion où nous avions chacun obtenu un Efforts Exceptionnels. Ces résultats nous permettaient de prétendre à une carrière d'auror. Le concours d'entrée était en octobre, nous avions le temps. Sally, Lily et Remus avaient eux aussi obtenu tous leurs ASPIC. Par contre Peter n'en avait réussi qu'un seul.
Lily était bien trop occupée à préparer son mariage pour penser à trouver un emploi et Sally était plus ou moins en pourparlers avec le ministère. Remus aussi avait entrepris des démarches pour rentrer au ministère, mais sa condition de loup garou lui laissait peu d'espoir. Peter, comme à son habitude, se laissait vivre.
Début août, Sally et moi assistâmes à deux mariages : d'abord celui de la sœur de Sally, Iris, qui fut un véritable étalage de luxe, puis celui de Lily et James qui au contraire brilla par sa simplicité.
La belle-famille d'Iris avait loué un superbe château pour célébrer le mariage de leur fils unique. Nous fûmes donc logés dans l'une de ses chambres, très belles et richement décorées. Le mariage fut célébré dans la cour du château qui avait été décorée avec fleurs et rubans à foison. Il y avait plus de 300 invités. Tous étaient des connaissances de la famille du marié. Iris n'avait été autorisée à inviter que sa famille proche qui se résumait à Sally et moi, puisque leur oncle n'avait pas voulu faire le déplacement.
La famille de Pierre, le marié, était très aisée et ne faisait rien pour le cacher, bien au contraire. Tout n'était qu'étalage de leur richesse.
Il semblait que les parents du marié méprisaient leur belle-fille, cela se sentait dans le ton condescendant que la mère de Pierre employait avec elle, ainsi que dans le regard dédaigneux du père. Le mari n'était d'ailleurs pas beaucoup mieux, il traitait sa nouvelle femme comme une jolie chose sans cervelle, l'arborant comme un trophée, lui coupant la parole dès qu'elle ouvrait la bouche. Il fallait aussi la voir accourir à chacun de ses claquements de doigts.
Les différences entre Sally et sa sœur étaient frappantes à mes yeux. Je me souvenais que trop bien des difficultés que j'avais rencontré pour la conquérir. Elle était aussi vive, indépendante et drôle que sa sœur était molle, effacée et sans saveur. Je voyais d'ailleurs combien ce qu'était devenue sa sœur faisait de la peine à ma Sally.
Iris nous consacra très peu de temps durant les trois jours que durèrent son mariage. Sa belle-famille nous traitait comme si nous leur faisions honte. Est-ce parce que nous étions anglais, parce que Sally était orpheline et sans le sou ou parce que j'avais des cheveux longs? Peut-être un peu de tout cela. Nous ne nous mêlâmes donc pas à l'assistance, préférant explorer l'immense parc du château.
Notre retour en Angleterre fut un véritable soulagement. Sally était écœurée par la façon dont les choses s'étaient déroulées mais elle n'en dit jamais rien à sa sœur. Cette dernière était tellement sous l'emprise de son mari que critiquer leur union aurait conduit à une dispute, ce que Sally préféra éviter.
En comparaison, le mariage de James et Lily fut un véritable enchantement. Il eut lieu dans la cour de leur maison qui était certes, cent fois plus petite que le parc du château français, mais mille fois plus chaleureuse. Tous nos amis de Poudlard furent invités, une bonne partie du corps enseignant de Poudlard ainsi que Hagrid et les familles de James et de Lily. Même la sœur de cette dernière fit le déplacement, manifestement à contrecœur. Alors que nous avions été tenus à l'écart de toute l'organisation du mariage de la sœur de Sally, nous participâmes à toute celle de celui du mariage de nos meilleurs amis. La décoration du jardin et l'élaboration du plan de table furent prétextes à de nombreux fous rires.
Le mage qui dirigea la cérémonie était jeune et fit beaucoup rire l'assemblée.
Lily était adorable dans sa robe de mariée, mais Sally était juste sublime dans la robe qu'elles avaient choisie ensemble. Le sourire de James était très agréable à voir. Sally et moi jouâmes nos rôles de témoins.
L'émotion me prit à la gorge lorsque mon meilleur ami prononça le fameux « Oui, je le veux » et Sally ne chercha pas à retenir ses larmes.
Tout le monde passa un très bon moment et nous nous couchâmes à dix heures du matin le lendemain, un peu enivrés, mais très contents.
SALLY
L'atmosphère joyeuse dans laquelle nous avait plongé le mariage de Lily et James, le beau temps et les vacances ne nous avaient pas rendu égoïstes, ni aveugles. Nous n'avions pas oublié ce que nous avait dit Dumbledore après la mort des parents de James.
Un événement particulièrement horrible nous conduisit à agir pour de bon. La cousine de Remus que nous connaissions de vue, fut assassinée ainsi que son mari et leurs deux enfants. Remus était effondré. Le besoin irrésistible de faire quelque chose nous saisit et ne nous quitta plus. James sollicita une rencontre avec Dumbledore.
Il vint nous voir un soir alors que nous étions tous réunis à Lavenham.
-Mesdames, dit-il en s'inclinant galamment devant Lily et moi. Messieurs, continua-t-il en saluant les quatre hommes déjà présents dans la pièce, cela me fait plaisir de vous revoir, nous dit-il alors que je l'avais invité à s'asseoir avec nous dans le salon. Je ne veux pas vous gêner trop longtemps dans votre sympathique soirée entre amis. Mr Lupin, je voudrais d'abord vous présenter mes plus sincères condoléances pour le deuil qui vous frappe.
-Merci, chuchota Remus
-Mr Potter est venu m'entretenir de votre volonté à tous ici présents de vous engager dans la lutte contre celui que se fait appeler Lord Voldemort.
James hocha la tête.
-Il existe une organisation, poursuivit Dumbledore, dont les parents de James faisaient partie. Elle s'appelle l'Ordre du Phénix. Elle a pour but de lutter contre Voldemort. Cette organisation accueille tous ceux qui sont prêts à s'engager dans la lutte. Si c'est votre cas, vous êtes les bienvenus. Une réunion se tient mardi prochain et je vous propose d'y venir.
-Nous viendrons, assura James.
-Nos réunions se passent dans une vielle ferme isolée. C'est ce qu'on pourrait appeler notre quartier général et j'en suis le gardien du secret. Je suppose que vous connaissez la manière dont fonctionne ce sort?
Nous hochâmes tous la tête, sauf Peter qui eu l'air mal à l'aise.
-Voila l'adresse, reprit le vieil homme en sortant un morceau de parchemin de sa poche. Je vous demanderai de la mémoriser et de la détruire.
-Bien sûr, professeur, répondis-je en prenant le petit morceau de parchemin et en le lisant.
Il comportait simplement les mots suivants, tracés par une écriture très fine et légèrement penchée : « le quartier général de l'ordre du phénix se situe dans la Ferme du pendu, prêt de la route de la charrue renversée dans le village de Winchcombe ».
-La ferme du pendu! S'exclama Sirius après le départ de Dumbledore, c'est d'un sinistre...
Et c'est ainsi que sonna le début de notre engagement contre Voldemort...
(1)ce n'est pas un nom que j'ai inventé, c'est vraiment le nom que lui a donné Joanne Rowling. On le voit dans le fameux arbre généalogique
(2)ce village existe vraiment, je l'ai trouvé sur google maps!
