« Nous avons une grande nouvelle à vous annoncer! Cria presque Bill Weasley, interrompant ainsi les conversations autour de la table. »

Fred, George et Hermione étaient arrivés au Terrier il y a plus d'une heure de ça. Fred avait eu raison : une fois Hermione partie se laver, son frère l'avait assailli de questions. "Il s'est passé quoi?", "Vous avez vraiment dormi ensemble?", "Pourquoi elle a dit merci?", "Elle t'a dit des trucs sur son voyage?", et d'autres. Fred avait coupé son jumeau dans son élan, ne voulant en aucun cas répondre à ces questions, et avait prétexté qu'ils allaient être en retard chez leurs parents s'ils continuaient ainsi. Il était ensuite parti se préparer.

Plus d'une heure après, ils s'étaient retrouvés tous les trois dans le salon, chacun ayant eu le temps de faire ses petites affaires. Ils étaient sortis ensemble, rigolant - comme toujours - Hermione amusée par les idioties de ses deux colocataires, ceux-ci amusés par leurs propres idioties, et heureux de voir le sourire de la jeune fille.

Une fois arrivés sur le chemin de traverse, ils avaient transplané dans le jardin du terrier. Hermione avait insisté pour que les garçons frappent avant d'entrer, alors qu'ils ne le faisaient pas d'habitude, prétextant que cela ferait plaisir à leur mère de voir un peu de bonnes manières chez ses deux fils.

C'était le petit Ted Lupin qui, une fois de plus, avait ouvert la porte. Il n'avait toujours pas reconnu Hermione, mais Fred et George lui expliquèrent qu'il s'agissait de "tata 'Mione". Il l'appelait alors ainsi, et avait fait connaissance avec cette nouvelle tata, qu'il paraissait apprécier.

Après quelques minutes sur le pas de la porte, Ron fit son arrivée en même temps que la pluie. Ils étaient rentrés, avaient dit bonjour à Monsieur et Madame Weasley, puis s'étaient installés dans le salon, afin de parler un peu.

Près de dix minutes après était arrivé Charlie, qui s'était vite adapté aux conversations. Hermione, elle, écoutait, tout en apprenant à connaître le petit Teddy, jouant avec. Plus d'une heure plus tard étaient arrivé Bill et Fleur, trempés par cette pluie qui ne s'était pas calmée. Enfin, sous la demande de Ron, tout le monde s'était mis à table.

C'était entre l'entrée et le plat principal que Bill s'était levé, et avait fait son annonce.

« Nous t'écoutons Bill. Lui répondit Arthur Weasley.

- Fleur et moi avons appris il y a quelques jours que...

- Que nous allons avoir un enfant! Avait presque crié Fleur, un sourire au lèvres, coupant son mari dans son élan.

- Mais c'est magnifique! Fit remarquer Ginny, se levant pour serrer les futurs parents dans ses bras, suivit par Harry.

- Hum, fit celui-ci quelques instants plus tard. Nous voudrions aussi vous dire quelque chose. Dit il calmement, saisissant sa fiancée par la taille.

- Oui! Nous avons décidé d'avancer la date du mariage! Fit Ginny d'une voix aigu, tout aussi excitée que sa belle sœur.

- Oui, Ginny n'en pouvait plus d'attendre. Ajouta Harry. »

Hermione se leva, suivit par Ron, et tout deux allèrent serrer Harry et Ginny dans leur bras, les félicitant pour ce mariage avancé. Puis, ils partirent serrer les deux futurs parents dans leurs bras, les félicitant aussi, tandis que Fred et George blaguaient sur l'impatience de leur sœur, et l'impuissance de Harry face à celle ci. *

Chacun serra les deux couples dans leurs bras.

Sauf Molly, qui était restée immobile, au bout de la table. Un silence se fit lorsque Hermione se dirigea vers Molly.

« Molly? Molly, vous allez bien? Lui demanda Hermione.

- C'est tout simplement magnifique! Cria la-dite Molly, serrant Hermione de toutes ses forces dans ses bras. Je vais être grand-mère! Enfin! Arthur, tu te rends compte, depuis le temps qu'on attend ça! Fit-elle part à son mari,se dirigeant vers lui.

- Magnifique, n'est ce pas? »

Molly partit serrer son fils et sa belle fille dans ses bras, les félicitant, se renseignant sur la date prévu... Puis elle se dirigea vers Harry et Ginny, son visage prenant un air beaucoup plus sévère.

« Quant à vous deux, dit elle, pointant son index vers le couple, comment osez vous prendre une telle décision sans prendre en compte mon avis! Leur reprocha-t-elle. Maintenant, il va falloir tout changer, prévenir les invités du changement de date, prévoir tout!

- Et, pour quand avez vous prévu l'événement, demanda Hermione, essayant de sauver ses deux amis des griffes de Molly.

- Hum... Harry se racla la gorge, et Ginny se mit à rougir.

- Dites-donc, ça doit être dans vraiment pas longtemps, vu la tête que vous avez. Remarqua Ron, se prenant un coup de coude dans les côtes de la part d'Hermione.

- Oui... Hum... A vrai dire, nous avons prévu ça pour dans deux semaines. Déclara Harry, presque gêné.»

Les yeux de Molly s'arrondirent, tandis que Fred et George se retenaient d'éclater de rire. Arthur surveillait sa femme du coin de l'œil, tandis que Bill paraissait un peu amusé et sa femme, un peu choquée. Ron était dans le même état que ses jumeaux de frères, tout comme Charlie. Hermione, elle était un peu amusée par la scène se passant devant ses yeux. Le petit Teddy, assis sur ses genoux, fût le premier à réagir.

« Ça veut dire que je vais avoir un cousin? Demanda-t-il à la brune, un grand sourire aux lèvres, brisant ainsi le silence.

- En quelque sorte Teddy. Lui apprit Hermione, un sourire aux lèvres.»

Tous les regards s'étaient dirigés vers le petit Ted et sa Tante, et, Fred et George n'en pouvant plus, éclatèrent de rire, suivis de peu par Charlie et Ron. Molly se tourna alors vers ses quatre fils, tous hilares.

« Je peux savoir ce qu'il y a de marrant, Il n'y a rien de marrant à avancer un mariage de presque deux mois! Non d'une goule en... S'énerva-t-elle.

- Maman! Lui reprocha Ginny. Ne parle pas ainsi devant Ted!

- Pardon Ginny, c'est simplement que... Dans deux semaines? Redemanda-t-elle pour être sûre d'avoir bien entendu.

- Oui, mais ne vous inquiétez pas Molly, nous nous sommes déjà occupés de prévenir les invités. La rassura Harry.

- Enfin presque tous. Répliqua Ginny.

- Oui, presque tous. Répéta Harry,un air presque coupable collé au visage.

- Comment ça presque tous, Demanda Molly, tout d'un coup inquiète.

- Hum, maman, nous avons en quelques sortes...Hum, trié les invités. Sur les 300, il n'en reste qu'une centaine. Lui répondit Ginny, un peu gênée.

- Bon, et si nous passions au prochain plat, n'est-ce pas Molly? Demanda précipitamment Arthur, voyant que la-dite Molly commençait à s'énerver.

- Oui, tout le monde se rassoit à sa place s'il vous plaît. Acquiesça Molly. Vous deux, il va falloir que nous ayons une petite conversation. Au plus vite. Déclara-t-elle, pointant son index menacent vers les futurs mariés une seconde fois.»

Fred et George se rassirent, suivis des futurs mariés, et de Bill. Ted, qui était encore sur les genoux de Hermione, n'était pas décidé à se déplacer. Hermione dû lui promettre une part de son dessert pour qu'il se remette à sa place.

En se rasseyant à sa place, à côté de la brune, ses cheveux prirent la même couleur que ceux de Hermione, et ses yeux devinrent aussi chocolats que ceux de la même personne. Hermione rigola en levant les yeux au ciel, puis, croisa le regard de Fred, assis en face d'elle.

« On dirait ton fils 'Mione. Lui apprit-il, gentiment.

- Oui, je ne vous l'ai pas dit, mais en fait, Ted est mon fils. Dit elle sérieusement, provoquant les rires de tout le monde autour de la table. »

Le repas se fit ainsi dans la bonne humeur, malgré les regards menaçant que Molly lançaient à son futur gendre et à sa fille.

A la fin du repas, il devait être environ 16h. Le petit Ted s'endormait sur les genoux de son parrain, Fred et George conversaient avec leurs frères sur leur boutique, Fleur et Ginny parlaient mariage avec Molly. Ron, Harry et Hermione parlaient de Ted, de Poudlard, et de leurs anciens camarades. Arthur, quant à lui, s'était endormi sur un fauteuil devant la cheminée allumée.

«Harry, vas donc coucher ce petit bout dans la chambre des jumeaux.

- Pardon? Heu, oui, d'accord, j'y vais Molly.»

Harry se leva donc doucement, afin de ne pas réveiller son filleul. Il le prit dans ses bras, s'excusant auprès de ses amis, puis monta, laissant ainsi Ron et Hermione tous les deux. Un silence s'installa entre les deux amis, puis, Hermione se décida.

« Hum, Ron...? demanda-t-elle.

- Oui?

- Tu... Il y a une question qui me trotte dans la tête depuis un moment. Je sais que ça va peut-être te paraître bizarre, étant donné que nous ne sommes plus ensemble ni rien, mais ne vas surtout pas croire que je demande parce que je suis intéressée, hein. Je demande en amie, d'accord?

- Non Hermione, je n'ai pas de petite-amie. Lui répondit-il, sans même attendre la question, un sourire moqueur aux lèvres.

- Je...

- Écoute 'Mione, je sais que pour toi, je suis juste un ami. Mais tu as l'air d'avoir du mal à comprendre que pour moi, c'est la même chose. Tu es un peu comme Ginny, tu es une sœur. Lui appris doucement Ron.

- Je... Oui, pardon, je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête. C'est simplement, l'autre jour, tu paraissais si triste quand je suis arrivée, et lorsque tu m'as vu, c'est comme si tout tes problèmes s'étaient envolés et...

- Je sais. L'autre jour je n'étais pas très bien. La coupa-t-il.

- Tu n'allais pas très bien? Se renseigna Hermione.

- Je... Hésita-t-il. Bon, écoute, je n'en ai parlé à personne. Même pas à Harry. Donc évite de le dire à tout le monde.

- Je t'écoute Ron, et ne t'inquiète pas. L'encouragea gentiment la brune.

- Bon. Il inspira. Ne t'énerve pas d'accord?

- Ron! Dis moi, je ne vais pas te manger par Merlin! S'impatienta Hermione.

- Ok... Je suis sorti avec quelqu'un et...

- Qui est ce quelqu'un Ron? Demanda la brune, gentiment, intriguée par cette petite cachotterie.

- Hum... Il rougit soudainement. Ané ingras... Marmonna-t-il dans sa barbe.

- Qui? Ron, articule, je n'ai pas compris.

- Daphné Greengrass. Répondit-il, aussi rouge que la robe de quidditch d'un gryffondor.

- Greengrass! S'étonna Hermione.

- Oui, c'est bon, ne cris pas non plus! Lui reprocha Ron. Puis, Hermione éclata de rire. Je peux savoir ce qu'il y a de si marrant?

- Tu es sorti avec Greengrass Ron! C'est quand même assez hilarant. Toi qui ne pouvais pas la supporter à Poudlard! Réussi-t-elle à dire, reprenant quelque peu son sérieux.

- Oui bah hein... Essaya-t-il, sans trouver ses mots.

- Pourquoi je t'en voudrais Ron? Demanda Hermione.

- Parce que! C'est Daphné, Hermione! Daphné Greengrass! Une serpentard! Fit-il, sur le ton de l'évidence.

- Et? L'encouragea-t-elle à poursuivre.

- Tu veux que je te rappelle qui elle était? Non parce que c'était une serpentard, qui traînait avec la fouine, qui traitait les sang-mêlé de tous les noms, qui n'arrêtait pas de t'insulter... Énuméra-t-il.

- Ron, tu t'enfonce. Lui dit Hermione, un sourire aux lèvres. Et tu veux que je te dise? Je m'en contre-fiche. J'ai aussi fais des erreurs lorsque j'étais à Poudlard. Même si elles étaient moins grave. Dit elle pour elle même. En tout cas, si tu es sortis avec, c'est qu'elle a sûrement changé. Et je te fais confiance Ron. Tu ne serais jamais sortis avec la Greengrass que je connais.

- Merlin! Rendez moi Hermione! Fit Ron sur un ton théâtrale. Il saisit les épaules de la brune, puis commença à la secouer. Qu'avez vous fait d'elle? Où est la vrai Hermione Granger?!

- Ron, arrête! Réussit finalement à dire Hermione malgré les secousses.

- Nan, sérieusement Hermione. Je n'aurais pas pensé que tu réagisses ainsi! Je veux dire... C'est toi qui as le plus souffert de la fouine et de sa bande et... Il vit la grimace qu'elle fit lorsqu'il avait prononcé le surnom de Malfoy. Attends... La fouine et toi?! Non, sérieux 'Mione...

- Quoi?! Non! Mais ça va pas la tête! Enfin...Plus maintenant. Avoua-t-elle, rougissant aussi.

- De quoi plus maintenant?»

Harry venait d'arriver, et s'était assis à côté de Ron. Hermione regarda ce dernier dans les yeux, puis comprenant son intention, leva son doigt vite fais vers lui.

« Il est sorti avec Greengrass! Cria-t-elle.

- Elle est sortie avec Malfoy! Cria Ron en même temps, le doigt levé vers Hermione.»

Un grand silence emplit la pièce à ce moment, et toute la famille Weasley se retourna vers le trio, les regardants avec des yeux aussi ronds que des chaudrons.

« Quoi?! Cria George, le premier à réagir.

- Tu es sortis avec Greengrass? S'étonna Fred, en s'adressant à Ron.

- Tu es sortie avec la fouine? Cria Ginny à sa meilleure amie. »

Ron posa un regard accusateur sur Hermione, tandis qu'elle en faisait autant.

« Tu as dit que tu ne le dirais à personne! Lui reprocha Ron.

- Et toi, je ne peux rien te dire sans que tu le cris? Reprocha-t-elle à Ron.

- Alors c'est vrai? Demanda Charlie.

- Bah oui! Crièrent ils tous les deux, énervés. Puis, ils se retournèrent et leurs regards se croisèrent. Ils éclatèrent de rire.

- Bon, c'est vrai ou pas? S'impatienta Harry.

- Oui. Admit Ron, coupable.

- Et toi? Demanda Harry à Hermione, se tournant vers elle.

- Aussi. Répondit-elle, coupable aussi.

- Il va falloir qu'on ait une petite conversation... Les regarda Ginny.

- Pourquoi pas maintenant? Demanda Bill, avide de savoir la suite des événements.

- Bill, ce ne sont pas tes affaires! Lui reprocha sa femme.

- C'est mon frère! J'ai le droit de savoir qui il fréquente! Se défendit-il.

- Oui, et on a très envie de savoir. Ajouta Charlie, un sourire carnassier aux lèvres.

- Les enfants voyons! Laissez donc Ron et Hermione s'expliquer. Les interrompis Molly.

- Maman! Je n'ai en aucun cas besoin de me justifier devant vous! Je ne suis pas sorti avec la fouine à ce que je sache! Se défendit Ron, posant un regard presque méchant sur son amie.

- Ce ne sont pas tes affaires Ron. Répliqua Hermione, commençant à s'énerver.

- Ah bon? Et je peux savoir pourquoi je ne pourrais pas savoir pourquoi ma meilleure amie est sortie avec une fouine telle que Malfoy? Dit toujours calmement Ron.

- Ça te plairais franchement que j'appelle Greengrass je sais pas moi... Le bulldog?! S'énerva encore Hermione.

- Le bulldog c'était Parkinson Hermione! Et Daphné, ce n'est pas pareil que ce... Cette Fouine! Fit Ron.

- Je peux savoir en quoi c'est différent?! Répondit-elle, s'énervant carrément. Et je m'en contre-fiche de savoir pourquoi tu es sorti avec Greengrass! Je me contre-fiche aussi de savoir si tu es resté ami ou pas avec elle!

Tu vois, moi je n'allais pas faire de remarques méchantes pour ce... Pour toi et elle! Je comptais juste me comporter en adulte, et de toute façon, je ne vois pas pourquoi je t'en aurais voulu! Je ne vois pas non plus quelle est la différence entre toi et moi, elle et lui. Mais toi, tu préfères éviter les questions de tes frères, et me reprocher d'être sortie avec Draco!

- Draco! Répéta Ron, les yeux ouverts tels des chaudrons.

- Oui Draco! Quoi? Tu croyais que malgré son amitié j'allais continuer à l'appeler Malfoy, ou la fouine? Et bien tu t'es trompé! Parce que lui comme moi, nous avons grandit, contrairement à certains!

Et puis de toute façon, c'est vraiment le fait que je sois sortie avec lui ou autre chose qui te gêne? Hein? Non parce que je t'aurais dit que je sortais avec ... Je ne sais pas moi, un moldu, Dean, Neville ou même Fred ou George, tiens, tu m'aurais dit quoi, hein?! Tu m'aurais crié dessus en disant que je fais n'importe quoi! Parce que tout ce que je fais pour toi, tout ce qui a rapport avec ma vie amoureuse, tu critique, ça ne te plaît pas!

Mais laisse moi te dire une chose Ronald Bilius Weasley, dit-elle, toujours un ton énervé, en se penchant vers Ron, par dessus la table, lorsque ton comportement de gamin de 6 ans aura fuit comme l'a fait Greengrass, et que tu aura compris que le monde ne tourne pas autour de toi, tu me préviendras, qu'on puisse avoir une conversation en adulte.»

Sur ce, elle se retourna, fit un geste de la main, prononça un vague au revoir, et sortit de la maison, sans même prendre sa veste. Toute la famille, qui avait suivi l'échange, se retourna vers Ron, afin de voir sa réaction. Seul Fred paraissait mécontent de son comportement.

« Franchement Ron, tu réfléchis des fois avant de parler? Merlin! Tu es son meilleur ami! En général, les meilleurs amis sont toujours là non? Apparemment non, parce que tu préfères lui reprocher sa mise en couple avec Malfoy, tu préfères, d'après ce qu'elle a dit, commenter sa vie amoureuse, au lieu de l'aider, de l'aider à se remettre! Tu n'es qu'un imbécile Ron. Lui reprocha-t-il.»

Il se dirigea vers le porte-manteau, saisi sa veste et celle de Hermione, puis partit vers la porte d'entrée. Il se retourna avant de sortir.

« Sur ce, cher veracrasse de frère, je te souhaite très mauvaise soirée. Papa, Maman, je vous souhaite une bonne soirée. Bill, Fleur j'espère que vous profiterez un peu du temps libre qu'il vous reste avant le gamin. Ginny, Harry, prévenez moi si vous avez besoin d'aide. Charlie, je te souhaite un bon retour en Roumanie, et George, je te dis à tout à l'heure. Bonne soirée, au revoir. »

Il se retourna, et fit claquer la porte en sortant.

Lorsqu'il fût dehors, il chercha Hermione des yeux à travers la pluie et le temps gris, sans la voir. Au bout de ce qui lui parût plus d'une heure – mais qui en fait n'était à peine une minute – il aperçût la silhouette de la jeune fille se diriger vers le champs voisin.

« Hermione! Cria-t-il. »

La silhouette continua de marcher, ignorant son appel et i se mit à lui courir après. Lorsqu'il l'eût rattrapé, il saisit le poignet de la jeune fille, qui leva la tête vers lui. Ses yeux étaient rougit par les larmes.

Il se rapprocha d'elle, et la pris dans ses bras.

« Je suis désolé Hermione. Mon frère est vraiment un imbécile.

- Ne t'excuses pas Fred, tu n'y es pour rien. Mais tu devrais retourner voir ta famille, il doivent se demander ce que tu fais. Lui-dit elle doucement.

- Non, je leur ai dit au revoir. Écoute Hermione, arrête d'essayer de me faire croire que tout va bien. Tu réussi peut-être à berner les autres, mais pas moi. Alors arrêtes un peu, et racontes moi plutôt ce qui ne va pas. Lui dit-il doucement, passant ses doigts sur les joues de la jeune fille, enlevant ainsi les larmes qui coulaient. »

Elle ne répondait pas, mais Fred voyait que les larmes allaient arriver d'un moment à l'autre.

« Bon, pour l'instant, il fait un peu froid, alors on va rentrer, et tu vas aller prendre une bonne douche le temps que je te prépare un bon chocolat chaud d'accord? Lui proposa-t-il, toujours aussi adorable.»

Hermione acquiesça, et il les fit transplaner devant la porte de l'appartement. Il sortit la clé de sa poche, puis l'ouvrit. Une fois rentrés, il débarrassa Hermione de sa veste trempée, puis lui fit signe d'aller se laver.

Ron était vraiment un imbécile. Pourquoi il avait réagit ainsi alors que lui même était sorti avec une de leurs ennemies de Poudlard?

Comme l'avait dit Hermione, Ron n'avait pas grandit. C'était encore un gamin.

Lorsque Fred avait commencé à crier sur son jeune frère, le reste des Weasley, Fleur et Harry compris, n'en avait pas cru leurs yeux, ni leurs oreilles. George, qui aurait dû être le plus choqué, était au contraire le moins choqué.

Il ne s'attendait, certes, pas à une réaction si forte de la part de son jumeau, mais il savait que, plus le temps avançait, plus son jumeau paraissait attaché à la brune.

Alors, bien sûr que la façon dont il avait crié sur Ron, la façon dont il s'était énervé avait surpris George. Comme le reste de la famille. Mais il savait que désormais, si quelqu'un voudrait faire du mal à Hermione, Fred allait automatiquement réagir. Pas comme Ron, ou Harry. Non, Ron et Harry réagissaient toujours en tant que frères, jamais trop durement. Mais Fred serait beaucoup plus attentif à Hermione. Il l'était déjà d'ailleurs. Il avait était le seul à remarquer qu'elle n'allait pas vraiment bien. Même Ginny n'avait rien remarqué.

Fred avait toujours était quelqu'un de réservé sur ses sentiments. Pas le genre de Ginny, qui disait ce qu'elle pensait tout haut, et ne se gardait pas si cette chose était méchante, ou de Ron, sur qui on pouvait comprendre toutes les émotions rien qu'en regardant son visage, sur qui on pouvait lire comme dans un livre ouvert. Fred n'était pas réservé au sens timide, non, bien loin de là. Il était toujours souriant, toujours près à essayer quelque chose de nouveau, à faire des blagues, à l'écoute des autres... Mais il ne disait jamais le fond de sa pensée. Jamais il ne s'était exprimé à haute voix. Peut-être quelques fois devant Charlie, Bill, ou Ron, mais vraiment pas souvent. Il se lâchait seulement devant son jumeau. Et encore, " lâcher" était un bien grand mot.

En tout cas, George se doutait bien que le reste de la famille était choqué de voir leur joyeux luron s'énerver ainsi. Et il avait raison.

Personne n'osait prononcer un mot. Le silence était lourd dans la pièce. Harry fût le premier à réagir.

«Je peux savoir ce qui t'as pris Ron? Demanda-t-il gentiment.

- Non mais c'est bon! Vous n'allez pas tous rejeter la faute sur moi non? S'énerva Ron.

- Ron, calmes toi. On se demande juste pourquoi tu lui en veux. Ajouta Ginny.

- Mais arrêtez! Alors moi, je vais avoir le droit à la leçon de moral, alors que c'est elle qui est partie, c'est elle qui nous a abandonné pendant deux ans! C'est elle qui... S'énerva encore plus le roux.

- Alors c'est ça? Le coupa le survivant.

- Quoi ça? Demanda Ron, méchamment.

- C'est pour ça que tu lui en veux? C'est à cause de son absence?

- Quoi? Non je...

- Ron, arrêtes de faire comme si ce n'était pas ça. Le coupa Charlie. Tu veux que je te dise? Même moi je trouve que tu te comportes un peu n'importe comment.

- Oui, ajouta Bill. Tout le monde - même Fleur, Charlie et moi, c'est dire! - avons compris que si Hermione était partie, c'est que quelque chose n'allait pas bien. Et même Harry n'en a pas fait cas. Il a fait comme si rien ne s'était passé.

- D'ailleurs, je ne comprends pas vraiment ce que tu lui reproches à la petite Hermione. Songea Charlie.

- Mais vous ne comprenez pas? S'énerva encore plus Ron. La guerre était finie depuis deux mois, à peine! Nous commencions tous à nous remettre, même elle! Et puis, nous avions besoin, tous les trois - Harry, elle et moi – les uns des autres. On a passé cette épreuve ensemble non? Alors pourquoi est elle partie? Pourquoi elle nous a abandonné? Et pourquoi elle est revenue deux ans après, en faisant comme si ça n'était jamais arrivé, comme si elle n'était jamais partie? Pourquoi elle ne nous a pas expliqué hein? Pourquoi elle nous cache des choses? Demanda Ron

- Ron, comme l'a dit mon très cher jumeau, tu es un veracrasse. Lui reprocha George. Réfléchis donc un peu. Si Hermione est partie, c'est qu'il s'est passé quelque chose, c'est qu'elle avait une raison. Si elle est revenue, c'est qu'elle avait besoin de vous, de nous tous! Je te rEt peut-être que si elle ne nous en parle pas, c'est simplement parce qu'elle essaye d'oublier. Expliqua-t-il.Oui, peut-être qu'elle essai d'oublier tout ça, ou peut-être même qu'elle ne veux pas nous le dire parce que... Parce que c'est Hermione Ron! Continua-t-il. Toi même tu nous avoué un jour qu'elle ne faisait jamais part de ses sentiments. Et bien voilà. Tu en as la confirmation.

- On est toujours chez les Weasley là? Demanda Harry, un peu à côté de la plaque.

- Heu, Harry, t'es sûr que ça va? L'interrogea Fleur.

- Moi,ça va! Répondit Harry, un grand sourire aux lèvres.

- Alors pourquoi tu demandes si on est toujours chez nous? Demanda Ginny, intriguée par le comportement de son fiancé.

- Je ne sais pas... Vous êtes vraiment... Sérieux! C'est bizarre de vous voir comme ça. Leur expliqua le survivant.

- Hein? Fit Ron.

- Attendez, d'abord il y a Fred qui s'énerve, ensuite, Bill et Charlie donnent des conseils, et même George devient sérieux! Je sais pas si je vais survivre à ce changement! Fit-il, rigolant.

- T'as survécu à Voldy-machin, le survivant, tu peux bien survivre aux Weasley. Répondit Bill.

- Ouais, mais je crois bien que c'est pire que de voir Voldemort! Ajouta Harry.

- Pff, arrêtes de faire l'imbécile. Lui reprocha Ginny, rigolant.

- Non, bon, ok, j'arrête. Fit Harry, rigolant toujours un peu. Puis, il reprit son sérieux. Juste, Ron, arrêtes d'en vouloir autant à 'Mione. Elle ne veut pas nous parler de son voyage, c'est tant pis pour elle, on aurait pu l'aider. Tu peux essayer de lui faire sortir les verres du nez, mais lui en veux pas. Ou en tout cas, lui cris pas dessus, et réfléchis deux fois avant de parler. Dit Harry doucement à son meilleur ami.

- Ouais, c'est bon, j'ai compris. Fit Ron en croisant les bras et en enfonçant sa tête dans les épaules. »

Après cette conversation, tout le monde se remit à parler. Puis George annonça qu'il devrait tout de même aller voir comment va son jumeau. Harry lui dit de rester, Fred était avec Hermione, il ne risquait rien. Mais non, George préférait retourner voir son frère, il n'aimait pas se sentir loin de lui quand il n'allait pas bien. Il dit au revoir à tout le monde, et sorti de la maison, avant de transplaner sur le chemin de traverse.

Lorsque Hermione était sortie de la douche, un chocolat chaud l'attendait sur la table du salon, alors que Fred lisait -Oui, c'était possible! -, assis sur le canapé. Elle s'assit à côté de lui, et saisit la tasse de chocolat chaud, qu'elle serra entre ses deux mains, se réchauffant ainsi. Fred quitta son livre des yeux, et leva la tête vers Hermione.

«Ça va mieux? »

Demanda-t-il. Elle lui répondit par un hochement de tête affirmatif.

« Qu'est ce que tu lis? »

Lui demanda-t-elle, montrant le livre du doigt. Il le leva, lui montrant ainsi la couverture du livre.

« Les bonnes manières du monde sorcier. Ha. Rigola-t-elle. Il est intéressant au moins?

- Si tu veux savoir comment mangeaient les sorciers du XVII eme siècle, c'est intéressant.

- Sérieusement? S'étonna-t-elle.

- Non, je rigole. C'est marrant. Ça dit comment on devrait se tenir, nous les sang-pur, la façon dont on devrait traiter les sangs-mêlés et les moldus. C'est assez comique je dois dire. Lui apprit le rouquin.

- Je n'ai pas vraiment regardé de quoi il parlait lorsque je l'ai acheté. C'est simplement, que quand j'ai vu le titre, j'ai repensé à nos repas et nos soirées à Poudlard avec vous, et vu que c'était votre anniversaire... Se justifia-t-elle.

- Ne t'inquiètes pas 'Mione. Et puis, il y a des trucs intéressants pour nos inventions.

- C'est vrai? Demanda-t-elle, pleine d'espoir.

- Ouaip'! Acquiesça Fred. »

Puis, le silence revint. Aucun des deux n'osaient dire un mot, de peur de dire le mauvais. Fred remit ses yeux sur son livre. Hermione, quant à elle, ne le quittait pas du regard.

Il était magnifique, pensait-elle. Elle le trouvait déjà super en temps normal, mais là, il était concentré sur son livre, et elle le trouvait tout simplement magnifique.

Mais il fallait qu'elle arrête. Elle se faisait plus de mal qu'autre chose. Peut-être ferait-elle mieux de repartir. Retourner au Terrier pendant quelques semaines, se trouver un appartement et un autre travail, s'éloigner de Fred. Peut-être était-ce la meilleure solution.

Mais la meilleure solution pour quoi, exactement?