Chapitre 10
Ianto fut à nouveau convoqué et se présenta, l'air de rien, devant les personnes qui souhaitaient le voir.
– M. Jones, êtes-vous au courant de ce qui est arrivé à Mme Williams ? demanda une femme.
– Non Madame, hier, elle ne se sentait pas très bien et je l'ai raccompagnée chez elle. Je l'ai laissée avec son mari et je suis revenu. Pourquoi, est-elle malade ?
– Il semblerait qu'elle ait perdu la mémoire, elle ne se souvient de rien. Voyez-vous quelque chose qui puisse expliquer cet état de faits ?
– Non Madame.
– Bien, merci M. Jones, vous pouvez sortir, nous vous tiendrons au courant de notre décision.
– Excusez-moi Madame, mais quelle décision ? Je suis ici pour aider un peu, mais si Gwen ne revient pas, je vais repartir pour Cardiff.
– Justement, comme vous venez de le souligner, Mme Williams ne reviendra pas et donc, sans son témoignage, nous n'avons plus rien contre le Capitaine Harkness.
– Comment ça ? demanda Ianto feignant la surprise. Vous voulez dire que vous pourriez le libérer !
– C'est exact, mais pour cela, nous devons en discuter. En attendant, pourriez-vous continuer le travail de Mme Williams, provisoirement bien sûr, le temps que nous trouvions un remplaçant.
– Oui Madame, pas de problème, mais je vous précise que je tiens à rentrer à Cardiff dès que possible, j'ai là-bas deux collègues qui se débrouillent seuls depuis plus d'une semaine et cela devient difficile.
– Je vous comprends bien. Soyez assuré que nous ferons au plus vite. Bonsoir M. Jones.
– Bonsoir Madame. Messieurs ! finit-il en saluant l'assemblée.
Quand il passa la porte, un sourire flottait sur ses lèvres. Maintenant que Gwen n'était plus un obstacle, le Capitaine allait revenir très vite.
Deux jours passèrent sans qu'il n'y ait un changement quelconque. Ianto commençait à s'inquiéter. Et s'il y avait une autre raison à l'enfermement de Jack ? Il refusait cette idée, il ne saurait en être question. Il continua son travail puis le vendredi, il se présenta au bureau du personnel pour les prévenir qu'il rentrait sur Cardiff le soir-même. Il demanda s'il y avait des nouvelles au sujet du Capitaine Harkness, mais rien ne semblait avoir bougé. Un peu déçu, il quitta la bâtiment et retourna à l'hôtel.
– Bonjour, M. Jones, dit le concierge en lui tendant sa clé.
– Bonjour Henri, vous allez bien ?
– Oui Monsieur, merci. Je dois vous dire que votre ami est déjà dans votre chambre, il m'a dit que vous l'attendiez.
– Mon ami ! répondit-il surpris.
– Aurais-je fait une erreur Monsieur ? s'inquiéta Henri.
– Sans doute que non, mais je n'attendais pas de visite, c'est tout. Merci Henri, je vais voir. Ce doit-être Rhys, se dit-il en prenant l'ascenseur.
Quoiqu'il en soit, il préféra sortir son arme en arrivant à son étage, on ne sait jamais, c'était peut-être quelqu'un d'autre, avec UNIT dans les parages, il valait mieux se méfier. Arrivé devant sa chambre, il ouvrit prudemment la porte et pénétra dans la pièce. Tout semblait calme et il n'y avait personne. Toujours en position de tir, il s'avança mais il ne vit pas âme qui vive. Soudain, deux bras l'enlacèrent et une bouche se posa sur son cou, lui faisant des frissons.
– Tu m'as manqué, tu sais, dit-il en fermant les yeux.
– Pas autant que toi, répondit le Capitaine en le tournant vers lui. Je ne sais pas comment tu as fait, mais bravo.
– Moi, je n'ai rien fait, dit-il en prenant un air innocent, posant son arme sur le lit. Simplement, quand on manipule des artéfacts aliens, il y a certaines précautions à prendre et il y a des personnes plus prudentes que d'autres, c'est tout.
– C'est tout ! répondit Jack en souriant. J'aurais bien dû me douter que tu trouverais une solution, mais je peux t'affirmer que les membres de la commission étaient dans tous leurs états.
Ianto sourit et passa sa main derrière la nuque du Capitaine pour l'attirer vers lui et l'embrasser tendrement. Le baiser se fit plus passionné, ces deux semaines de séparation avaient été dures à supporter et il entendait bien rattraper le temps perdu.
Ses mains s'attaquèrent aux bretelles qui quittèrent rapidement les épaules du Capitaine, puis elles passèrent sous la chemise, caressant la peau tant désirée. Ils se séparèrent un instant pour reprendre leur souffle, les yeux brillants. Jack fit glisser la veste qui tomba, vite suivie par le gilet avant de s'attaquer aux boutons de la chemise.
Le baiser reprit, plus fougueux, plus passionné, les langues se mêlèrent en un ballet qu'elles seules connaissaient. Ils se retrouvèrent vite torse nu, serrés l'un contre l'autre, leurs mains parcourant le corps aimé.
– Mon Dieu Ianto, ce que tu m'as manqué, souffla le Capitaine en quittant sa bouche pour aller picorer son cou.
Le Gallois se contenta de gémir, raffermissant sa prise sur le dos de son amant. Puis ses mains descendirent jusqu'au pantalon qu'il s'empressa de faire tomber, accompagné par le boxer puis bascula l'immortel sur le lit. S'échappant de ses bras, il déposa de légers baisers sur le torse, y faisant naître des frissons. Lentement, il partit s'occuper des tétons déjà durcis. Il sentait le Capitaine se tendre sous les caresses et continua sa lente progression vers l'objet de ses désirs. Quand il y parvint, il souffla légèrement sur le gland, faisant soupirer son amant, s'enivrant de ses gémissements et lécha sur toute sa longueur le membre dressé, ses mains se promenant dans l'aine, jusqu'aux testicules qu'il caressa doucement.
Les mains dans les cheveux du Gallois, Jack se laissait glisser dans un océan de volupté, murmurant son prénom. Quand Ianto le prit en bouche, il s'arqua, laissant échapper un râle rauque que le Gallois prit comme un encouragement à poursuivre cette douce torture. De fait, il débuta de lents va-et-vient le long du sexe, jouant avec sa langue, caressant, glissant sur la longueur. Son amant n'allait pas tarder à jouir, il le sentait dans la tension de son corps. Il accentua la cadence, une main accompagnant sa bouche et l'autre malaxant les testicules plus vigoureusement. Dans un cri d'extase, Jack se libéra dans la bouche du jeune homme qui poursuivit son mouvement quelques instants, le temps que les spasmes qui agitaient le corps de l'immortel se calment.
Puis il délaissa le sexe et revint prendre les lèvres du Capitaine, avec le regard mutin d'un enfant qui venait de faire une bonne blague. Jack le coucha près de lui et s'attaqua à la ceinture du pantalon qu'il portait toujours. Il le fit glisser sur les jambes musclées en même temps que le boxer et ils se retrouvèrent nus. Le Capitaine se coucha sur son amant, leurs virilités se touchèrent, leur arrachant un soupir de plénitude.
Les mains de chaque côté du visage de Ianto, Jack le regarda, gravant chaque trait dans sa mémoire puis lentement, prit ses lèvres, mettant toute la douceur dont il était capable dans les caresses de sa bouche et de ses mains qui glissèrent sur le corps offert. Il se redressa pour déposer des baisers sur le torse, papillonnant d'un côté à l'autre, agaçant les tétons. Il descendit jusqu'au nombril qu'il visita du bout de sa langue, faisant soupirer Ianto. Les mains à plat sur le dessus de lit, il se cambra lorsque Jack prit son membre dans sa bouche, commençant de sensuels va-et-vient, ses mains de chaque côté de son bassin, les pouces sur l'aine, le caressant doucement.
Puis il mouilla ses doigts en même temps qu'il continuait d'aller et venir sur le sexe tendu légèrement suintant de désir. Il descendit sa main sous les testicules, dessinant la raie pour demander le passage. Le Gallois écarta les jambes et plia les genoux, laissant l'accès à ces doigts aventureux. Jack caressa l'entrée puis s'introduisit délicatement, écoutant les gémissements de son amant. Il bougea légèrement, continuant ses va-et-vient sur le membre durci. Le premier doigt fut suivi par deux autres qui préparèrent l'intrusion.
– Viens, murmura Ianto.
Le Capitaine retira ses doigts et se présenta devant l'anneau de chair, puis délicatement poussa son bassin pour pénétrer dans l'antre chaud. Sentant le Gallois se crisper, il s'arrêta, les mains sur les hanches de son partenaire, regardant son visage. Ianto se détendit doucement et Jack avança un peu, commençant de légers va-et-vient pour pénétrer toujours plus loin dans ce corps qui lui avait tant manqué.
– Humm… Oui… Continue, souffla Ianto, faisant sourire l'immortel qui s'exécuta, augmentant la fréquence de ses mouvements.
Il continua de regarder son visage, pressentant le moment où le Gallois allait jouir. Il prit son sexe et le masturba énergiquement, l'amenant à l'extase. Avec un cri rauque, Ianto se libéra dans la main de son amant et Jack, stimulé par les spasmes du jeune homme, se répandit en lui, des étincelles explosant derrière ses paupières closes. Après quelques instants, il se retira délicatement et s'allongea près du jeune homme, le prenant dans ses bras et déposant un baiser sur ses cheveux. Ianto écouta le cœur de l'immortel reprendre peu à peu un rythme normal et soupira doucement.
– Merci Ianto, murmura Jack.
– Pour quoi ? demanda le Gallois en se redressant pour le regarder.
– Pour tout !
– Tu n'imagines quand même pas que je serais resté sans rien faire ! s'exclama le jeune homme.
– J'ignorais que tu avais autant de détermination, c'est tout.
– Tu sais ce qu'on dit, il faut se méfier de l'eau qui dort. Je suis heureux que ce soit fini, continua-t-il, je commençais vraiment à me demander si j'avais fait le bon choix.
– De quel choix parles-tu ?
– Pour Gwen, si ça n'avait pas marché, j'aurais fait tout ça pour rien !
– Ne t'inquiète pas, de toute façon, c'est mieux comme ça. Je suis sûr que Rhys t'en est reconnaissant, il ne voulait pas qu'elle travaille avec nous. J'ai fait une erreur en l'intégrant à l'équipe. À l'avenir, je n'engagerai que des hommes comme ça, il n'y aura plus de problème.
Ianto le fixa avant de répondre.
– En es-tu sûr, tu sais que tu as du succès aussi bien avec les hommes qu'avec les femmes ! Dois-je m'inquiéter dis-moi ?
– En aucune façon, pour moi, il n'y a que toi et tu le sais, dit-il en l'embrassant tendrement.
Le Gallois se serra un peu plus contre lui et Jack soupira. Il était enfin libre et tout ça, grâce à ce jeune homme discret qui avait volé son cœur. Peu à peu, il sentit que Ianto se détendait et sa respiration se fit plus profonde. Il sourit, son amant venait de s'endormir. À son tour, il ferma les yeux et glissa doucement dans les bras de Morphée.
Un peu plus tard, Ianto s'éveilla et regarda son amant dormir puis déposa de légers baisers sur son visage jusqu'à ce que celui-ci ouvre les yeux et lui sourit.
Ils étaient bien dans les bras l'un de l'autre, mais il était temps de quitter Londres pour rentrer à Cardiff où leurs collègues les attendaient. Ils sortirent du lit et prirent une douche, savourant le plaisir d'être à nouveau ensemble. À regret, Ianto sortit de la cabine pour aller téléphoner à la réception.
– Henri, pourriez-vous me préparer ma note, je vous quitte aujourd'hui, dit-il en s'essuyant.
– Bien sûr M. Jones, elle sera prête quand vous descendrez. Au fait, Monsieur, c'était bien votre ami qui était dans votre chambre, je n'ai pas fait d'erreur ?
– Non Henri, c'était bien mon ami, je vous remercie. À tout à l'heure, dit-il en raccrochant.
– Tu parlais à qui ? demanda le Capitaine en sortant de la salle de bain, une serviette autour de la taille.
– J'ai demandé la note, comme ça, nous pourrons partir plus vite, j'avoue que Cardiff me manque.
– Tu as raison, répondit Jack en le prenant dans ses bras.
Ianto se blottit contre son torse, heureux de ces retrouvailles. Il leva la tête et embrassa son amant avant de s'échapper de ses bras pour aller s'habiller, ce n'était pas le moment de remettre le couvert, ils avaient de la route à faire.
Quand ils furent prêts, ils descendirent à la réception. Le concierge sourit en les voyant arriver, mais ne dit rien, il était du genre discret, mais avait bien remarqué les regards des deux hommes. Une fois la note réglée, ils se saluèrent et Jack et Ianto quittèrent l'hôtel pour un dernier verre avant de prendre la route. Tout naturellement, ils se dirigèrent vers la taverne. En les voyant entrer tous les deux, la jeune serveuse soupira et vint prendre leur commande. Pendant près de 15 jours, le jeune homme était venu seul, mais à nouveau, il était accompagné par cet homme athlétique qui faisait tourner les têtes. Beaucoup l'admiraient et Ianto se sentit flatté de la réaction des autres consommateurs. Effectivement, il avait de la chance d'avoir le Capitaine comme ami et amant.
Bien plus tard, ils quittèrent l'établissement et s'installèrent dans la voiture de Ianto pour prendre le chemin du retour. Le Gallois n'était pas pressé, le Capitaine était près de lui et tout allait bien, alors il décida de prendre la nationale. Un regard étonné de Jack le fit sourire.
– Tu es pressé ? lui demanda le jeune homme.
– Absolument pas, mais je pensais que tu voulais rentrer rapidement.
– Il est difficile de s'arrêter sur l'autoroute, répliqua-t-il un sourire aux lèvres.
– Effectivement, répondit le Capitaine, devinant la pensée du Gallois.
Ils s'engagèrent sur les routes secondaires, profitant de la fin de journée tranquille. Ils ne croisèrent que très peu de véhicules et roulèrent à bonne allure. Au bout de trois quart d'heure de route, Jack se déplaça sur son siège, posant sa tête sur l'épaule de Ianto et passant son bras sous celui du jeune homme pour aller poser sa main sur son entrejambe. Le Gallois ferma un instant les yeux en soupirant puis raffermit sa prise sur le volant et continua sa route. Cette proximité était très troublante, mais il ne voulait rien changer.
Jack releva son menton pour le regarder et Ianto l'embrassa rapidement avant de reporter les yeux sur la route. Il sentait la main qui caressait doucement son aine et laissa échapper un soupir.
– Jack, tu n'es pas sérieux.
– Quoi ! fit-il l'air innocent.
– Tu sais de quoi je parle, si tu continues, je vais devoir m'arrêter.
– Qu'est-ce qui t'en empêche, ce n'est pas pour ça que tu as évité l'autoroute, pour t'arrêter quand tu en avais envie, souffla-t-il d'un air coquin.
– Tu as raison, mais laisse-moi trouver un endroit tranquille.
Le Capitaine continua ses caresses qui se firent plus précises, Ianto était de plus en plus mal à l'aise, mais parvint à trouver un chemin qui mena dans les bois. Il s'y engagea et gara la voiture à l'abri des regards.
À peine arrêté, le Gallois se tourna vers son amant et l'embrassa à pleine bouche. Le désir qu'il avait fait monter avec ses caresses ne demandait qu'à s'exprimer, il avait envie de lui. Le baiser fut fougueux, les langues bataillaient, mais aussi se caressaient, s'enroulaient et se déroulaient. Quand ils se séparèrent, Ianto sortit de la voiture et Jack le suivit, faisant le tour du véhicule pour venir le rejoindre. Il le plaqua contre la portière, passant ses mains sous la chemise et s'attaqua au pantalon. Celui-ci tomba, suivi par le boxer. Ianto dégagea ses pieds en poussant les vêtements sur le côté puis défit la ceinture du Capitaine et passa sa main dans le boxer, capturant le sexe déjà dressé et le caressa doucement. Il tourna l'immortel pour l'adosser à la voiture et descendit le pantalon et le sous-vêtement, venant à la hauteur du sexe qu'il prit dans sa bouche tout en commençant des mouvements de va-et-vient.
Jack se cambra, appuyé sur le véhicule, les mains dans les cheveux du Gallois, imprimant des mouvements de plus en plus rapides. Brusquement, le jeune homme se redressa et embrassa son amant qui le mit face à la voiture, passant sa main entre ses jambes pour aller caresser son intimité. N'y tenant plus, il le plaça devant l'entrée et se cambra pour faciliter la pénétration. Excité, Jack entra violemment puis s'arrêta brusquement en entendant le cri du jeune homme.
– Pardon, murmura-t-il en lui caressant le torse.
Quand il sentit que Ianto se détendait, il reprit ses mouvements. Une fois la douleur passée, le Gallois accompagna le balancement, gémissant de plus en plus à mesure que le plaisir grandissait. Le Capitaine se saisit de son sexe et lui imprima les mêmes mouvements que celui de son bassin, augmentant la cadence à mesure que l'extase approchait. Dans un cri, Ianto se déversa dans la main de son amant alors que celui-ci se libérait dans son corps. Toujours secoués de spasmes, ils restèrent ainsi quelques secondes, puis Jack l'embrassa dans le cou. Ianto tourna la tête pour lui présenter ses lèvres et le Capitaine y posa les siennes.
Le jeune homme soupira, Jack le libéra et le tourna, caressant toujours ce corps si sexy que ce soit avec ou sans vêtements.
– Je t'aime Cariad, dit doucement Ianto.
Le Capitaine le regarda, puis prit son visage entre ses mains et embrassa ses lèvres.
– Je t'aime aussi, dit-il.
Ils restèrent ainsi de longues minutes, reprenant leur souffle et laissant leurs cœurs se calmer. Puis Ianto récupéra ses vêtements et se rhabilla, il était temps de reprendre la route. Quand il démarra, Jack lui montra l'orée du bosquet et le Gallois sourit.
– Je crois qu'il va avoir des idées, dit-il amusé en regardant le petit lapin se perdre dans les fourrés.
Ils reprirent la route et arrivèrent à Cardiff une heure et demie plus tard. La soirée était déjà bien avancée et Ianto pensa qu'ils seraient seuls à la base. Cependant, en garant sa voiture, il aperçut celle de Toshiko, ce qui le fit sourire. Elle allait avoir une drôle de surprise en les voyant arriver. Ils s'engagèrent dans les couloirs et prirent l'ascenseur. Jack en profita pour prendre le Gallois dans ses bras et l'embrasser tendrement, ne le relâchant qu'à l'ouverture des portes.
Le silence régnait et un seul poste était éclairé. La jeune femme leva la tête en entendant l'alarme et resta figée quelques instants. Puis brusquement, elle poussa un cri et se précipita dans les bras de Jack, pleurant et riant à la fois. Ianto s'éclipsa discrètement, les laissant à leurs retrouvailles et alla préparer du café.
– Eh bien Tosh ! Je t'ai manqué tant que ça ! dit le Capitaine en souriant.
– Si tu savais ce que j'ai eu peur que tu ne reviennes pas. Mais comment as-tu fait ? Que s'est-il passé ?
– Pour ça, il faut que tu demandes à Ianto, c'est lui l'instigateur de toute cette affaire !
Le Gallois s'approcha et leur donna les tasses. Jack huma le breuvage, un sourire s'affichant sur ses lèvres.
– Humm, dit-il, c'est bon de rentrer chez soi. Merci Ianto.
– Alors, Ianto, insista Tosh, comment as-tu fait ?
– Moi, je n'ai rien fait de spécial, j'ai simplement omis de dire qu'il y avait certaines précautions à prendre pour un artéfact particulier.
– Oh ! Et que s'est-il passé ?
– Et bien quand Gwen est venue m'aider à archiver cet appareil, j'ai, comment dirais-je, fit-il en semblant hésiter, oublié de lui dire qu'il était allumé et qu'il ne fallait pas le prendre à main nue.
– Eh alors, dis donc Ianto, je ne vais quand même pas être obligée de te tirer les vers du nez !
– Elle a tout oublié, l'artéfact agit comme le Retcon, mais sans espoir de retrouver ses souvenirs, jamais, expliqua le Gallois avec un sourire ironique.
– Donc, la commission n'avait plus rien contre toi, dit-elle en s'adressant à Jack. Ils ont dû être déçus de ne pas pouvoir te garder, mais pourquoi t'ont-ils enfermé ? Là c'est une chose que je ne comprends pas.
– À mon avis, ils avaient peur qu'en me laissant libre, je disparaisse de la circulation et l'unité sécurisée était leur meilleure option pour éviter que l'on me fasse évader.
– Et bien, Ianto, je te félicite, c'est ce que j'appelle de l'efficacité, dit Tosh en l'embrassant sur la joue. Bon et bien, je vais vous laisser. J'ai besoin de prendre un peu de repos, tu permets que je prévienne Owen, il risque d'avoir une surprise s'il te voit ici demain.
– Je préfèrerais que tu ne lui dises rien, de toute façon, nous ne serons pas ici quand il arrivera, répondit Jack en regardant Ianto. J'aimerais voir sa tête quand je passerais le sas.
– Ok, alors bonsoir vous deux, dit-elle en quittant la base, heureuse de ce retour.
À suivre…
