Angelyoru : Merci pour ton commentaire. Si t'as découvert des trucs bah c'est toujours ça de pris, je l'aurais pas écrit pour rien celui là :) Pour Mikasa j'avoue j'ai un brin forcé le trait. Mais ça me fait poiler dans l'OAV quand il dit que Armin est hyper cultivé, que Mikasa se demande si il sait comment on fait les bébés. Eren qui veut se la péter en disant que LUI il le sait. Et là il évoque de grands oiseaux (des cigognes donc) qui apportent les bébés... Si on peut plus compter sur les enfants du médecin pour renseigner les copains où va-t-on XD
Bref il reste un chapitre après celui-là histoire de conclure.

XoXoXoX

Déconcentration

Le jeune héritier n'ayant pas pris la peine d'informer son frère, pardon demi-frère, des nouvelles dispositions qu'il avait prises, celui-ci se présenta naïvement à l'agence le lendemain, pensant y trouver Eren et être le bienvenu. Ce n'était pas le cas, Eren, enfin passé à mi-temps était absent et tout ce qu'il trouva fut un caporal d'humeur massacrante. De plus, la vidéo surveillance était justement en panne. Une série de coïncidences qui auraient dû l'alerter.

- Tu crois que tu peux empoisonner mon équipe et te pointer ici sans qu'il ne se passe rien ?

- Voyons, ne soyez pas ridicule, c'est Tyber qui a mis de la GHB le vin.

- Comment sais-tu que le vin a été drogué ?

- Eren me...

- Eren ne t'a rien dit. Et Eren ignore quel genre de drogue a été mise dans le vin, c'est moi qui ai reçu les résultats d'analyse, nous avions l'analyse à mon nom à cause du concours.

- Vous n'avez aucune preuve !

Et il lui assena un premier coup de poing.

- Vous êtes fou !

- Je ne suis pas en train de te faire un procès là, gros débile, pas besoin de preuve. Tu vas juste ne plus jamais toucher à mes hommes et surtout arrêter d'essayer d'embarquer mon Eren dans tes conneries.

- Tu n'as aucune idée de ce que nous voulons créer, ça te dépasse, inutile de perdre du temps à te l'expliquer !

- Ah oui inutile. D'autant que je m'en fous pas mal.

Cette fois, son genou vint percuter son ventre, puis son diaphragme. Ensuite, se fut un coup de pied en plein visage.

- Ah mais qu'est-ce que ça va t'apporter de t'en prendre à moi ?

- Je viens de te l'expliquer mais tu ne piges rien à rien : on ne touche pas à mon équipe. Encore moins à mon Eren. Tu l'as fait, je te tape. C'est simple.

- Tu travailles pour mon frère maintenant, t'es sensé lui obéir.

Un nouveau coup de poing percuta son visage.

- Tout le monde n'est pas un petit jouet influençable ! Tiens j'y pense, si ça se trouve les agresseurs de Pétra étaient payés par toi. Ce me paraît bizarre comme timing.

- Hein ?

- Ou alors c'est une coïncidence. En fait je m'en fiche. Dans le doute...

Il encaissa un nouveau coup dans le plexus solaire.
Constatant qu'il ne faisait pas le poids et ne ferait pas entendre raison à un tel homme, préféra fuir. Il existait donc de tels individus ? Sur qui rien n'avait d'emprise ? Il risquait tout de même son travail, sa réputation, peut-être même la prison ! Ca il allait s'en charger, foi de Jeager. Un appel téléphonique et ça en serait fini de ce gêneur. De quel droit l'appelait-il son Eren d'abord ?

Plus tard dans la journée Levaï reçut un appel d'Eren.

- C'est moi. Désolé pour hier. D'être parti comme un voleur je veux dire.

- Est-ce que... j'ai dit ou fait quelque-chose qui t'a déplu ? J'avais l'impression que tout allait bien pourtant.

- Non je te l'ai dit j'avais juste besoin de prendre du recul et de réfléchir.

- Je comprends. Après tout, tu es jeune et c'est normal de ne pas vouloir t'engager si vite avec...

- Levaï ! C'était pas un prétexte, je voulais vraiment réfléchir et c'est sans rapport avec toi. Je t'aime bon sang, faut te le dire comment ?

- Ah… D'accord. Tu voulais réfléchir à quoi ?

- J'avais... une stratégie pour attaquer Mahr et entuber en premier le barbu qui essaie de m'entuber.

- Le barbu ? On pense au même ?

- Sieg Jeager.

- Donc on pense bien au même.

- Mais j'ai réalisé tout à coup que c'était stupide. Je n'ai pas envie de devenir un de ces hommes détestables qui fomentent toujours quelque-chose juste pour le plaisir de les battre sur leur terrain. Je préfère rester en paix son mon propre terrain. Surtout qu'il serait capable de choses que je ne pourrais jamais envisager. J'ai réfléchi et j'ai renoncé. Je veux juste vivre ma vie.

- Je vois.

- …

- Tu ne dis rien ? C'est une décision importante !

- Oui, désolé. C'est juste que Sieg est venu ce matin.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il voulait ?

- Te voir. Mais j'étais énervé. Et... on s'est battus.

- Battus ?
- Disons que j'ai tapé et il a pris les coups.

- Ah.

- Tu m'en veux ?

- Non... Je me doutais que ça finirait par arriver, vu la tête que tu fais quand quelqu'un parle de lui. Mais le problème c'est qu'il ne laissera pas passer ça. Tu l'as beaucoup amoché ?

- Il est en état de travailler, il a juste pris une raclée.

- Je vais m'en occuper, je sais quoi faire. On se voit ce soir ?

- Désolé j'ai une réunion. Que veux-tu dire par t'en occuper ?

- Rien de dangereux ne t'inquiète pas. Tu ne peux pas annuler la réunion ? J'ai envie de te voir.

- Non, désolé pas possible.

- Aïe ça commence déjà... enfin je savais pourquoi je signais.

- T'as pas encore signé ! Et j'imagine même pas la tête de ta sœur si on lui annonçait notre mariage.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Je sens de l'électricité quand on est dans la même pièce.

- Bah elle me surprotège. Quant au mariage, ça va peut-être te surprendre mais elle est totalement pour.

- Sérieusement ?

- Elle dit que je pourrais prendre ton nom et comme ça on s'appellera pareil.

- Ah ben d'accord... et sinon vous avez pensé à réserver le traiteur ?

- Aie je te fais fuir là.

- Mais non, c'est moi qui ais parlé de ça en premier. Donc vous aurez le même nom, jusqu'à son mariage à elle !

- Bah... à mon avis c'est son mari qui changera de nom. C'est de Mikasa qu'on parle là !

- Ah ah ah !

Après avoir raccroché, il pris un portable à carte pré-payée et l'utilisa pour envoyer à Sieg une vidéo récemment récupérée. Puis il attendit son appel qui intervint quelques minutes après, Sieg lui exposa sa version des faits concernant la bagarre avec le cruel nabot et il le laissa parler. Il ajouta que le nabot en question lui avait envoyé la vidéo de leur entretien dans la salle de réunion, preuve que ses employeurs l'espionnaient.

- Sieg !

- Et tu vois je te l'avais dit, on ne peut pas faire confiance à ces gens.

- Je suis au courant pour la vidéo.

- Quoi ?

- Je savais que l'entretien était filmé. On a de quoi enregistrer les réunions importantes sur place. Comme ça Mike, le secrétaire, rédige le rapport le lendemain sans avoir à rester tard, bref... Je savais parfaitement qu'on était filmés, j'ai conservé volontairement le fichier.

- Mais... il vient de me l'envoyer pour me menacer ! Il avait justement dit que c'est ma faute pour le vin, mais la vidéo ne prouve rien du tout !

- C'est moi qui t'ai envoyé cette vidéo.

- Mais enfin pourquoi ? En plus cette vidéo n'a aucune valeur !

- Ca dépend pour qui. Ecoute, je n'ai aucune envie de passer des heures à t'expliquer les choses. Je n'ai pas confiance en toi et ça n'a jamais été le cas. Je n'ai aucune envie non plus de continuer toutes ces conneries, je veux juste être tranquille. Je sais très bien que cette vidéo ne prouve rien au niveau de la justice.

- Je ne comprends plus rien là...

- C'est simple, déclara-t-il d'une voix calme, posée mais sans réplique. Je vais laisser mes entreprises en gestion et m'assurer de loin que tout est conforme à mes valeurs, respectueux des gens et que tu ne t'en mêles pas. Sinon je travaillerai à l'agence comme graphiste à mi-temps et le reste de mon temps sera partagé entre le dessin, le sport et mon petit ami. Toi tu vas sortir de ma vie, aller magouiller sous d'autres cieux, ne pas chercher à te venger de Levaï et ne jamais t'en prendre directement ou indirectement à mes proches ou à moi. Si tu acceptes ces conditions, je te ferai cadeau la partie de mon héritage placée par le gestionnaire de fond de Mahr à l'exception de LADLL, pour compenser le fait que papa t'ait déshérité. Si tu refuses, j'enverrai la vidéo à la famille Tyber qui sera sûrement ravie d'entendre notre conversation.

Après cet adieu définitif, il descendit dans son atelier et commença à dessiner.

XoXoXoX

Quelques semaines plus tard...

Eren était occupé sur de petites retouches. Il ne parvenait pas à fixer son esprit sur le travail. Il sentait de délicieux fourmillement dans les cheveux et avait envie d'y glisser les mains. Il avait un peu chaud, était étrangement détendu mais son système nerveux en éveil réclamait des caresses. Comme si tout son corps était soudainement plus sensible, il pouvait presque sentir le sang circuler dans ses oreilles. C'était une sensation vraiment agréable. Il ressentait la présence de son sexe entre ses jambes même sans avoir d'érection, quoi qu'il ne lui en aurait pas fallu beaucoup pour réveiller petit Eren là tout de suite. De même, il eut le sentiment d'avoir soudainement conscience de sa peau, sur toute sa surface. Il avait l'impression que quelque-chose remontait à l'intérieur de sa colonne vertébrale. Ce n'était pourtant pas une heure pour être excité ! Dire qu'hier soir il s'était endormi comme une masse sans rien faire parce qu'il était épuisé, incapable de ressentir le moindre désir alors que son chéri était tout disposé et là c'était la forme olympique, au travail en plein milieu de l'après-midi. Pourquoi la libido ne se calquait pas sur les horaires des gens bon sang ?

- Tout va bien, ça avance ?

Il sursauta brutalement puis se détendit en reconnaissant son compagnon.

- Oui... non... disons que j'ai un peu de mal à me concentrer aujourd'hui.

- Qu'est-ce qui te tracasse ?

- Toi.

- Moi ?

- Depuis qu'on... le fait, je ne pense qu'à ça ! Je n'arrive pas à penser à autre chose, j'ai envie à longueur de journée. J'ai l'impression d'être un gros pervers.

Levaï sourit puis l'enlaça avant de poser les lèvres sur son cou.

- Et toi t'en rajoutes !

- Mmmh mmmh, on prend une pause ?

- C'est pas raisonnable, y a même pas de verrou et n'importe qui peut venir. Je vais tenir jusqu'à ce soir ! Et ne t'avise pas de m'allumer davantage. Si tu es sage, je te ferai une gâterie ce soir.

- Des promesses toujours des promesses...

- Fallait pas casser le verrou !

Le plus âgé jouait avec ses cheveux lentement ce qui le remplissait d'aise puis se résigna.

- C'est pénible d'être un adulte responsable en fait !

- Clairement.

A peine rentré du travail, Eren passa à l'action. Il déboutonna le pantalon qui emprisonnait l'objet de son désir et le massa doucement à travers le tissu du boxer. Quand il estima que celui-ci était suffisamment dur, il l'extirpa de sa prison de tissu et y déposa un baiser en lançant un regard taquin au dessus de lui. Il croisa celui, brûlant de désir de Levaï, qui le fixait les yeux mi-clos. Décidant de ne pas faire durer les choses plus longtemps, il arracha le pantalon et le sous-vêtement d'un même geste puis vint lécher son ventre, sur le nombril et en dessous, son aine puis enfin la base de son sexe. Il sentit les pulsations de la hampe de chair dans sa main et il ne tarda pas à l'engloutir après l'avoir emballé dans un préservatif. Il couvrit ses dents avec ses lèvres et tenta d'enrouler sa langue autour de l'objet qui remplissait sa bouche. Il savait quoi faire mais ça paraissait plus simple en théorie qu'en pratique. Lorsqu'il l'introduit plus profondément, il ne put retenir un haut-le-coeur et retira sa bouche par réflexe.

Levaï se sentit frustré mais lui adressa un tendre sourire Il le trouvait beau même lorsqu'il était occupé à cette besogne. Habituellement, lorsqu'il s'adonnait à cela, il évitait de regarder et n'acceptait pas qu'on le regarde. Il caressa doucement sa joue.

- Tu n'es pas obligé tu sais.

- J'ai envie d'essayer ! Et de... te faire plaisir comme ça. Il faut juste que je trouve la bonne façon.

Il décida de concentrer ses efforts sur le bout rougit, le lapant très rapidement à plusieurs reprises avant de le sucer à nouveau sans aller trop loin dans sa cavité buccale. Le maître des lieux semblait apprécier l'enthousiasme qu'il mettait à le satisfaire. Il caressait ses cheveux, sa nuque, ses joues mais n'essayait pas de lui imposer un rythme malgré la chaleur qui fouettait ses reins et son envie pressante de plus. Il gémit quand un orgasme brutal le faucha. Eren eut une sorte de spasme lui aussi, un peu comme un orgasme, mais light. Il n'éjacula pas mais se sentit incroyablement bien.

Son compagnon le déboutonna à son tour, bien décidé à lui rendre la pareille.

- Attends !

- Quoi ?

- Je pensais m'en servir pour... d'autres choses.

- Bof on du temps devant nous. Et tu es jeune, tu peux facilement venir plusieurs fois.

- Tandis que toi qui est très âgé, genre un coup et pouf y a plus personne...

- Ne sous-estime mon petit soldat gamin, c'est le plus badass de l'humanité !

- T'as couché avec toute l'humanité ? Traîné !

- Tsss, on peut même plus se vanter tranquille comme un gros beauf...

- Mais si, mais si, assura Eren d'un air blasé en agitant la main, par contre après faut assumer, conclut-il avec un sourire carnassier.

- Compte sur moi.

XoXoXoX

Le lendemain, pendant la réunion, Eren avait littéralement décroché et regardait par la fenêtre.

- Si on t'ennuie dis-le carrément, ronchonna Hanji.

- Non désolé, je suis un peu fatigué aujourd'hui.

- Faut dormir la nuit ! Lança Levaï.

- T'as du toupet, répondit le plus jeune du tac-au-tac, je suis fatigué parce que t'as remué toute la nuit et tu m'as empêché de dormir et... et j'ai gaffé.

- Tu as gaffé, confirma Levaï.

Erd leva brièvement les sourcils, Hanji sourit, Pétra leva les yeux aux ciel sans se gêner et les autres tentèrent de dissimuler leur sourire.

- C'est bon, tout le monde est au courant que vous êtes à la colle, railla Hanji.

- Si tout le monde est au courant alors... lâcha Levaï d'un air détaché.

- Depuis longtemps !

- Et bien avant vous d'ailleurs !

- Vous n'êtes pas vraiment discrets.

- Vous vous rappelez pendant l'interview d'Eren quand le caporal nous interrogeait genre... trop pas subtilement pour voir si l'un de nous savait qui pouvait bien être l'élu de son cœur ?

- Et l'imitation de la tomate par Eren Jeager !

- Les boulets !

- Clairement !

- Dites-donc les cé-li-ba-tai-res, grinça Eren, vous avez encore des commentaires à faire ou ça ira ?

- Je ne me sens pas concerné, lança Pétra avec clin d'oeil énigmatique.

- Oh oh oh !

- Des noms !

- Comment ça des noms ? Tu me prends pour qui ? Y a qu'un seul nom et il est secret.

Ils virent ensuite leurs collègues s'échanger des billets, les uns avec un sourire victorieux, les autres avec un grognement dépité.

- On avait parié sur lequel ferait la boulette en premier.

- Nan mais si vous vous ennuyez à ce point, repris Levaï, je vais vous trouver du boulot moi !

Et tout le monde éclata de rire.