Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, scénario de moi.

Auteur : Lolie-Lili

Note de l'auteur : Bonjour tout le monde !

Plusieurs personnes se sont plaintes de la récurrence de fautes de frappes et de phrases insensées et pas finies. Alors je voudrais vous dire à toutes que je suis vraiment désolée. Je n'aime pas du tout faire des fautes, je m'en plains énormément aussi. Je ne veux pas me donner des excuses mais je pense savoir pourquoi je ne me rends pas compte de la présence de ces erreurs malgré mes nombreuses relectures : comme je sais ce que j'ai écris, et que j'y sais presque par coeur, quand je me relis, je sais déjà ce que j'ai marqué et du coup j'ai l'impression d'avoir marqué ce que je lis et pourtant non. Didibdx m'a conseillé de prendre une bêta lectrice (et m'a gentiment expliqué ce que c'était^^) et je pense que c'est une excellente idée. Après tout, si je n'arrive pas à voir mes fautes en me relisant au moins cinq fois, quelqu'un qui ne connait pas le texte doit être plus apte à dénicher ces horreurs^^ Donc si l'une d'entre vous est intéressée et serait prête à me rendre ce grand service, je lui serai franchement reconnaissante !! Sinon, eh bien, je me débrouillerai^^ Bref à part ça, j'ai dépassé les 200 reviews et je suis extrêmement contente !! Alors merci à toutes ! Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que ce chapitre vous plaira !

Réponse aux reviews des non-inscrits :

-Mag : Tout à fait !! Espérons que tu aimeras ce chapitre !

-Lilie13 : Ravie que tu aies aimé ma scène du chalumeau^^ C'est vrai tu attendais que je poste ? Ouaaah je suis flattée^^ Tu veillais si tard rien que pour ma fic ? lol je plaisante^^ J'espère que tu vas aimer ce chapitre !

-Tim Tell Will : Heureuse que tu aimes^^ Pour le chalumeau, tu dis que tu ne ris pas car tu aurais cramer tes cheveux...t'as bien raison de ne pas rire pck moi j'ai fait roussir ma frange ! Mdr le coup du torchon, c'est pas mal^^ J'ai fais pareil^^ Enfin bref, ravie que ce chapitre t'aies plu, j'espère que tu aimeras celui-ci également !

-.fr : Je suis contente que tu aimes autant !! Bonne lecture, j'espère que ça va te plaire^^ Je vais aller faire un petit tour sur ton blog tiens !

-Nini : Bien sûr qu'il y a un peu de progrès^^ T'as raison, on y va doucement mais sûrement. Une adepte de l'histoire des slips d'Emmett mdr ? Hey mais attendant, c'est vachement bon des crèmes brûlées^^ Moi je vendrais père et mère pour une crème brûlée (non j'exagère là, c'est pas vrai^^). Bonne lecture et dis moi ce que tu en penses !

-Laurie : Je suis contente que tu sois également une fan de mon presque cramage de maison^^ Merci pour tes encouragements et ta review. Bonne lecture, dis moi si tu apprécies ! ;)

-Mme Esmé Cullen : Merci merci^^ En effet tu as raison, Edward commence à réfléchir^^ Merci pour ta review et bonne lecture pour cette suite !

-Hélène86 : Rhhho j'ai du talent ? C'est très gentil ça ! Je suis contente que tu aimes ma fic ! J'espère que tu aimeras ce chapitre également ! Et merci pour ta review !

Résumé : Tout va pour le mieux pour le petit groupe. Alice et Jasper ont investi dans un superbe appartement à Boston, Rosalie, Bella et Alice se sont associées pour publier un exemplaire d'un magasine très connu de la gente féminine, Rosalie et Emmett ont la belle vie, Bella a accepté un relookage et est même allée chez le coiffeur, avant de manquer de mettre le feu à sa maison. Seulement, entre Bella et Edward, rien n'est encore rose. Bien que Jessica soit sortie de leur vie, Bella ne veut pas se jeter dans les bras d'Edward et en même temps accepte de lui laisser une chance. Un petit rapprochement commence à se faire sentir entre les deux tourtereaux, surtout quand Edward lui avoue qu'il apprécie fortement sa compagnie. Amélioration ?

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CHAPITRE 10 : Cas désespéré

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Jeudi 1 août était vite arrivé, puisque la journée du mercredi, après le shopping, n'avait été que ménage chez les Swan.

-Bella, tu viens ? s'impatienta Rosalie, en tapant du pied.

-J'arrive, j'arrive ! Encore deux minutes ! Que va-t-on faire déjà ? s'enquit Bella en s'attachant les cheveux.

-Essayer la robe d'Alice. Et les nôtres peut-être, ajouta Rosalie plus doucement.

-De quoi ? demanda Bella, une pince dans la bouche.

-Viens ! cria Rosalie.

Bella râla et prit son sac à dos ainsi que ses clés de voiture.

-On ne prend pas la tienne quand même !? s'écria Rosalie, horrifiée.

-Si.

Rosalie poussa un juron en jetant ses clés sur le buffet et suivit Bella à l'extérieur de la maison sous le rire moqueur d'Emmett. Bella l'ignora et s'installa joyeusement au volant de sa voiture tandis que Rosalie s'engouffrait, boudeuse, dans la Mini, côté passager. Bella mit ses lunettes de soleil sur le nez et démarra la voiture. Quand elle entendit le moteur ronfler, elle poussa un soupir de contentement. Rosalie haussa un sourcil, intriguée.

-J'en avais marre d'entendre les bruits de voitures de rallyes de vos super bagnoles de luxe, expliqua Bella.

-Ah, répondit Rosalie en hochant la tête. Et les affreuses lunettes qui ressemblent à celles que Mamé Claudia avait le jour de l'enterrement de Papé Ronald il y a 20 ans, c'est un bonus ou c'est offert avec la voiture qui va à deux à l'heure ?

Bella lui répondit par un grognement et se reconcentra sur la route. Le reste de voyage se fit en silence, et Rosalie en profita pour se maquiller à nouveau. Elle était prête à appliquer la brosse enduite de mascara sur ses sourcils, la bouche ouverte, quand elle aperçut dans le miroir qu'elle tenait en l'air, l'enseigne du magasin de robes de mariée.

-BELLA ARRETE-TOI !! hurla-t-elle, alors que le magasin disparaissait derrière elles.

Bella sursauta, surprise, et freina brusquement. Rosalie fut projetée en avant et la brosse du mascara frotta généreusement contre sa joue.

-Bella...menaça-t-elle.

-J'ai eu un coup au coeur ! se défendit Bella en appliquant sa main sur sa poitrine, se retenant difficilement de rire.

Elles entendirent soudain quelqu'un taper furieusement contre la vitre à côté de Rosalie. Celle-ci se retourna rapidement et vit Alice qui s'agitait à l'extérieur. Elle leur fit signe de baisser le carreau et Rosalie chercha le bouton qui permettait de l'abaisser.

-Hum...euh, il faut tourner la manivelle, indiqua Bella, gênée.

Rosalie se tourna vers elle, son visage affichant de l'incompréhension. Elle chercha alors autour d'elle, ne comprenant toujours pas ce que Bella voulait dire, jusqu'à ce que son regard s'arrête sur quelque chose.

-Ah, dit-elle, avant d'actionner la manivelle. Oui. Qu'y-a-t-il Alice ?

-De une, vous avez plus que trois quarts d'heure de retard, de deux, vous perdez encore du temps, de trois vous stationnez en plein milieu de la rue, répondit-elle en indiquant avec son doigt, les voitures arrêtées derrière la Mini verte de Bella.

-On va se garer et on arrive, la rassura Bella.

Rosalie ré-actionna la manivelle afin de monter la vitre et Bella redémarra pour aller se garer sur le parking du magasin.

-Bon sang Bella, c'est quoi cette voiture ! Pas de climatisation, pas de lecteur CDs, pas de bouton pour abaisser les carreaux, pas de prise pour brancher les ordinateurs portables !

-Hey ! protesta Bella. Il y a un allume-cigares.

-Justement ! s'indigna Rosalie.

Elles rejoignirent Alice et Esmée près des présentoirs et commencèrent un premier tour du magasin jusqu'à ce qu'une dame, d'un âge déjà un peu avancé, viennent les accueillir et leur offrir son aide.

-Qui se marie ? demanda-t-elle, d'une voix douce.

Alice leva la main et la dame sourit.

-Bien, je vois déjà un peu quels sont vos goûts vestimentaires.

La femme fit un petit tour afin d'observer Alice sous plusieurs angles tandis que Rosalie et Bella s'écartaient.

-Plutôt dans le chic, et le classe, pas très tape-à-l'oeil mais avec un certain charme et un brin sexy. Assez doux, peut-être voluptueux, marmona la dame, plus à elle-même qu'aux filles. Vous êtes la maman ? demanda-t-elle ensuite à Esmée.

-Oui, répondit Esmée, un doux sourire sur les lèvres.

-Avez-vous déjà fait un tour du magasin et répéré quelques robes qui vous plairaient, éventuellement ?

-Oui, rapidement, répondit Alice. Mais pour le moment...

-Vous n'avez pas encore eu de coup de coeur, termina la vendeuse. Lorsqu'une femme choisit sa robe de mariée, elle doit être parfaite. Vous devez obligateoirement avoir un coup de coeur. Vous savez, tous les regards seront tournés vers vous lorsque vous pénétrerez dans l'église. Vous ne profiterez pas pleinement de ce moment unique avec votre futur époux en vous sentant mal à l'aise à cause du décolleté trop échancré, ou de la longueur de la robe, ou même à cause des froufrous et autres accessoires. La robe doit vous convenir sur tous les points : la texture, la couleur, la taille, la forme. C'est pour cela que chaque boutique fait des retouches. On est là pour opérer en fonction de vos besoins. C'est d'accord ?

Alice hocha la tête en rougissant, tandis que les autres souriaient.

-Parfait ! s'exclama la vendeuse. Je présume que c'est votre premier mariage, vous êtes toute jeune. Cette boutique a été créée il y a plus de soixante ans maintenant par ma grand-mère, et nous donc avons plusieurs styles de robes. Celles qui sont présentées dans le magasin sont celles qui ont été conçues en dernier. Les nouveautés, en somme. Mais il y a également une arrière-boutique avec des modèles plus ou moins anciens, qui conviennent à tous les goûts. Je vais donc vous proposer de faire un tour dans cette arrière-boutique avec vos amies pour que vous puissiez parcourir les rayons rapidement. Je viendrai ensuite vous conseiller. Pendant ce temps, je m'entretiendrai avec votre maman. C'est d'accord ?

Alice hocha une nouvelle fois la tête. La dame les guida donc à une double porte qui donnait sur une pièce encore plus imposante que la pièce principale du magasin qu'elles avaient vu. La vendeuse partit avec Esmé, et Rosalie et Alice commencèrent à parcourir les rayons. Quelques minutes plus tard, les deux femmes revinrent.

-Avez-vous eu l'occasion de voir quelque chose ? s'enquit la vendeuse.

-Pas vraiment, répondit Alice.

-Alice, nous n'en avons jamais réellement parlé mais lorsque je me suis mariée j'avais 17 ans et ton père 19 ans. Les lois de l'époque voulaient que tous les couples soient mariés avant d'enfanter. J'ai découvert que j'étais enceinte en juin, l'accouchement était prévu pour février, le mariage a donc été déclaré en octobre. Ta grand-mère a vécu une histoire à peu près similaire et sa robe de mariée avait été achetée dans cette boutique. C'est pourquoi elle m'avait conduite ici lors de mon mariage et que ma robe a également été achetée dans cette boutique. Ma mère avait voulu que j'utilise des éléments de sa robe pour garnir la mienne. Le résultat était magnifique d'ailleurs. Malheureusement, peu de temps après, ta grand-mère est tombée gravement malade et nous manquions de biens. J'ai donc fermé les yeux sur la tradition qui voulait que chaque femme conserve sa robe de mariée, et je l'ai vendue pour payer des soins à ta grand-mère.

-C'est tout à votre honneur Mrs Cullen, déclara Rosalie, tandis que Bella avait les larmes aux yeux.

-Appelle-moi Esmée, Rosalie, corrigea-t-elle en souriant. Quelques semaines après, ma mère mourait de la grippe. C'est d'ailleurs à ce moment là que le virus du sida s'est fait connaître. Je n'ai pas cherché à récupérer ma robe. Je m'étais dis que la plupart des femmes qui se mariaient à cette époque ne pouvaient pas s'acheter de belles robes, après tout, la mienne et celle de ma mère n'étaient pas chères, seulement, le combiné des deux rendait la mienne vraiment superbe. Et je voulais qu'une femme puisse profiter de cette robe même si elle était de seconde main. En revanche, j'avais promis à la mère de cette dame qui tenait cette boutique à l'époque avec l'aide de sa maman, que si j'avais une fille, je l'emmenerais ici pour son mariage.

-Et ce jour-là, ma mère a décidé de garder la robe. Elle l'a soigneusement conservée au propre et quand j'ai commencé à travailler à la boutique, elle m'a tout expliqué et ce qu'il fallait que j'en fasse. Lorsque votre maman a appelé pour me prévenir d'un essayage de robe et qu'elle s'est présentée, j'ai vite téléphoné à ma mère pour avoir la confirmation et je viens tout juste d'en parler à la vôtre.

Le silence se fit. Alice était perdue dans ses pensées tandis que sa mère et la vendeuse souriaient gentiment. Bella vit le visage d'Alice s'éclairer, et lorsque la jeune fille releva la tête, elle put voir des larmes perler aux coins de ses yeux.

-Pourquoi l'avez-vous gardée ? demanda Alice à la vendeuse.

-Ma grand-mère voulaient que vous portiez la robe.

Alice lui offrit un superbe sourire et se tourna vers sa mère.

-Tu veux la voir ? demanda Esmée.

Alice hocha vigoureusement la tête et la vendeuse sortit de la pièce pour revenir quelques secondes plus tard avec une grande housse noire qu'elle accrocha à un présentoir grâce au cintre. Elle ouvrit doucement la housse protection avant de la laisser tomber au sol. Alice mit la main devant sa bouche et s'avança pour toucher le tissu. Le sourire d'Esmée s'agrandit. Rosalie éclata de rire et tous les regards convergèrent sur elle.

-Elle a eu le coup de coeur, je crois, expliqua-t-elle.

Alice sourit et se retourna encore vers la robe, émerveillée. (Nda : et c'est là que ça se corse car je vais décrire la robe sortie de mon imagination...) La robe était faite de mousseline blanche. Elle n'avait pas de bretelles et le haut des épaules était dénudé mais ce n'était pas un bustier. Elle était tenue par des manches faites de long voiles évasés et qui débutaient un peu après l'épaule. Ce grand col était recouvert d'un ruban de dentelle blanche, très ancienne, et la robe était cintrée en dessous des seins par un ruban de dentelle identique à celui de col. La jupe tombait le long du corps sans pli, sans le mouler, et finissait par s'évaser à partir des chevilles, formant ainsi une petite traîne qui se terminait par un dernier ruban de dentelle.

"Magnifique" se dit Bella.

-Simple, classique, mais magnifique, commenta la vendeuse. Peut-être un peu démodée, mais il suffirait de recouvrir en plus les seins par un tissu un peu épais et froissé. Tu vois, juste cette partie-là, entre la dentelle du grand col et la dentelle en dessous de la poitrine, pour casser un peu l'aspect lisse et raide. Et puis certes, si tu veux la porter, ne l'ajusterons. Je pense qu'il va falloir la resserrer également, votre maman étant enceinte à l'époque. Mais ça ne devrait aps être compliqué. Et puis la robe est faite pour être portée assez près du corps.

-Maman, est-ce-que je peux la porter pour mon mariage ? demanda Alice d'une petite voix.

Sa mère s'approcha d'elle et vint la serrer dans ses bras, sous le regard attendri et mélancolique de Rosalie et les larmes d'émotion de Bella.

"Qu'est-ce-que je suis niaise, c'est incroyable" pensa Bella.

-J'attendais que tu me le demandes. Rien ne me ferait plus plaisir. Bien sûr, je comprendrais que tu veuilles porter une robe moderne, et à ton goût.

-Non, je veux celle-ci, répondit Alice déterminée. C'est absolument ce que je cherchais. Je voulais de la dentelle mais pas trop, et je ne voulais pas une robe avec un grand dôme et plein de jupons. Et puis, avec votre idée de recouvrir en plus la poitrine, cela me permttrait d'apporter ma touche personnelle, après ma grand-mère et ma mère.

-Allez, va l'essayer, la poussa gentiment Esmée, en plaçant la robe dans les mains de sa fille.

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-Oh maman c'est fantastique, s'exclama Alice en se laissant tomber dans le canapé blanc des Cullen. Et les manches, ça tombe à pic puisque je me marie en septembre !

-Pour ce que ça couvre, railla gentiment Esmée. Je te rappelle que c'est un voile, pas de la laine d'alpaga !

-J'ai encore ma robe en tête...ma robe, répéta-t-elle.

-Comment est-elle ? s'enquit Jasper en arrivant dans le salon.

-Ah ! C'est défendu ça Jazz ! s'écria Bella.

-Oui, ça porte malheur, renchérit Rosalie.

-Et moi ? Je peux savoir ? demanda Edward en s'asseyant à côté de Bella, un sourire innocent sur les lèvres.

Bella rougit instantanément et détourna le regard.

"Nom d'un chien, il sort de la douche !!" s'écria-t-elle mentalement, alors que les cheveux d'Edward gouttaient sur le T-shirt blanc de celui-ci.

"Torture...Bella, pense à cette journaliste que tu as vu dans ce film d'horreur espagnol hier..."

-Alors ? insista Edward, avec un magnifique sourire.

"La journaliste Bella ! Pleine de sang !"

-Je..euh...non défendu...que les demoiselles...témoins...balbutia Bella.

-Hein ? s'écria Edward qui n'avait rien compris.

-Tu n'es ni ma demoiselle d'honneur, ni mon témoin, à ce que je sache, répondit Alice, sèchement.

-Ouuh ! Il y a de la tension, ici, commenta Rosalie.

Edward et Alice se défièrent du regard avant que Alice n'explose de rire. Edward, satisfait, se releva, et se passa la main dans les cheveux.

"Nom de dieu Bella ! La journaliste !! Le pompier égorgé, oui, pense au beau pompier égorgé...".

-Bon, mis à part ça, Rosalie, Emmett t'attend chez lui, il veut...enfin bon, bref tu verras bien...Et toi Bella, tu n'as pas le droit d'y aller.

-Charmant, on vient de me foutre dehors de chez moi, répondit Bella, sarcastique.

-Oui, donc tu vas rester avec Edward et Esmée car Alice et moi devons aller chez un notaire à propos de l'appartement.

-Non, moi je dois aller en comissions, répondit Esmée en prenant son sac à main.

-Bon, eh bien, tu resteras avec Edward alors, conlut Jasper en se levant.

Bella jeta un coup d'oeil à Edward qui semblait assez mal à l'aise, puis ses yeux suivirent le chemin d'une goutte d'eau qui alla se réfugier sous le T-shirt du jeune homme et son regard dériva ensuite vers le torse de celui-ci et...

"Bella !!!!! Journaliste en sang, journaliste en sang, journaliste en sang, pompier égorgé, Edward trempé, pompier égor...non !!!!"

-Bella ? Youhou Bella !!

-De ? demanda-t-elle, sortant de ses pensées.

-Non mais Jasper, je comprends que ça la gène, après ce que je lui ai fais, il ne fallait pas que je m'attende à une attitude positive.

Bella ne comprit pas tout de suite de quoi ils parlaient avant de se rendre compte que Rosalie la fusillait du regard.

-Quoi ? Hein ? euh oui !!

-De quoi ? s'écria Edward en se tournant vers elle.

Elle aperçut des sentiments contradictoires dans ses yeux. Du regret, de la joie, de l'espoir, peut-être aussi.

-Oui ! s'exclama Bella en se relevant d'un bond, sous le regard satisfait de Rosalie.

-Oui à quoi ? demanda Jasper suspicieux.

Rosalie asséna une claque magistrale derrière la tête de son frère et Alice se mit à glousser. Rosalie lança ensuite un regard insistant à Bella.

-Qu'allons-nous faire, ajourd'hui ? demanda Bella précipitamment.

-Nous ?

-Eh bien oui je passe la journée avec toi. Non ?

-Eh bien, c'est parfait, conclut Alice. Viens mon chéri, allons-y, dit-elle ensuite en prenant Jasper par le bras.

-Déposez-moi, s'écria Rosalie.

Les trois disparurent de la pièce sans qu'Edward ou Bella n'aient eu le temps de dire un mot.

-Quel départ précipité, déclara Edward pour détendre l'atmosphère.

Bella hocha la tête. Elle hésita, se ravisant plusieurs fois, puis finit par parler.

-Tu sais Edward, commença-t-elle, dimanche je t'avais dis que nous ne pourrions sûrement pas devenir amis et...

Edward ferma les yeux à ce souvenir douloureux puis acquiesça.

-Et que tu étais un étranger pour moi, continua Bella. Mais, et pourtant ce n'est pas faute de me retenir, mais je n'arrive pas à...enfin je ne sais pas, tu m'intrigues.

-Je t'intrigue ?

-Oui. Tu es si...imprévisible. Tu vois depuis notre rencontre, tu m'as prouvé que tu pouvais être un homme fantastique comme un sacré abruti. Et pourtant, malgré le fait que tu m'aies insultée, je n'arrive pas à me...comment dire... avant dimanche et après, tu n'as cessé de me montrer à quel point tu étais bien, et bref ça m'a donné envie de te connaître et pour qu'on puisse se connaître il faudrait que...

-Que...? s'enquit Edward, une lueur d'espoir intense dans les yeux.

"Tu divagues ma vieille" se dit Bella.

-Que nous devenions amis, termina Bella en un souffle.

-J'accepte le marché, s'écria Edward en lui tendant précipitamment la main.

-Le marché ? demanda Bella en haussant un sourcil.

-Le marché, l'accord, le contrat, l'arrangement, peu importe la nature, j'accepte. Je veux que nous soyons amis.

-Ah...répondit Bella, quelque peu surprise de ce soudain entrain. Eh bien, qu'il en soit ainsi, conclut-elle enfin en lui serrant la main avec un sourire.

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-A toi, déclara Bella, en s'allongeant sur le tapis.

-Ok. Alors euh...quelle est ta couleur préférée ?

-Edward ! C'est nul comme question ça !

-Hey, protesta l'homme, je ne sais pas moi. Quelle est ta langue préférée ?

"La tienne...bon sang Bella ! N'avais-tu pas dis que tu le ferais ramer ? "

-L'espagnol.

-Muy bien, répondit Edward avec un très mauvais accent.

Bella éclata de rire.

-Ne te moque pas, se défendit Edward en lui mettant un petit coup de poing dans l'épaule droite. Bon allez, à toi maintenant.

-Hummm...quel est ton plat étranger préféré ?

-Je me souviens, quand je suis allé en France, j'ai mangé un truc vachement bon. La tartiflette, tu connais ?

-Trop bien ! J'en ferai un jour ! Et sinon, c'est bien l'archéologie ?

-Je trouve cela passionnant, répondit Edward. Mais tu sais, en archéologie, il y a plusieurs pôles. Moi, je suis plutôt dans le pôle des ossements. Je les étudie un peu ensuite, afin de rédiger une espèce de carte d'identité, et après je les envoye à des experts. Tu dois trouver cela un peu lugubre.

-Pas du tout, quand j'étais petite, je voulais devenir médecin légiste.

-Pourquoi ne l'as-tu pas fais ?

-Oh plusieurs raisons. Déjà j'étais vraiment trop mauvaise en mathématiques pour aller dans une section scientifique. Alors je suis allée en littéraire. Et puis, même si j'avais eu des résultats corrects, je n'aurais jamais eu l'argent suffisant pour intégrer une faculté de médecine légale. Mais bon, je me plaîs dans ma filière et puis regarde, j'ai même trouvé un boulot grâce à ta soeur ! Je ferai des articles pour la section humanitaire.

-Et cela te plaît ?

-Oui. J'ai toujours été intéressée par les différents peuples. Après tout, je n'ai jamais voyagé. Tu as de la chance, tu as déjà parcouru de nombreux pays.

-C'est vrai, admit Edward. Mais je suis content de rentrer chez moi à la fin. Quand tu n'as pas l'habitude, tu t'habitues mal aux déserts arides et régions polaires. J'ai cru mourir en Sibérie. Je suis d'ailleurs revenu aux Etats-Unis avec une super pneumonie. Elle m'a clouée au lit pendant presque deux mois.

Bella rit doucement et regarda sa montre.

-Il est bientôt quinze heures, déclara-t-elle. Pourquoi personne n'est rentré ?

-Ma mère va souvent déjeuner avec mon père, il était déjà presque midi lorsqu'elle est partie. Et Rosalie doit être très occupée avec ton frère.

Bella grimaça à ces mots, faisant sourire Edward.

-On s'y fait, dit-il. Bon que veux-tu faire maintenant ?

-Huum je ne sais pas, déclara Bella, un doigt sur le menton.

-Oh je sais ! Veux-tu jouer aux raquettes ?

-Pardon ? demanda Bella, les yeux écarquillés.

-Aux raquettes, répondit Edward. Tu sais tu as une espèce de balle en plastique et des raquettes en bois.

-Oui, Edward, je sais ce que sont les raquettes. Je pensais simplement que c'était une plaisanterie.

-Pourquoi ?

-Tu verras, répondit Bella, en se levant, un sourire mystérieux sur les lèvres.

Edward, eut un sourire en coin et la suivit jusqu'à l'extérieur. Là, il lui passa une raquette en bois et elle alla se placer au centre du jardin. Edward, se mit face à elle, quelques mètres plus loin, et commença à armer sa raquette avant de lancer la balle en l'air et de taper dedans. Bella vit la balle arriver sur elle et se concentra.

"Ne te ridiculise pas" pensa-t-elle.

Elle se prépara et mit un grand coup de raquette sur la balle. Ils restèrent un moment immobiles tous les deux, fixant le buisson parfaitement taillé dans lequel s'était réfugié la balle, à l'exact opposé d'Edward. Celui-ci se racla la gorge avant de prendre la parole.

-Bella, commença-t-il, le but de ce jeu est de s'envoyer la balle. Ce buisson se situe derrière toi. Et...eh bien, moi, je suis devant toi. Et tu es sensée m'envoyer la balle, donc l'envoyer devant toi et pas derrière toi comme tu viens de le faire, visiblement...expliqua-t-il lentement, sa voix s'éteignant au fur et à mesure.

-Oui, oui, je sais, s'agaça Bella, mais je n'étais pas prête. Allez, recommençons !

Edward alla donc chercher la balle et la lui tendit pour qu'elle serve. Il rejoignit sa place et Bella commença à armer sa raquette à son tour. Elle lança la balle en l'air et la manqua de justesse. Elle ramassa alors le petit objet et recommença. Elle lança la balle bien haut, puis tapa à nouveau dans le vide.

-Peut-être désires-tu que je serve ? intervint Edward.

-Ne t'inquiètes pas, c'était un coup pour rien ! cria Bella en se baissant.

-Ah. D'accord. Vas y alors.

Bella souffla un bon coup puis lança de nouveau la balle en l'air. Cette fois-ci, elle réussit à la toucher. Malheureusement, la balle termina sa course à moins d'un mètre d'elle.

-Hum...peut-être est-ce mieux que ce soit toi qui serve, finalement, déclara-t-elle, en s'approchant de lui.

Edward acquiesça et saisit la balle qu'elle lui tendait. Il attendit qu'elle se repositionne et lança la balle sur elle. Bella prit trop d'élan pour taper et s'emmêla les pieds, tombant ainsi douloureusement sur les fesses.

-Bella, est-ce-que ça va ? cria Edward en se précipitant vers elle.

-Ouch, gémit-elle en grimaçant alors qu'elle essayait de se relever. Elle vit une main se tendre vers elle et son regard rencontra le visage anxieux d'Edward.

-Tout va bien ? s'enquit Edward.

-Oui, je crois, répondit-elle en saisissant sa main.

Il la redressa sur ses pieds et elle lui fit un sourire rassurant. Elle le vit ouvrir la bouche, probablement pour dire quelque chose, mais il se ravisa.

-Que se passe-t-il, Edward ?

-Non...je...non rien, répondit-il en détournant le regard, gêné.

-Dis-moi, insista-t-elle.

-Je me demandais simplement..écoute, ne te vexe pas, mais...Bella, est-ce-que tu sais jouer aux raquettes ? demanda-t-il d'une voix hésitante, ayant peur d'humilier la jeune femme.

A son grand étonnement, Bella éclata de rire.

-Je me demandais combien de temps il faudrait pour t'en rendre compte et que tu me le fasses remarquer, dit-elle, en gloussant.

Edward fronça les sourcils, puis son visage s'éclaira.

-Tu m'as testé ? demanda-t-il, étonné.

-En quelque sorte, répondit-elle, un grand sourire aux lèvres.

-Mais tu sais jouer, n'est-ce-pas ? demanda-t-il, rassuré.

-Pas le moins de monde, répondit sérieusement Bella.

Le visage d'Edward se décomposa.

-C'est une blague ? demanda-t-il, craignant de s'être fait avoir.

-Du tout. Edward, il est de notoriété publique que je suis plus que mauvaise en sport. Surtout lorsqu'il y a un objet, une balle ou des raquettes en jeu. Je m'étonne d'ailleurs que Jasper ou Emmett ne t'en aient pas encore parlé.

-Je vois, dit-il ensuite. Bon, eh bien, je vais t'apprendre !

Il partit joyeusement chercher la balle tandis que Bella se figeait.

"Retournement de situation ! Mauvais, trouve une solution ! Tu vas te ridiculiser encore plus !"

-Edward, tu sais, commença-t-elle, tous mes coachs ont renoncé à m'enseigner quoique ce soit en sport. Je suis un cas désespéré en quelque sorte. Tu comprends ?

-J'aime les cas désespérés, dit-il en souriant. Allez viens-là que je te montre.

Bella s'approcha d'un pas incertain vers Edward, tenant fermement la raquette dans sa main.

"Manifestement, il est borné !"

-Déjà, il faut que tu saches taper dans une balle, et pour cela, il faut savoir servir, commença-t-il, très pédagogue.

Il se plaça à côté de Bella, positionna correctement la raquette de la jeune fille puis prit la sienne et lui montra le mouvement au ralentis.

-Tu as compris ?

Bella hocha la tête puis imita son geste. Malheureusement, elle lâcha la balle trop tôt et la raquette alla taper droit dans ses doigts.

-Aïe ! cria-t-elle en secouant la main.

-Non, pas comme ça tu dois bien attendre. Pas trop non plus évidemment.

Il lui retendit la raquette puis se plaça dans son dos, et prit dans ses deux mains celles de la jeune femme pour guider ses gestes. Malheureusement, Bella, troublée par la présence d'Edward dans son dos, leva la main qui tenait la raquette vers le côté au lieu de la lever droit devant elle, et dans son puissant élan, alla frapper le visage d'Edward.

-OUAILLLLLLEEE !!! hurla-t-il en tenant sa joue avec une main, l'autre placée sur son nez.

-Oh mon dieu Edward !!! cria Bella.

Le jeune homme s'écarta d'elle, chancelant, le nez en sang. Soudain, la porte du jardin s'ouvrit à la volée sur Rosalie et Emmett.

-Que se passe-t-il ? s'écria Emmett, affolé, complètement décoiffé.

-Miséricorde ! Edward ! cria Rosalie en voyant le nez du jeune homme qui saignait abondamment et sa face rouge vif.

Emmett et Rosalie se précipitèrent vers eux, tandis que Bella s'agenouillait face à lui, inquiète.

-Edward, oh mon dieu, Edward, est-ce-que ça va ?

-Viens, Bella, dit Rosalie en prenant la jeune femme par le bras. Laisse faire Emmett.

-C'est...ppp...pas grave, Bel...la, bégaya Edward, sous la douleur.

-Qu'est-ce-qu'il s'est passé, Edward ? demanda Emmett en passant le bras du jeune homme par dessus ses épaules.

-Chee...Em'..Elle m'a groggy Em'...Bordel...chuis...groggy...

Emmett le ramena à l'intérieur et Rosalie alla chercher du coton et des poches de glace. Bella s'assit sur le canapé en face d'Edward, et le contempla en se rongeant les ongles.

-Edward, je m'en veux tellement...

Le jeune homme leva la main pour l'apaiser, et grimaça de douleur lorsque Rosalie lui appliqua la glace sur la joue et la machoire. Bella la rejoignit et prit le coton pour essuyer le visage d'Edward maculé de sang. Elle lui mit ensuite du coton propre dans les deux narines et Rosalie mit une autre poche sur le nez du jeune homme. Celui-ci poussa un gémissement, et se cala au fond du canapé en poussant plusieurs râles de douleur. A ce moment-là, la porte du salon s'ouvrit, laissant apparaître Alice et Jasper, tous sourires. Alice poussa un hurlement de frayeur en voyant son frère tandis que le visage de Jasper devenait blanc.

-Oh mon dieu, Edward !!!! hurla Alice en courrant vers lui.

Elle posa ses mains sur les joues de son frère qui hurla de douleur.

-Aliche...nom de dieu !

-Oh pardon, pardon, pardon, s'excusa-t-elle.

-Mais que s'est-il passé ? s'enquit Jasper, inquiet, en se penchant sur Edward qui le regardait d'un oeil mauvais.

-C'est Bella. Elle l'a groggy, expliqua Emmett.

-Ca pour l'avoir groggy ! Elle l'a moitié tué tu veux dire ! Emmett, regarde ça, il est devenu complètement couillon ! s'écria Jasper alors qu'Edward clignait sans cesse des paupières.

Soudain, Bella éclata en sanglots et se précipita dans les bras de Rosalie. Elle leur raconta l'histoire, entrecoupée de sanglots plus ou moins bruyants et de reniflements jusqu'à ce qu'Emmett éclate de rire. Edward lui lança un regard tueur tandis que Rosalie secouait la tête, un air désapprobateur sur le visage. Ils entendirent la porte s'ouvrir et Carlisle fit son apparation quelques secondes plus tard, Esmée derrière lui. Elle posa une main sur sa bouche en voyant l'état de son fils et Carlisle s'approcha de lui pour l'examiner. Quelques minutes plus tard, après de nombreux cris de douleur, Carlisle se redressa un air soulagé sur le visage et s'approcha de sa femme.

-Il aura un sacré cocard, un bel hématome sur la joue, et la machoire, un gigantesque sur le nez, qui sera d'ailleurs enflé, mais rien n'est cassé. Pas même une dent. Et, là, il est juste un peu sonné. Il faudra lui donner une peu d'anti-douleur avant qu'il dorme.

-Tant mieux alors, répondit Esmée. Que lui est-il arrivé ?

-Il a voulu jouer aux raquettes avec Bella, expliqua Emmett en se retenant d'éclater de rire.

Esmée sourit doucement et ordonna aux garçons d'aider Edward à monter dans sa chambre. Rosalie resta en bas tandis que Bella montait avec Alice afin de sècher ses larmes et se rafraîchir.

-Je suis certaine qu'il ne t'en veut pas Bella.

-Comment peux-tu en être aussi sûre ? Je l'ai négocié !

-Il s'en remettra ! Il t'a fait du mal aussi après tout, vous êtes quittes !

-C'est une façon de voir les choses...répondit Bella en s'essuyant les joues. Crois-tu que je peux aller lui parler ? demanda-t-elle ensuite en entendant Jasper et Emmett descendre les escaliers.

Alice hocha la tête et Bella se précipita vers la deuxième porte de la salle d'eau, avant d'hésiter quelques instants.

-Comment sais-tu que cette porte donne sur la chambre d'Edward ?

-Une longue histoire, répondit Bella, éludant volontairement la question en repensant à ce jour où elle avait vu Edward nu dans cette salle d'eau.

Elle frappa timidement à la porte et l'ouvrit lorsqu'elle entendit une voix lui grogner d'entrer. Alice lui fit un signe encourageant et elle pénétra dans la pièce. Edward était allongé sur son lit, sa joue valide sur son oreiller, dos à elle. Elle s'approcha alors doucement de lui et s'assit au bout du lit. Il se mit ensuite sur le dos et fit un faible sourire, qui ressemblait plus à une grimace, en découvrant l'identité de son visiteur.

-Que me vaut... l'honneur de t...a... visite ? railla-t-il gentiment, mais avec des difficultés.

Bella grimaça à son tour et le regarda dans les yeux.

-Je suis vraiment plus que désolée, murmura-t-elle.

-Non. Tu ne peux pas l'être pluchs que che ne le chuis après t'avoir humiliée et inchultée devant tes amis dimanche dernier.

-Edward...

-Ch'est ma punition en quelque sorte, hein ? Avoue, demanda-t-il, avec un petit sourire en coin.

-Pas vraiment...Mais ta soeur pense comme toi. Tous les mêmes, se moqua-t-elle.

-Ch'ai passé une exchellente chournée avec toi, murmura-t-il.

-Moi aussi. C'est cool d'apprendre à ta connaître, comme ça. Même si ce n'était pas vraiment la fin de journée que je m'étais imaginée.

-Et que t'étais-tu imachiné ? murmura-t-il en se rapprochant d'elle.

Bella pouvait sentir son souffle sur son visage et se raidit instantanément.

-Edward, je...

Le jeune homme s'approcha encore de son visage et Bella se releva soudainement en s'éloignant du lit.

-Je peux pas, expliqua-t-elle, devant l'incompréhension d'Edward. Pas comme ça...c'est trop facile...

Le jeune homme se laissa retomber sur ses oreillers et Bella sortit de la chambre en courant. Elle descendit l'escalier et déboula dans le salon sous les yeux médusés des autres.

-Je vais rentrer, dit-elle.

-Tu ne veux pas rester dîner ce soir ? s'enquit Esmée, déçue.

-Je suis vraiment désolée Esmée, mais je me sens vraiment fatiguée, j'ai besoin de décompresser après cette journée, je crois. Une prochaine fois, promis. Emmett, Rose, vous restez ?

-Non, on part avec toi, annonça Emmett, après avoir consulté Rosalie du regard.

Ils saluèrent tout le monde et Bella se dirigea avec Rosalie vers sa Mini. Elles s'installèrent silencieusement et Bella démarra.

-Alors ?

-Alors quoi ? demanda Bella, sèchement.

-Que s'est-il passé dans la chambre ! s'écria Rosalie, exaspérée.

-Rien.

-Rien ? demanda Rosalie, suspicieuse.

-Il a failli m'embrasser...je crois.

Rosalie commença à sourire puis celui-ci se figea lorsqu'elle comprit le sens de la réponse.

-Attends voir. Comment ça, tu crois ? Comment ça il a failli ? Il t'a embrassé ou non ?

-Non.

-Alors pourquoi, tu crois ?

-Parce qu'il a essayé.

-Comment ça se fait alors ?

-Mais je ne sais pas moi !

-Je ne te demande la raison pour laquelle il a voulu embrassé mais pourquoi ne l'a t-il pas fait s'il a essayé !

-Parce que je l'ai repoussé, marmonna Bella.

-Comment ? demanda Rosalie, d'une voix menaçante, en tendant l'oreille.

-Eh bien, quand je l'ai vu très près, je me suis éloignée de lui, et je lui ai dis que je ne pouvais pas, et que c'était trop facile et je suis partie en courant. Rosalie, je suis persuadée qu'il n'est pas amoureux de moi ! Il fait ça sous l'effet de la douleur !

-Misère, grogna Rosalie en se tapant la tête contre l'airbag.

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