Disclaimer : Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer et la fiction est la traduction de celle de Angel of the Day.
Carlisle POV
Je montai les escaliers, lentement. Alice avait été surexcitée quand j'avais appelé la maison. Je savais qu'elle avait dû pratiquement bondir. Je me rappelai avoir posé des questions à propos d'Edward, mais elle avait juste soupiré et dit qu'il s'y ferait. Je ne la croyais pas, mais c'était Alice. Personne ne devrait parier contre elle.
J'étais dans l'encadrement de la porte de Bella. Je restai là à la regarder. Elle était belle, tellement belle. Elle me regarda et sourit doucement. Je sentis mon cœur fondre et soudain je trouvais que je ne pouvais pas être près d'elle assez vite. Je m'oubliai presque et failli marcher à ma vitesse de vampire. Elle me fit de la place à côté d'elle sur son lit et je m'assis. Elle prit doucement ma main.
« Que faisons nous maintenant ? » demanda-t-elle. Elle leva les yeux vers moi, ses magnifiques yeux bruns et j'avançai ma main vers son visage, caressant sa joue. Nous sommes restés à nous regarder pendant quelques secondes avant que je ne me penche vers elle et effleure légèrement ses lèvres. Je la regardai, attendant sa réaction. Ses yeux restèrent ouverts un moment puis se fermèrent. Je pris cela comme un signe pour continuer.
Je pressai doucement mes lèvres contre les siennes. J'étais prudent. Je ne voulais pas l'effrayer avec mon besoin. Je ne voulais pas lui faire mal, bien que j'eus entièrement confiance en mon contrôle sur ma force. Vous ne pouvez pas vivre aussi longtemps que moi sans développer un contrôle qui soit une seconde nature. Elle gémit et je faillis craquer. Je faillis enflammer quelque chose que je ne pouvais pas arrêter. Elle était malade, et cela aurait été dangereux. Je m'écartai et elle geint. Je m'assurai qu'elle n'allait pas tomber et posai mon front contre le sien. Bella soupira et dit « Tout le monde avait raison. »
Je ris un peu « Est-ce que j'étais si transparent ? »
« Je ne sais pas. » dit Bella en riant. « Si c'est le cas, alors je suis aveugle. » Elle sourit piteusement « Charlie avait raison. Je ne vois que ce que je m'attends à voir. »
Je ris et embrassai son front. Je me reculai un peu et demandai « Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? » Elle me lança un regard sournois « Un autre baiser comme celui-là. »
Je lui lançai mon meilleur regard sévère. « Non Bella, vraiment. Tu veux me rendre malade ? »
Un sourire entendu passa sur le visage de Bella et je sentis un poids dans ma gorge. Elle pencha la tête d'un côté et demanda « Est-ce que tu peux tomber malade ? »
Ce fut à ce moment là que je sus qu'elle avait compris. Je savais que ce serait arrivé tôt ou tard. J'aurais préféré plus tard. Je me levai rapidement mais je me dégonflai un peu et demandai « Parlons de ça une autre fois, quand tu seras mieux. »
Bella avait dû voir quelque chose dans mes yeux, probablement la défaite, et acquiesça. Puis elle me tendit les bras « Prends moi dans tes bras. »
J'obéis de bon cœur.
Bella POV
J'entendis les pas de Carlisle dans l'escalier et je sentis des papillons dans mon estomac. Mes sentiments étaient à découvert tout comme les siens. Je ne pouvais pas croire qu'il ressentait la même chose pour moi. Il était incroyable. Je l'adorais.
J'étais toujours en train de regarder le plafond quand je sentis un regard sur moi. Je tournai la tête et sourit à Carlisle. Il était si bel homme, tellement magnifique cela faisait mal. Je voulais qu'il se couche près de moi et me tienne dans ses bras. Je le regardai traverser la pièce un peu trop vite. Ses yeux étaient avides et brillants, comme un petit garçon dans un magasin de jouets, et son rire était tellement contagieux que je sentis un grand sourire s'étendre sur mon visage. Je l'adorais. Je lui fis de la place sur le lit à côté de moi, il s'assit et prit ma main.
« Que faisons nous maintenant ? » demandai-je en le regardant. Je voulais qu'il me le dise, parce qu'honnêtement, pour ma part, je n'en savais rien. Cent choses se poussaient dans mon esprit et chacune chassait la précédente. Je ne pouvais penser à rien. Il y avait trop de pensées. Carlisle commença à caresser ma joue. Il était doux et me regardait tendrement. Ses doigts étaient froids et ma joue devait être brûlante. Nous sommes restés à nous regarder pendant quelques secondes avant qu'il ne se penche vers moi et effleure légèrement mes lèvres. Je sentis la tête me tourner et mes yeux s'agrandirent sous le coup de la surprise. Puis, je souris de nouveau, retrouvai mes repères et fermai les yeux en attendant ce que je savais qui allait venir. Il pressa doucement ses lèvres contre les miennes. Je me sentis merveilleusement bien et prise d'étourdissements. C'était mon premier baiser. Il était si doux. Je savais que c'était le début de quelque chose de merveilleux. Seul un homme bien pouvait embrasser comme ça, seulement mon homme.
Je le laissai diriger ce baiser. Je ne me sentais pas assez bien pour l'approfondir. Il y avait encore assez de temps dans le futur pour le faire. Pour l'instant, je voulais simplement qu'il m'embrasse. Qu'il me montre à quel point il m'aimait. J'espérai que je le lui transmettais assez bien. Je pense que c'était le cas. J'étais en manque d'oxygène quand il se recula enfin. Je geins. Je savais que j'avais besoin d'air, mais je ne voulais pas cesser de le toucher. Il avait dû le sentir car il posa son front sur le mien. Je soupirai « Tout le monde avait raison. »
Il rit et demanda « Est-ce que j'étais si transparent ? » J'aimais l'entendre rire, même un tout petit peu. Cela me rappelait le son des carillons.
« Je ne sais pas. » dis-je en riant. « Si c'est le cas, alors je suis aveugle. » Et c'était vrai. J'étais complètement aveugle comparée aux autres. « Charlie avait raison. Je ne vois que ce que je m'attends à voir. »
Il rit et embrassa mon front. J'étais aux anges. Il se recula un peu et demanda « Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? »
Autant j'aimais son inquiétude, autant la seule chose qu'il n'aurait jamais dû faire était d'avoir éloigné ses lèvres, mais je ne dis rien. Au lieu de ça, je lui lançai un regard sournois « Un autre baiser comme celui-là. »
Carlisle me lança regard sévère. « Non Bella, vraiment. Tu veux me rendre malade ? »
Ce fut à ce moment là que je réalisai qu'il ne savait pas que je connaissais son secret. J'aurais dû lui dire à ce moment précis. Cela ne me gênait pas tellement. Je savais depuis longtemps que je ne tomberai pas amoureuse d'un homme normal.
« Normal » ce n'était pas moi. Quoique pour être honnête, je n'aurais pas pensé que ça puisse être un vampire médecin.
Je penchai la tête d'un côté et demandai « Est-ce que tu peux tomber malade ? »
Je vis la compréhension passer sur son visage et je le vis se dégonfler un peu. « Parlons de ça une autre fois, quand tu seras mieux. »
Je pris une note mentale de lui en parler le lendemain. Il devait savoir que cela ne me gênait pas. Que je l'aimai, peu importe ce qu'il était ou pas. Il était mon tout et il n'y avait pas de vie sans lui.
J'acquiesçai et lui tendit mes bras. C'était la seule manière que je voyais de lui dire qu'il était toujours tout ce que je voulais. « Prends moi dans tes bras. »
Il obéit, et malgré son torse dur comme la pierre et sa température arctique, je ne me suis jamais endormie aussi vite.
Carlisle POV
Je la regardait dormir et m'inquiétai. Maintenant que je savais qu'elle savait mon secret, est-ce qu'elle voudrait encore de moi ? Quand elle s'assiérait et qu'elle y penserait, quel serait son choix ? Je soupirai, enlevai les cheveux de son visage et ne pus m'empêcher de me trouver tout petit et insignifiant dans le grand schéma des évènements. Est-ce qu'elle voulait vraiment de moi ? Je ne savais pas du tout et ça me rendait fou. J'étais sur le point de m'enfoncer dans une brume d'ennui quand je sentis Bella remuer. Elle ouvrit lentement les yeux. Je sentis sa confusion et l'accélération de ses battements de cœur, mais elle me sourit et je sus qu'elle se souvenait. Mes doutes s'en allèrent aussitôt.
« Bonjour, mon amour. » murmurai-je pour ne pas réveiller les autres. Jacob et Billy étaient restés pour la nuit pour s'assurer que Bella allait bien. Charlie et moi avions fait un lit pour Billy sur le canapé. Billy avait paru pensif tout le temps. Il avait vu l'erreur dans son raisonnement, peut-être. Je n'étais pas vraiment optimiste.
« Bonjour, toi. » répondit Bella en posant un baiser sur le bout de mon nez. Avant que je puisse répondre, elle posa ses lèvres sur les miennes. Je fermai les yeux et lui rendit son baiser avec un petit sentiment derrière qui était de la prudence. Bella gémit et me serra plus fort mais je ne l'approfondis pas. En se reculant, elle dit « Vous savez embrasser, Dr. Cullen, c'est sûr. »
Je sentis mon esprit s'éloigner vers la pensée de Bella dans la tenue d'infirmière et je dus fermement remettre mon cerveau sur la bonne route. Je devais me rappeler de trouver cette tenue pour Halloween pour elle.
« Merci poupée » répondis je et ses yeux brillèrent. « J'aime bien ça. »
« Aimer quoi ? » demandai-je avec un petit sourire.
« Poupée. J'aime quand tu m'appelles poupée. Avec ton accent anglais, on dirait un gangster des années vingt ou quelque chose comme ça. »
« …Merci Bella. » répondis-je et elle rit.
« Non, vraiment, j'aime bien. » insista Bella. En rougissant, elle ajouta « C'est sexy.»
Je souris « Je m'en souviendrai… poupée. »
Bella sourit et enfouit son visage dans mon cou. Nous restâmes comme cela finalement, elle dit « Je devrais me lever et prendre une douche. »
« Tu te sens assez bien ? » demandai-je.
« Bien sûr. » dit-elle en se reculant à contrecœur. Elle me fit un demi-sourire « Je reviens dans une minute. »
« Je descends au rez-de-chaussée » répondis-je mais elle prit ma main et dit « J'aimerais vraiment qu'on discute de… enfin, tu sais de quoi, donc tu devrais rester ici »
J'acquiesçai et la regardai ramasser ses affaires. Elle m'embrassa et alla dans la salle de bain. Elle avait vraiment l'air d'aller mieux et je sentis quelque chose en moi se détendre. Je me rallongeai et fermai les yeux. Elle voulait discuter… ça pouvait être mauvais.
Bella POV
Mes yeux papillonnèrent et la première chose dont je me rendis compte fut que j'étais collée à un rocher. Je remarquai ensuite le froid. Je commençai à m'inquiéter et quand je levai les yeux, ils rencontrèrent le bleu le plus intense que j'avais jamais vu. Je souris. Je le regardai tandis qu'il me faisait un petit sourire en retour « Bonjour, mon amour. ». Je frissonnai quand il m'appela son amour. C'était tellement agréable et à la fois tellement surréaliste : Charlie et moi nous étions disputés à propos de lui seulement quelques jours plus tôt. Les choses s'étaient passées très vite.
« Bonjour, toi. » répondis je en embrassant le bout de son nez. J'adorais le toucher. Cela commençait à devenir un peu anesthésiant cette envie grandissante de le toucher. Peu m'importait où, du moment que je pouvais sentir sa peau dure contre la mienne. Brusquement, sur un caprice, je posai mes lèvres sur les siennes et espérai qu'il me rendrait mon baiser. Ce qu'il fit. Je fermai les yeux quand je sentis qu'il répondait à mon baiser et soupirai. J'adorais quand il m'embrassait. Comme s'il voulait me dévorer tout en étant incroyablement doux. Je gémis et le serrai plus fort, mais Carlisle n'approfondit pas le baiser et moi non plus. J'étais heureuse à ce stade. C'était quand même une façon géniale de se réveiller. « Vous savez embrasser, Dr. Cullen, c'est sûr. »
« Merci poupée » répondit Carlisle et je lui souris, choquée. Il venait de m'appeler poupée ? « J'aime bien ça. »
« Aimer quoi ? » demanda-t-il avec un petit sourire.
« Poupée. J'aime quand tu m'appelles poupée. Avec ton accent anglais, on dirait un gangster des années vingt ou quelque chose comme ça. »
« …Merci Bella. » répondit-il et je ris. J'adorais quand il me taquinait. Ce n'était même pas comme si nous flirtions, nous étions juste ensemble, à nous amuser.
« Non, vraiment, j'aime bien. » insistai-je. Je voulais vraiment qu'il m'appelle comme ça. Ça me faisait quelque chose. En rougissant, j'ajoutai « C'est sexy.»
Il sourit « Je m'en souviendrai… poupée. »
Je souris et enfouis mon visage dans son cou. Nous restâmes comme cela, finalement, je dis « Je devrais me lever et prendre une douche. »
« Tu te sens assez bien ? » demanda-t-il.
« Bien sûr. » dis-je en me reculant à contrecœur. Je lui fis un sourire que j'espérai séduisant « Je reviens dans une minute. »
« Je descend au rez-de-chaussée » répondit-il mais je pris sa main et dis « J'aimerais vraiment qu'on discute de… enfin, tu sais de quoi, donc tu devrais rester ici »
Carlisle acquiesça et je sus que cela le rendait nerveux. J'étais nerveuse aussi mais je me fichais qu'il soit un vampire ou non. Je l'aimais de toute façon. Je sentis son regard sur moi tandis que je ramassai mes affaires et je ne pus m'empêcher de frissonner. Maintenant que nous étions ensemble, cela devenait de plus en plus dur de ne pas avoir de pensées déplacées à propos de Carlisle, surtout quand nous venions de dormir dans le même lit. Je souris et entrai dans la salle de bain.
Carlisle POV
Je l'attendais, nerveux comme un petit garçon. Je pouvais encore sentir son corps près du mien et je savourai cette sensation. Elle était si chaude et je l'étais aussi un peu encore. Je n'allais mentir à personne. Parfois, je voulais vraiment être humain. Je les aimais beaucoup, mais ma vie avait été belle. J'avais pu aider les gens au fil des années et c'était tout ce que j'avais jamais voulu.
J'entendis l'eau couler et mes pensées se tournèrent vers Bella. Je l'entendis chanter doucement et souris. Elle chantait plutôt juste. Je souris et fermai les yeux. L'odeur de la pluie m'enveloppa et je soupirai. J'adorais vraiment son essence et dès qu'elle reviendrait je la prendrais dans mes bras et respirerai son odeur. Ce serait encore mieux après la douche. Elle sentirait le neuf et la fraicheur comme une pluie de printemps. Je pouvais déjà la sentir depuis la salle de bain. L'eau s'arrêta soudain et je l'entendis sortir de la douche. Mon esprit changea alors de route. Je pouvais l'imaginer ruisselante d'eau, complètement nue, sa peau rendue rose par la chaleur. Je frissonnai et tentai d'éloigner mes pensées mais elles restaient, et m'excitaient. Je fermai les yeux et tentait avec force de penser à autre chose. Heureusement, j'avais repris le contrôle sur moi même quand Bella revint.
Je souris et lui fis signe de s'approcher de moi. Elle se laissa tomber sur le lit et je l'attirai à moi. J'enfouis mon nez dans ses cheveux et inspirai. Son odeur était encore plus puissante que ce que j'avais imaginé et je pus difficilement me retenir. J'attirai son visage vers moi et l'embrassai passionnément. Je me reculai « Tu sens tellement bon. »
Bella respirait difficilement et semblait étourdie. « Wow »
« Ouais, wow » soufflai-je et je lui mordis le nez. Bella rit. Finalement, je me reculai et soupirai. Je pris la main de Bella et traçai des cercles avec mon pouce sur le dos de sa main. Je l'attirai, elle se blottit contre moi et je soupirai de contentement. Nous restâmes allongés comme ça un moment. Bella demanda « Est-ce que tu vas tout m'expliquer sur les vampires ? »
Je soupirai et demandai « Qu'est-ce que tu veux savoir ? » J'avais l'impression de répéter cette phrase souvent ces derniers temps.
Elle me regarda dans les yeux « Tout ».
Je souris tristement « Tout, hein ? »
« Yep » Bella s'assit en croisant les jambes sur son lit « N'oublie rien. »
J'acquiesçai et fit comme elle. Je restai sans bouger un moment, m'assurant qu'aucun des autres n'étaient dans le coin. Personne. Je pris une inspiration dont je n'avais pas besoin « Je suis né au XVIème siècle. Mon père était pasteur et il était obsédé par le surnaturel. Il croyait qu'il y avait des esprits mauvais qui devaient être arrêtés avant le retour du Christ. C'était un fanatique et je n'avais d'autre choix que de marcher dans ses pas. Bien que je n'étais pas comme lui. Je pensai que ces personnes pouvaient être aidées, voire sauvées. Je ne voulais pas tuer. » Je fis un sourire en coin à Bella « J'ai toujours été pacifiste en quelque sorte. » Elle sourit doucement et serra ma main.
« Quand j'ai eu vingt ans, je suis revenu du séminaire et mon père a commencé à m'apprendre comment tuer les esprits mauvais qui infestaient ce monde. Je n'aimais pas cela, et il me battait franchement quand je refusais de torturer une sorcière pour lui faire avouer ses crimes. Une année plus tard, il mourut et je repris l'église en main. C'était une petite paroisse de campagne et c'était un village agréable. Je commençai doucement à obtenir la confiance des villageois. Ceux suspectés de sorcellerie n'étaient plus torturés. Je leur parlais. Je pouvais toujours dire quand une personne mentait. J'imagine que ça s'appelle du profilage maintenant. J'étais plutôt fort pour ça et il n'y avait qu'une personne que je pensais vraiment coupable d'avoir fait du mal. En fait, c'était un ami de mon père et c'était vraiment un sorcier. »
« Qu'est-ce que tu as fait ? » demanda Bella, complètement absorbée par mon histoire. Je ne pouvais pas y croire. Elle état en train d'écouter et ne semblait absolument pas perturbée. Cela me fit me sentir un peu mieux.
« J'ai laissé les villageois choisir. » répondis-je avec un lourd soupir. Encore aujourd'hui, je déteste ce que nous avions dû faire. « Ils voulaient le faire brûler. Ce qui était exactement ce qu'il méritait. Il avait accusé à tort beaucoup de gens. » Je frissonnai. « Il criait en brûlant. Je me sentais sale. Quelques jours après l'exécution, le peuple du village et moi sommes tombés sur un nid de vampires et j'ai été mordu. Je savais ce que j'allais devenir lorsque je me traînais jusqu'à une poubelle et attendis. Je ne pouvais rien y faire. Un jour plus tard je suis sorti de ma cachette et je sus que je ne serai plus jamais le même. J'ai marché un moment. Je me sentais étrange et soudain j'ai sentis une odeur paradisiaque. J'ai suivi l'odeur et j'ai trouvé un homme qui saignait. Il se tenait le bras et il m'a dit « Va me chercher de l'aide. »
Je l'ai jeté contre le mur, et ai attrapé son bras. J'ai approché le bras de mon visage et je l'ai senti. L'odeur était merveilleuse et j'avais faim. Cette pensée m'a atterré. Je l'ai laissé s'échapper. J'étais hors de Londres et dans les bois avant de savoir ce que je faisais. Je suis resté dans les bois pendant longtemps. J'ai fait tout ce qui était humainement possible pour mettre fin à mes jours, mais rien n'a marché. Je me suis laissé mourir de faim, jusqu'au jour où j'étais tellement affamé que j'ai tué une biche qui passait. C'était le paradis. Je me suis nourri jusqu'à ce que je n'en puisse plus. Il m'en a fallu quatre et j'ai réalisé que je pouvais vivre sans tuer d'humains. J'ai commencé de nouveau à aller un peu dans les villes. Je me suis habitué aux humains. Je ne voulais pas me nourrir d'eux et je ne l'ai pas fait. J'en suis fier et reconnaissant. Je suis allé jusqu'en Italie et ai trouvé un groupe de vampires, les Volturi. Ce sont les élites des vampires et ils se nourrissaient d'humains. Ils sont brutaux et puissants et personne ne dit rien. Pour leur silence, ils protègent la ville. J'ai appris beaucoup là-bas, j'y suis resté mais pas avec eux. J'ai pris un appartement dans la ville et j'ai commencé à étudier la médecine. Après le premier meurtre de masse, je n'ai pas pu rester avec eux. J'ai essayé de leur parler d'un autre régime alimentaire mais Aro, leur leader, ne faisait qu'en rire. Les autres étaient en fait un peu violents. Ils m'ont considéré comme faible et j'ai rapidement appris à me défendre d'eux.
Une fois que j'ai eu fini mes études, je suis parti. Je ne pouvais pas rester plus longtemps dans la ville. Je ne pouvais pas les arrêter, et franchement, si les résidents locaux pouvaient vivre comme ça, c'était leur affaire. Encore que… cela me gêne qu'ils le fassent toujours. J'aurais dû faire quelque chose. »
Je restai silencieux un moment. Finalement Bella dit « S'ils étaient un groupe entier alors tu ne pouvais rien y faire, Carlisle. C'était raisonnable de partir, bébé. »
J'acquiesçai et souris. Bébé ? Ça me plaisait.
« Bref… J'ai passé des années à faire le médecin de nuit. Je ne pouvais pas sortir durant le jour. Ce que j'étais était trop visible, et je ne pouvais pas passer autant de temps que j'aurais voulu dans les hôpitaux. Les vampires ne dorment pas. Nous n'en avons pas besoin. J'ai passé des années comme ça et j'ai commencé doucement à devenir solitaire. Les humains auxquels je m'attachais mouraient ou alors je devais quitter la ville pour que personne ne remarque que je n'ai pas d'âge. J'avais une vie solitaire mais à la fin du siècle, la fièvre jaune est arrivée. Beaucoup de gens sont morts. Il y avait cette femme qui m'a supplié de sauver son fils. Il était mourant. Personne ne me voyait alors je l'ai transformé. J'étais seul et il était mourant. C'était très dur de résister à la tentation de boire son sang mais je l'ai fait. Parfois, je pense que je n'aurais pas du le faire mais d'un autre côté je suis heureux qu'il soit avec moi. » Je lui souris « C'est Edward que j'ai tranformé. »
« Edward ? » demanda Bella, incrédule.
« Oui. Edward et moi avons passé tellement de temps ensemble que je le considère comme un frère, mais je change de sujet. Nous avons vécu longtemps et j'ai trouvé Rosalie mourante sur le bord d'un trottoir, je l'ai transformée. Puis, j'ai transformé Esmé. Rosalie a trouvé Emmett mourant dans les bois et elle l'a porté sur des kilomètres pour que je le transforme. Elle pensait qu'elle le tuerait. D'ici que je transforme Emmett, je ne désirai plus le sang humain et il m'était devenu facile d'y résister. Jasper et Alice nous ont rejoint déjà transformés. Nous sommes vite devenus une grande famille. »
Bella resta silencieuse un moment. Elle ne bougeait pas et je commençai à m'inquiéter. Elle se mit sur ses genoux, prit mon visage en coupe et m'embrassa comme si elle allait mourir. Sans y penser, je l'attirai à moi et elle se serra contre moi. Elle attaquait ma bouche comme si elle essayait de me prouver quelque chose, et je la laissai faire. Elle me rendait fou et mes mains remontèrent le long de ses bras puis descendirent vers sa taille. Je laissai mes mains là mais elles se glissèrent vers son dos puis vers ses fesses. Elle gémit quand je posai mes mains sur ses fesses. Finalement, elle se recula et sa respiration était erratique. « Mon pauvre Carlisle » et elle caressa ma joue. Je lui souris et posai un baiser sur son nez. Je murmurai « Je n'y changerais absolument rien. »
« Vraiment ? » Elle semblait surprise.
« Si je le faisais, alors je ne serais pas ici avec toi. » lui soufflai-je. « Et je t'aime trop pour vouloir que ça change. »
Une larme coula sur la joue de Bella et elle murmura « Je t'aime aussi, bébé. »
Soudain, j'entendis quelqu'un s'éclaircir la gorge et le visage de Bella devint pâle. Je fermai les yeux et me retournai lentement. Là se tenait une femme et un homme qui ne m'était pas familier, bien que Bella semblait les connaître. Charlie apparut derrière et dit « J'ai essayé de l'arrêter, Bella, mais tu sais comment elle est quand elle a quelque chose en tête. »
« Oui » répondit Bella, ses bras toujours autour de moi. Elle s'éloigna « Carlisle, voici ma mère, Renée, et son mari, Phil. Maman, Phil, voici mon petit ami, Dr. Carlisle Cullen. »
Renée et Phil se regardèrent. Finalement, Renée dit « Docteur ? »
Je souris, inquiet. Cela n'allait surement pas être bon.
Bella POV
Je passai ma main dans mes cheveux et soupirai. Carlisle était dans l'autre pièce et une partie de moi le voulait tout de suite avec moi dans la douche. Je voulais qu'il passe sa main dans mes cheveux et qu'il me tienne serrée à son corps nu. Je secouai la tête et sortit de la douche. Il était bien trop tôt pour ça. Je m'assurai que tout était en place avant de rentrer dans ma chambre. Carlisle me sourit et me fit signe de venir vers lui. Je me laissai tomber sur le lit et il m'attira à lui. Il passa ses bras autour de moi et je soupirai. Il enfouit son nez dans mes cheveux et inspira. Il grogna, attira mon visage à lui et m'embrassa passionnément. Je pensai qu'il allait réellement me dévorer. Il se recula « Tu sens tellement bon. »
Je respirais difficilement et devait probablement avoir l'air d'une idiote. « Wow »
« Ouais, wow » souffla-t-il et il me mordit le nez. Je ris. Finalement, il se recula et soupira. Il prit ma main et traça des cercles avec son pouce sur le dos de ma main. Il m'attira, je me blottis contre lui et il soupira de contentement. Nous restâmes allongés comme ça un moment. « Est-ce que tu vas tout m'expliquer sur les vampires ? »
Il soupira et demanda « Qu'est-ce que tu veux savoir ? »
Je le regardai dans les yeux « Tout ».
Carlisle sourit tristement « Tout, hein ? »
« Yep » répondis-je en m'asseyant les jambes croisées sur mon lit « N'oublie rien. »
Il acquiesça et fit comme moi. Il resta silencieux un moment puis il commença son histoire et quelle histoire ! Il avait vraiment vécu une vie excitante et triste. Je me sentais affligée pour mon Carlisle et charmée par la simplicité de sa narration. Il n'exagérait pas l'histoire ni n'essayait de m'impressionner. Carlisle me racontait simplement ses pensées et ses sentiments de son point de vue. À ce moment, le fait de savoir que j'avais trouvé le bon me frappa et je décidai de ne jamais le laisser partir. Jamais. Point final.
Je l'interrompis quelques fois. Je n'aurais pas dû mais l'histoire était fascinante et je l'aimai parce qu'il me la racontait. J'aimais tout chez lui. Jusqu'au fait qu'il boive du sang animal. Je devais avouer que le fait qu'il n'ait jamais manger un être humain était un plus à son échelle d'héroïsme. Je devais y accorder plus d'importance qu'il n'était nécessaire mais quand même… c'était sympa de savoir que mon homme était fort.
Je dus le rassurer quelques fois et lui dire qu'il avait fait les bons choix, les seuls choix, et il parut aller mieux une fois que j'eus rassuré ses angoisses. Il avait dû penser que je le jugerais, ce que je n'aurais jamais fait. Pas sur son passé. Cela me surprit que Carlisle ait pu transformer toute sa famille sans boire une goutte de sang et j'étais admirative. S'il y a une chose que tout le monde sait sur les vampires, c'est que leur désir de sang était plus fort que celui d'un homme mort de faim pour de la nourriture. J'étais heureuse qu'il ait aidé sa famille. Cela montrait vraiment à quel point il était altruiste. Maintenant, je comprenais pourquoi Esmé et Carlisle pensaient qu'ils étaient amoureux.
Finalement, son histoire toucha à sa fin et je restai silencieuse un moment. Je ne savais simplement pas quoi dire ou faire. C'était une histoire impressionnante et elle me donnait envie de le tenir contre moi et de le protéger du reste du monde. En le regardant, je me mis sur mes genoux, pris son visage en coupe et l'embrassai come si j'étais sur le point de mourir. Je devais lui faire savoir comment je me sentais, et honnêtement, je ne l'avais jamais autant désiré qu'à ce moment. C'était un homme bien et j'étais plus qu'heureuse qu'il soit à moi. Il m'attira à lui et je me serrai contre lui. Je devais le sentir contre moi. Je devais sentir son corps froid contre le mien qui était chaud. C'était nécessaire à ma survie. J'attaquai sa bouche. Je savais que j'étais un peu agressive mais je devais lui faire savoir comment je me sentais. Ses mains remontèrent le long de mes bras et redescendirent vers ma taille. Je soupirai de contentement, mais il ne s'arrêta pas là. J'avais dû l'exciter car ses mains passèrent dans mon dos puis sur mes fesses. Je gémis. Je ne pouvais plus tenir. Je devais me reculer Ma respiration était erratique mais j'étais heureuse. J'étais aussi probablement rouge. Je souris à Carlisle « Mon pauvre Carlisle » et caressai sa joue. Il me sourit et déposa un baiser sur mon nez. Il murmura« Je n'y changerais absolument rien. »
« Vraiment ? » demandai-je, un peu surprise.
« Si je le faisais, alors je ne serais pas ici avec toi. » souffla-t-il et je sentis une larme me piquer le coin de l'œil. « Et je t'aime trop pour vouloir que ça change. »
Une larme coula sur ma joue et je murmurai « Je t'aime aussi, bébé. »
Je levai les yeux quand j'entendis quelqu'un s'éclaircir la gorge et je sus que mon visage était blanc. Carlisle me regarda, inquiet, mais je ne le vis pas vraiment. J'étais trop occupée à regarder les deux personnes devant moi. Soudain, Charlie apparut et dit « J'ai essayé de l'arrêter, Bella, mais tu sais comment elle est quand elle a quelque chose en tête. »
« Oui » répondis-je, les bras de Carlisle toujours autour de moi. Je m'éloignai « Carlisle, voici ma mère, Renée, et son mari, Phil. Maman, Phil, voici mon petit ami, Dr. Carlisle Cullen. »
Renée et Phil se regardèrent. Finalement, Renée dit « Docteur ? »
Je souris, inquiète. Cela n'allait surement pas être bon.
Voilà, et encore un chapitre ! Déjà 10, ffiouuuuu... J'espère qu'il vous a plu et que vous avez passées de bonnes fêtes (et de bonnes vacances pour celles qui en ont eues) !
