Hello tout l'monde ! Voici le dixième chapitre de Moat Cailin, et je pense qu'il vous intéressera :D
J'espère que vous appréciez toujours l'histoire ! N'hésitez pas à me le dire en commentaire !
En attendant, enjoy !
Deux mois s'étaient passés depuis l'arrivée de Lady Lyanna, et les choses ne peuvent pas être plus merveilleuses pour le couple Targaryen. Depuis que Jon s'était mis à nu devant elle, et qu'elle l'avait réconforté, Sansa sentait des papillons dans son ventre à chaque fois qu'elle le regardait. Et ils passaient du temps à s'embrasser. Beaucoup de temps.
Elle est sûre que le peuple avait remarqué les changements chez leurs suzerains, mais aucun d'entre eux n'avait fait de remarque. Seule Dacey semblait avoir changée, leur lançant des sourires railleurs quand ils la regardaient.
Leur relation est plus forte qu'elle ne l'a jamais été, et ils sont heureux. Heureux d'être ensembles, de pouvoir partager chaque pensée qui leur traverse la tête, d'avoir quelqu'un à leur côté. Souvent, Sansa se demande si c'est la même chose que sa mère a ressenti lorsqu'elle a épousé son père. Mais elle se rappelle également que les raisons sont différentes, et aussi qu'elle avait eu un bébé avec son père, malgré le fait de le connaitre depuis quelques jours.
Et ces pensées ramènent Sansa au problème de succession de Moat Cailin. Pour le moment, Rickon a été désigné comme leur héritier si quelque chose arrivait à Jon, mais… Elle ne veut pas penser à un monde ou Jon n'est plus vivant. Tout de même, elle se rappelle qu'elle n'a pas d'héritier de sa propre chair, et elle a peur de décevoir Jon. Ils ne couchent pas encore ensemble, et les probabilités de produire un héritier sont nulles. Pour le moment.
Elle fût tirée de ses pensées par le mestre, qui lui tendit deux parchemins.
Lady Sansa.
Je vous écris pour vous informer que nous avons reçu la cargaison d'eau douce que vous nous avez promise. Après avoir fait goûter cette eau par des gouteurs et des membres de ma famille, nous trouvons que la qualité de votre eau est de loin supérieure à n'importe quelle eau douce que nous pouvons trouver dans le Reach. Beaucoup moins cher également.
Après avoir examiné vos termes, j'en suis venu à la conclusion qu'ils sont favorables, autant pour moi que pour vous. Je suis d'accord pour établir un commerce entre les Starks de Moat Cailin et les Carons de Seréna, et accepte les termes que vous avez fixés.
Mes profonds respects pour les réparations d'une forteresse telle que Moat Cailin.
Lord Roland Caron, Seigneur de Seréna.
Enfin ! Leur premier contrat de commerce pour l'eau douce. Sansa est sûre que ce n'est que le premier. Il y a tellement de familles dans le Sud, qu'elle en trouvera d'autres pour accepter leurs termes. Elle ouvrit rapidement la deuxième lettre, et la joie l'envahit.
Lady Sansa.
Les tonneaux d'eau douce que vous nous avez envoyés sont d'une fraicheur exquise, et son gout est beaucoup plus raffiné que l'eau de notre belle région. Lorsque votre cargaison est arrivée, j'étais en pleine réunion d'affaire avec le Seigneur de Corcolline, Lord Randyll Tarly. Il a également gouté votre eau, et, après avoir découvert l'accord que vous proposez, il souhaite établir un commerce d'eau entre votre maison et la sienne. Il prendra contact avec vous sous peu.
Pour ma part, je suis également désireux de commercer avec vous, mais je voudrais rediscuter des termes fixés. Comme vous le savez, ma maison est l'une des plus grandes maisons productrices de vins, avec comme spécialité, le vin Redonnay. Je sais de source sûre que le Nord ne peut pas produire son propre vin. Je vous propose donc d'échanger dix tonneaux d'eau douce contre deux tonneaux de Redonnay.
Si ces termes vous conviennent, nous pourrons mettre en place ce contrat de commerce.
Lord Paxter Redwyne, Seigneur de la Treille.
Ce contrat vaut de l'or ! Le Redonnay est réputé comme le second meilleur vin de Westeros, seulement devancé par le Dornish Red. Il demande des heures de travail pour pouvoir être produit. Et ils offrent deux tonneaux entiers, contre dix tonneaux qu'ils n'auront qu'à remplir avec de la neige, et le plus beau dans ce contrat, c'est que les tonneaux de neige se remplissent d'eux-mêmes.
Elle pourrait probablement revendre le vin à des prix plus attractifs, ou elle le garderait pour les fêtes ou les banquets. Dieux seul sait que les Westerosi sont avides de vin, bien que les Nordiens préfèrent la bière. Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre le corbeau de Lord Tarly, de mettre l'échange commercial en route, et elle pourrait communiquer aux autres maisons du Nord comment vendre leur neige. Grâce aux Redwyne, ils ont obtenus le gros lot.
Elle devait le dire à Jon, et elle se précipita des remparts pour descendre dans la cour, ou Jon formait les soldats. Elle le retrouva, en grande discussion avec les recrues, expliquant comment se servir d'une épée. C'était vraiment la seule arme avec laquelle il était bon. Il est terrible avec un arc, encore pire avec une hallebarde, et la seule chose qu'il sait faire d'une lance, c'est la jeter vers son ennemi. Il sait utiliser une hache ou des couteaux, mais comparé à sa maitrise de l'épée, il n'est pas très bon. C'était surtout Robb qui excellait pour ces armes.
Il l'aperçut, et lui envoya un sourire éclatant qu'elle retourna rapidement, et il se dépêcha de finir la leçon qu'il donnait. Bientôt, il congédia les soldats, et vint à sa rencontre. Elle lui donna les deux lettres, et, après les avoir lues, il la prit dans ses bras de joie, sous les regards amusés des habitants de la forteresse.
« C'est une très bonne nouvelle ! Ça, et maintenant que l'aile Est est entièrement rénovée ! Moat Cailin est en train de se développer de façon surprenante et nous sommes ici depuis un peu plus d'une année Sansa ! »
« C'est parce que Moat Cailin a de bons Seigneurs qu'elle se développe aussi bien, cher mari. » Rigola Sansa.
« Les habitants de Moat Cailin et de Moat Town sont heureux. C'est grâce à la Dame de Moat Cailin, qui leur fournit des terres et leur impose des taxes pas trop élevées. »
« Et c'est aussi grâce au Seigneur de Moat Cailin, qui s'occupe de son peuple comme un père s'occuperait de ses enfants. » Ils se regardèrent avec amusement, et s'embrassèrent, avant de sursauter au son d'une corne.
« Des cavaliers en approche ! » Cria un garde, du haut des remparts nord. Fronçant les sourcils, Jon et Sansa montèrent sur les remparts pour observer les cavaliers. Jon plissa les yeux. C'est étrange, ils portent la bannière des Starks. Pourtant, ils n'attendent aucun membre de la famille aujourd'hui. Il allait demander aux gardes de fermer les portes quand Sansa haleta.
« Laissez-les passer ! » Elle descendit rapidement les marches et se rendit à la cour, en face de la porte. Il la regarda, confus, mais se joint à elle sans poser de questions. Trois cavaliers arrivèrent, et un Sombre-Loup à la fourrure grise et aux yeux jaunes. Jon le reconnut tout de suite et un sourire s'étira sur ses lèvres. Il leva les yeux vers les cavaliers, seulement pour voir Sansa s'avancer rapidement.
« ARYA ! » La Dame de Moat Cailin engloutit sa petite sœur dans un câlin féroce, tandis que les petits bras d'Arya Stark s'enroulèrent autour d'elle. Jon les rejoignit rapidement, et, une fois qu'Arya le repéra, elle se dégagea des bras de Sansa et se jeta dans ceux de Jon.
« Petite sœur ! » Il l'étreignit avec amour. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Demande-t-il, en la relâchant.
« Une femme n'a pas le droit de visiter son frère et sa sœur ? » Taquina Arya.
« Si ! Bien sûr que si. C'est juste que nous ne savions pas que tu allais venir nous voir. Ni Père, ni Mère ne nous ont prévenus. » Répondit Sansa.
« Oh c'est parce qu'ils ne sont pas au courant. Robb et Bran ont acceptés de me couvrir pour que je vienne vous voir. » Sourit Arya, faisant soupirer Jon, alors que Sansa la regarda avec un air sévère. « Tu ressembles à Mère quand tu me regardes comme ça. » Jon éclata de rire et ébouriffa les cheveux d'Arya, à sa grande consternation, alors que Sansa lutte pour ne pas craquer un sourire.
« Oh Arya… Qu'est-ce que Père et Mère vont dire ? » Soupire Sansa.
« Ils ne diront rien puisque je suis arrivée ici sans problème. Je peux rester ? » Sourit Arya.
« Bien sûr ! » Répondit rapidement Jon.
« Oui ! Je savais que je pouvais compter sur vous ! » Fit Arya.
« Nous devrons quand même écrire à Lady Stark pour l'informer que tu es ici. Et si elle veut que tu reviennes, alors tu retourneras à Winterfell. » La contra Jon.
« Mais nous allons lui demander que tu restes ici pour quelques semaines. » La rassura Sansa, voulant garder sa sœur près d'elle.
« Merci Sansa ! » Arya étreignit une nouvelle fois sa sœur. « Tu m'as manqué grande sœur. Mère ne me laissait pas une seule seconde de répit depuis que Rickon est parti. »
« Au moins tu avais tes leçons de danse de l'eau. » Fit Sansa.
« Oui ! Merci les Dieux pour cela ! Je pourrais m'entrainer ici ? S'il vous plait dites oui ! Je sais que vous formez les filles aussi, comme les Mormonts de l'île aux Ours ! Ce serait injuste si vous refusez d'entrainer votre sœur ! » Implora Arya, faisant rire Jon et Sansa.
« Mmmh… Je ne sais pas… » Jon fit semblant d'hésiter.
« Pourquoi ferions-nous cela ? » Sansa copia l'expression de Jon.
« S'il vous plait ! J'accepterai même de participer à des leçons de danse s'il le faut. » Gémit Arya, et Sansa la regarda avec un regard qui dit T'es sérieuse ?
« Tu me connais petite sœur. Je ne te refuserai pas un entrainement. » Rigola Jon, ébouriffant une nouvelle fois les cheveux de sa sœur.
« En revanche, tu devras faire une chose pour moi. » Ajouta Sansa.
« Quoi ? » Arya était si excitée de pouvoir se battre qu'elle était prêt à tout pour le faire.
« Tu m'aideras à m'occuper de la serre de la tour Nord, chaque soir sans exception. Si tu le fais, je demanderais même à Père et Mère pour que tu restes encore plus longtemps qu'ils ne le veulent. » Sansa savait que sa sœur accepterait. Et cette condition lui donnera du temps seule avec sa sœur.
« J'accepte ! »
« Bien ! Alors, allons visiter le château ? » Proposa Sansa, et Arya hocha la tête avec excitation.
Ils firent visiter les cinq étages de l'aile Est, et racontèrent comment les hommes à leurs services avaient dégagés toute la végétation, et avaient fait un énorme travail pour restaurer complétement les pièces de l'aile.
Puis ils l'amenèrent dans l'aile Sud, où elle rencontra les chevaliers et les soldats de Moat Cailin. Typique d'Arya, elle demanda à l'un des écuyers de se battre contre elle, et ce dernier accepta rapidement. Jon et Sansa furent alors les témoins de la correction qu'Arya infligea au pauvre écuyer.
Ils l'amenèrent vers l'aile Nord, ou Arya fit la rencontre de Lyanna, alors que cette dernière sortait d'une leçon de Mestre Edwin. Les deux filles devinrent rapidement amies. La capacité d'Arya à se lier d'amitié avec n'importe qui est incroyable. Finalement, ils passèrent le reste de la journée à s'échanger les nouvelles dans les quartiers de Sansa et Jon, pendant que les servantes préparaient une autre chambre pour Arya. Sansa sourit en réalisant que sa petite sœur était venue jusqu'ici pour les voir, autant Jon qu'elle-même.
« Ned ! » Appela Catelyn. « Notre fille nous a envoyé une lettre. »
« Laquelle ? » Soupire le Gardien du Nord. Depuis qu'Arya a disparue, il se doute qu'elle est partie vers Moat Cailin.
« Sansa. Arya s'est invitée chez elle, et elle nous demande si elle peut rester quelques temps, en citant le fait que plus d'un an s'est écoulé depuis la dernière fois qu'elles se sont vues. »
« Bien, au moins, elle est en sécurité. Si nous lui demandons de revenir, elle trouvera un moyen de s'évader encore une fois. » Grogna le Gardien du Nord.
« Je suis heureuse que tu dises ça, puisque Sansa a précisé qu'Arya comptait rester avec eux, et ne voudrait pas partir. Notre fille ainée a même réussi à convaincre sa sœur de s'occuper des serres avec elle. » Rigola Catelyn.
« Oh par les Sept Enfers. 'Arya' et 'serres' ne sont pas des choses qui peuvent aller dans la même phrase. » Gémit Ned, son visage dans ses mains.
Elle regarda la ville en face d'elle, et se demande encore comment elle va pouvoir y entrer. Elle soupira d'agacement et se retourna pour entrer dans sa tente. En y entrant, elle sut tout de suite que quelque chose n'allait pas, surtout en voyant son fidèle ami avec un air anxieux.
« Quelque chose ne va pas, Ser Jorah ? » Demande Daenerys, s'asseyant à côté de Missandei.
« Non, Khaleesi, il n'y a rien… » Il ment clairement, et Ser Barristan lui envoya un regard noir.
« Au contraire, votre Grâce. Il y a clairement quelque chose, mais Ser Jorah ne pense pas que vous devriez être au courant. » Il cracha sur le nom de l'exilé de Westeros.
« Ser Jorah. » Fit simplement Daenerys, regardant fixement son plus proche ami. L'homme soupira dans la défaite.
« Vous avez reçu une lettre, Khaleesi. »
« Et alors ? Ce n'est pas comme si je n'en recevais jamais. » Soupire-t-elle, ennuyée de la préoccupation étouffante du chevalier.
« En effet, mais cette lettre est… Différente. Elle porte le sceau des Starks. » Maintenant, l'attention de Daenerys est revenue. Pourquoi ces chiens de l'Usurpateur lui enverraient-ils une lettre ? Déclaraient-ils la guerre comme Robert Barathéon ? Elle tendit la main, dans une commande silencieuse, et Ser Jorah y déposa le parchemin. Elle prit une minute pour observer le sceau de loup, avant de le casser et de lire silencieusement.
Princesse Daenerys, de la maison Targaryen,
Vous ne me connaissez pas, et je ne vous connais pas. En revanche, nous avons chacun entendu parler de l'autre. Si vous êtes seule, alors lisez ce message, et si vous ne l'êtes pas, alors ne laissez personne le lire. Je m'appelle Eddard Stark, deuxième fils de Lord Rickard Stark, et, après les évènements qui ont conduit aux tragédies de votre famille, je suis devenu le Seigneur de Winterfell, et le Gardien du Nord.
Je sais que vous n'avez aucune raison de me faire confiance, mais je vous implore, Princesse, d'au moins considérer les informations que je suis sur le point de vous révéler. Je vous surveille Princesse, depuis quelques temps maintenant. Je sais que Ser Jorah Mormont est avec vous, et je vous l'assure, il ne travaille pas pour moi. Je préférerai voir sa tête sur une pique plutôt que de travailler avec lui.
Je vous surveille par d'autres façons, bien qu'il soit maintenant plus difficile d'obtenir des informations, ce qui est la raison pour laquelle je vous envoie cette lettre maintenant. Peut-être avez-vous entendu parler de la Compagnie de la Rose à Essos ? Si non, alors sachez que cette compagnie de mercenaires mets en vente leurs services. J'ai engagé certains de leurs hommes pour vous surveiller et vous protéger pendant plusieurs années.
Vous vous demandez probablement pourquoi je paierai pour votre protection, et je pourrai vous l'expliquer, mais je ne le ferai pas par missive. Je préférerai vous rencontrer en face à face, même si cela conduit à ma mort. Sachez juste que je n'ai jamais voulu ce qui est arrivé à votre famille. Bien que, si je suis totalement honnête, je ne regrette ni la mort de votre père, ni celle de votre frère ainé.
Vous n'êtes probablement pas informée, comme la plupart de Westeros, mais mon amitié avec Robert Barathéon a été brisée avant même votre naissance, pour de nombreuses raisons dont certaines ne concernent même pas votre famille. Robert est devenu stupide, en renvoyant Ser Barristan de sa garde par exemple. Je sais que le vieux chevalier vous aura rejoint, ou est sur le point de le faire. L'homme qui jadis fut mon ami n'existe plus. Et pour cette raison, je n'ai aucun regret pour ce que j'ai fait il y a tant d'années.
Ce que je m'apprête à vous révéler n'est connu que dans le royaume du Nord. Mon peuple est incroyablement fidèle à ma maison, et tout particulièrement envers moi, pour mes actions durant la Rébellion de Robert, ou la Rébellion des Greyjoys. Si le Sud venait à l'apprendre, je crains que la guerre n'éclate à Westeros, entre le Nord et les autres royaumes.
Il y a près de dix-huit ans, lorsque j'ai essayé de sauver ma sœur, Lyanna Stark, je suis revenu avec ses os, les os de mes amis tombés au combat, et un bébé que j'ai réclamé comme mon bâtard. Je l'ai appelé Jon Snow. Il me ressemble. Beaucoup plus que mes propres fils. La croyance populaire veut que j'aie engendré mon fils pendant la guerre, et personne ne sait quelle femme aurait pu me faire rompre mes vœux envers ma femme. La vérité est que je n'ai jamais rompu mes vœux. J'ai tenu la promesse faite à ma sœur.
Le vrai nom de Jon est Jaehaerys Targaryen, fils de Rhaegar Targaryen et de Lyanna Targaryen née Stark. Votre frère ainé a annulé son mariage avec Elia Martell pour se marier avec ma sœur, le tout en secret. Ce qui fait de lui l'héritier légitime de Rhaegar et du trône de fer. Je sais que vous n'avez aucune raison de me croire juste parce que je vous ai envoyé cette lettre, et vous seriez stupide de me faire confiance sans raisons. Je vous demande juste de vous en souvenir.
Dans le cas où vous ne me croyiez pas, sachez que j'ai des preuves de ce que j'avance, comme l'acte de mariage de Rhaegar et Lyanna, et l'acte de naissance de Jon, tous les deux ayant été volés par l'un de mes plus proches amis à la Citadelle, pour que l'information reste cachée. Je suis conscient que ces deux documents peuvent être falsifiés, mais j'ai également une autre preuve qui doit rester secrète pour le moment. Je vous en parlerai si nous avons la chance de nous rencontrer un jour.
Jon lui-même n'était pas conscient de sa véritable filiation, jusqu'à ce qu'il atteigne ses dix-sept ans. Je dois avouer que je ne lui aurai peut-être jamais révélé si vous n'étiez pas si dangereuse. Mais il est maintenant au courant de ses véritables parents, et connait votre existence. Il m'a déjà prévenu que, même s'il ne vous connait pas, vous êtes de son sang, et il ne prendrait jamais les armes contre vous. En fait, il aimerait plier le genou en votre faveur.
Votre neveu a épousé ma fille ainée, Sansa Stark, maintenant Sansa Targaryen, mais ils sont connus comme Jon et Sansa Stark par le Sud, conformément aux anciennes lois du Nord concernant les mariages entre un bâtard et un noble. Je lui ai donné les terres de Moat Cailin, ainsi que la mission de reconstruire la forteresse à sa gloire d'antan. Ils font du bon travail. De par leur mariage, moi, Lord Eddard Stark, vous donne la promesse que la maison Stark et le Nord vous soutiendra si vous vouliez reprendre votre droit d'ainesse.
Que votre chemin soit fortuné, et que vos ennemis tombent sous votre épée et vos dragons.
Eddard Stark, Seigneur de Winterfell et Gardien du Nord.
Lorsqu'elle termina sa lecture, elle ne sait pas comment se sentir. Tout d'abord, elle est en colère contre cet homme, qui ose prétendre qu'un autre Targaryen inconnu existe, mais elle doute également. Si cet homme dit la vérité, alors elle n'est plus seule dans ce monde. Il dit avoir des preuves, mais il a raison. Les documents peuvent être falsifiés. Une preuve secrète ?
Ensuite, le fait qu'il ajoute que son neveu voudrait plier le genou pour elle la réconforte. Elle n'a pas entamé son périple pour rien, et elle ne peut plus reculer maintenant. Mais est-ce vraiment ce qu'elle veut ? Elle a commencé sa quête parce qu'elle croyait qu'elle était la dernière… Et peut-être que ce Jaehaerys pourrait l'aider pour…
Toujours est-il que Lord Stark a au moins raison sur un point. Elle serait stupide de le croire, seulement avec une lettre. Mais maintenant, le doute existe. Prenant une décision, elle replia la lettre.
« Sortez-tous. Maintenant ! » Ordonne-t-elle. « Excepté vous, Ser Barristan. » Le vieux chevalier hocha la tête, alors que Missandei, Daario et Ser Jorah suivirent ses ordres.
« Votre Grâce ? » La questionna l'ancien chevalier de la garde royale.
« Je ne peux pas faire confiance à Ser Jorah pour répondre à ma question, car son avis sera probablement biaisé. Alors je vous demande, Ser Barristan, que pouvez-vous me dire sur Lord Eddard Stark ? »
Alors ? Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Avez-vous appréciez la lettre de Ned à Daenerys ?
