Ton Nom

Désir impensable

Immobile, le corps droit et rigide, Natsu fixait les grands arbres étendre leurs branches sous les lourds nuages cotonneux.
Comme lui avait annoncé la secrétaire, ce qui avait été l'université de Kyoto, n'était désormais plus qu'une minuscule forêt. Lieu de recueil et de prière pour tout ce qui avait, à l'instar de Lucy, périt dans l'explosion trois ans plus tôt. Un chemin en pierre blanche zigzaguait habilement parmi la faune et la flore plus que luxuriante, alors que Natsu se décidait enfin à avancer.

Les graviers crissèrent sous la semelle de ses chaussures, alors qu'il avançait prudemment, détaillant chaque recoin verdoyant avec soin et paradoxalement un certain émerveillement.
Malgré l'horreur de la situation, le travail accompli pour transformer ce champ de ruine et de désolation en paradis terrestre, éveillait tout le respect de Natsu. Ils avaient su faire un travail remarquable.

Il s'immobilisa lorsqu'il remarqua un petit temple en son centre, protégé par deux imposants kitsune de pierre.

Lentement, comme pour se convaincre qu'il avait pris la bonne décision, il inspira profondément avant de pénétrer à l'intérieur. La fraîcheur de la pierre lui décrocha un long frisson, alors qu'il remarquait enfin l'énorme stèle en hommage aux disparus fièrement disposée en son centre, noyé sous des fleurs et des bougies depuis longtemps consumées. En hommage à ses amis. En hommage à Lucy.

Il avait voulu venir ici seul, pour se prouver que tout ça ne pouvait pas être vrai, qu'il s'agissait sûrement d'une erreur. Mais il devait bien se résoudre à l'évidence. Tout ça été parfaitement réel.

Il sentit ses yeux lui brûler, secouant la tête pour éviter les larmes de couler à nouveau. Il fallait qu'il se ressaisisse. Qu'il calme le tourment qui grondait en lui.

Jamais encore il n'avait ressenti autant de peine et d'incompréhension en même temps. Si la disparition de son père ou d'Igneel l'avait profondément meurtri, la perte physique de Lucy et son univers l'avait plongé dans un tourment sans fin, empli de regrets et de remords.

Il n'était peut-être pas responsable de la mort de ses amis, mais d'une certaine façon, pour lui, c'était tout comme.

Lentement, il s'agenouilla, le regard ancré sur la pierre gravée. Il avait eu tellement peur qu'elle le rejette, qu'elle se soit moquée de lui tout ce temps et maintenant il trouvait ses craintes tellement ridicules. Comment avait-il pu douter d'elle ? Comment avait-il pu se tromper à ce point ? Il donnerait tout, juste pour savoir qu'elle respirait encore.

« Je suis désolé. »

Ses mains se mirent à trembler alors qu'il sentait remonter dans sa gorge ce nœud qui ne l'avait plus quitté depuis qu'il avait appris l'horrible nouvelle.

Sa main glissa doucement sur la pierre, effleurant les écritures taillées en son centre. Il avait demandé à son groupe d'ami de lui laisser un peu de temps pour penser tout ça, pour leur dire adieu, pour accepter la situation. Bien qu'il refusait d'accepter réellement leur mort. Comment le pouvait-il de toute façon ? Comment pouvait-il dire adieu à tous ses moments de bonheur ?
Il avait vécu avec Lucy de façon si intimiste, nouant un lien si fort qu'il avait bêtement cru qu'ils resteraient ainsi pour toujours. Seuls à deux pour toujours. Dieu que cette idée lui avait plu. Elle l'avait réconfortée bien plus qu'il ne l'aurait cru. Bien sûr il savait ce que représentait changer éternellement de corps avec elle, mais l'idée l'avait tout de suite séduite. Comment en aurait-il pu être autrement ? Lucy était sans le moindre doute la meilleure partie de lui-même, et maintenant c'était terminé. Il avait perdu son âme-sœur.

Lisanna avait été la plus réactive, après l'avoir enlacé, lui donnant dans cet échange tout son courage. Elle avait incité Loki et Grey à attendre sagement dans un petit café en périphérie du lieu de recueillement qu'il finisse de leur dire adieu.

Pourtant, ce n'était pas vraiment son soutien qui l'avait touché, mais les larmes qui avait barbouillé son visage quand elle avait compris que Lucy avait péri dans l'explosion.

Elle s'était excusée auprès de Natsu, reniflant piteusement, alors qu'elle pinçait ses lèvres pour contenir sa peine.

Elle était de loin, la seule qui avait cru à son histoire, assez pour pleurer la perte d'un être cher et pour ça, il lui était sincèrement reconnaissant. Avoir quelqu'un avec qui partager sa peine en ce moment de deuil avait rendu la situation un peu moins pénible.

Il sentit sa cuisse vibrer, le forçant à se redresser pour pouvoir glisser sa main dans sa poche, sortant son téléphone. Le numéro inconnu fit gonfler un espoir fou dans son ventre, peut-être que c'était elle ? Après tout, avec tout ce qui s'était passé, ça pouvait être possible non ?

Il se releva d'un bond, faisant glisser le petit téléphone vert sur la droite alors qu'il rejoignait l'extérieur pour pouvoir parler librement.

« Allo ? Appela la voix cassée du rose.

- Natsu ? »

La voix grave bien connu d'Igneel lui broya le cœur, immobilisant son corps a l'entrée du temple.

Un sourire amer glissa sur ses lèvres. Évidemment, ça aurait été trop beau.

« Salut Igneel. Souffla le rose en essayant de paraître neutre malgré la déception qui l'assaillait.

- Où es-tu ? Il entendit un soupir lui échapper. Je t'attends pour pêcher ! »

Merde !

Il avait complètement oublié qu'il devait rejoindre l'hippie pour aller à la pêche. Le temps s'était écoulé si rapidement depuis qu'il était parti, et toutes ses révélations n'avaient pas franchement aidé non plus.

« Désolé. Lâcha le rose en fixant le tronc épais d'un chêne. Je... je ne pourrais pas être là.

- Je peux venir te prendre si tu veux, ma vieille Toyota devrait tenir le choc ! Ricana Igneel, dis-moi où tu es et j'arrive. En plus j'ai préparé des onigiris ! Je t'accorde que le riz n'est pas génial mais je pense que ça devrais aller, tu verras, je m'améliore.. Enfin, je crois. Il lâcha un rire gêné. Alors, dis-moi où es-tu ? »

Il ne savait même pas comment annoncer la nouvelle. Igneel ne lui en voudrait pas de ne pas venir à leur sortie, c'était certain. Non le véritable problème résidait à expliquer la situation. Mettre des mots sur ce qui se passait, le dire de vive voix rendrait le tout bien trop réel et définitif. Il ne pouvait pas, c'était au-dessus de ses forces.

« Natsu ? »

Il avala péniblement sa salive, triturant de sa main valide le pli de son pull-over.

« Je... »

Les larmes remontèrent à ses yeux, brouillant sa vue jusqu'à transformer le paysage en de grosses tâches colorées. D'instinct, ses sourcils se froncèrent alors que se déversait sur ses joues de lourde larmes silencieuses. C'était si dur.

« Calme-toi. Apaisa Igneel. Respire profondément et explique-moi, d'accord ? Qu'est ce qui ne va pas ? Si c'est pour la pêche, ce n'est pas grave tu sais ! »

Bien que le vieil homme se trouvait à plusieurs kilomètres de lui, incapable de le voir, Natsu opina faiblement. Il Inspira une grande goulée d'air pour se ressaisir, sans essuyer les larmes qui semblaient enfin se tarir sur ses joues.

« Tu te souviens de Noël ? Hésita le rose en reniflant piteusement.

- Bien sûr.

- Et du match ? »

Il entendit vaguement le rouge grogner de mécontentement. Igneel et Yuri avaient tout mis en œuvre après le match pour remonter le moral de Natsu, si bien que le duo avait passé presque tout leur temps ensemble, sans grand aboutissement malheureusement.

Igneel avait même tenté d'en parler avec lui, dans l'espoir de le calmer, mais à ce moment-là, Natsu n'avait pas été franchement réceptif. Pourtant l'hippie savait, il ne fallait pas être medium, pour faire le rapprochement entre le garçon et cette mystérieuse fille qu'il affectionnait assez pour monter un plan incroyable pour se faire pardonner d'une faute qui était encore totalement inconnue au vieil hippie.
Malgré tout, Igneel n'avait vu son petit protégé réagir avec autant d'excès que, et uniquement que, lorsqu'il s'agissait de cette fille.

« C'est cette fille, pas vrai ? Lâcha le rouge, vous vous êtes réconciliés ?

- Pas vraiment. »

Il ne pouvait pas se réconcilier avec elle, premièrement parce qu'elle n'avait aucune raison de se faire pardonner et ensuite, et pas des moindres, parce qu'on ne pouvait pas se réconcilier avec les morts. Cette simple constatation fit remonter avec force ses larmes, nouant son estomac douloureusement.

« Je voulais juste une explication. Avoua Natsu en sentant sa voix se briser à nouveau. Mais... les larmes si durement retenues coulèrent à nouveau sur sa peau encore humide. Mais elle...

- Elle ?

- Elle est... »

Il ravala ses mots comme s'ils n'étaient que du verre pilé, sentant sa gorge lui brûler avec force. Il n'y arrivait pas. C'était si difficile. Il le savait, si ses mots franchissaient la barrière de ses lèvres, alors tout deviendrait vrai. Tout prendrait une proportion bien différente, et il ne pourrait plus nier l'abominable vérité. Il refusait catégoriquement d'accepter ça. Il ne pouvait pas.

« Respire. Tenta Igneel d'une voix rassurante. Je suis certain que les choses vont s'arranger avec elle. Te mettre dans cet état ne changera rien, si tu aimes vraiment cette fille alors il faut que tu te battes pour elle. »

Se battre pour elle ?

Comment pouvait-il le faire ?! Ça n'avait rien à voir avec une stupide dispute ou un triangle amoureux à la noix. Il ne pouvait pas arranger les choses avec elle, c'était impossible bon sang !

Il sentit la colère pulser dans ses veines. À quoi bon lui donner ce genre de conseil ridicule quand il était trop tard pour le mettre en œuvre ? Ce n'était que des mots qu'on lui jetait au visage pour le calmer, des mots creux, vides de sens, qui ne faisaient qu'attiser sa fureur.

Pourtant et il le savait, ce n'était pas vraiment la faute d'Igneel. Il essayait simplement de le réconforter du mieux possible, ce qu,i en soit, n'était pas franchement évident compte tenu de la distance et du peu d'information qu'il avait.

Natsu passa une main dans ses cheveux pour calmer ce flot d'émotion aussi contradictoire que virulent, avant d'ajouter d'une voix encore un peu tremblante.

« Ce n'est pas aussi simple.

- Évidemment que ça ne l'est pas. »

Natsu pouvait facilement deviner le maigre sourire que devait afficher Igneel, sa voix empli d'un mélange de tendresse paternel et de regret amer.

« Mais tu ne perdras rien à essayer, pas vrai ? »

Natsu écarquilla brusquement les yeux. Effectivement, la situation ne pouvait pas être pire et si tout espoir semblait vain, il ne fallait pas oublier que toute cette histoire était à la base complètement dingue, totalement incroyable, improbable et encore bon nombre d'autres choses. S'il avait pu échanger de corps avec Lucy, et ce plus de trois ans avant l'accident, il pouvait toujours tenter de reproduire la chose non?

Un sourire franc étira ses lèvres, faisant légèrement briller ses yeux vert sapin alors qu'il sentait l'espoir renaître en lui. C'était un espoir maigre, infime, mais c'était un espoir quand même et il avait vraiment besoin de se raccrocher à quelque chose, même si ça paraissait complètement grotesque.

« Tu as raison ! S'écria brusquement Natsu, revigoré par cette discussion. Merci papa ! »

Il ne laissa pas à Igneel le temps d'assimiler sa réponse qu'il raccrochait déjà. Il envoya un rapide message à Lisanna pour leur dire de rejoindre l'hôtel sans l'attendre et enfin, il enfourna le téléphone dans sa poche avant de faire volte-face. Un peu à l'écart du temple, sous une tonnelle faite de roche et de mousse, un petit bac en bambou rempli d'eau laissait voir de grosses louches la strier sur toute sa hauteur.

C'était quelque chose d'assez récurrent proche des temples shintoïstes. L'eau qui y siégeait permettait de se purifier en suivant une démarche bien précise. Il la lorgna un instant avant de s'y approcher d'un pas furieux et sans attendre, il plongea la louche à l'intérieur avant de venir en boire son eau.
Normalement, l'eau ne se buvait pas : elle servait simplement à purifier le corps. Choisir de ne pas le respecter en la buvant, était sans le moindre doute une offense.
Pourtant Natsu ne s'en formalisa pas, faisant demi-tour aussi brusquement qu'il était venu pour rejoindre la stèle de recueillement avec conviction.

Il ne savait pas vraiment comment faire, alors il se contentait de suivre son instinct, quitte à faire un peu n'importe quoi. Il s'agenouilla sur le sol, les mains à plat sur ses cuisses alors qu'il fixait, le dos droit, la pierre gravée.

« Je... il s'inspira pour se donner du courage, je ne sais pas qui, ou pourquoi, ni même comment, mais qui que vous soyez, peu importe la raison qui vous y a poussé, je vous en prie, laissez-moi une chance de la sauver, de lui parler. »

Il se courba soudain en avant, les mains à plat sur le sol, alors qu'il sentait la terre s'appuyer sur son front et se répandre dans sa chevelure saumonée.

« Je vous en supplie. Par pitié, rendez-moi Lucy. »

Il sentit les larmes épouser le creux de son nez pour venir se perdre sur le sol. Il ne voulait pas, il ne pouvait pas accepter sa mort. Ils n'avaient pas le droit de lui enlever Lucy ! Pas après tout ça ! Pas comme ça !

Il resta un long moment ici à prier, sa voix muette ou forte implorait, ordonnait, dans une longue plainte. Il avait tout essayé dans l'espoir que ça fonctionne, mais il devait bien se rendre à l'évidence, ça ne marchait visiblement pas comme ça.

Mollement il se redressa, le front recouvert de terre, les yeux vitreux et la bouche sèche. Il n'y avait plus rien à faire alors ?

Il jeta un dernier coup d'œil à la pierre, avant de rejoindre l'extérieur. Ses pieds s'enfonçaient légèrement dans les graviers, laissant un léger grésillement remplir le silence de la nuit.

Combien de temps était-il resté à genoux à implorer une entité inconnue ? Des heures probablement, tout du moins c'est ce que le ciel rempli d'étoiles semblait suggérer.

Il s'arrêta sur le chemin, les yeux accrochés aux constellations qui brillaient faiblement. Il sentit le poids de la réalité le percuter comme un train lancé à pleine puissance. La violence du coup lui coupa le souffle, alors qu'il laissait les larmes couler sur ses joues à nouveau.

Pourtant, cette fois, elles étaient différentes, ce n'était plus des larmes de colère ou de frustration, c'était des larmes de résignation. Il ne pouvait plus rien tenter désormais pour espérer changer la situation, et c'était cette réalité qui le brisait de l'intérieur, pressant son cœur dans un étau douloureux. Si douloureux.

Ses pensées se bousculèrent dans son esprit jusqu'à ce que s'impose le visage souriant de Lucy, rougie par la gêne. Il voyait ses mains bouger avec frénésie alors que ses lèvres se mouvaient avec habilité. Il pouvait encore entendre raisonner dans son esprit la voix douce de Lucy, il pouvait entendre son prénom glisser sur sa langue, alors qu'elle l'encourageait pour les matchs à venir.

Ses jambes se mirent à trembler, le forçant à prendre appui contre un arbre alors qu'il posait une main sur son visage dans l'espoir de calmer sa douleur. Il avait envie de hurler à s'en arracher les cordes vocales, hurler à faire vibrer son corps jusqu'à ce qu'il se brise.

La brûlure des larmes sur la peau de ses joues n'atténuaient en rien sa peine. Bien au contraire.

Il avait l'impression de ne jamais avoir autant pleuré de toute sa vie, gémissant entre ses dents serrées, alors qu'il venait agripper ses cheveux de son autre main, laissant ses plaintes résonnaient avec plus de force.

Il resta là, de longues minutes à pleurer tout son saoul, à rejeter sa peine, jusqu'à ce que ses larmes se tarissent enfin, jusqu'à ce que sa voix ne soit plus qu'un souffle. Jusqu'à ce qu'il abandonne l'espoir de pouvoir changer les choses.

Toujours adossé contre le tronc de l'arbre, le regard perdu dans l'immensité du ciel, il attendait. Il avait fini par se laisser glisser contre le tronc robuste de l'arbre, incapable de faire quoi que ce soit de plus.

Il n'avait absolument pas le courage, ni même la force de se lever pour rejoindre ses amis. Il n'avait pas envie de faire semblant de sourire, et encore moins celle de subir leurs regard désolés, compatissants. Sans façon.

Alors, plutôt que d'accepter tout ça, de renoncer définitivement à Lucy, il préférait de loin rester là, immobile, à fixer le ciel, dans l'attente de quelque chose qui n'arriverait jamais. Il savait que c'était ridicule, mais c'était la seule chose qu'il se sentait capable de faire pour l'instant. Il avait juste besoin d'encore un peu de temps. Juste un peu.

Il sentit la fatigue l'accabler, exténué par ce surplus d'émotion qui l'avait assailli toute la journée.

Il inspira lentement par le nez, fermant les yeux juste quelques minutes, juste le temps de reposer son esprit. Juste quelques secondes.

Le soleil chatouilla la pointe de son nez, réchauffant un peu son corps. Il grogna, frottant son visage sur la surface molle où il s'était finalement endormi. La texture était douce et tendre, comme s'il reposait sur un matelas, pendant qu'une odeur sucrée venait cajoler ses narines. Il sentit une chaleur réconfortante coller tout son flanc gauche et le souffle régulier de quelqu'un qui dormait. Brusquement, il ouvrit les yeux, papillonnant des cils alors qu'il s'habituait difficilement à la clarté du jour. Il sentit les larmes rouler sur ses joues, encore, alors qu'il commençait enfin à discerner son environnement.

Péniblement, il se redressa en position assise, Essuyant ses joues alors qu'il tournait son visage vers la masse endormie qui partagait visiblement son lit. Une longue chevelure brune aux boucles soyeuses venait empiéter sur son espace, le faisant écarquiller les yeux de surprise.

Il n'avait pas souvenir d'avoir rejoint l'hôtel, ni même d'avoir fini avec une brune. Ses sourcils se froncèrent alors qu'il se baissait doucement pour pouvoir détailler le visage de sa compagne d'une nuit. C'est là qu'il remarqua un voile doré venir encadrer son visage, glissant habillement sur la peau mise à nue de ses épaules. D'instinct il plaqua ses mains sur son buste, emprisonnant une poitrine volumineuse.

Sa bouche s'ouvrit légèrement de surprise alors qu'il abaissait ses yeux pour voir le corps svelte et pâle de Lucy.

Ça avait marché !

Il ne savait pas vraiment ni comment, ni par quel foutu miracle, mais il était dans le corps de Lucy ! D'une Lucy en parfaite santé, d'une Lucy vivante ! Il se leva d'un bond en criant de joie, détaillant chaque parcelle de peau comme s'il le découvrait pour la toute première fois. Ça avait fonctionné.

Il tourna plusieurs fois sur lui-même, palpant la peau de son ventre ou de ses fesses avant de se jeter sur la glace pour détailler, imprimer, chaque recoin de peau, chaque pli, chaque petite ride...

« Bordel Lucy ! Gronda Cana en se dégageant des draps, il y en a qui dorment ! ferme-la tu veux ! »

Il fit volte-face si vite, surpris d'entendre la voix de la brune qu'il avait complètement oublié, qu'il s'empêtra dans ses pieds, tombant lourdement sur le sol, avant de se relever presque aussi vite pour se jeter au cou de l'Alperone.

Le choc fit basculer la brune qui ne put retenir un petit cri aigu, avant qu'elle n'éclate de rire en voyant le nez rougi et les yeux larmoyants de Natsu.

« Qu'est ce qui t'arrive espèce de cinglée ! Lâcha Cana entre deux rires.

- Cana ! Tu es là ! »

La voix rendue rauque par l'émotion, il enroula ses mains sur le visage de Cana, approchant son visage si près du sien qu'il pouvait sentir leurs souffles se mélanger. Il devait s'assurer qu'elle aille bien, qu'il s'agissait bien d'elle, qu'il ne rêvait pas.

« Bien sûr que je suis là, où veux-tu que je sois ? Ria légèrement la brune, un sourcil dressé. Tu es sûre que tout va bien ? Murmura la brune en passant une main sur son visage. »

Natsu se dégagea de la brune pour admirait l'heure sur le cadran du réveil.

« Quel jour sommes-nous ?

- Tu plaisantes ? T'as pris un coup sur la tête en tombant ? »

Natsu fronça les sourcils, détaillant le visage de la brune avec surprise. Il la vit sourire avant suffisance, avant qu'elle n'étire son bras pour extraire de la commode une enveloppe soigneusement déposée à l'intérieur. Elle la passa sous son nez avant de déclarer en feignant la colère.

« J'arrive pas à croire que tu me poses la question alors que tu m'as traînée dans tous les magasins de la ville hier pour trouver la tenue idéale. Elle tapota l'enveloppe sur sa main. Et je ne parle même pas de ça ! »

Elle releva sa main, montrant le bout de papier blanc, avant de se mettre faussement à pleurnicher.

« De quoi tu parles ? »

Trop d'informations percutaient son cerveau pour qu'il arrive à se concentrer sur le sens de ses mots. Il lui avait juste demandé le jour, pas besoin d'en faire toute une montagne ! Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de suivre des yeux l'enveloppe, comme si elle détenait toutes les réponses à ses questions.

« Je parle de ton voyage de demain ! Gronda Cana en se relevant d'un bond. Ton mystérieux voyage. »

Un éclat traversa son regard, faisant légèrement frémir Natsu. Il n'aimait pas du tout cette lueur dans ces yeux, et encore moins le petit sourire qui accrochait sa bouche. Elle se fit brusquement féline, roulant des hanches pour venir passer une main sur l'épaule de Lucy, collant presque ses lèvres à son oreille pour murmurer, mielleuse.

« Tu ne veux toujours pas dire à ta chère amie Cana pourquoi tu pars dans un port de pêcheur tout miteux ? Ses yeux s'illuminèrent de malice alors que son sourire s'agrandissait, un beau matelot qui t'attend ? »

Natsu écarquilla d'avantage les yeux, sa mâchoire manquant de percuter le sol alors qu'il prenait conscience de ses mots. Lucy partait dans un port de pêche ? Quand ? Pourquoi ? Est ce qu'elle parlait du match ?

Une bouffée de châleur gonfla dans son ventre, le faisant sautiller sur place.

« Donne-la moi ! »

Il tendit son bras, effleurant du bout des doigts le papier avant qu'elle ne le recule, taquine.

« Tu tu tu ! Dis-moi d'abord pourquoi !

- Cana ! S'il te plaît ! S'impatienta le rose en tirant à nouveau le bras, rend la moi ! »

Natsu n'attendit pas qu'elle réponde pour lui faire une prise qu'il tenait de Zeref. Il plaça habilement son pied sur sa cheville avant de la faire brusquement basculer en arrière, récupérant au passage la lettre alors que Cana s'écrasait sur le sol en jurant.

Impatient, Natsu arracha le papier pour voir le billet de train en direction d'Héragon qu'elle avait acheté en vue du match.

Un sentiment de plaisir implosa dans son estomac, relâchant un frisson agréable dans son corps. Elle avait acheté un billet. Pour lui. Brusquement, il fronça les sourcils, si elle possédait les billets alors l'accident n'était pas encore arrivé, n'est-ce pas ?
Il se fit violence pour se souvenir du jour du match, après tout, pour lui, ça remontait à plus d'un mois. Il constata brusquement qu'il s'agissait de la veille du match. Par conséquent, Lucy, ainsi que tous ses amis étaient censés mourir aujourd'hui. Il n'avait pas le temps de s'extasier sur un billet de train, il avait mieux à faire. Bien mieux !
Il avait une chance de changer les choses, il ne pouvait pas la laisser passer.

« Cana ! Appela-t-il soudainement, appelle Erza, dis-lui de nous rejoindre immédiatement ici. Je m'occupe de prévenir Lévy et Gajeel, dépêche-toi !

- Quoi ? S'écria la brune, qu'est ce tu racontes, on a cours dans une heure. Tu es sûre que ça va ? Tu t'es peut-être vraiment cognée fort...

- Oublie l'école et fais ce que je te dis ! »

Sous la rudesse de l'ordre et l'urgence qui semblait s'en dégager, Cana ne fit pas de remarque, opinant simplement avec sérieux alors qu'elle cherchait déjà son téléphone. Elle connaissait assez Lucy pour savoir que quelque chose de grave était en train de se passer : ce n'était pas dans ses habitudes d'agir ainsi. Et elle n'aimait pas du tout ça.

...

Si Gajeel et Erza n'avaient pas été trop difficiles à convaincre, c'était bien différent pour Lévy. La jeune femme, très studieuse, avait eu du mal à quitter son cours d'économie où elle se trouvait déjà, pour rejoindre son groupe d'ami chez Lucy. Même s'il fallait bien admettre que depuis qu'elle était arrivée, rien n'avait franchement évolué, Natsu demeurait obstinément silencieux.

Assis autour de la table, le petit groupe attendait sagement que Natsu s'explique, ce qu'il peinait à faire. Il savait que convaincre ses amis allait être une tâche particulièrement ardue. Malheureusement, il n'avait pas le temps de les convaincre des heures durant. Il allait devoir se montrer assez convainquant pour qu'ils acceptent de le suivre sans rien dire. Il soupira une nouvelle fois : il avait tourné le problème un nombre incalculable de fois dans son esprit, cherchant la meilleure façon d'amener le problème pour qu'il semble plausible, assez en tout cas pour qu'ils le croient, mais il n'avait rien trouvé de bien concluant.
Il se leva pour pouvoir faire face à son auditoire, scrutant le visage inquiet et curieux de chacun. Lentement il inspira une grande goulée d'air.

« Vous allez avoir du mal à croire ce que je vais vous dire, mais je vous jure que c'est la pure vérité. »

Il entreprit donc d'expliquer de façon plus ou moins précise et concise la situation : du changement de corps en passant par la découverte macabre qu'il avait fait. Il ne laissa pas la possibilité au petit groupe de le couper, déballant en continue son explication dans l'espoir de les convaincre. Il ponctua sa longue explication en se pliant en deux, les bras le long du corps, alors que sa voix s'élevait une dernière fois dans le silence de la pièce.

« S'il vous plaît, j'ai besoin de votre aide. »

Il entendit le tissu se froisser avant qu'une main ne se pose sur son épaule. Surpris, il se redressa, rencontrant le visage sérieux d'Erza.

Elle lui fit un petit signe de tête pour l'inciter à s'asseoir à sa place, alors qu'elle prenait la sienne pour clamer avec autorité.

« Tu n'as pas à te mettre ainsi, nous sommes amis, il est normal que nous t'aidions.

- Attend, attend ! Coupa Gajeel, ne me dis pas que tu crois ce qu'elle raconte ?! C'est du délire ! On n'est pas dans un roman ou je sais pas quoi, c'est la vraie vie !

- Gajeel n'a pas tort. Approuva Cana, Et puis Lucy est tombée sur la tête, ça a peut-être déréglé un truc ? »

Un débat, aussi mouvementé qu'absurde, débuta entre les trois protagonistes, alors que Natsu cherchait toujours un moyen de prouver ses dires, ce qui n'était en soit vraiment pas facile. Erza avait monté le ton contre Gajeel en expliquant l'importance de l'amitié alors que Gajeel hurlait que ça n'avait absolument rien à voir avec l'amitié, et au milieu de tout ça, Cana, ivre morte, répétait en boucle que tout ça n'était dù au choc que Lucy avait pris sur la tête, alors que, clairement, personne ne l'écoutait.

« Et si c'était vrai ? Coupa la voix hésitante de la bleue. »

Tous les visages se tournèrent vers Lévy, qui jusque là, n'avait encore rien dit. Elle semblait septique, pourtant, une partie d'elle trouvait l'explication de Natsu plausible. Tout du moins, ça expliquait pas mal de chose.

Elle attendit sagement d'avoir la pleine attention de tout le monde pour poursuivre, cette fois avec plus d'assurance.

« C'est peut-être faux, mais si ça ne l'était pas ? Lu... Natsu-san a fait beaucoup d'effort pour venir empêcher ça : il a pris l'initiative de nous révéler la vérité au risque de passer pour un fou et dans l'unique but de pouvoir nous sauver la vie. Je veux dire... »

Elle pinça ses lèvres, roulant des yeux alors qu'elle refoulait un sanglot. Elle n'avait aucune preuve des propos de Lucy, ou Natsu, qu'importe, pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer la situation. Si quelque chose comme ça se passait vraiment ? Si tout ça était véritablement réel, alors ce soir son futur, ses espoirs et rêves allaient voler en éclat de la pire des façons.

« Si... elle se fit violence pour se calmer, si c'est vrai, alors... alors ce soir nous... »

Son visage se déforma en une grimace de douleur pure, déversant sur son visage enfantin un torrent de larmes.

Elle repoussa doucement la main de Cana qui s'était rapprochée pour la câliner, lui offrant un regard implorant.

« Je ne veux perdre aucun d'entre vous ! Sanglota-elle.

- Lévy a raison ! Gronda Erza, calmant les pleurs de la bleue, peu importe que ce soit vrai, à quoi bon prendre le risque ! Si nous avons une chance de l'arrêter alors il n'y a aucune raison de ne pas le faire ! »

La détermination dans la voix d'Erza et les mots de Lévy eurent le mérite de calmer Gajeel.

Il avait beau ne pas y croire, il ne pouvait pas prouver que tout ça était faux, et l'enjeu était bien trop important pour prendre le risque de l'ignorer.

« D'accord. Abdiqua Gajeel, imaginons que tout ça est vrai.. Qu'est-ce qu'on fait alors ? »

Un silence de mort gagna le groupe, alors que chaque tête se tournait vers Natsu.

« Qu'est-ce que tu sais exactement sur l'accident ? Demanda Erza qui avait pris les rênes du débat.

- Eh bien, hésita Natsu, c'est une fuite de gaz, je ne sais pas exactement d'où mais je sais qu'elle vient de l'université. D'après les journaux, il s'agit d'un règlement de compte entre yakuzas. »

La mine d'Erza se fit plus grave. Elle jeta un rapide coup d'œil à Cana, qui étonnement, semblait avoir dessaoulée, avant de passer une main sur son visage. Elle ne pouvait plus retarder l'échéance si jusque là elle avait toujours voulu préserver Lucy, Gajeel et Lévy de ses magouilles, il semblait maintenant évident qu'elle ne pouvait plus se taire.

Elle coinça sa lèvre inférieure entre ses dents : il ne fallait pas être devin pour comprendre qu'elle était responsable, d'une certaine façon, de la mort de ses compagnons. Et ça, elle le refusait catégoriquement.

« Très bien. Souffla-t-elle. Cana.

- Oui, je sais. »

La brune se redressa, oubliant sa fiole presque vide sur un coin de table. Elle semblait concentrée, le regard rivé droit devant elle. Après de longues minutes de réflexion, elle releva légèrement le nez avec dédain, son regard chocolat empli de fureur.

« Je ne vois qu'une personne capable de ça. »

Les deux femmes se jaugèrent un instant, faisant rapidement monter le stress chez le trio qui attendait encore les informations que semblaient détenir les deux yakuzas.

« Bon ! Gronda Gajeel, loin de moi l'idée de vous presser, mais si on met pas un plan d'attaque rapidement en place, il n'y aura bientôt plus personne pour en parler. Alors accouchez !

- Mald Gheel. Lâcha Cana en passant une main dans ses cheveux, c'est le chef du deuxième gang le plus influent de la ville : on se dispute le territoire depuis un moment.

- Il est très ancestral. Il refuse d'accepter qu'une femme puisse être un membre de l'organisation yakuza. Il essaie de nous évincer depuis un bon moment maintenant, mais je ne pensais pas qu'il arriverait à de tels extrêmes. Avoua Erza, pensive. »

Lévy, qui se contentait d'écouter, assistée par Natsu qui semblait un peu dépassé par tout ça, se redressa, accordant un sourire d'encouragement au rose devenu blond avant d'ajouter d'une voix encore tremblante.

« Nous savons quoi faire alors. »

Erza opina, récupérant quelques feuilles qu'elle déposa sur la table avant d'expliquer son plan d'action. Elle griffonna une carte maladroite, faisant quelques croix par ci par là, avant de se redresser un peu, pour permettre à tout le monde de bien voir.

« Il faut évacuer tous les habitants qui se trouve autour. Le reste de notre groupe s'en occupera, supervisé par Gajeel et Cana, Lu-Natsu. Elle lui offrit un regard désolé, excuse-moi j'ai encore du mal avec ça.. c'est toi qui t'occupera de l'université avec Lévy, pendant que je m'occuperais d'intercepter celui qui a fait ça.

- Ça me va. Approuva Cana. Natsu, à quelle heure a lieu l'explosion ?

- Je ne sais pas exactement, je crois qu'elle a lieu aux alentours de dix-sept heures. Peut-être avant, je ne suis pas sûr »

Tous les yeux se tournèrent vers l'horloge qui indiquait midi vingt-quatre. S'ils voulaient arriver à mettre leur plan en place, il allait falloir se dépêcher.

« On n'aura jamais le temps d'évacuer tout le monde. Trancha Cana. Le temps de prévenir les filles, de s'occuper du secteur, ça va nous prendre des heures.

- Alors quoi ?

- Et si on faisait passer ça pour une alerte à la bombe ? Proposa Lévy.

- Tu plaisantes ? S'offusqua Gajeel.

- C'est pas si bête. »

Erza se redressa, faisant de longs allers-retours comme un lion en cage alors qu'elle réfléchissait. Ils n'avaient pas un nombre de possibilités illimitées : c'était même plutôt l'inverse et le temps leur manquait.

Ils ne pouvaient pas se permettre de réfléchir au problème des heures. Elle souffla doucement.

« Du coup, chuchota Cana en se penchant vers Natsu, le tatouage, il signifie Natsu, pour toi, n'est-ce pas?

- Heu... Ouais ?

- Oh ! La petite cachottière ! Éclata la brune ! Et j'imagine que tu vis à Héragon ? »

Si, en temps normal, il se serait contenté de répondre oui, l'air inquisiteur et le regard lubrique de Cana lui fit monter le rouge aux joues. Avec cette fille, tout prenait des proportions gênantes.

« Cana ! Rabroua Erza. Nous n'avons pas le temps ! Laisse Natsu tranquille ! »

La brune grogna légèrement, retrouvant sa place alors qu'elle gonflait les joues, vexée.

« Dis Gajeel, s'éleva la voix fluette de Lévy, Lily est bien en train de passer ses concours pour entrer dans la police ? »

Il opina, jetant un regard confus à la petite bleue.

« Il doit avoir quelques contacts dans la police non ?

- Quelques uns oui.

- Je vais fabriquer une vraie bombe alors ! Se réjouit Cana en frappant dans ses mains avec plaisir, faut que je fasse quelques courses mais ça ne devrais pas me prendre trop de temps ! »

Tous les regards se braquèrent sur la brune, mélangeant surprise, horreur et incompréhension, alors que la jeune femme souriait avec vanité.

« Ne faites pas ses têtes. Lâcha Cana en replaçant une mèche de cheveux. On n'est pas des enfants de cœur. Et puis ça rendra le tout plus vrais ! Et les autorités n'auront pas d'autre choix que de venir !

- Hors de question ! Gronda Natsu. On n'a pas besoin de vraiment fabriquer une bombe ! C'est du délire !

- Lucy a raison, approuva Lévy avant de bafouiller confuse, Natsu, pardon.

- Il ne faut personne dans le périmètre, lâcha pensive Erza. Si tu fabriques une vraie bombe, une équipe de démineur sera dépêchée et ils mourront.

- Mais ça sera la même chose même sans bombe, du moment que l'annonce sera faite. Il ne faut pas oublier la fuite de gaz. Raisonna Gajeel. »

Les épaules d'Erza s'affaissèrent de même que celles de Natsu. Ils étaient venus pour renverser la situation et sauver toutes les vies... pas en prendre de nouvelle. Il passa une main sur son visage pour masquer son trouble. Ils devaient trouver une solution rapidement, sans quoi, tout ça n'aurait servi à rien.

Il se tourna vers Lévy qui mâchouillait l'ongle de son pouce, stressé par la perspective de ne pas parvenir à renverser la situation.

« Tu as parlé de Lily tout à l'heure, demanda doucement le rose, pourquoi ? »

Elle abandonna son doigt pour jeter un coup d'œil au rose, confuse, avant qu'elle ne déclare hésitante.

« Eh bien, Lily est l'ami de Gajeel, il a confiance en lui, je suis sûr qu'il se mettra de notre côté même sans y croire vraiment. Alors si.. si on le met dans la confidence, il pourra peut-être nous aider à dégager le secteur sans qu'aucune force de police ne se trouve dans la zone d'impact.

- Une sorte d'allié ? Questionna Erza.

- On peut dire ça comme ça. »

Un long silence gagna le groupe alors que la pendule sonnait une heure. Ils n'avaient plus le temps de réfléchir.

« Bien. Gajeel, occupe-toi de Lily, Cana commence à dégager la zone sud et est avec les filles, Levy la zone nord, et Natsu la ouest, je m'occupe de l'université.

- Qui s'occupe de l'alerte à la bombe ?

- Gajeel. Avec l'aide de Lily. Tout le monde est d'accord ?

- Oui !

- Alors c'est parti ! »

Hey !
Et voilà la suite plutôt que prévu, et vous le devez exclusivement à Clemantine, alors vous pouvez la remercier et lui faire pleins de gros gros bisous virtuel !

La suite arrivera un peu plus tard elle n'est pas encore au point, mais rassurez-vous elle sera là très bientôt quand même !

Je vous embrasse

A.