Go pour le dixième chapitre ! Déjà ! Je n'en reviens pas comme le temps passe vite, dire que dans deux semaines ce sera noël, j'ai trop hâte. J'ai déjà terminé d'emballer mes cadeaux haha. J'espère que tout va bien pour vous et que ce calendrier de l'avent sans calorie vous permet de patienter avant les fêtes !
Vous avez été un peu moins nombreux à lire, mais je sais qu'en week end, les gens sont plus occupés. J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !
Flo29jmbPotter : ahah, ton commentaire m'a fait sourire, tu ne veux pas altérer tes relations avec mes personnages ? C'est mignon ! Je suis ravie que le duo Pansy Judith t'a fait fronder, j'avoue que je l'affectionne particulièrement moi aussi.
Valistheboss : Je suis ravie que ma fiction te plaise, merci pour ton commentaire en tout cas. Je pense en effet que tu as raison, et que cela ne fera que fortifier la relation dramione ! Voici la suite.
Dramione Love : Oui il est dur, c'est son caractère, il n'est pas dans la demie mesure ! Mais bien sûr que ça va s'arranger c'est noël non ?
Delphine03 : Drago est dur mais la magie de noël va faire son travail et tu verras que vous ira mieux entre les tourtereaux. Mais pas tout de suite !
Charliee3216 : ahah on est d'accord ! Mais il ne veut pas admettre qu'il a des sentiments pour Hermione, alors il se montre encore plus rude avec elle. Voici la suite.
Leolili : Non elle ne le mérite pas, mais Drago n'est pas dans une période facile de sa vie alors il cherche finalement à se défouler. Merci pour ton commentaire.
Gouline971 : Oui Hermione n'a pas demandé, mais lancée dans son élan et sa volonté d'aider, elle pensait bien faire. Quant à Eugénie… Et bien je te laisse découvrir la suite !
Guest : Merci ! Je suis contente que ça te plaise.
MBinipuce : Oooh il ne faut pas être triste, tu verras tout va s'arranger, d'ici quelques temps. N'oublie pas que c'est noël, tout est beau à noël !
MalfoyInLove : Merci je suis enchantée qu'il te plaise ! Voici la suite j'espère qu'il te plaira tout autant que le précédent.
Fan de Twilight : Moi aussi j'espère pour Eugénie ! Je te laisse découvrir ce qu'il va advenir d'elle, mais je suis d'accord avec toi, elle mérite le bonheur.
Greatestworld : Ahah les commentaires constructifs ne sont pas une obligation ! Merci en tout cas d'être toujours au rendez-vous !
Lytchina76 : Merci ! Je suis contente qu'elle te plaise, voici la suite, tu m'en diras des nouvelles !
Bonne lecture.
Drago avait attendu qu'Hermione soit partie pour sortir de son bureau. Il n'en était pas sorti pour retrouver Pansy dans la salle de bal, non. Il en était sorti pour se rendre dans son jardin d'hiver. Il s'y rendait généralement une fois par jour, tous les deux jours, parfois. Il venait arroser les plantes, et s'enivrer d'odeurs familières. Il s'installait dans son vieux rocking-chair, celui dans lequel sa mère le berçait lorsqu'il était enfant, et se laissait porter par les grincements du bois vieillis et les senteurs des centaines de fleurs. C'était si reposant, si revigorant, qu'il ne se lassait jamais.
Quand il y entra, il se dirigea directement vers les hellébores, boudant les narcisses et autres pétunias. Il n'en restait que la moitié, une misérable moitié. Drago s'agenouilla devant les plants, et effleura les rescapées du bout des doigts. Il ferma les yeux et respira une grande bouffée d'air frais, replongeant dans ses souvenirs, chose qu'il ne s'était pas permise depuis près d'un an.
Dans ses souvenirs…
Narcissa se tenait là, agenouillée sur le sol, avec des gants de jardinage, un chapeau de paille sur sa tête blonde. Un sécateur à la main, elle tentait désespérément de dégager un petit coin de terre, retirant difficilement les mauvaises herbes qui y avaient élu domicile. Drago s'était approché dans son dos et l'avait regardé quelques secondes, le temps qu'elle se rende compte de sa présence.
—Tu ferais mieux d'aider ta vieille mère plutôt que de la regarder, Drago.
Drago avait souri et s'était agenouillé à son tour, posant ses mains sur ses genoux. Mais que faisait sa mère ? Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas vu jardiner. Peut-être était-ce les premiers rayons printaniers du soleil qui lui avaient donné l'envie de se réfugier ici. Peut-être un nouveau souffle, un nouvel élan, elle qui souffrait de la maladie.
Drago l'aurait regardé pendant des yeux. Elle était si belle, si douce. Naturelle, avec son halo de cheveux blonds autour de son visage de porcelaine. Elle avait l'air d'un ange. Ses grands yeux bleus et doux, bordés de longs cils noirs, lui donnaient un air innocent. Ses lèvres roses et minces, s'étiraient en un sourire à chaque fois qu'elle portait une fleur à son nez. Elle était radieuse. Malade, certes, mais radieuse.
—Qu'est-ce que tu veux planter ? demanda Drago.
—Des hellébores.
—Des hellébores ? Ça ne me dit rien.
Narcissa eut un petit sourire en coin.
—Mais si. Leur autre nom est rose de noël.
—Ce sont les fleurs que tu portais dans tes cheveux pour ton mariage ?
Narcissa acquiesça, un sourire nostalgique au bout des lèvres. Drago se souvenait avoir vu des photos du mariage de ses parents. D'un autre temps, un temps où il n'y avait eu ni guerre ni mort, juste le bonheur et l'amour un jeune couple marié. Mais Lucius était mort en prison, et Narcissa était tombée malade. Peut-être que ces fleurs étaient un moyen pour elle de se remémorer le bon vieux temps, celui où elle était heureuse, une femme et une mère épanouie.
Drago et elle se mirent alors à l'ouvrage. Lorsque le carré de terre fut totalement désherbé, ils plantèrent les trois plants que Narcissa avait pris soin d'acheter chez le pépiniériste. C'était de toutes petites plantes, d'une dizaine de centimètres tout au plus, mais Narcissa assura qu'ils ne tarderaient pas à pousser, à force de patience et d'amour.
—Et de magie, marmonna Drago.
—Non. Les plantes ont leur propre magie, il est inutile de les assommer avec la nôtre. Elles pousseront, à leur rythme, mais elles pousseront bien. Elles seront belles et fortes.
—Comme toi, murmura Drago en embrassant sa mère sur la tempe.
—Promets-moi de bien t'en occuper, Drago.
—Promis maman.
Et une larme de couler sur la joue pâle de Narcissa. Elle l'essuya dignement, du bout de ses doigts oblongs, puis se redressa difficilement. Drago l'aida et passa un bras autour de sa taille pour l'aider à tenir debout. Elle était terriblement faible, depuis quelques semaines, pourtant, elle s'était sentie assez forte pour planter ces fleurs. Ce ne pouvait qu'être bon signe, Drago en était persuadé.
Mais ce dernier s'était bien trompé. Le temps avait passé et la santé de Narcissa s'était dégradée. Elle était morte un mois après avoir planté ses hellébores.
Toc. Toc. Toc.
Drago rouvrit les yeux. Il mit quelques secondes à réaliser qu'il était toujours dans le jardin d'hiver, et ne comprit pas immédiatement qu'il venait d'être sorti de ses pensées par quelqu'un qui avait frappé à la porte. Il pivota lentement sur lui-même et remarqua Eugénie qui avançait vers lui. Derrière elle, Pansy le regardait d'un air inquiet. Prudente, elle ne s'avança pas et resta dans l'encadrement de la porte.
—Drago, s'exclama Eugénie, que se passe-t-il ? Pansy dit que tu n'es pas d'humeur à…
—Dégage, Eugénie.
Eugénie resta bouche bée. Elle ouvrit de grands yeux et regarda Drago comme s'il avait parlé dans une langue extraterrestre. Elle fit mine de ne pas avoir entendu et posa une main sur le torse de Drago pour mieux venir déposer un baiser sur la bouche glacée de Drago. Celui-ci se dégagea violemment et la repoussa. Il était temps. Il était grand temps de mettre les choses au clair avec Eugénie. Son regard croisa celui de Pansy, et celle-ci s'éclipsa silencieusement, laissant le couple dans son intimité.
—Il faut qu'on parle Eugénie…
Mais elle ne semblait pas vouloir parler. Au contraire, elle resta silencieuse, attentive, tendue. Sans doute, telle un animal sur le point d'être mené à l'abattoir, elle sentait que la fin était proche. Prostrée, elle attendait sa sentence, assise dans le couloir de la mort.
Drago laissa quelques secondes s'écouler, s'octroyant le temps de trouver les bons mots, ceux qui ne font pas mal, ceux dont on se remet malgré tout.
—Tu as été pour moi un très grand soutien, quand ma mère est tombée malade, quand elle est… morte, ajouta-t-il la gorge nouée. Mais…
—Drago, murmura Eugénie, des sanglots dans la voix, tu ne peux pas faire ça… Je…
Elle ne termina pas sa phrase, et Drago vit des larmes sillonner sa joue. Il se sentit terriblement mal et ne put s'empêcher de s'approcher d'elle et de poser une main sur la sienne.
—Ca ne nous mènera nulle pas, Génie… Tu mérites mieux que ça. Tu mérites d'être avec quelqu'un qui te rendra réellement heureuse.
—Mais je t'aime, je t'aime tellement Drago…
—Et je t'aime aussi, mais pas comme tu le voudrais, pas comme il le faudrait.
Eugénie, qui s'était retenue jusque-là, éclata en sanglots. Drago vit son petit corps frêle et fragile secoué de sanglots, tandis qu'elle baissait la tête pour mieux cacher sa détresse. Ca brisait le cœur à Drago de la voir comme ça, mais il savait que c'était la bonne solution. Il savait que ce n'était qu'aimer Eugénie encore plus que de lui rendre sa liberté.
—Il y a… il y a quelqu'un d'autre ? demanda Eugénie d'une petite voix.
—Non, répondit simplement Drago.
Et si, de toute évidence, c'était vrai, Drago ne comprit pas pourquoi une pointe de culpabilité lui entravait le cœur. Il n'avait pas menti, c'était certain, et pourtant… une petite voix dans sa tête disait qu'il n'était pas totalement sincère. Il la chassa rapidement.
—Alors c'est juste moi, le problème, répondit Eugénie.
—Bien sûr que non, c'est juste que… Tu es arrivée au bon moment, j'avais besoin de toi et de ton soutien mais…
—Maintenant que tu n'as plus besoin, tu me chasses.
—Non, maintenant je réalise que je t'ai enfermée dans une cage dorée, t'empêchant de rencontrer celui qui t'aimeras comme il le faut, celui qui te donneras ce que tu veux vraiment : un mariage, des enfants, une vie de famille.
Eugénie hocha doucement la tête. Elle avait l'air de comprendre et Drago s'en sentit soulagé.
—Depuis le début, je savais que tu ne me donnerais pas ce que je voulais, finit-elle par dire.
Sa voix n'était pas un reproche, elle semblait au contraire résignée.
—Mais je me suis accrochée, en pensant que peut-être, tu changerais pour moi.
—Je suis désolée.
—C'est moi qui suis désolée. Je suis désolée d'avoir était une autre femme, ces derniers temps, mais je crois que… je crois que je sentais la fin approcher, et je ne voulais pas vraiment l'admettre.
Eugénie leva ses beaux yeux clairs vers Drago et lui offrit un pauvre sourire. Même avec le maquillage qui coulait sur ses joues et ses yeux bouffis, Drago ne peut s'empêcher de la trouver ravissante. Mais cela ne suffisait pas, il avait besoin d'autre chose, même s'il ne savait pas vraiment quoi.
—On peut continuer à se voir… commença-t-il.
Eugénie secoua frénétiquement la tête.
—Non, murmura-t-elle. Je ne préfère pas. Ce sera plus dur si je te vois, tu comprends ? Pour t'oublier, je veux dire…
Drago comprenait bien sûr, mais égoïstement, il aurait aimé la garder parmi ses proches, la voir de temps en temps, juste pour s'assurer que tout allait bien. C'était son vœu cependant, et il respecterait cela. Peut-être qu'un jour, quand elle aurait rencontré l'homme de sa vie, elle reviendrait sur sa décision et lui donnerait de ses nouvelles.
—Je vais y aller.
—Oui, soupira Drago mal à l'aise.
—Tu pourras me faire livrer les affaires que j'ai ici ?
—Bien sûr, Génie, tout ce que tu voudras.
Eugénie ne répondit pas. Elle tourna les talons et sortit du jardin d'hiver, la tête haute. Pansy eut le bon goût de ne pas se montrer, et bientôt, Drago entendit les portes de manoirs claquer derrière sa désormais ex petite amie. Passant une main fatiguée mais soulagée dans ses cheveux, Drago souffla un grand coup. Il avait fait du ménage dans sa vie. Il ne verrait plus Hermione, ni Eugénie, et il en était soulagé.
Quand Drago sortit à son tour et se dirigea vers son bureau, il ne fut pas surpris de trouver Pansy, confortablement installée sur son fauteuil, derrière son bureau, les pieds sur ses dossiers. Drago la regarda d'un œil mauvais. Il n'avait pas oublié qu'elle avait essayé de prendre la défense de Granger.
—Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-il froidement.
—Je venais prendre des nouvelles.
—On s'est vu il y a moins d'une demie heure, sans la salle de bal.
—Vraiment ? Je croyais avoir vu un homme des cavernes qui ne savait que crier pour s'exprimer et qui hurlait comme un babouin pour quelques fleurs.
—Quelques fleurs ? répéta Drago en s'étranglant à moitié.
—Quelques fleurs, répéta Pansy en pesant ses mots. Hermione a coupé quelques fleurs, il te reste encore la moitié de tes hellébores. De plus, elle n'était pas au courant, et pensait bien faire.
—C'est ta meilleure copine, ou quoi ? grogna Drago.
—Absolument pas, s'offusqua Pansy. Je dis juste que l'homme que j'ai vu dans la salle de bal tout à l'heure n'était certainement pas mon meilleur ami. Celui qui communique, qui ne crie d'habitude jamais, qui explique plutôt que de condamner. Et tu as fait peur aux enfants.
—Rien à foutre, répliqua Drago avec mauvaise foi. De toute façon c'était une mauvaise idée. Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête, quand j'ai décidé de confier ma décoration à Hermione Granger.
—Je me le demande aussi, répliqua Pansy. Ce dont je suis sûre cependant, c'est qu'à présent qu'elle est là, tu vas regretter de l'avoir mise à la porte de manière aussi peu civilisée.
—Mais les fleurs…
—Repousseront, le coupa Pansy. Elles repousseront, elles le font tous les ans Drago. Alors laisse-moi te dire que je t'ai trouvé particulièrement ridicule tout à l'heure.
Drago resta silencieux.
—Tu iras t'excuser, acheva Pansy d'un ton sans appel.
Drago la regarda avec de grands yeux et son visage se tordit en une étrange grimace.
—J'ai rompu avec Eugénie.
Ce fut à Pansy d'ouvrir de grands yeux.
—Et bien, la journée n'était pas totalement perdue alors. Enfin une bonne nouvelle. Comment l'a-t-elle pris ?
—Mal.
—A la bonne heure.
—Tu es horrible.
—Oh, je ne me fais pas de soucis pour elle. Avec des jambes aussi longues et un regard aussi séducteur, elle en trouvera un bien. Un mieux que toi sûrement. Un qui ne crie pas quand on coupe ses plantes.
Drago se renfrogna.
—Tu as iras t'excuser.
—Non.
—Ce n'était pas une question, répliqua Pansy.
Sur ce, elle se leva et quitta le bureau.
Décidément, Drago ne s'était pas levé pour rien. En moins d'une heure, il s'était mis à dos les trois femmes qui étaient entrées dans sa vie. Il aurait mieux fait de rester au lit.
Bon, pas de Hermione dans ce chapitre, mais bon, il faut dire que Drago ne l'a pas ménagée. C'est bien la fin du couple Eugénie-Drago, il fallait que ça arrive. C'est arrivé malgré tout en douceur, pas grand scandale, et une autre facette d'Eugénie qui, je l'espère vous plaira. Ne faites pas d'elle une horrible bonne femme, elle mérite quand même le bonheur non ?
J'espère que ce chapitre vous a plus, évidemment, Drago va devoir s'excuser, mais comme ce n'est pas vraiment dans son caractère (surtout qu'il est sur d'avoir raison), ça va être compliqué ! Peut-être qu'il aura besoin d'un coup de pouce de Judith, qui sait ?
Je vous souhaite une bonne soirée, et on se dit à demain !
