Voilà le nouveau chapitre ! Désolé pour l'attente mais il était super long à traduire, et surtout à relire pour les corrections.

Je vous rappelle que vous pouvez retrouver l'original de cette histoire en anglais, sous le même nom "Dangerous Games" par the-writer1988.

Chapitre 9 : Dilemme de confiance

Dooku pouvait sentir que la victoire était à portée de main. Le coté obscur de la Force pulsait en lui, indiquant qu'Obi-Wan Kenobi avait fait un pas de plus vers sa cause. Dooku étudia son prisonnier. Obi-Wan était mentalement épuisé ; ses yeux trahissaient sa future défaite, le combat auquel il souhaitait mettre un terme.

C'était un moment crucial pour le seigneur Sith. Il sentait que s'il jouait ses cartes correctement, Kenobi serait à lui. Il avait la preuve holographique montrant Skywalker admettant avoir massacré une tribu Tusken entière. Tout ce qu'il avait à faire c'était d'appuyer sur un bouton et révéler sa culpabilité au Jedi captif, cependant Kenobi était conscient que les hologrammes avaient été trafiqués. Kenobi serait naïf de croire qu'il n'avait en aucun cas arrangé la vérité.

La Force le prévint d'être prudent. Un seul faux pas pourrait ruiner le processus qu'il avait enclenché avec Kenobi.

"Debout," ordonna t-il, après avoir pris sa décision à propos de où et comment il apporterait cette information au jeune Jedi.

Kenobi l'observa avec lassitude.

"Vous voulez connaître la vérité sur Skywalker, je vous la montrerai, mais pas ici. Comme je vous l'ai dis plus tôt, Obi-Wan," il continua doucement, "Je veux que vous me fassiez confiance."

Le Jedi se releva doucement sans répondre à Dooku. Mais dès qu'il fut debout, leurs yeux se rencontrèrent. Dooku sentit un frisson remonter sa colonne vertébrale.

"Si vous voulez que je vous fasse confiance, Dooku, laissez moi libre accès à la Force pour que je puisse lire vos intentions. M'empêcher d'y accéder ne va pas vous aider. Si vous voulez ma confiance, vous devez aussi me donner la votre," annonça le prisonnier.

Une proposition intéressante, médita Dooku, mais pas inattendu.

"Et comment puis-je savoir que vous n'allez pas contacter votre ancien padawan dès que vous retrouverez la Force ?" riposta Dooku.

Le Jedi pris une inspiration, réfléchissant à sa réponse. "Vous ne le savez pas," dit-il finalement. "La confiance est un dilemme. Vous me capturez et désirez que je me fis à vous. Comment puis-je vous la donner quand vous êtes la cause de mes souffrances ? Vous devez d'abord me prouver que vous êtes honnête vis à vis de moi avant que je ne puisse d'une quelconque façon me fier à vous."

Oh, Kenobi était intelligent ; Dooku devait lui accorder ça. La balle était dans son camp maintenant. Il savait déjà que Skywalker traquerait son ancien maître ici, en fait il l'attendait. Dès que Skywalker passerait la sécurité, il serait découvert, surtout s'il portait un sabre laser.

Dooku avait un système de sécurité installé chez lui qui pouvait détecter quelqu'un portant un sabre laser ; il les avait toujours identifiés. Il n'était pas assez stupide pour croire que Skywalker rentrerait par la porte, toutefois les murs, les fenêtres et même l'entrée secrète avaient la capacité de l'alerter quand un porteur de sabre laser entrait dans son domaine.

Si le système ne reconnaissait pas le sabre laser, Dooku saurait que c'était Skywalker. Il avait anticipé l'arrivée du jeune Jedi venant au secours de son maître. Il espérait qu'avant ça Kenobi serait sien, cependant tout dépendait de ce qu'il choisissait maintenant, et de ce qu'il déciderait de faire.

Kenobi ne serait pas facile à tourner vers le coté obscur ; il comprenait que pour atteindre son but, Dooku devait être sournois et futé. Il devait faire appel au sens de justice du Jedi.

Il était réticent à faire ça, mais des étincelles d'avertissements continuaient de se faire ressentir dans la Force, l'incitant à être prudent ; de choisir judicieusement. Le Jedi attendait patiemment sa décision, sans insister pour une réponse.

Alors Dooku leva la main et la posa sur le collier autour du cou du Jedi. Délicatement, il rentra le code et attendit que le petit, mais complexe système reconnaisse son ADN avant de libérer son prisonnier.

Il sonda la Force autour de Kenobi. Libérer le Jedi du suppresseur lui permettait d'examiner sa nouvelle signature dans la Force. Elle brûlait toujours vivement mais en un peu plus terne que d'habitude, sa flamme avait diminué à cause des trahisons que Dooku lui avait montrées. La drogue fonctionnait.

"Merci," dit Kenobi avec raideur.

Dooku ne pouvait pas sentir si Kenobi était en train d'utiliser la Force, ou s'il cherchait à contacter Skywalker via leur lien, mais le maître Jedi avait touché le point sensible que Dooku attendait qu'il demande. Il savait que Kenobi demanderait à être libéré du collier ; il s'était préparé à le lui accorder, mais seulement bien plus tard dans leur jeu.

Néanmoins il ne pouvait nier que tout avançait plus vite que ce qu'il avait prévu. L'aura de Kenobi était un facteur important pour la suite. Il n'était pas complètement fermé aux persuasions de Dooku. Il sentait le doute, de l'incertitude quant à sa place dans le cœur de ceux en qui il croyait. C'était un concept très intéressant – Dooku pouvait ressentir la nature hésitante à se fier irradier du Jedi.

Bien qu'il désirait corrompre Kenobi, détruire ce Jedi serait tragique. Mais il serait tellement délectable de voir le visage de Skywalker quand il assistera en personne au détournement de son Maître.

"Je suppose que vous voulez m'emmener dans un lieu plus confortable, Comte ?" osa tranquillement Kenobi.

Dooku revint à la réalité. Il laissait libre cours à son imagination à cause de ses nouvelles possibilités et ce qu'il ressentait vis à vis de l'ancien maître Jedi. La Force avait du potentiel ; il avait ici une chance de former un lien entre captif et Maître.

Avance avec précaution.

"Suivez moi," ordonna Dooku. "Je vous fais confiance pour ne pas tenter quoi que ce soit."

"Pas avant d'avoir entendu ce que vous avez à dire," fut sa réponse, sur un ton sombre que Dooku n'avait pas l'habitude d'entendre. Après tout, il laissait Kenobi lire sa signature dans la Force. Il se demanda ce que le Jedi ressentait vis à vis de lui ? Pouvez t-il détecter sa lente et tortueuse tromperie ?

C'était plus que possible et Kenobi n'aimait absolument pas ça. Il n'approuvait pas les méthodes utilisées par Dooku.

Et pourtant la Force qui tournait autour d'eux semblait l'approuver.

Ignorant son malaise, Dooku se fia à la Force, et guida le Jedi hors de sa cellule en direction du centre de communication.


Ils avaient encore sept heures de route avant d'entrer dans l'atmosphère de Serenno. Anakin devenait de plus en plus frustré et le temps semblait passer plus lentement chaque minute. Il n'avait jamais considéré que les voyages spatiaux puissent être aussi long, mais maintenant qu'il attendait désespérément que quelque chose arrive, le temps paraissait ralentir. Il commençait à penser qu'avec une telle technologie, la téléportation devrait être inventée depuis un bon moment.

Anakin avait cessé de se plaindre sur la longueur du trajet avant d'arriver à Serenno. Il savait que cela ennuyait Adi. Il avait tenté de méditer pour passer le temps. Méditation n'avait jamais été le passe-temps favoris d'Anakin.

En fait il l'évitait au maximum. La méditation n'était pas faite pour lui. Etre actif et aider pour le plus grand bien de la République était ce qu'il lui fallait.

Immergé dans la Force comme il l'était, il ressentit une soudaine présence familière qu'il n'avait pas sentit depuis qu'il avait commencé les recherches. Obi-Wan… il pouvait de nouveau ressentir son maître. Prudemment, Anakin essaya de prendre contacte, pour rassurer son maître et lui assurer qu'ils arrivaient.

Pourtant la présence d'Obi-Wan Kenobi s'éloigna de lui. Une douleur cinglante, comme s'il avait été frappé au visage, Anakin sonda le lien avec précaution. Obi-Wan le bloquait, volontairement.

Un malaise s'installa dans l'estomac d'Anakin alors qu'il cherchait l'identité de la source qui le bloquait. Pourquoi son maître dresserait-il une barrière contre lui ? Ne voulait-il pas être secouru ?

Ce fut à ce moment là qu'Anakin sentit quelque chose dériver du lien. La présence d'Obi-Wan semblait infectée, plus sombre que la normale… La pureté avait disparue. Dans cette présence, ce trouvait du malaise, et de la méfiance.

Quoi ? Anakin était troublé par le torrent d'émotion qu'il était capable de ressentir.

Il retenta le contact, poussant doucement contre les murs qu'Obi-Wan avait dressés à son encontre. Maître ? Envoya t-il, d'un ton interrogateur. Il essaya de traverser les barrières mais ce qui avait été construit était parfaitement résistant. Il n'y avait aucun trou où Anakin pourrait se glisser ; impossible de contacter son maître.

Pourquoi Obi-Wan le bloquait t-il ?

Frustré et contrarié par son manque de succès, Anakin sortit de sa méditation, ouvrant les yeux sur Adi Gallia l'observant, une curieuse expression sur son visage alors qu'elle inspectait ses réactions. Il avait l'étrange sentiment que ses réactions faciales lorsqu'il avait ressentit Obi-Wan avaient attirées son attention. Il croisa les bras sur son torse. "Et bien, qu'ai-je donc fais pour capter votre intense concentration sur moi ?" demanda t-il.

"Tes traits étaient tellement déformés que je me demandais si tu respirais toujours," répondit-elle. "On aurait dit que tu te concentrais très fort sur quelque chose ; quelque chose qui était juste hors de porté."

Anakin soupira. "C'est vrai." Il passa sa main dans ses cheveux. "Je peux sentir Obi-Wan."

Les sourcils d'Adi se haussèrent avec surprise.

"Mais je ne peux pas lui parler à travers notre lien. Il m'en empêche, intentionnellement, j'en suis sûr," expliqua Anakin, se sentant quelque peu affligé par la situation présente.

"Pourquoi Obi-Wan te bloquerait ?" demanda Adi.

"Je ne sais pas," admit Anakin. Il mentionna presque le changement dans la Force-signature de son Maître mais il n'était pas sûr qu'il devrait en parler avant d'avoir eu la chance d'en discuter avec Obi-Wan, et en découvrir la raison. "J'ai bien l'intention de le lui demander quand nous l'aurons secouru."


Obi-Wan suivit Dooku en dehors de la cellule, son regard balayant les alentours, chaque portes et passages qu'il voyait, à la recherche d'une sortie. Il n'avait pas l'intention de s'échapper, pas encore. Bien qu'il détestait l'admettre, il savait que Dooku retenait des informations vitales qu'il avait besoin de connaître avant de pouvoir fuir ces tourments. Si cela signifier rester prisonnier de Dooku jusqu'à ce que tout soit régler…

Néanmoins, il était aussi inquiet de retourner dans la république avec l'ordre Jedi considérant qu'il savait maintenant qui était le seigneur Sith. La foi qu'il avait de préserver la démocratie de la république avait été ébranlée. Palpatine n'avait clairement pas la démocratie à cœur. Il en avait après le pouvoir ; ce fait était devenue une évidence au fur et à mesure que la guerre avançait, le chancelier avait récupéré de plus en plus de pouvoir exécutif, ceux qu'il avait été "réticent" à accepter sur la demande des Sénateurs. Cependant, Obi-Wan n'avait pas l'impression que le chancelier répugnait à plus de pouvoirs. Il avait semblé secrètement satisfait, tout en assurant l'ordre Jedi qu'il abandonnerait tous ses pouvoirs une fois la guerre terminée.

Maintenant il n'était plus sûr de rien.

La révélation de son identité était en accord avec sa position de Chancelier Suprême, considérant ses actions et les décisions qu'il avait prises depuis Géonosis. Cela changé tout.

Obi-Wan avait participé à la conversation avec le conseil Jedi concernant le maitre Sith. Ils en étaient arrivés à la conclusion que le Sith ne pouvait pas être Palpatine, de plus il était déjà au pouvoir, ce qui le disculpait de tous soupçons. Ses recherches dans l'histoire des Sith avaient montrées qu'ils avait changé leurs méthodes au fils des siècles. Il fut un temps où de nombreux Sith parcouraient la galaxie, aujourd'hui il n'était plus que deux.

Deux Sith pouvaient faire tomber la République. Le fait qu'un apprenti Sith avait été entrainé en secret montrait qu'il était prêt à aller de l'avant – leur implication dans la crise de Naboo plusieurs années plus tôt en était la preuve. Les Sith avaient un seul objectif à l'esprit : le pouvoir absolu. Et s'ils pouvaient en profiter pour exterminer l'ordre Jedi, ils le feraient.

Palpatine était à la meilleure place pour assumer tout contrôle. Les Jedi étaient des pions avec lesquels il jouait pour se divertir. S'il était réellement le seigneur noir des Sith comme en attestait Dooku, alors le conseil Jedi n'était que ses marionnettes, inconscients du danger qui les menaçait.

Il ne pouvait pas nier qu'une alliance avec Dooku pourrait être bénéfique dans cette affaire, mais il devait faire attention aux véritables intentions du Comte. Dooku voulait le corrompre et ses méthodes pour faire en sorte qu'Obi-Wan se sente trahi n'étaient qu'un petit pas dans cette direction. Les actes de Dooku avaient touché une part d'Obi-Wan qui ne s'était jamais vraiment arrangée, celle qu'il avait enterré il y a longtemps de cela. Maintenant, ce cocktail de souvenirs et de sentiments, à commencer par ceux de Qui-Gon refusant de le prendre comme padawan, jusqu'au jour où il lui préféra Anakin, lui arrivait en pleine figure. Il avait du mal à réprimer ses émotions, même avec l'usage de la Force. Il avait cru avoir dépassé ça, dépassé la douleur et la déception depuis toutes ses longues années.

Obi-Wan s'était trompé.

Savoir qu'Anakin avait trahi le code Jedi était douloureux. Il savait depuis un moment qu'Anakin et le sénateur de Naboo se voyaient, mais le mariage était quelque chose qu'Obi-Wan n'avait jamais cru son jeune apprenti capable de faire.

Et s'il y avait plus à venir, Obi-Wan ne savait pas comment il allait pouvoir confronter l'homme qu'il considérait comme son frère, pour découvrir la raison de sa trahison.

Dooku guida le jeune Maître à travers des lieux complexes et décorés, passant devant de nombreux portraits qu'Obi-Wan supposait être les ancêtres de Dooku. Le sol était fait de marbre, brillant dans la lumière du jour. Dehors, Obi-Wan pouvait apercevoir des chaînes de montagne ; le domicile de Dooku était reclus le plus loin de toute civilisation.

Le Comte tourna à un autre angle et Obi-Wan suivit, trouvant son ravisseur devant une porte. Il ne vit pas le code que Dooku rentra pour ouvrir la porte mais il indiqua à Obi-Wan d'entrer.

Le Jedi avança et entra dans le centre de communication. Il y trouva quelques droïdes opérant sur des ordinateurs, des caméras montrant chaque recoin de la maison de Dooku, tout en surveillant le port spatial de Serenno.

Dooku tira une chaise et indiqua à Obi-Wan de s'asseoir. Quand il ne fit pas un signe de consentement, le Comte se détourna du Jedi, fronçant les sourcils. "Ce que vous vous apprêter à visionner serait plus facile à voir assis," conseilla t-il, essayant de sembler attentionné, mais ne sortant absolument pas de cette manière.

Obi-Wan s'assit devant un des écrans de contrôle. "Montrez-moi," il l'ordonna presque.

Dooku ignora le ton de son prisonnier et alluma à la place l'écran près d'Obi-Wan, l'image du bureau du Chancelier Suprême apparut. Il y avait un time code dessus, indiquant une date de quelques jours après la bataille de Géonosis. "J'ai deux enregistrements à vous montrer. Les deux s'enchaînent directement. Je vous les montre parce que vous avez besoin de voir combien de personnes conspirent contre vous et vous verrez que j'ai essayé de vous sauver, même si cela semble peu conventionnel."

Obi-Wan fronça les sourcils, choisissant de ne pas répondre, et observa Dooku lancer la première vidéo.

Le Chancelier Palpatine se tenait debout devant la fenêtre de son bureau, les bras croisés, balayant la capitale du regard. Un jeune homme habillé d'une robe Jedi s'approcha de lui. Une tresse de padawan pendait près de son oreille droite.

"Bonjour, Chancelier," dit Anakin Skywalker, s'inclinant légèrement devant l'homme à la fenêtre.

Palpatine observa le jeune Jedi. "Ah, Anakin, je suis content de te voir. Comment va tu ? Tu n'a toujours pas été fait chevalier ?"

"Non, monsieur," répondit Anakin.

"Tu mérites cet honneur, Anakin," dit Palpatine, "particulièrement après ce que tu as accompli sur Géonosis."

"Je n'ai rien fais, Maître. J'ai presque fais Padmé et Maître Obi-Wan tués. J'ai réussis à faire échapper Dooku ! Si j'avais écouté Obi-Wan…"

Palpatine coupa le jeune Jedi. "Tu as fais ce que tu croyais être juste. Ton maître ne peut pas toujours avoir raison. Ton opinion était tout aussi valable que la sienne. Tu comprendras un jour qu'un Maître doit compter sur les habilités et l'avis de son apprenti… mais il semblerait que ton Maître ne puisse l'admettre."

Anakin soupira. "Ce n'est pas ça, Maître… Durant ces dernières semaines j'ai prouvé que j'avais encore beaucoup à apprendre."

"Quelque chose te préoccupe n'est ce pas ?" remarqua Palpatine, tournant toute son attention sur le jeune homme. "Tu sais que tu peux tout me dire, Anakin. Je suis ton confident. Tu peux te fier à moi, me dire les choses que tu ne pourrais jamais dire à ton Maître. Je sais du sénateur Amidala que vous êtes arrivé de Tatooine à Géonosis… J'ai aussi cru comprendre que pendant le briefing tu as reçus la consigne de rester sur Naboo…"

Anakin déglutit visiblement. "Je suis allais là où je n'aurais pas du." Admit-il. "Mais je le devais. Obi-Wan ne comprenait pas… Il ne pourrait jamais comprendre pourquoi je suis retourné sur Tatooine… Ce que j'y ai fais…" Le jeune homme frissonna.

"Que c'est-il passé ?" Palpatine semblait être un gentil vieil homme, celui qui écouterait ses malheurs, et l'aiderait à passer l'épreuve qu'il traversait. "Tu peux me le dire. J'ai toujours été là pour toi, Anakin."

"C'est difficile d'en parler… J'ai honte de mes actions, de ce que j'ai fais. Mais ça semblait juste. Je me suis sentie tellement bien en touchant à un tel pouvoir…" Anakin tremblait. Le padawan resta silencieux pour un moment, son regard fixé sur la fenêtre du bureau du Chancelier, observant le trafic, les avenues dans le ciel, le soleil descendant à l'ouest. Quand il parla, sa voix était basse, tremblant un peu, tandis qu'il admettait le crime qu'il avait commis, en représailles pour la perte qu'il avait subit.

"Je les ai tous tués…" commença t-il. "Les Tusken. Ils ont tué ma mère… l'ont torturée pendant un moi entier… Je pouvais sentir sa souffrance depuis Coruscant… Et personne ne m'a écouté. Obi-Wan a refusé de m'écouter ! Il pensait que ce n'été que des rêves ! Il avait tord et ma mère a périt d'une mort atroce à cause de son incapacité à m'écouter. J'ai échoué à la sauver parce que je n'ai pas fais ce que mon cœur me conseillait : va la voir et sauve là ! J'espérais que ce n'était que des rêves… mais ce n'était pas le cas. Je l'ai vue souffrir, Chancelier, elle avait besoin de moi et je n'étais pas là pour l'aider. Je suis allé sur Tatooine pour déterminer si mes rêves étaient réels et ce que j'y ai découvert était bien pire."

Anakin fixa le Chancelier, les yeux au bord des larmes, une seule trace avait coulée le long de sa joue droite. "Elle avait une famille, Chancelier. Elle avait été affranchie. Elle était mariée, vivant la vie qu'elle méritait et c'était cruel de la lui retirer. Elle s'est faite enlever par les Tusken un matin. Ils l'ont torturée." Il déglutit, continuant avec difficulté. "Je l'ai trouvée dans une de leur hutte, attachée et gravement blessée… Ses blessures étaient importantes… Elle avait tenu pour moi…espérant me revoir encore… Elle n'a pas survécut plus de cinq minutes après que je l'ai libérée… Elle m'a dit qu'elle était heureuse de me voir… Ma mère est morte dans mes bras…"

Palpatine garda le silence tandis qu'Anakin avait du mal à continuer.

"Je… J'étais en colère… Je ne pouvais pas me contenir… J… Je… Je… Je les ais tous tués. Les femmes et les enfants aussi… massacrés comme des animaux ! C'étaient des animaux pour ce qu'ils ont fais à ma mère ! Ils l'ont prises et ils l'ont détruite ! Je les ais massacrés. Tous ! Et… Et... Et… J'ai aimé le pouvoir que ça m'a donné…" Des sanglots s'échappaient d'Anakin alors qu'il arrivait à la fin de son histoire. "Je n'aurais pas du faire ça et je n'aurais pas non plus du ressentir ça…"

"Anakin, mon garçon…" Palpatine s'approcha et plaça son bras autour des épaules du jeune homme. "Tu as fais ce que n'importe qui avec tes capacités ferait… Tu as pris des vies dont tu avais tous les droits de prendre. Cela est peut être en désaccord avec le code Jedi… mais tu as fais justice aussi rapidement qu'on pourrait l'espérer… Ne crois pas que tu as fais une erreur… Tu as fais ce que tu devais… Tu ne devrais jamais réprimer tes émotions, Anakin, ce n'est pas ce que tu es. Tu n'es pas une coquille impassible et sans émotions comme l'ordre Jedi. Ils ne peuvent pas comprendre ce que signifier être humain, où ce que l'on ressent lorsqu'on est aimé… Toi et moi le savons…"

"Mais la colère n'est pas une bonne chose… Je n'aurais pas du faire ça."

"Peut être," admit Palpatine, "mais était-ce un crime que la justice aurait jugé ?"

Anakin déglutit. "Non."

"Et c'est tout ce que tu as fais, mon garçon." Palpatine s'écarta d'Anakin. "Tu peux me faire confiance ; personne ne l'apprendra, ton Maître et le conseil Jedi compris."

"Obi-Wan ne doit jamais apprendre ce qu'il s'est passé. Il me dénoncerait. Je serais renvoyé." Dit Anakin. "Je lui fais confiance… mais il est trop imprégné du code Jedi. Il y a certaines choses qu'il ne doit pas découvrir…"

Palpatine lui tapota l'épaule. "Ton secret est en sécurité avec moi, mon fils."

La vidéo se termina. Obi-Wan se tenait assis, paralysé par le choc provoqué par les actes d'Anakin. Il avait aimé les pouvoirs du coté obscur… il s'en été servit, brisant une autre valeur de l'ordre Jedi. Et encore une fois, il n'avait pas fait confiance à Obi-Wan avec son secret.

Qu'avait-il fait pour mériter la méfiance d'Anakin ? Etait-ce seulement parce qu'il avait essayé de l'aider à comprendre l'importance du code Jedi ? Anakin avait complètement sapé son enseignement… il avait clairement admit au Chancelier de la République qu'il avait tué de sang froid… tué des enfants. S'il pouvait assassiner de malheureux enfants Tusken qui ne pouvaient pas être tenu responsable pour les crimes de ceux qui avaient torturés Shmi Skywalker à mort, qui d'autre Anakin Skywalker était capable de tuer ? Capable de trahir ?

Le pire était qu'il se confiait au chancelier qui semblait le pousser à être fidèle à ses principes humains plutôt qu'à ceux du code Jedi, ce qui ne faisait que renforcer la confession de Dooku sur son Maître.

Les chanceliers de la république avaient toujours grandement révéré l'Ordre Jedi, toujours respecté ses valeurs. Chacun d'entre eux avait fait en sorte de comprendre leurs principes afin de pouvoir mieux saisir l'importance de leur fonction ainsi que leur place dans la grande République. Palpatine semblait aller à l'encontre de cette pratique, encourageant Anakin que ce qu'il avait fait était justice, et Anakin avait paru réconforté par ça.

"Il nous reste un enregistrement à regarder," mentionna Dooku. "Celui ci est une discussion que j'ai eu avec mon Maître peu de temps après celle qu'il a eu avec votre jeune apprenti.

Obi-Wan se sentait malade. Il ne voulait pas en voir plus. Il se leva presque pour sortir mais il se rappela pourquoi il devait voir ça : il devait savoir jusqu'où était allé cette traîtrise et il était curieux de voir comment Dooku avait essayé de le sauver. Il n'avait pas encore la confiance de Dooku, mais il était clair que le Sith était prêt à lui donner la chance d'accéder à la Force. Il pouvait sentir que Dooku voulait sincèrement la confiance d'Obi-Wan, bien qu'il désirait aussi sa chute dans le coté obscur. Ils avaient des objectifs communs qui pourraient bénéficier de leur collaboration.

Les séparatistes se battaient pour s'éloigner d'une république corrompue, et Obi-Wan pouvait le comprendre maintenant. La république était corrompue – depuis des années. Avec un seigneur Sith en charge, il était évident que la corruption était présente… et les Jedi n'avaient pas leur place dans cette république. Les séparatistes avaient en fait de bonnes raisons, même si les deux camps étaient manipulés par le seigneur Sith.

L'enregistrement suivant apparut sur l'écran et le maître Jedi abandonna sa réflexion pour regarder ce que Dooku avait encore à lui montrer.

L'image de Dooku assis à son bureau apparut. Un hologramme s'alluma sur son bureau, et la vue changea d'angle afin qu'Obi-Wan puisse avoir une meilleure vue sur la figure de l'homme encapuchonné à qui Dooku parlait. Bien qu'il ne pouvait pas dire si l'homme était le chancelier, quand le Sith parla, son identité fut claire pour lui.

"Maître," Dooku s'inclina, baissant la tête autant qu'il le pouvait.

"Comment avancent nos projets de guerre ?" s'enquit le maître Sith.

"Très bien, mon seigneur. Nous sommes en bonne voie pour repousser les forces républiques jusqu'aux bordures de notre territoire. Nous pourrions éventuellement aller jusqu'au système Toydaria si nous désirions le prendre de force. Les forces républicaines s'écroulent – ces flottes sans général sont plus faciles à vaincre que celles sous le commandement de personnes expérimentées." Expliqua Dooku.

"Bien… Bien…" le maître Sith semblait satisfait. "Vous serez content de savoir que mon plan pour détruire l'ordre Jedi avance. Skywalker tombe dans mes griffes plus rapidement que je l'avais prévu. Il a déjà gouté aux ténèbres et l'a apprécié. Devenir ami avec lui alors qu'il n'était qu'un petit garçon était peut être la meilleure chose à faire… Il ne fait pas confiance à Kenobi avec ses secrets."

Dooku attendit, car il ne pouvait pas demander d'informations sur quelque chose que son maître ne souhaitait pas qu'il sache.

"Il semble qu'Anakin ait une remarquable aptitude à tuer femmes et enfants, quand leurs partenaires ont tué sa mère. Sa vengeance fut terrible et le coté obscur émit une faible lueur avec sa perte," la voix du Sith devint plus sombre. "Skywalker chutera et il nous aidera à détruire l'ordre Jedi… et, par dessus tout, il sera celui qui détruira complètement Kenobi. Trahit et tué par son propre apprenti… voilà le destin de Kenobi."

Dooku se raidit. "Mon seigneur… Puis-je suggérer que Kenobi ferait un meilleur apprenti que Skywalker ? Skywalker est trop lunatique, trop enclin à la colère… Il n'a aucun contrôle ! Kenobi, d'un autre coté, a ce contrôle. Il n'est peut être pas aussi puissant que Skywalker dans la Force mais ils se valent et il peut battre ce garçon ! Je vous demande de reconsidérer… épargnez la vie de Kenobi et utilisé le à la place !"

"Non. J'ai investi trop de temps dans la chute de Skywalker. Ce garçon serait mien et il mettra l'ordre Jedi à genoux," souffla le seigneur Sith. "Kenobi est un importun qui ne mérite rien de plus que la mort apportée par son propre apprenti. Il doit mourir."

Dooku releva la tête, regardant directement l'hologramme de son maître. "Kenobi est…-"

"SILENCE ! Kenobi ne sera pas corrompu. Vous ferez bien de vous en rappeler," gronda Sidious.

Dooku inclina la tête à contrecoeur. "Oui, Mon Maître."

"Maintenant, parlons de vos récents succès…"

L'hologramme disparut et Dooku se plaça devant le bureau pour fixer Kenobi. Ses bras étaient croisés contre son torse. "Je vous avez bien dis que j'avais essayé de vous sauver."

Obi-Wan haussa les sourcils avec surprise. "D'une certaine manière oui, mais ce n'est pas complètement juste. Votre Maître veut qu'Anakin me tue s'il réussit à le corrompre. Vous essayez de le convaincre que je serais un meilleur choix, autrement je mourais comme le reste de l'ordre Jedi lorsque le Chancelier décidera que nous avons terminé de remplir ses attentes."

"Et quand votre ancien apprenti sera prêt à être corrompu," indiqua Dooku. "Je ne veux pas que votre talent soit gâché. J'essaie de vous sauver. Et je le peux toujours si nous travaillons ensemble. Comment pourriez vous retournez à l'ordre Jedi maintenant ? Le chancelier sait que vous êtes là. J'ai du le convaincre de vous épargner – je vous ai défendu parce qu'il aimerait vous voir mort et qu'il a prévu son plan depuis des années. Il vous laisse vivre pour l'instant, à condition que vous restiez sous ma protection. Il croit pouvoir vous utiliser pour corrompre Skywalker. Si nous coopérons nous pouvons l'arrêter – je ne peux pas faire ça tout seul !"

Obi-Wan croisa ses bras contre son torse, étudiant le visage de Dooku sévèrement, ses yeux scintillants sombrement. "Je sais que vous voulez faire de moi votre apprenti mais ça n'arrivera pas. C'est hors de question." Il hésita, incertain de comment exprimer ses intentions.

"Mais vous êtes prêt à faire équipe ?" interrogea Dooku, observant la réaction d'Obi-Wan.

"Ce n'est pas l'idéal, mais je reconnais qu'il y a du mérite. Vous jouez un jeu avec Palpatine, mais lui, ne joue pas seulement avec vous, mais avec la galaxie toute entière. Nous sommes tous ses pions d'échec, même vous, Dooku, prêt à être déplacés selon ses souhaits," expliqua Obi-Wan. "Si je peux sauver Anakin en travaillant avec vous…"

Dooku fronça les sourcils. "Vous voulez toujours le sauver ?" il caressa sa barbe avec ses doigts. "Intéressant."

"Il est encore mon ami…" admit Obi-Wan, mais il baissa les yeux, "bien que je ne puise plus lui faire confiance. Je ne sais plus à qui me fier… Je ne peux pas vous faire confiance, Dooku, tout simplement parce que vous essayez de me manipuler. Je ne doute pas que vous allez accepter mon offre de partenariat, mais vous allez tout de même tenter de me tromper… Tenter de me pousser sur ce chemin que vous croyiez être le meilleur pour moi."

"Et si je promettais de pas essayer de vous tenter à me rejoindre comme apprenti, reviendriez vous sur votre décision ? demanda Dooku.

Obi-Wan sonda la présence de Dooku dans la Force, scrutant son aura à la recherche d'un soupçon de tromperie dans sa déclaration. Les Sith étaient doués à tromper les autres, et Dooku n'était pas une exception. Tandis qu'il la sondait, il trouva surprenant qu'il ne trouve pas un soupçon de ses véritables intentions. Soit sa promesse était sincère, soit il était bien plus puissant dans le coté obscur qu'Obi-Wan l'avait présumé. Dooku pouvait caché ses véritables intentions s'il le voulait.

Cependant c'était un moment opportun pour peut être trouver un arrangement qui ramènerait les Séparatistes dans la République ainsi que guérir le désaccord qui s'était installé entre les différents systèmes.

Il posa finalement son regard sur Dooku, éloignant ses sens de l'aura de l'homme, et brouillant la sienne, la rendant très difficile à lire pour son ravisseur. "Je ne prendrai pas votre promesse pour argent comptant," expliqua t-il, "néanmoins vous me donnez une opportunité de terminer cette guerre. Comme vous l'avez dit, le Chancelier m'a si gracieusement autorisé à vivre sous votre protection," dit-il sarcastiquement, "qu'il ne prendrait pas mon retour à la République à la légère. Je suppose qu'il saurait que vous m'avez révélé son identité ?"

Dooku acquiesça, ne laissant pas ses émotions apparaître sur son visage. "Mon maître est bien plus puissant que vous ne l'imaginez. Il saura que vous savez… il a des espions dans ma maison qui lui rendent compte. Il apprendra votre évasion alors que vous n'aurez pas encore mis un pied sur Coruscant." Le comte choisissait d'être franc avec lui. "Il vous fera tuer avant même que vous n'entriez dans l'atmosphère. Il ne risquera pas que son identité devienne connue du conseil Jedi tant qu'il ne sera pas prêt à se révéler." Dooku bloqua son regard sur celui d'Obi-Wan, ses yeux brûlant. "Et il ne le sera pas avant que Skywalker soit prêt à tomber. Votre jeune ami n'en est pas encore là… il y a encore du temps."

Obi-Wan ferma les yeux, sa tête endolorie par ce qu'il entendait. Que pouvait-il faire ? Que devait-il faire ? Devait-il trahir la République à laquelle il était allié à cause de ce qu'il avait découvert ? Pouvait-il réellement devenir la seule voix de l'ordre Jedi à combattre Palpatine ? Et pour Anakin ? Il trahirait le jeune homme qu'il avait élevé.

Mais il m'a trahit – deux fois. L'opportune voix s'éleva en lui.

Il n'aimait pas penser ça ; il ne voulait pas croire qu'Anakin pouvait être si insensible envers lui. Obi-Wan aimait Anakin comme un frère, pourtant en récompense de ses efforts, Anakin l'avait trahit. Qui-Gon Jinn l'avait lui aussi trahit.

Je ne t'ai pas trahis Obi-Wan. La voix de Qui-Gon Jinn était de retour.

Obi-Wan sentit un éclat de furie le traversait lorsqu'il entendit la voix. "Je vous ai dit de la fermer et de me laisser tranquille !" Hurla t-il sans se soucier de Dooku. Quel que soit cette voix, continuer de nier sa propre implication en blessant son propre padawan était trop à supporter. Qui-Gon l'avait abandonné.

Si Qui-Gon m'a abandonné, pourquoi devrai-je tant m'inquiéter pour abandonner la République quand elle n'est plus celle que je connaissais ? Si Anakin ne peux pas se fier à moi avec ses secrets, me croirait-il si je l'informais de la tromperie de Palpatine ?

Obi-Wan ouvrit les yeux pour trouver une larme coulant sur sa joue. Il l'essuya du bord de la main, et leva la tête vers Dooku, qui l'observait toujours silencieusement. Il soupira. Il savait ce qu'il devait faire s'il voulait sauver tous ceux auxquels il tenait. "Dooku, j'ai une proposition à vous faire."

"Continuez," Dooku se pencha en avant.

"Je ne deviendrai pas votre apprenti, je ne vous suivrai pas dans le coté obscur… mais je ne peux pas rejoindre la République. Se fier à quelqu'un est un véritable dilemme. Je ne peux pas vous faire confiance à vous, ni à la République, ni à l'ordre Jedi…" il s'avança, et tendit la main à Dooku. "Je peux, néanmoins, travailler avec vous pour la sauver. Vous êtes peut être un Sith mais pas complètement, même si vous croyiez l'être. Je vous propose une association, mais j'ai une condition pour vous."

Dooku ne prit pas sa main directement, observant le Jedi d'un regard perçant, les yeux sombres. "Et quelle est-elle ?"

"Grievous. Débarrassez vous de lui. Je me fiche de savoir comment. Je ne travaillerai pas avec vous à moins qu'on ne s'occupe de lui… ou que ses actions soient tempérées pour qu'il ne soit plus une menace pour les Jedi. L'ordre Jedi m'a peut être trahit, mais je ne souhaite pas leur mort." Obi-Wan croisa les bras, reprenant la main qu'il avait offerte.

Maintenant commençait la politique d'attente. Si Dooku voulait faire équipe avec lui, alors il devait d'abord considérer toutes se autres options.

Après tout, Obi-Wan n'était pas surnommé le Négociateur pour rien.


Surpris par son offre, Dooku considérait ce que son prisonnier avait proposé. L'offre était tentante. Mais extraire Grievous de la guerre serait presque impossible… il était encore trop utile pour Sidious. La seule autre option serait de remettre Kenobi sous drogue dans sa cellule, néanmoins cela pourrait éventuellement détruire leur future association.

La Force l'alerta. Ce n'était pas une option pour lui d'emprisonner le Jedi de nouveau. Sinon Kenobi ne se laisserait pas corrompre. Bien que le maître Jedi s'offrait lui même, il le faisait sous conditions alors qu'il n'était pas en position de négocier, néanmoins Dooku ne devait pas le surestimer, ni ignorer ce qu'il désirait.

Assassiner Grievous immédiatement était impossible à faire sans énerver son propre maître, cependant, il était possible de le réassigner sur de petites missions en bordures extérieures, là où il ne risquerait pas de détruire des forces républicaines ou de rencontrer des Jedi… Grievous avait souvent été menacé à cause de ses échecs… Il s'était néanmoins racheté en capturant Kenobi.

Mais sortir le général droïde du jeu comme le demandait Kenobi était en effet possible.

C'était possible à accomplir… Sidious suspecterait quelque chose c'était pour sur, mais même son maître s'énervait à cause des incompétences de Grievous. C'était un risque que Dooku était prêt à prendre, particulièrement si cela lui assurait les services de Kenobi…

Il sourit légèrement. Le maître Jedi avait raison de se méfier ; néanmoins il pouvait sentir que sa confiance grandissait doucement. Il était en train de tomber sous l'emprise de Dooku.

Après tout, un seigneur Sith mentait toujours.

Il pouvait retirer Grievous de la circulation pour un moment… et quand Kenobi serait sérieusement à lui, Grievous pourrait rejoindre la guerre.

Il jouait un jeu dangereux mais son instinct lui disait qu'il était sur le bon chemin que le coté obscur lui destinait.

"Très bien, Maître Kenobi. Je ne peux pas tué Grievous cependant je peux le retirer du front et le mettre là où il ne sera pas un danger pour les Jedi. C'est tout ce que je peux faire vis à vis de votre condition…" Le Comte lui tendit la main. "Marché conclut ?"


A suivre...

Auteur : Beaucoup de chose arrive dans ce chapitre, j'ai pas grand chose à dire sur ce chapitre à part qu'il est essentiel pour l'histoire. Au début je n'avais pas l'intention de laisser Obi-wan découvrir l'identité de Palpatine... et cette petite info va tout changer et il y aura des conséquences pour tout le monde. Et puis dooku a peut dit qu'il ne donnerait plus de drogue à Obi-wan mais comme vous le savez, un Sith peux mentir... ;)

Moi : Bon moi pour le coup j'ai pas grand chose à dire, à part que le prochain chapitre accueillera l'arrivé d'Anakin et d'Adi et la confrontation avec Obi-wan !
J'ai commencé la traduction, je devrais pas mettre plus de temps que celui là (Oui je sais c'est déjà beaucoup mais bon...)

Please, pensez à laisser un ptit commentaire ^^