Disclaimer : J'ai fais un rêve où tout m'appartenait et où je gagnais du fric avec cette chose. Ce n'étais qu'un rêve (et je suis inconsolable depuis).
Auteur : une tarée répondant au nom de Sebarrya (Ou pas ...).
Note : En direct de Nice ( ouais vous voyez c'est les vacances je me déplace je reste pas dans mon 93 terne et gris 8D ), voici le ... nouveau chapitre (si si je vous jure et le premier qui dit qu'il est trop court je lui arrache la tête, nan mais oh, c'est moi l'auteur c'est moi qui décide quand j'arrête mes chapitres, na.). Sur ce, eh bien, bonne lecture les amis.
Don du ciel ?
Chapitre dixième :
Comme les autres
Les jours passent. Les jours s'effacent. Les feuilles renaissent sur les arbres du parc. Je m'assoie sur un banc au milieu des tilleuls argentés. Le soleil caresse ma peau agréablement. Je sors une roulée. Je tente de l'allumer avec mon briquet. Je n'y parviens pas. Plus de gaz. Je songe à ranger ma cigarette. Mais une main ganté me tends un dupont et allume celle-ci. La flamme vacille encore un instant avant que la main referme le dupont avec un clac sonore. Draco Malefoy s'assoie à mes côtés sans un mot. L'odeur du tabac se mêle à celle du tilleul. Un léger sourire de contentement fleuri sur mes lèvres. Il s'allume à son tour une cigarette, une Dunhill.
"Je t'ai haïs au premier regard, tu sais."
C'est un aveu qui ne me surprends qu'à moitié. Je le regarde l'invitant à poursuivre.
"Tu as un don rare, un don précieux, le genre de don que j'aurais voulu avoir. Toi avec tes vêtements trop larges, ton air paumé et ton passé dans la rue, tu avais le don dont je rêvais. Je t'ai haïs pour ça. C'était plus fort que moi, je t'ai envié et je t'ai haïs avec une force que je n'avais jamais ressenti jusqu'à alors. Mais tu ne veux pas de ce don, n'est ce pas ? Ne me dis pas le contraire, ça se sent à la façon dont tu l'utilises, je dois te calmer à chaque fois. Je le sens, ça te répugne de l'utiliser. Tu n'as pas choisi ton don et te haïr pour ça plus longtemps serait stupide, je m'en rends désormais compte. Pardonne moi de t'avoir jugé si vite.
- Ce n'est pas grave. J'ai l'habitude d'être jugé. C'est comme ça depuis la mort de mes parents, on s'habitue avec le temps."
Il m'adresse un sourire désolé. Je ne sais pas s'il est sincère, mais il en a l'air. Et puis nous allons devoir nous supporter pendant encore de long mois alors autant essayer d'être amis. Je lui rends son sourire.
"J'ai une question. Rien ne t'oblige à me répondre, mais on m'a dit que Pettigrow était nu quand on l'a retrouvé et je me demandais pourquoi ?
- Ne joue pas l'innocent, tu dois certainement t'en douter."
Il a un rire, un peu rauque. Le premier depuis que je l'ai rencontré. Un rire amer, qui me semble-t-il lui ressemble un peu trop. J'ai un geste de recul, léger, qu'il ne voit pas.
"Oui. Excuse-moi, je vais reformuler ma question. Était-ce ton amant ou ... autre chose ?
- C'était mon client."
Pourquoi mentir ? Il l'aurait bien appris tôt ou tard, son père m'a déjà laissé entendre qu'il savait grâce à quoi je survivais. Mon visage se ferme un peu. J'accepte d'en parler mais ça ne veut pas dire que ça m'enchante et encore moins que je développerais le sujet. Il se tait. Pudeur Gêne ? Choc ? Je n'en sais rien, au fond ce n'est pas important tant qu'il se tait. Je me lève. Il me retient en m'attrapant par le poignet.
"Je me fiche de ton passé. Je t'ai posé la question parce que ça m'intriguait mais je n'en demanderais pas plus, alors je t'en prie reste ... Au moins encore un peu.
- Je ne suis pas un animal de compagnie, Malefoy."
Ma voix claque, sèche, dure, méconnaissable. Il lâche mon poignet de surprise et je m'éloigne d'un pas digne dans le parc. Je m'effondre contre un arbre. Je serais fort, je ne me laisserais pas influencé par sa gentillesse, par sa voix. Il est de la même race que ceux qui me payaient. Tant qu'ils ont besoins de toi, ils sont gentils mais dès qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient ils te brisent. Je ne sais pas ce qu'il me veut mais je refuse de le laisser faire, de me laisser attendrir. Il est comme tout les autres mais en plus dangereux et il ne faut surtout pas que je baisse la garde. Il aurait pu me suivre d'ailleurs, mais il ne l'a pas fait. C'est qu'il ne s'intéresse pas à moi pour moi.
J'ai enfin fini de lire le dossier. Un véritable pavé. Des pages et des pages sur les atrocités d'une guerre qui me révulse. Des chapitres sur les institutions d'un gouvernement secret. Je découvre tout ce que les journaux et les autorités de notre pays nous cachent. L'envers du décor. Ce qui est mais que personne ne sait. Une guerre aussi sanglante si facilement effacée de nos médias et de nos livres d'histoires. Je me sens trahi, meurtri au fond de mon âme. Comment peux-t-on cacher tant de choses aux autres ? Je me sens terriblement révolté face à tous ces mensonges, ces non-dits, ces secrets qui me sont dévoilés et que trop peu connaissent. Et on appelle ça la démocratie ? Comment peut-on cacher tant de morts ? Et ce danger permanent qui nous guette tous ? Je ne comprends pas. Je refuse de comprendre. Parce que comprendre ce serais accepter. Et que je ne le peux pas. Je frappe doucement à la porte et la voix de Monsieur Malefoy m'accorde la permission d'entrer.
"J'ai fait mon choix, j'ai lu attentivement votre dossier et je refuse. Je refuse de faire cette guerre. Je ne veux pas être une machine à tuer d'un gouvernement dont j'ignorais totalement l'existence il y a quelques mois. Ce n'est pas mon combat, ce ne sont pas mes valeurs, ce n'est pas moi. Alors oui peut être que j'appartiens à ce monde de part mes gènes mais mon cœur, mon âme n'en font pas parti. Je n'ai rien contre vous, rien contre votre façon de gérer le conflit mais je ne me sens pas concerné, pas plus que les milliards de personnes que vous laisser dans l'ignorance dans mon monde. J'espère que vous ne m'en voudrez pas de ce choix. Mais votre dossier ne m'a pas convaincu que mon soutien vous était nécessaire. Mes parents vous ont aidé mais je ne suis pas eux, je n'ai pas grandi dans ce monde. Je n'ai pas vécu dans la connaissance de ce conflit. Mes parents sont morts pour votre cause et se seront les derniers à le faire. Le comprenez-vous ?"
Il caresse pensivement le pommeau de sa canne d'argent. Je reprends lentement mon souffle. Je me sens vidé d'un poids et en même temps terrifié par ce que mes paroles impliquent. J'ai peur de retourner à mon ancienne vie autant que de trop m'impliquer dans celle-ci. C'est trop nouveau, trop soudain, trop surréaliste pour moi. Trop beau pour être vrai. Voilà c'est exactement cela. C'est une utopie et c'est pour cela que j'ai peur. Il m'a dit que j'avais le choix et que ça ne changerais rien mais quelque chose en moi me crie que c'est faux. Que tout changera forcément. Je le sens au fond de moi. Et ça m'effraye à un point inimaginable.
"Je le comprends parfaitement. Mais pour le moment vous devrez rester au Manoir et finir votre apprentissage, nous ne pouvons prendre le risque de vous laissez partir sans que vous contrôliez parfaitement votre don, surtout un tel que le vôtre. Et puis vous n'êtes pas majeur pour l'instant vous avez été placé sous ma tutelle et tant que vous ne serais pas majeur vous le resterez. Prenez cela comme une chance, vous avez un toit, de la nourriture et des vêtements, vous êtes libre de sortir si vous le demandez et en définitive vous êtes relativement libre en dehors de votre entraînement quotidien avec Draco. Profitez-en, ce n'est pas vous emprisonnez que vous garder ici et ça ne vous oblige pas à faire cette guerre dont je vois que vous vous en désintéressez totalement. Cela vous convient-il ?"
Je retiens le "Non" qui me brûle les lèvres. Je sais que c'est une mauvaise idée. Mon corps et mon esprit me le hurlent. Mais je sais que ces trois lettres sont dangereuses à prononcer, que je ne suis pas en position de les dire.
"Parfaitement. Puis-je disposer, Monsieur ?
- Bien entendu, Harry. Vous êtes libre d'aller et venir comme vous le désirez, je vous l'ai déjà dit."
Et pendant un instant, j'aperçois le prédateur sous l'air affable. La menace sous les propos anodins et amicaux. Le masque de bonté qui se fissure lentement. Il sent que je serais dur à convaincre et ça ne lui plaît pas. Il me voudrait docile tout comme son fils.
A suivre ...
Bon il est 4h45 donc pas de note de fin de chapitre à part que j'espère que vous aurez aimé et que j'attends vos petites reviews.
Bisous et à bientôt,
Seb' (Je me suis réveillée dans les bras d'un ange à la peau d'ébène.)
