Résumé : Il arrive des jours comme ça où les bébés entrent par votre fenêtre, où Blaise Zabini se pointe à votre porte pour vous insulter en japonais, où une dizaine de personnes se mettent à squatter illégalement votre maison. Ça pourrait arriver à tout le monde mais pourquoi cela doit-il tomber sur Harry? DRARRY !

Genre : Humour, Romance

Message de l'auteur : JE NE SUIS PAS LA VÉRITABLE AUTEUR, JE PUBLIE UNE HISTOIRE APPARTENANT A MA MEILLEURE AMIE (POUFSOUFFLE)!

Cette histoire aurais tout aussi bien pu s'appeler "une année normale quand on est Harry Potter". Ainsi, vous apprendrez que les fenêtres n'apportent que des embrouilles et que vous devez absolument les barricader avant de vous retrouver dans les ennuis jusqu'au cou.


CHAPITRE 10

Harry imagina un instant Malfoy, paniqué, mettre une tétine dans la bouche de sa petite cousine -vu la puissance des hurlements cela ne pouvait être que Astrid- pour la faire taire. Evidement le cris avait réussi à attirer Sirius vers la porte dissimulée devant laquelle se tenait Harry.

-Harry, écarte-toi. Il y a quelque chose qui vient de crier derrière ce mur.

-Ha bon? fit innocemment l'adolescent alors que des gouttes de sueur commençaient à perler sur son front. Je n'ai rien entendu.

-Harry James Potter. Pousse-toi immédiatement.

-Heuuu... Non?

Sirius essaya de l'écarter de force mais son filleul campa sur ses positions.

-Hominum revelio, dit l'adulte.

Le sort indiqua que trois personnes se trouvaient derrière le mur, au grand dam d'Harry. Mais lorsque le maraudeur pointa sa baguette vers la cachette, il réagit instinctivement:

-Protego!

Le sort de Sirius heurta le bouclier avec un bruit de gong avant de se dissoudre.

-Mais Harry, que fais-tu!

-C'est sans danger, crois-moi, Sirius!

-Tu caches des gens chez toi?!

-Ils sont inoffensifs, je te le jure!

Sirius sembla lentement se calmer. Il se pinça l'arête du nez avec deux doigts en inspirant profondément.

-Bon. Montre-moi qui est ton locataire et ensuite, j'aviserais...

-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée... Il vaut mieux que je lui demande si il est d'accord avant tout...

Sans tourner le dos à son parrain, Harry tâtonna derrière lui quelques secondes avant de trouver la poignée invisible. Il ouvrit juste assez la porte pour pouvoir passer et se faufila dans l'entrebâillement avant de refermer derrière lui, tel un Ninja furtif.

Dès qu'il fut entré, il fut "chaleureusement" accueilli par un Draco Malfoy qui écoutait visiblement aux portes.

-Bordel, Potter! Qu'est-ce qu'on vas faire! Si il découvre que je suis ici et surtout QUI je suis il va me séquestrer dans un cachot sordide jusqu'à ce que j'accepte de livrer le moindre de mes secrets! Et ensuite il me tuera et livrera mon cadavre avec une note marquée "Draco Malfoy" pour qu'on puisse identifier mon corps après des mois de tortu...

Il fut réduit au silence par la main que l'autre posa contre sa bouche. Mais cela resta surtout le geste qui le fit taire et écarquiller de grands yeux étonnés.

-Ne panique pas, j'ai un plan. On va se servir de "Malicka", le rassura le Potter en enlevant sa main.

-Tu veux encore me travestir, affirma le blond en saisissant instantanément.

-C'est que tu comprends vite, Blondie, le taquina l'adolescent à lunettes. Bon, maintenant ne bouges plus. J'ai pas envie de savoir ce que tu deviendra si le sort échoue.

Draco se senti frissonner, légèrement inquiet mais ne répondit pas et se figea le temps que l'autre garçon lui jette le sort.

-Prend l'un des bébés, je prends l'autre. Black ne devrait pas me reconnaître avec ce déguisement si tant est qu'il sache à quoi je ressemble.

Potter hocha la tête et prit Léo dans ses bras. Draco lui emboîta le pas, dissimulant du mieux possible ses craintes. Il sera un peu plus Astrid contre lui comme un bouclier. Après tout, un Griffondor comme Sirius Black oserait-il jeter un sort sur le porteur d'un innocent bébé?

Du côté de Sirius, ce dernier s'était attendu à tout sauf à ce qui s'offrait à ses yeux ébahis. Son filleul sortit de la pièce dissimulée avec un gamin dans les bras. Comment était-ce possible?

Il laissa de côté l'idée de refermer sa bouche béante d'étonnement en voyante une jeune femme -une adolescente!- blonde suivre avec un second marmot contre elle. Harry sembla nerveux lorsqu'il fit les présentations.

-Hum... Malicka, voici Sirius Black, mon parrain. Sirius, je te présente Malicka. C'est ma...

Il échangea un bref regard avec la dénommée "Malicka" et même si aucun mot ne fut prononcé, ils semblèrent se comprendre. L'animagus chien se sentit inéluctablement mis à l'écart. Les deux semblaient partager une intense relation.

-Je suis sa petite amie, termina la demoiselle.

Sirius encaissa le choc puis un large sourire fendit son visage. À l'étonnement de tous, il prit la blonde dans ses bras en faisant néanmoins attention à Astrid.

-Bienvenue dans la famille, s'exclama-t-il en ignorant la crispation de Malicka.

Il la relâcha quelques secondes plus tard puis son visage se fit plus sérieux alors qu'il abordait le deuxième sujet qui l'avait frappé:

-Mais cela n'explique pas les bébés. À moins que... Harry! Tu n'est quand même pas leur père!?

Un effroyable scénario se créa dans son esprit: avait-il failli à son devoir de parrain? Peut-être aurait-il dû avoir une conversation sur les choses de la vie avec le fils de James? Il aurait dû lui expliquer comment faire pour ne pas se retrouver dans ce genre de situation!

Une vague de culpabilité frappa l'ancien prisonnier d'Azcaban alors qu'il imaginait Malika aller voir Harry et lui avouer qu'elle attendait ses enfants. Et il n'avait même pas été là pour le soutenir dans cette épreuve... Il était le parrain, il aurait dû s'en rendre compte plus tôt!

Harry dû se rendre compte de son tourment car il s'empressa de le rassurer:

-Ne t'inquiète pas, Sirius. Ce sont les cousins de Malicka. Ses parents, oncles et tantes sont morts mais elle ne voulait pas que ses petits cousins aillent à l'orphelinat où elle était sûre de ne pas les revoir. Ne pouvant pas les adopter à cause de son jeune âge, elle les a "kidnappés" et s'est enfuie de l'Amérique.

Harry se retint de frissonner en sentant la main de Malf... Non, Malicka, se poser sur son bras. À cet instant, la personne à côté de lui n'était plus Draco Lucius Malfoy, son pire ennemi qui avait fait irruption dans sa petite vie calme au Privet Drive mais Malicka, sa petite amie courageuse recherchée pour avoir sauvé ses cousins de l'orphelinat.

Bon cela était assez proche de la vérité si on remplaçait le mot "orphelinat" par "Bellatrix Lestrange".

-Oui mais Harry, dit Sirius, bientôt tu devras retourner à P... Ton lycée.

-Tu peux parler librement de Poudlard, elle est dans le secret.

-C'est une sorcière aussi?

-Tout à fait, dit Harry en attirant le berceau double des bébés d'un coup de baguette pour y déposer son fils adoptif.

-Bref je retourne à ma question: que ferez-vous à la fin des vacances?

-Tu vois Sirius, dit Harry en prenant un air grave, moins tu en sais, moins tu pourras un révéler aux Aurores s'ils viennent t'interroger...

La tête impayable de son parrain lui fit lâcher l'éclat de rire qu'il retenait.

-Ce que Harry voulais dire c'est que nous n'avons pas encore réfléchi à la suite des événements, répondit poliment Draco en voyant qu'il ne pouvait pas compter sur le Potter hilare pour répondre.

Sirius jeta un oeil sceptique à son filleul qui hoquetait de rire.

-Tu aurais vu.. Haha! ta tête!

Sirius et Malicka échangèrent un regard et, d'un commun accord silencieux, décidèrent de l'ignorer. Quand Harry se repris, la conversation en était à:

-Et les petits, quel âge ont-ils?

-Six mois, Monsieur Black

-Mais je vous en prie, appelez-moi Sirius, Miss.

-Dans ce cas, appelez-moi Malicka, répondit civilement Malfoy.

Harry se demanda à quel moment il avait changé de dimension en voyant Sirius et Draco engager la conversation comme s'ils se connaissaient déjà depuis longtemps. Entre temps, ils étaient passés au tutoiement, avaient métamorphosé le lit double en un canapé et Malfoy semblait songer à appeler Dobby pour servir du thé et des petits gâteaux, probablement retenu par la peur d'une gaffe de l'elfe.

Astrid qui s'était retrouvée dans les bras de l'ancien prisonnier avait l'air ravie d'avoir une autre personne à qui arracher les cheveux.

-Bahaaa naaadaa! Babilla-t-elle gaiment en agitant ses mains.

Puis elle se tourna vers Léo qui était tenu par Malfoy.

-Boooo... Cabaaada?

-Puuuuf!

Lui répondit Léo à son tour Léo sous le regard amusé et attendri des adultes. Astrid se mit elle aussi à s'écrier des mots encore plus incompréhensibles. En réponse, Léo gigota un peu et attrapa le cou de Draco.

-Da! Da! Da! s'exclama Astrid en faisant sourire les adultes avec indulgence.

Deux heures plus tard, Sirius demanda à parler quelques minutes en privé à Harry. Ce dernier le conduisit vers la pièce dissimulée, interloqué en voyant l'air mal à l'aise de l'adulte. Son parrain jeta un sortilège de silence autour pour ne pas être entendu.

-Harry. Aujourd'hui j'ai réalisé une chose d'assez important. Je me suis dit que vu ton oncle et ta tante, tu pouvais tout à fait avoir des lacunes dans ce... domaine et c'est mon rôle de parrain d'y remédier et de répondre à tes questions.

Harry ne comprenais pas où voulais en venir son parrain mais ce dernier n'avait jamais paru prendre son rôle de tuteur autant au sérieux qu'à ce jour.

-Bon, Harry, je vais être franc... Sais-tu comment on fait les bébés?

L'adolescent resta quelques secondes le temps immobile que la question parvienne à son cerveau. Lorsqu'il compris enfin la teneur de la discussion, il piqua un fard monumental.

-Bien sûr que oui! répondit Harry d'un ton outré en essayant d'ignorer ses joues cramoisies.

Sirius parut légèrement soulagé et se décontracta. Il avait eu peur de devoir expliquer à son filleul ce qu'était une relation sexuelle. Il avala sa salive en repensant au reste des questions qu'il devait poser.

-Et tu as déjà... Pratiqué? demanda l'animagus en passant à un rouge soutenu.

Harry secoua négativement la tête, trop mortifié pour répondre verbalement. Et la suite de la conversation s'annonçait toute aussi embarrassante:

-Connais-tu des sorts de contraception ou de teste de maladies sexuellement transmissibles?

Harry fit encore non de la tête. Alors Sirius se fit un devoir de lui en apprendre le plus possible après avoir demandé à Harry de les écrire sur un papier. Il lui apprit même un sort de lubrification pour ne "pas blesser ta partenaire" (à ce moment là Harry atteint un autre niveau d'écarlate en voyant le regard de son parrain vers la porte derrière laquelle se trouvait Malfoy-Malicka). Harry n'aurait jamais pu tant souhaiter disparaître sous terre. Après dix minutes qui lui avaient parues des heures, il fut enfin libéré.

Draco vit sortir un Harry au visage de la couleur d'une tomate bien mûre et il se demanda ce que la Black avait bien pu dire au Potter. Mais sa curiosité ne risquait pas d'être satisfaite de sitôt.

-Bon, je vais rentrer chez moi. J'étais inquiet mais maintenant que j'ai constaté que tu étais entre de bonnes mains...

Sirius lui fit un clin d'œil équivoque faisant encore plus rougir son filleul. Quand il s'agissait de taquiner Harry, il reprenait un peu de sa superbe.

-À la semaine prochaine, Harry. En attendant ne faites pas de bêtises... Malicka, ce fut un plaisir.

Sur une dernière courbette, Sirius tourna sur lui même et disparu.

-Hominum revelio, chuchota Harry pour vérifier si son parrain était bien parti.

Heureusement, c'était le cas. Malfoy et lui étaient de nouveau seuls avec les bébés.

-Il est toujours comme ça? demanda Draco en reprenant sa véritable apparence avec une grimace.

-Hé oui, c'est Sirius, quoi. Répondit Harry en haussant les épaules.

-C'est ton parrain, n'est-ce pas? Il n'était pas sensé être mort?

-Oui il est sensé l'être, c'est bien le mot. Et même que c'est ta tante qui l'avait propulsé derrière le voile avec un sort vicieux.

-Et que s'est-il passé ensuite? questionna Draco qui semblait se passionner pour l'histoire

-Je ne sais pas si c'est ce que fait le voile en général ou si c'est le sort de ta tante Bellatrix qui l'a sauvé -compte pas sur moi pour aller vérifier- mais le résultat est là. Il est ressorti avec pour seule séquelles un changement d'apparence permanent.

-Il a eu de la chance sur ce coup-ci. Avant, la peine de mort existait dans le monde magique. On faisait passer des prisonniers à travers de l'Arcade le la Mort. Mais je peux te dire qu'aucun n'en est ressorti.

-Peut-être qu'à cause du changement d'apparence on ne les as pas retrouvés?

Draco secoua la tête.

-À l'époque on leurs mettait un petit objet imbibé de sorts sous la peau qui servait de traceur au cas où ils s'enfuyaient. On à bien signalé leurs disparition.

-Mon parrain m'a rapporté s'être réveillé nu car ses vêtements s'étaient désintégrés. Tes objets aussi auraient été détruits.

-Merci de l'image, grimaça le blond qui n'avait pas du tout envie de s'imaginer le parrain du Potter nu. Mais je suis sûr que le traceur serait resté.

-Et moi je suis sûr que non.

Ils s'affrontèrent du regard, jouant à celui dont le visage resterait le plus neutre au bout d'un moment, les lèvres de Draco s'incurvèrent légèrement. Il n'en fallut pas plus à Harry pour qu'il s'écrie joyeusement:

-J'ai gagné, Dark Vador, grâce à la Force!

Draco regarda avec étonnement Harry prendre sa baguette et la pointer sur un des pulls qui traînaient sur le sol. Le vêtement se transforma lentement en un bâton à la lame bleue lumineuse que tout moldu aurait reconnu comme un sabre laser.

Le jeune sorcier autoproclamé Jedi transforma un autre vêtement en arme et le tendit à son ennemi.

-En garde, robe!

"CLAP!" C'est le bruit que fit la main de l'héritier lorsqu'il se frappa son propre front d'exaspération en comprenant le jeu de mot.

Mais il joua le jeu et se mit en garde. Il avait déjà fait quelques cours d'escrime et comptait bien en profiter pour remporter la bataille sur la Griffondor.

Dobby revenu tout juste de Poudlard ne leur jeta qu'un œil vaguement intéressé, déjà habitué à leurs frasques et préféra emmener les enfants un peu plus loin de la scène de combat pour les pouponner. Edwige et la chouette de Malfoy, endormies en haut d'une l'armoire ne prirent même pas la peine de se réveiller. Les garçons commencèrent avec quelques feintes et parades mais on ne sait comment, ils se retrouvèrent en corps à corps à terre, chacun voulant prendre le dessus.

Draco finit par plaquer le Griffondor au sol, le souffle court.

Les sabre laser gisaient un peu plus loin sur la plancher.

Draco lui avait immobilisé les mains au dessus de sa tête tout en bloquant les jambes de l'autre adolescents avec les siennes. Il n'avait pas encore réalisé ce que sa position pouvait laisser suggérer au contraire d'Harry qui avait encore dans la tête les propos de Sirius. "Ne faites pas de bêtises".

Finalement, le blond sembla comprendre, mais, au lieu de se dégager, lança un regard faussement prédateur à sa "proie". La dite proie lui envoya un clin d'œil en réponse.

Le Serpentard consenti à se relever en prenant bien appui sur Harry.

-Ha dépêche-toi Malfoy, tu es lourd!

-Tu sais, Harry, dit le blond en insistant spécialement sur la dénomination, il serait peut-être temps que l'on s'appelle pas nos prénoms maintenant qu'on est colocataires.

En disant ça, l'héritier Malfoy finit de se relever en entraînant avec lui Harry.

-J'essayerai, Draco, répondit Harry en grimaçant.

Prit d'une impulsion subite, le Griffondor lui tendit la main. Draco le regarda l'air de dire "Rappel toi notre première année" avant de la serrer. Bien entendu, cela dégénéra nous ne savons comment en un bras de fer sur un bureau débarrassé de tout objet l'encombrant d'un geste distrait du blond.

Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Enfin... Jusqu'au sur-lendemain... Mais ça, ils ne le savaient pas encore...


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