C'est étrange.
Pourquoi m'appellent-ils, ces deux enfants ? Les deux sont blonds, comme les blés au soleil. Leurs yeux ambrés me réclament, si tristes. Pourquoi ce regard me rend-t-il nostalgique ? J'ai le sentiment d'avoir perdu quelque chose.
Ces deux enfants… Serait-ce les miens ?
Bien sûr que non. Moi, la paresse, je n'ai pas d'enfants.
Dis-moi, Fullmetal, pourquoi as-tu ce regard ? Fort et mélancolique, triste et torturé, déterminé ? Tu veux me tuer, toi qui m'as créée ? Quelle ironie…
Non, je ne suis pas ta mère, et ne le serai jamais. Mais dans ce cas à quoi puis-je bien servir, si ce n'est à vous faire souffrir ? Vous, les deux enfants que j'ai le souvenir d'avoir élevé. Vous qui m'avez donné le jour et qui souhaitez me voir mourir. Moi qui ne voulais que vous prendre dans mes bras. Moi, le monstre, la copie de votre mère qui ne lui ressemble même pas.
