Ruth était avec Aline et Tonk depuis presque une heure. La jeune fille surbaissait un relooking au vue de la rencontre aujourd'hui. Voldemort était plutôt vieux jeu. Et le look grunge de Ruth risquait de leur faire défaut. Anthony était déjà prêt. Il l'attendait avec Kim dans le hall. Petit à petit tous les membres des Petits Princes les avaient rejoint. Il ne manquait plus que Ruth.

« Sort d'ici. » cria Tonk, la caméra à la main. « T'es magnifique. »

« J'ai l'air tout droit sortie des années 50. »

« Aller ! »

Ruth entra. Elle était métamorphosée. De petites ballerines avaient remplacés ses grosses bottes. Des collants opaques beiges couvraient ses jambes habituellement nues. Elle avait une petite robe en satin vert, couleur de serpentard qui mettait ses formes généreuses en valeur. Ses boucles étaient soignées, plus rien a voir avec celles de Bellatrix. Son visage était peu maquillée pour que ses yeux rouges ressortent.

« Oh mon Dieu. Mais c'est que t'es vraiment une fille. » Rigola Charles.

Ruth était mal à l'aise. Elle n'aimait pas que tout le monde la regarde. Et habillée comme ça, elle avait l'impression d'être déguisé. Aline vint la serrer dans ses bras. « Tu vas me manquer Ruth. » Cette remarque la déstabilisa. Avec tout ce truc, elle avait un peu oublié la raison de ce relooking. Elle partait. Et c'est pour ça que tout le monde était là. Pour lui dire au revoir. Elle serra fort Aline. « Toi aussi tu vas me manquer. »

« Je t'aime. »

« Arrête tu veux me faire pleurer. »

« Tu pleurs jamais. »

« Il y a un début à tout. »

Ce fut au tour de Charles d'aller voir sa grande sœur. « Tu restes en vie hein. »

« Promis. »

Il se dirigea vers Anthony. « Toi aussi. »

« Hé Charles. On est les plus forts tu te rappelles. »

Les deux ados passèrent dans les bras de tous le monde. Le plus dur fût de se séparer de Nathan. Le jeune homme se sentait responsable d'eux. Il les voyait encore comme des bébés. Il faillit partir deux fois avec, avant de partir s'isoler à l'infirmerie pour ne plus être tenté..

« C'est l'heure. » annonça Severus. « On doit y aller. »

« Je reviendrais vite. » cria Anthony à Kim avant de transplaner.

Ils se retrouvèrent devant la grille du manoir Malfoy. Une grande grille en fer forgé noir.

« C'est immense ! »

« N'ayez pas l'air impressionné. C'est une marque de faiblesse. Je vous l'ai déjà dit. »

« C'est bon Sev. Il n'y a que toi. »

« Pour l'instant Anthony. Dans dix mètres ce ne sera plus le cas. Bon on résume : Anthony et Ruth, vous avez décidé qu'il était temps de rentrer. Pourquoi ? » demanda -t-il en désignant la jeune fille.

« Parce que l'Angleterre est à nouveau en pleine ascension grâce eu retour du Lord. »

« Bien autre raison Anthony. »

« Parce que je n'ai plus rien à apprendre à Ruth. Il lui faut quelqu'un de plus fort pour la faire progresser en magie noir. »

« C'est ça. Que c'est il passé après l'accident de voiture ? »

« Regulus, Romane et Nathan étaient morts sur le coup. Nous nous en sommes sortis. Charles était très gravement blessé. L'automobiliste d'en face à appeler une ambulance pour lui. On est tous allé à l'hôpital. En attendant qu'il se rétablisse on est aller en famille d'accueil. Mais ils étaient méchants. On nous tapait. On s'est donc enfuit. Quand on a voulu chercher Charles pour l'emmener avec nous, il était déjà sorti. On ne la retrouver que l'année dernière. Il avait été adopter par une famille moldue et était élève de Beauxbatons en tant que né-moldu. Mais il a réussi à convaincre ses parents cette année d'aller à Poudlard en tant que Charles Black. Nous on a réussi à survivre en se cachant de notre côté. » résuma Anthony.

« Bon c'est pas mal. N'oubliez pas. Moi, je n'ai pas eu de contact avec vous depuis la mort de Regulus. Vous attendiez devant le manoir Malfoy parce que vous pensez que c'est le meilleur moyen de rencontrer le Lord. Et c'est parce que je vous ai reconnu que je vous ai laissé m'accompagner. »

« On le sait Sev. On y va. » s'énerva Ruth.

Narcissa Malfoy les attendait de pied ferme. Lucius faisait ses comptes à quelques mètres d'elle. Il n'y avait pas de faux départ. Il fallait immédiatement jouer la comédie.

« Severus que me vaut l'honneur de cette visite si matinal. »

« J'ai trouvé deux jeunes gens. Vous n'allez pas me croire. »

« Qui sont ils dont ? »

« Anthony. Anthony Lestrange le fils de votre sœur. Et Ruth. Sa fille. »

« Ne soit pas bête Severus. Ces gosses racontent des cracs. Les vrais sont morts dans l'accident. Tu le sais Severus. » intervint Lucius.

« Je les connaissais mieux que toi. Ce sont eux je te le jure. »

« Et comment t'explique ça ? »

« Ils peuvent te l'expliquer eux. Si tu les fait entrer. »

Anthony et Ruth réussirent à embrouiller Lucius. La première porte était franchie. Ils allaient maintenant devoir se confronter au Lord, à Bellatrix et à Rodolphus Lestrange. Lucius les amena dans une grande pièce sombre. Voldemort était sur un trône immense au fond de la pièce. Draco siégeait à coté de lui, droit et sérieux. Ses cousins n'avaient pas l'habitude de le voir comme ça. Au pied du Lord, il y avait Nagini. Ruth se força à ne pas avoir un mouvement de recul. Elle avait beau savoir parler aux serpents, elle n'appréciait pas du tout les reptiles. Un de ceux qu'elle avait apprivoisé petite avait mordu Charles pendant qu'il dormait. Regulus était paniqué, il courrait partout. C'était un petit serpent mais vénéneux. Romane avait réussi à faire sortir le venin en l'aspirant et Charles fût hors de danger. Mais Ruth se sentit coupable. Ça aurait pu être très grave et c'était elle qui l'avait introduit à la maison. Le lendemain, elle chercha tous les serpents de la maison et les tua, les un après les autres avec un couteau de cuisine. C'était une vrai boucherie. Nathan et Anthony rentrèrent à la fin du massacre et l'aidèrent à nettoyer et à faire disparaître les corps avant que Regulus et Romane rentre de l'hôpital avec Charles. Les enfants ne reparlèrent plus jamais de cette histoire. Mais c'était bien là que le tueuse Ruth Black était née. Ses yeux quittèrent ceux de Nagini pour se diriger vers le droite. Là ou il y avait sa mère et Rodolphus Lestrange. Bien que ne les ayant jamais vu en vrai, elle les reconnu tout de suite. Le Lord pris la parole se questionnant sur la présence des deux adolescents. Ils durent répéter encore une fois l'histoire. Bellatrix s'approcha d'eux pour mieux les regarder. Elle eut du mal à reconnaître Anthony. Elle avait laisser un petit garçon de trois ans et là, elle retrouvait une homme. Un homme qui ressemblait beaucoup à son mari, mais avec ses yeux gris et ses boucles brunes presque noirs. Pour Ruth, c'était plus facile. Ses yeux rouges étaient la seule chose dont elle se rappelait avant qu'on lui enlève la petite en prison.

« Ceux sont bien mes enfants. » dit elle aux Lord avec un petit rire. « Anthony et comment t'appelles tu déjà ? »

« Ruth. » répondit la jeune fille mal à l'aise. « C'est Regulus qui m'a donné ce prénom. »

« Regulus le traître ! Ne prononce plus ce nom ici. »

« Calme toi Bellatrix. » ordonna Voldemort. « Si vous êtes bien qui vous dites je vous invite à rejoindre vos parents. » dit il aux enfants.

Anthony partit avec sa mère rejoindre Rodolphus. L'homme le serra dans ces bras. Il se retenait de craquer mais cela se voyait qu'il était ému. « Je pensais ne plus jamais revoir un de mes fils. Je suis si content que tu soit là. » lui chuchota-t-il.

De son côté Ruth avançait vers Voldemort.

« Que fais tu jeune fille ? »

« Je vais rejoindre mon père. »

« Qui te dit que je suis ton père ? »

« Cela me semble évident. Mes yeux. Ma peau et ce don. »

« Quel don ? »

« Celui qui me permet de te parler sans que personne dans cette salle ne nous comprenne. Hormis ton magnifique serpent bien sûr. »

« Alors toi aussi. »

« En effet. »

« Tu le sais depuis quand que t'es ma fille ? »

« J'ai toujours était différente de mes frères. Regulus se doutait de quelque chose à cause de mes yeux. Peu de temps après que j'ai appris à parler, il m'a trouvé dans le jardin à faire causette avec une couleuvre. Vu les relations que vous entreteniez avec ma mère, il ne fallait pas réfléchir beaucoup. Il ne m'a jamais caché sa découverte. Et j'ai grandi dans l'espoir qu'un jour je vous retrouverez. »

« Approche. » Voldemort lui prit la main. « Cette nouvelle me ravit. J'avais malheureusement disparu avant ta venue au monde. Je n'ai donc pas pu vérifier si tu étais bien mon enfant. Et puis on m'a appris l'accident. J'ai été très peiné. Cependant je ne te cache pas que le but de ta conception était de faire un héritier mâle. »

Ruth retira sa main de celle du Lord. Elle ne s'attendait pas à ça. Pourtant c'était à prévoir que cette vielle face de serpent en plus d'être cruel et raciste soit sexiste.

« Je... Je suis confuse. Je n'y avais pas pensé. »

Voldemort lui prit les poignées et la rapprocha. « Calme toi mon enfant. Ce n'est pas ta faute. Je pensais qu'un procréant avec Bellatrix qui avait déjà deux garçons cela n'allait pas poser de problème mais la nature réserve bien des surprises. Et tu vas beaucoup me servir ne t'inquiète pas. »

« Comment père ? »

« Tu le sais peut être pas mais un de mes géniteur étaient moldus. Je suis donc un sang-mêlé. Je n'ai pas choisi Bellatrix uniquement pour ses garçons mais aussi pour la pureté de son sang. Et toi tu as plus de sang sorcier que j'en ai moi-même. Tu vas donc me faire un belle héritier mâle. » dit il en touchant son ventre. « Un petit fils puissant dont le sang sera encore plus pure que le tien est le mien. »

Ruth prit peur. Elle avait beau faire des efforts. Elle pouvait pas rester de marbre aux projets du Lord. On l'avait envoyé ici pour être une espionne, la confidente de Voldemort. Mais celui-ci la voyait juste comme un mère porteuse. « Je suis trop jeune. Je vais seulement avoir seize ans dans quelques mois. »

Tout le monde se retourna. Ruth avait abandonné le fourche langue. Elle avait de mal a le maîtriser quand elle était énervée ou apeurée.

« Ce n'est pas trop jeune. Tu as déjà tout d'une femme. » dit le Lord. « On va te marier au plus vite pour que tu puisses porter un descendant. » Severus, Draco et Anthony venaient de comprendre d'où venait la détresse de Ruth. Mais ce n'était pas le moment pour la jeune fille de se rebeller. Lorsqu'elle croisa les yeux suppliant de Severus, elle compris ce qu'elle devait faire.

« Je comprend père. J'ai juste un peu de mal à me faire à cet idée. J'avais espéré pouvoir aller à Poudlard et vous seconder avant de former ma propre famille. »

« Mais tu vas aller à Poudlard. Et tu vas me seconder. Après tout c'est toi qui va élever mon petit fils. Cependant je ne veux pas que t'attende plus longtemps pour faire des enfants. Imagine que tu fasses que des filles dans un premier temps. Et je pense déjà à quelqu'un pour le père. »

« Qui ça ? »

« Le jeune Draco Malfoy, mon actuel apprenti. » dit il en le désignant.

Draco se réveilla direct. « Heu mon Lord. Puis je émettre une objection. »

« Oui je sais Draco je t'ai dit que toi tu pouvais attendre pour te marier mais c'est ma fille. »

« Non ce n'était pas pour cela. Je voulais juste vous rappeler que votre fille et aussi celle de Bellatrix et que par conséquent on est cousin. Ce ne serait pas correct. »

« La consanguinité donne des enfants plus faibles. Cela a été prouvé aussi bien chez les moldus que chez les sorciers. » intervint Severus qui s'était tu jusqu'alors.

« C'est bon pas la peine de vous exciter. Ruth participera au banquet à la fin du mois, on lui trouvera bien quelqu'un. Draco va accompagner ta cousine dans ces nouveaux quartiers. J'aimerai m'entretenir avec le jeune Lestrange. »

Arrivés dans la chambre, Draco et Ruth s'écroulèrent sur le lit. « Putain on a eu chaud ! » dit Draco. « T'imagine toi et moi ensemble ? C'est dégelasse. »

« Je n'arrivais même pas à parler tant j'étais choquée. Mais bon, moi je ne suis toujours pas sortie d'affaire. Il veut absolument me caser. »

« Oh mais c'est qui qui vas devenir maman. » fit il en la chatouillant.

« Arrêtes ! C'est pas drôle ! »

« Mais c'est pas si grave. On va te passer la liste de mots et tu te cacheras comme Blaise et Pansy. »

« J'espère que ça suffira. »

Elle se lova contre le torse de son cousin. C'était sa façon à elle de lui montrer qu'elle était mal et qu'elle avait besoin de réconfort. Draco comprit le message et la serra contre lui.

« Il veut quoi à Anthony ? » demanda-t-elle

« A ton avis. »

« Mais je ne sais pas merde ! »

« Disons que ton frère se fait tatouer. »

Ruth se crispa.

« C'est
pas si terrible. On est tous passè par là. Blaise, Pansy, moi. Et Marcus Flint que tu connais. C'était le premier de notre génération. T'as vu, on est tous vivant. Maintenant repose toi. »

Pendant ce temps là Aline décida d'aller rendre visite à son père. Elle sonna donc au QG de l'Ordre. C'est Rémus qui lui ouvrit.

« Salut. » dit elle en l'enlaçant.

« Hé Aline. Qu'est ce que tu fais ici ? »

« Il y a une ambiance de mort depuis qu'Anthony et Ruth sont partis ce matin. Je me demandais si je pourrais voir Sirius. »

Rémus n'avait pas eu le temps de parler à Sirius depuis hier. Il avait cru que son entretient avec Aline s'était mal passé vu qu'il avait refusé de sortir de sa chambre ce matin. C'était donc autre chose. Il fallait qu'ils en discutent.

« Entre Aline. J'imagine que tu ne souhaites pas que les autres te voient. »

« En effet. Si ma visite restait discrète cela m'arrangerai. »

« Tu as de la chance, les enfants sont dans leur chambres et les autres en réunion. Viens suit moi. »

Il l'amena devant une grande porte en bois au premier étage.

« Je te laisse ici. A tout à l'heure. »

« Merci Rémus. »

Le jeune fille toqua un coup.

« Rémus, je t'ai dit que je suis pas bien ! N'insiste pas. »

« Heu c'est pas Rémus. Mais si t'es pas bien je repasse plus... »

La jeune fille n'eut pas le temps de finir sa phrase que Sirius l'avait déjà tirer à l'intérieur.

« Aline. Je suis si content que t'ai pu venir. »

« On avait dit qu'on se voyait aujourd'hui non. Tient je t'ai apporté des photos comme tu me l'as demander. Il y en a une de moi bébé, une de Gaspard et une qui a été prise l'été dernier c'est nous avec papa au restaurant. »

« Merci je les mets dans mon album. »

Il sortit un vieux grimoire de sous son lit. L'ouvrit vers le milieu et y plaça les trois photos. Puis il y jeta un sort.

« Je peux le voir ? » demanda Aline.

« Heu c'est que je ne l'ai jamais montré à personne. »

« Ça fait rien. Si tu ne veux pas. »

« Non j'ai pas dit ça. Et puis il a un début à tout. Viens on va s'asseoir sur le lit. »

« T'es pas obligé Sirius. »

« Non mais je veux partager ça avec toi. Et j'aime bien quand tu m'appelles papa. »

« Moi aussi je préfère. »

« Bon. En fait cette album a été commencé par ma mère à ma naissance. Puis je l'ai continué tout seul lorsque je suis entré à Poudlard. J'y mets toutes mes photos préférés et je protège le tout avec un sort. »

Sirius ouvrit l'album à la première page cette fois. Il énonça une simple formule et les photos apparurent avec les légendes. Cela commençait avec des photos de bébés. Sirius avec ses parents, ses cousines, ses oncles. Sirius seul dans sa chambre, faisant ses premiers pas.

« Ta mère avait raison. Gaspard te ressemblait vraiment petit. »

« C'est vrai que toi tu ressembles plus à Severus que ton frère. »

« La génétique. J'ai moins eu de chance. Tu es plus beau que papa. »

« Tu rigoles, c'est le plus beau ton père. »

« T'es mal placé pour juger vu que t'es amoureux de lui. »

Sirius lui tira la langue en murmurant un « N'importe quoi. Il est plus beau. C'est tout. »

Puis il y eu l'arrivée de Regulus. Aline reconnu quelques photos qu'elle avait vu chez sa mamie et chez Regulus. Sirius fut étonné d'apprendre qu'il avait une place de choix dans le salon de son frère. Après tout ce qui c'était passer entre eux. A l'arrivée à Poudlard, l'esthétique de l'album changeât. Les photos étaient souvent des polaroids sorciers. Elles étaient moins bien cadrés, pas forcément posés. On y voyait souvent ses copains et pratiquement jamais sa famille.

« C'était mon meilleur ami James. On venait de ce rencontrer. J'avais onze ans. Harry lui ressemble vraiment tu ne trouve pas ? »

« Physiquement oui. On devine facilement qu'ils sont de la même famille. Mais ils n'ont pas du tous les mêmes expressions. Là dessus impossible de les confondre. L'enfant sur la photo à l'air d'être très sur de lui. Il semble être heureux, joueur, un peu filou. Il sourit sans raison apparente. Harry quand il sourit. Je ne sais pas. C'est pas la même présence. C'est beaucoup plus sérieux. C'est comme si il connaissait la valeur de la situation qui le fait sourire et qu'il n'en revient toujours pas de la vivre. »

« Je n'y ai jamais pensé. » Sirius regarda la photo. « C'est vrai que James n'avait jamais eu de problèmes à l'époque. Il était dans une bonne famille aimante et tolérante. Il n'avait pas de raison de se faire du soucis. Ni moi d'ailleurs, j'avais beau commencer à me rebeller contre ma mère. Cela se passait plutôt bien à l'époque et je ne manquais de rien. »

La petite tourna la page. « Et là. C'est Rémus ? »

« Ouai. »

« Il était tout petit. On ne dirait pas qu'il avait onze ans. »

« Oui. Il était si fragile à l'époque. Tout le temps malade. Quelques temps après on sut pourquoi. »

Pendant plusieurs page, il n'y avait que des photos des maraudeurs. Et plus on avançait, plus on les voyait dans de sales états. Le plus souvent, ils prenaient des photos des fêtes qu'ils organisaient dans la salle sur demande. Puis il y avait aussi des photos avec les ex de Sirius. Il les embrassait ou les câlinait.

« Je ne sais pas si je devrais te montrer ça. »

« C'est bizarre. Mais ça fait partit de ton passé. Juste Sirius, pourquoi je ne vois que des femmes ? »

« En fait je me croyais hétéro à 100% avant de m'intéresser à ton père. Et quand j'ai su qu'il me plaisait. Je suis sorti avec encore plus de nanas pour me convaincre que j'avais tord. Mais pour moi il n'y avait qu'un homme : lui. Je n'ai jamais eu d'attirance pour un autre mec. Alors que pour Severus s'était l'inverse. Il savait qu'il était gay. Pourtant, il était obnubilé par Lily. S'il y en avait une qui pouvait le faire changer de bord c'était bien elle. »

« Tu crois qu'il l'aimait plus que toi ? »

« Je ne le crois pas. J'en suis sûr. C'était elle son exception. Et je connaissais la valeur de celle ci puisqu'il était la mienne. »

« C'est triste. »

« C'est la vie. »

En tournant la page, Aline vit cette Lily. Grande, rousse, avec de beaux yeux verts. Elle savait que c'était la mère d'Harry cela ne l'étonna pas donc de la voir dans les bras de James. Mais pour son père cela devait être dur. Ils avaient l'air si amoureux. Poudlard était finit. Les décors des photos changeaient. C'était des vieux appartements, des bars, des parcs. Il y avait beaucoup de photos de cette période. Le mariage de James fut un tournant dans la vie de Sirius. Il y avait une ribambelle de photos de cette événement puis plus rien. Il lui expliqua que c'était parce le couple une fois marié était devenu casanier. Rémus étudiait beaucoup. Donc il était souvent seul et n'avait pas le cœur à prendre des photos. La prochaine photo venait deux mois plus tard et c'était une de son père. Severus était en slip sur un lit en train de fumer un clope.

« Oh mon dieu ! »

« Quoi ? »

« Je viens juste de réaliser que j'avais jamais vu mon père jeune. Enfin ci il y a bien les deux photos de Poudlard qu'avait pris Regulus mais il était en uniforme, tiré à quatre épingles. »

« C'est pas ce que tu te l'imaginais. »

« Pas trop. » La fille regarda la photo de plus prêt. « Il avait les cheveux long. Son slip est trop grand. »

« C'est parce que c'est un des miens. »

La jeune fille préféra ne pas faire gaffe à la remarque de son père et continua. « La chambre à l'air miteuse. »

« Hé n'insulte pas le lieu ou tu as été conçu. »

« Ne me dit pas ça c'est dégouttant ! » dit la jeune fille en se bouchant les oreilles.

« C'est bon j'arrête. Mais si tu continues à regarder saches qu'elles se ressemblent toutes. Cette chambre était notre point de repère et lorsqu'on y était on s'en foutait d'être propre et présentable. »

« Non je vais m'y faire. On continue. »

Les pages de l'album étaient partagés en deux. Celles de droite avec les maraudeurs et la nouvelle madame Potter et celles de gauche avec Severus, que du Severus. Son père faisant la cuisine, lisant, dormant, étudiant. Souvent, il ne regardait pas l'objectif. Sirius avait du se cacher pour faire les photos. Il y en avait aussi d'autres montrant le couple. Sur celles là son père semblait heureux. Il embrassait Sirius sur la joue, sur la bouche pour les photos alors qu'il détestait poser. Puis la jeune fille tomba sur un cliché qui lui plu tout particulièrement. Ses deux pères étaient pour une fois à l'extérieur. Ils étaient assis sous un arbre, l'un à côté de l'autre. Severus avait mange-disque sur les genoux et ils se partageaient une paire d'oreillettes. Alors que le premier semblait être endormis sur l'épaule de Sirius, le second faisait une grimace tout en prenant la photo.

« Elle te plaît ? »

« Je l'aime bien. Pour une fois vous portez autre chose que des sous-vêtements. Papa à l'air serein même si toi tu fais le con à côté. »

« C'est vrai elle et cool. Tient. Je te la donne. »

« Merci papa. »

La période avant la mort du mage noir se termina sur une photo d'Harry bébé. Puis on faisait un saut de douze ans avec Harry adolescent. Cela montrait bien l'attachement de Sirius pour son filleul. C'est lui qui l'avait fait tenir les douze ans et qui lui avait donner la force de se battre. Puis il y avait Rémus. Les photos de l'Ordre. Le mariage de Rémus et Tonk auquel les Petits Princes n'avaient malheureusement pas pu assister. Et pour finir eux, sa nouvelle famille. Sirius ferma le grimoire et le rangea.

« Tu devrais passer chez nous de temps en temps, maintenant qu'on collabore. Et puis Tonk et Rémus vont venir s'installer là-bas. T'auras une excuse. » demanda Aline.

« Je ne sais pas si c'est une bonne idée. »

« Pourquoi ? Si c'est à cause de Gaspard sache qu'il s'entraîne beaucoup en ce moment. Tu ne le dérangera pas si tu restes dans le salon ou dans une chambre. »

« C'est pas à cause de lui. »

« C'est à cause de papa alors ? »

« Aline c'est compliqué. »

« Vous vous êtes disputé. » murmura le jeune fille déçue.

« Écoute. Ça change rien entre toi et moi ma puce. »

« Qu'est ce que t'as fait ? »

« Pourquoi tout de suite moi ? Bon OK. J'ai voulu aller trop vite. »

« Rattrape le coup. »

« Comment ? »

« Excuse toi ! »

« Non. »

« Ne fait pas le gosse. »

« Mais il ne va pas vouloir m'écouter de toute façon. »

« Il le fera si c'est moi qui demande. Passe mercredi. »

Aline embrassa la joue de Sirius. « Je compte sur toi papa. »