Chers lecteurs et lectrices,

Merci pour toutes vos reviews, vos mises en fav ou en alerte, toujours aussi nombreuses.

Comme toujours, un grand merci à Jackye pour sa correction, ses commentaires et ses encouragements.

J'espère qu'avec ce chapitre votre vision d'Edward va évoluer.

Excellente lecture

PS: Merci aux anonymes et à celles à qui je ne peux pas envoyer de MP, pour leurs reviews :

Marie : Emmett en brave grand frère n'allait pas laisser Ed dans la panade, mais comme tu as raison de te méfier. Pour Bella, effectivement, elle va avoir fort à faire avec ses parents. Bye.

S : Pas de retard cette semaine, 5 jours entre deux chapitres, je suis plutôt sympa, non ? Et oui Edward va devoir gérer Emmett et Alice et ce n'est pas gagné. A bientôt.

Benassya : Merci de me lire. Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira autant. Bonne lecture.

PatiewSnow : Une association des frères Cullen, pour récupérer les femmes de leur vie, intéressant, mais pas sûre que cela fonctionne. Emmett est toujours inspirée, mais pas forcément pas le bon sens. Bises.

Béatrice : C'est mal connaître Alice, que de penser qu'elle ne va pas mettre son grain de sel dans l'histoire. Bye.

Laccro : Ils sont fous, effectivement. J'espère quand même que tu aimeras la suite !

Diana : Tant mieux si tu aimes Emmett et Alice, puisque tu vas les retrouver dans ce chapitre. Bonne lecture.

Zellie Marcy : Edward, en baver, certainement. Fais confiance à Emmett et Alice pour ça.

Lili.8825 : De rien. J'espère que tu vas aimer le chapitre 8. Bises.

Cœur2crystal :Merci de continuer à me lire et à me laisser des coms. Edward ne va pas encore aller retrouver Bella, mais on peut dire qu'il progresse… Bonne lecture.


CHAPITRE 8 : Help, I need somebody

EPOV

Qu'avais-je fais au bon dieu pour subir cette conversation avec mon frère. Si je n'étais pas majeur et vacciné depuis belle lurette, j'aurais certainement rougi de honte et d'embarras.

Si je résumais les deux dernières heures de discussion que j'avais eu avec Emmett, avant qu'il ne s'endorme sur mon canapé, après avoir sifflé sa 8ème bière : Pour retenir une femme, il suffisait de savoir se servir de sa queue.

Autant dire, que je n'étais pas vraiment convaincu par cette nouvelle théorie.

Pour Em, les dîners aux chandelles, les fleurs, les poèmes, les bijoux, c'étaient seulement des conneries romantico-cul-cul, pour midinettes post-adolescentes. Et autant dire que la bigote coincée, qui rêvait du prince charmant, n'était pas le cœur de cible des plans drague de mon frère.

Avant sa rencontre avec Rosalie Hale, je savais pertinemment, que pour lui la femme parfaite avait la plastique d'une poupée gonflable et le QI d'une huître. L'essentiel étant bien évidemment sa capacité à exécuter le plus de positions du Kâma-Sûtra en un minimum de temps. Le rêve secret de mon frère était de rentrer dans une sorte de Guinness book des records, version porno.

Visiblement Rosalie avait tous les atouts nécessaires pour retenir l'attention d'Emmett, mais en plus, elle était dotée d'un cerveau en parfait état de fonctionnement et n'hésitait pas à s'en servir. C'était assez drôle de voir comment, en quelques jours à peine, cette montagne de muscles mangeait dans la main de cette nana.

Selon Emmett, tout ce que j'avais à faire pour ramener Bella, c'était de faire claquer mon fouet. Enfin, façon de parler, bien évidemment, jamais je n'aurais levé la main sur mon ange. Je devais lui montrer qui était le patron dans notre relation.

J'avais eu beau expliquer en long, en large et en travers à ce Cro-Magnon bouché, que j'avais déjà tenté cette approche en m'immisçant dans son travail chez Volturi Advertising. Il ne voulait pas en démordre.

Finalement, j'en arrivais à placer tous mes espoirs dans cette petite brunette surexcitée que j'avais rencontrée il y a seulement quelques heures.

Le plus dur pour moi, c'était d'attendre un hypothétique appel d'Alice. J'espérais qu'il ne serait pas long à venir, sinon j'allais devenir fou. J'avais d'ailleurs dû refreiner mes pulsions, pour ne pas lancer Jenks sur les traces de Bella, simplement pour qu'il me rassure et me dise où ma douce était partie. Ecoutant mon intuition, je n'avais pas cédé à mes instincts, car je me doutais que la prochaine erreur gâcherait définitivement mes chances avec Bella, si tant est qu'elle accepte de me pardonner.

Pour la première fois depuis ma rencontre avec la femme de ma vie, je m'endormais en n'ayant aucune idée de ce qui m'attendait le lendemain.

BPOV

J'avais tenu une semaine, avant de craquer. Renée me rendait dingue. Du matin au soir, c'était Edward par-ci, Cullen par-là… L'horreur… Comme si j'avais besoin de quelqu'un pour me rappeler son existence, alors qu'il tenait la vedette de mes rêves, depuis des jours. A croire que l'air de Jacksonville avait des effets dévastateurs sur ma libido.

Avec ça, les filles ne me lâchaient pas non plus. Rose était la plus calme, se contentant d'un à deux mails par jour, certainement l'effet Emmett Cullen, la bête de sexe. Angie ajoutait aux mails un appel chaque soir, pour prendre de mes nouvelles et parler de tout et de rien. Alice, comme à son habitude était déchaînée, elle m'assommait sous les sms, les mails, les appels… A elle seule, elle avait réussi à saturer ma boîte vocale. Pixie était également intarissable sur Edward. J'en arrivais à me demander si ma mère et elle, n'étaient pas de mèche pour ne me laisser aucun répit.

Ma décision était prise, il était grand temps de mettre un terme à mon séjour en Floride, mais je n'étais toujours pas prête à retourner à New-York. J'optais donc pour mon joker.

- Papa ? C'est moi… Bella… ta fille… Le saluais-je étonnement gênée.

- Tu sais ma puce, je n'ai pas encore Alzheimer. Je me souviens encore que je n'ai qu'un seul enfant, et puis, ça tombe bien, c'est une fille, figures-toi. Plaisanta-t-il. En plus, au cas où j'oublierais, ce qui n'est pas le cas, je te rassure, Seth m'a programmé ton numéro dans mon portable. C'est merveilleux la technologie, ton nom s'affiche, quand tu m'appelles.

- Papa ! Râlais-je.

- Oh, allez Bell's, c'était juste pour rigoler. Pour une fois que ton vieux père à l'occasion de se moquer de sa petite fille.

- Bon, c'est fini ? T'as suffisamment rigolé à mes dépens ?

- Ton vieux père est tout ouïe, ma chérie. De quoi voulais-tu que nous discutions ?

- Et bien, je pensais venir te voir quelques jours. Commençais-je sachant que j'avançais en terrain miné.

- T'as un problème, Poucinette ? S'inquiéta immédiatement Charlie.

- Mais non Papa, j'ai juste quelques jours de vacances et j'ai décidé de venir les passer chez toi, c'est tout. Ça fait longtemps que l'on ne s'est pas vu.

C'était un demi-mensonge. Un mensonge tellement petit, que ce n'en était même pas un. Cela faisait 6 mois que je n'étais pas revenue à Forks, depuis les dernières fêtes de Noël.

Comme je m'en étais doutée, Charlie avait été plus que ravi de m'accueillir à son tour. Il répétait constamment que rien ne valait ma cuisine. C'était typique de Charlie, ce genre de comportement. Il avait toujours eu du mal à exprimer ses sentiments. C'était sa manière de me dire que je lui avais manqué. En plus je savais que Sue prenait soin de son estomac, en mon absence.

Après la mort de son meilleur ami Harry Clearwater, Charlie s'était beaucoup rapproché de sa veuve, Sue. Ils se fréquentaient maintenant depuis quelques années, à ma plus grande joie. Sue avait deux enfants, Leah et Seth, que j'avais quasiment toujours connu. J'étais amie avec Leah depuis l'enfance et Seth avait l'habitude de nous suivre comme notre ombre. Aujourd'hui nous formions une sorte de famille recomposée, comme on dit, sauf que Charlie et Sue refusaient pour je ne sais quelle raison étrange d'habiter ensemble.

En arrivant chez mon père, je n'étais pas surprise de voir qu'il était parti pour un de ses week-ends de pêche avec son vieux copain Waylon Forge. J'en profitais donc pour voir si Leah était libre pour une soirée entre filles à notre façon.

Leah avait une conception bien à elle de la soirée entre filles, qui différait totalement de celles de mes amies de New-York. Il n'y avait ni cocktails multicolores, ni masque de beauté, ni vernis à ongles et encore moins de test psycho débiles. Avec Leah, c'était plutôt bières et shoot de téquila avalés dans le seul pub du coin, parties de billard et vieux standards rock à gogo.

Lorsque je l'avais appelée, elle avait été surprise mais ravie. Nous nous étions données rendez-vous vers 21 heures, pour fêter nos retrouvailles dans les règles. A l'heure dite, je la retrouvais en train de bavasser avec le barman. Je reconnus Sam, un des gars de la réserve Quileute.

En m'apercevant, Leah se leva et se dirigea droit vers moi, avant de me serrer dans ses bras.

- Alors ma Bell's. Ça fait un bail, tu sais que tu m'as manquée.

- Toi aussi tu m'as manquée. Répliquais-je en l'étreignant à mon tour.

- Raconte-moi tout, qu'est-ce qu'y t'amène ?

- J'avais quelques jours de vacances et comme cela faisait longtemps que je n'avais pas vu mon père. Débutais-je.

- Arrêtes tes salades, ma belle. Ça marche avec Charlie mais pas avec moi. Si tu avais des vacances, tu ne viendrais pas t'enterrer en plein mois de juin à Forks.

Touché !

A sa façon, Leah était aussi perspicace qu'Alice. C'était assez normal puisqu'elle était lieutenant à la brigade de Port-Angeles. Malgré le bombers, les boots et le flingue, elle n'en restait pas moins très sexy. Leah avait la moitié des types de la ville à ses pieds, mais avec sa licence de droit et son caractère bien trempé, elle n'en laissait aucun lui dicter sa conduite.

Je songeais tout à coup que mon amie était une personne toute indiquée pour me conseiller sur la meilleure manière de gérer le problème Edward Cullen. Je me lançais donc dans le récit des aventures que je vivais depuis une dizaine de jours.

- Bon, que je comprenne bien. Tu as couché avec ce type et visiblement tu as aimé ça…

C'était un euphémisme, mais elle n'avait pas non plus besoin de connaître tous les détails non plus.

- Et depuis il se comporte comme un putain de harceleur, c'est bien ça. Poursuivit-elle, sans se rendre compte que j'avais décroché un moment. T'as pensé à prévenir les flics ?

- Et pour leur dire quoi. « Au secours Monsieur l'Agent. Arrêtez cet homme pour envoi de fleurs prohibé ? ». Après tout il n'a rien fait d'autre. Il ne m'a même pas approché depuis que j'ai quitté les bureaux de Volturi Advertising.

- Et sinon, t'as pensé à aller le voir et à lui botter le cul ? C'est une technique qui a fait ses preuves !

- Heu, je ne suis pas certaine que ça soit une bonne idée.

- Pourtant je me rappelle de la manière dont tu avais remis James à sa place, lorsqu'il avait essayé de te peloter lors du spring break. J'étais certaine que ces leçons de self défense, finiraient par porter leur fruit. Déclara-t-elle songeuse.

Il fallait bien avouer que ma prouesse avait marqué les esprits masculins. J'étais devenue une sorte de légende vivante et pendant tout le reste de notre séjour les mecs m'avaient soigneusement évitée, en s'écartant sur mon passage tout en protégeant leur service trois pièces. Je n'en avais cure, James l'avait bien cherché. Le 2ème soir après notre arrivée, il avait essayé de me coincer à la sortie de la boîte de nuit de l'hôtel, alors que je voulais simplement prendre l'air. Il m'avait poursuivie toute la soirée de ses assiduités et malgré mon insistance à la repousser, il avait fini par me sauter dessus par derrière.

Je lui avais fait un higi, c'est-à-dire un coup de coude dans le ventre, suivi d'un ippon seoi nage, le projetant ainsi par-dessus mon épaule, pour finir par une habile torsion des testicules histoire de lui passer toute envie de recommencer avec moi ou une autre. Le but des cours de self défense c'était d'apprendre à utiliser la force de l'adversaire contre lui. Je pouvais dire fièrement que James n'avait pas vu venir ce qui lui était arrivé, du haut de son mètre 85. Je doutais d'ailleurs qu'il puisse avoir des enfants un jour, mais ce n'était pas réellement une perte pour l'humanité.

Leah et moi éclatâmes de rire, lorsque nos regards se croisèrent, l'image de James se tordant sur le sol en pleurant venait de se rappeler à notre bon souvenir.

Définitivement Edward ne méritait pas un tel traitement. Il ne me faisait pas peur, il ne me menaçait pas. Il était juste bizarre, dans sa manière de me faire la cour. Parce qu'il n'y avait plus de doute, maintenant dans ma tête, toute cette débauche de romantisme gluant était une forme de drague, maladroite certes, mais de drague quand même. D'ailleurs drague n'était pas le terme adéquate, séduction serait plus approprié. Des tentatives de séduction, voilà ce que c'était.

Oh Edward… S'il savait à quel point tout cela c'était avéré inutile. Il m'avait complètement séduit cette fameuse nuit. Je n'avais besoin de rien de plus.

Il lui aurait suffit de venir sonner à ma porte avec une rose à la main et je lui aurais sûrement pardonné son omission. Il fallait admettre, pour être tout à fait honnête, que j'avais ma part de responsabilité dans ce désastre, puisque j'avais fui comme une imbécile. A présent, ma fuite me paraissait plus sensée. Edward avait des choses à régler ou à apprendre, ou les deux… Enfin bref, cela ne me concernait pas ou plus… C'était définitivement compliqué, alors que tout m'avait semblé si simple, lors de notre première rencontre.

Comme je m'en étais doutée, j'avais passé une excellente soirée avec Leah. Nous avions descendu quelques bières, mais pas de quoi fouetter un chat. Lorsque notre hymne avait retenti, porté par la voix de Joan Jett, nous étions pleinement conscientes de nos actes, mais cela ne nous avait pas empêché d'entonner Bad Reputation à tue-tête.

I don't give a damn 'bout my reputation / Je me fous de ma réputation

You're living in the past it's a new generation / Tu vis dans le passé, c'est une nouvelle génération

A girl can do what she wants to do and that's / Une fille peut faire ce qu'elle veut

What I'm gonna do / Et c'est ce que je vais faire

An' I don't give a damn ' bout my bad reputation / Et je me fous de ma mauvaise réputation

Oh no, not me / Oh non, pas moi

An' I don't give a damn 'bout my reputation / Et je me fous de ma réputation

Never said I wanted to improve my station / Je n'ai jamais dit que je voulais améliorer mon statut

An' I'm only doin' good when I'm havin' fun / Et je ne vais bien que quand je m'amuse

An' I don't have to please no one / Et je n'ai pas besoin de plaire à quelqu'un

An' I don't give a damn 'bout my bad reputation / Et je me fous de ma réputation

Oh no, not me / Oh non, pas moi

Oh no, not me / Oh non, pas moi

I don't give a damn 'bout my reputation / Et je me fous de ma réputation

I've never been afraid of any deviation / Je n'ai jamais eu peur d'une quelconque déviation

An' I don't really care if ya think I'm strange / Et je me fous pas mal de ce que tu penses

I ain't gonna change An' I'm never gonna care 'Bout my bad reputation / Et je me foutrai toujours de ma mauvaise réputation

Oh no, not me / Oh non, pas moi

Oh no, not me / Oh non, pas moi

EPOV

Dimanche matin, j'étais au fond du trou. Dix jours que je n'avais pas de nouvelles de Bella, depuis ma rencontre avec Alice et son petit-ami. Je n'espérais même plus avoir un coup de téléphone de sa part. Il m'avait fallu faire appel à toute ma raison pour ne pas lancer Jenks, sur la piste de Bella, mais mes bonnes résolutions commençaient à se fissurer.

Lorsque mon portable sonna en affichant un numéro qui m'était inconnu, une ridicule once d'espérance s'était ravivée au fond de mon cœur. L'expression « l'espoir fait vivre » avait pris toute sa signification.

Quand Alice m'avait annoncé qu'elle serait chez moi dans une heure, j'avais eu du mal à retenir des cris de joie. Il fallait que je me calme et surtout que je fasse bonne impression. Si elle était décidée à m'aider à reconquérir ma belle, je devais impérativement éviter de tout faire foirer.

A l'heure dite, j'ouvris la porte sur la minuscule silhouette d'Alice. Alors que j'allais m'effacer pour la laisser entrer, elle me gratifia d'une gifle, étonnement forte, compte tenu de sa petite taille.

- Ça s'est fait. Au fait, bonjour Edward, tu vas bien ? Clama-t-elle, comme si de rien n'était.

- Heu, bonjour Alice. Répondis-je en me frottant la joue. Comment ça va ?

- Beaucoup mieux maintenant. C'est gentil de demander.

Décidément, Jasper avait toute ma considération. Je n'imaginais même pas ce que c'était de devoir vivre quotidiennement avec cette tornade ambulante.

- C'est sympa chez toi. J'aime beaucoup la déco, classe mais accueillant à la fois.

Bon, alors comment procéder pour ne pas la froisser ? Mystère. Cette nana aurait dû être fournie avec un mode d'emploi. J'avais l'impression que si je ne recentrais pas la conversation, dans cinq minutes nous allions parler chiffons, cuisine et produits de beauté, comme deux vieilles copines, ce qui au passage n'arrangerait pas mes affaires. J'avais déjà mis des années à convaincre mes parents et mon frère (surtout Emmett d'ailleurs), que je n'étais pas gay… En même temps, je devais convaincre Alice que j'étais digne de ma Bella. Cullen, agis avec tact et diplomatie, tu en es capable !

- Alors, Alice est-ce que tu veux que nous nous installions au salon pour discuter ?

- Ouais, c'est une bonne idée. Oh et je prendrais bien un thé, si ça ne te dérange pas ?

Merde, je manquais à mes devoirs d'hôtes ! Si ma mère voyait ça, j'en prendrais pour mon grade.

- Une préférence ?

- Earl grey, merci.

Je revenais au salon rapidement avec deux tasses fumantes et une assiette de biscuits secs, bien décidé à entrer dans le vif du sujet. Alice se lança la première.

- Bon Eddy. Tu permets que je t'appelle Eddy ? Edward c'est trop conventionnel.

Pouvais-je répondre non ? Heu, non ! Tant pis.

- Si tu le dis Alice. Avançais-je prudemment.

- J'ai bien réfléchi et j'en suis arrivée à la conclusion que tu devais être un mec bien. Moralité, je pense, non, je suis convaincue que tu es bon pour elle, donc je vais ne faire profiter de mes incommensurables talents, mon cher. Pas la peine de dire merci.

- Merci… Balbutiais-je tout de même bonne éducation quand tu nous tiens !

- Par contre, autant mettre les choses au clair tout de suite : je crois honnêtement que tu es le pire dragueur de tous les temps.

Bin ça c'était dit… Alice était d'une franchise à toute épreuve.

En même temps, est-que je pouvais prétendre le contraire. Toutes mes initiatives pour charmer Bella, depuis notre nuit ensemble avaient lamentablement échoué, donc il fallait que je me rende à l'évidence : Alice avait raison sur toute la ligne et j'avais bien besoin d'un sérieux coup de main, pour remédier à cette situation déplorable.

- Je t'écoute Alice.

- C'est un très bon début ça ! S'exclama-t-elle. Il n'y a qu'une chose à faire…

Avec emphase, elle marqua une pause. Si Alice n'avait pas travaillé dans la pub, elle aurait sans difficulté pu faire carrière à Hollywood, elle avait un vrai don pour accentuer l'aspect dramatique d'une situation. Quant à moi, en parfait idiot, j'étais suspendu à ses lèvres.

- Il va falloir que tu changes, Edward. Asséna-t-elle, comme une évidence.

- Mais je croyais que l'amour était aveugle ? Dis-je surpris tant par le conseil d'Alice que par la niaiserie de ma réaction.

- Mais non mon vieux, c'est des conneries de bonnes femmes, ça. Il est myope, tout au plus… Rétorqua Alice.

Qui aurait pu croire que cette petite chose avait autant en commun avec mon ours de frère ? Personne, en tout cas pas moi !

- Ne fais pas cette tête là, Eddy. On dirait un poney sans pattes. Laisse-moi t'expliquer quelques petites choses sur Mademoiselle Isabella Swan.

Mon attention redoubla.

- Bella n'est pas une femme comme les autres.

Si c'était pour entendre ça, je le savais déjà. Je l'avais compris au premier regard.

- Tu es un prince charmant, Eddy…

Curieusement dans sa bouche, cela sonnait un peu comme une insulte. Or, là, je devais bien avouer que j'étais sur le cul. En quoi être un prince et charmant au surplus était-il mal ?

- Bella se contrefout du prince charmant, comme de son premier string.

Bella… String… Focus Edward… On se concentre sur son objectif et on écoute attentivement la demoiselle.

- Il faut que je t'explique. Renée, la mère de Bella, a divorcé quand elle était encore gamine, avant de l'emmener vivre à Phoenix. Elle s'était mariée jeune sur un coup de tête, elle était tombée très vite enceinte de Bell's et après l'accouchement elle a flippé. Renée a eu la trouille de se retrouver enfermer dans une vie de mère de famille dans la bourgade la plus sinistre et la plus verte de la côte ouest. Du coup, Bella a grandi en entendant continuellement qu'il fallait se méfier de l'amour et que les contes de fées n'étaient que de la poudre aux yeux. Bella a été élevée dans l'illusion que, pour être une femme accomplie, il fallait qu'elle se suffise à elle-même et qu'un homme ne servait pas à grand-chose, sauf à compliquer les choses. Pour elle c'est évident que l'histoire se termine forcément mal. M'exposa-t-elle. A mon avis, elle a la phobie des happy-ends.

J'arquais un sourcil intéressé. Je saisissais de mieux en mieux le problème.

- Avec ton insistance à s'immiscer dans sa vie et tous tes cadeaux, elle ne s'est pas vue comme une princesse ou une Wonder Woman, elle s'est juste sentie rabaissée et prisonnière. Conclusion elle a pris la poudre d'escampette. Acheva-t-elle.

- Et qu'est-ce que tu me suggères ?

- Un truc vraiment dur…

C'était malin, ça. Elle me faisait flipper à présent. Face à mon silence et à mes yeux écarquillés, elle reprit :

- Tu vas devoir apprendre à te comporter normalement.


Alors que pensez-vous de la stratégie d'Alice ? Une idée sur la prochaine étape ?

Et Bella, que va-t-elle faire ?

Pour toutes questions, critiques, ou simplement pour discuter, passez par la case review.

La suite la semaine prochaine, j'espère.

Bye