Bonsoir
Et voilà le chapitre !
Le dernier pour cette période de souvenir
Bonne lecture et merci à vous de me suivre
Merci aussi à Lydie pour la correction
Nous y étions ! Il y a un mois, nous avions reçu les premières lettres de refus ou acceptations des universités. Au total, Edward et moi avions fait dix demandes et nous avions attendu nos dix réponses pour tout ouvrir. Aujourd'hui était le jour J. J'allais savoir où nous serions l'année prochaine, j'étais excitée mais aussi angoissée. Sue me conduisait en ce moment même chez Edward, mes dossiers sous le bras. En arrivant, il m'ouvrit la porte et m'embrassa. Je saluai Sue et le suivis dans le salon.
- Prête ?
- Oui ! On commence par quoi ?
- La Floride ? Ça nous botte pas trop...
- Oui ok... Hum... Acceptée.
- Refusé.
- Pas grave, on continue.
- Kansas ?
- Ok... Refusée.
- Moi aussi. Californie.
- Refusée.
- Accepté.
- Ça commence bien...
- On en n'est qu'à trois ma chérie.
- Oui. Bon, Seattle ?
Et nous avions continué à ouvrir nos lettres. Plus j'en ouvrais et plus j'avais peur. Il ne restait que deux lettres et pour l'instant nous n'étions pas ensemble. Refusés tous les deux ou l'un accepté et l'autre refusé. J'ouvris l'avant-dernière enveloppe. J'étais acceptée, Edward me regarda en secouant la tête. Je tendis alors ma main tremblante vers la dernière.
- Bella, c'est forcément la bonne. C'est l'état de New York, là où on veut aller tous les deux !
- Oui.
Mais nous étions mort de trouille. Doucement, j'ouvris mon enveloppe et je fermai les yeux, le cœur serré en découvrant la réponse. Je regardai alors Edward, ses yeux brillaient et il pourrait, j'en suis sûr, danser de joie. Il était accepté dans l'université de ses rêves, Cornell dans l'état de New York. Il me regarda ensuite et je secouai la tête négativement.
Mon monde s'écroula, jamais, jamais nous n'avions imaginé ce scénario. Nous allions être séparés, chacun allait faire ses études de son côté, faire sa vie et ça finirait mal pour nous deux. Non je ne voulais pas, pas ça, hors de question que je me sépare de lui. C'était l'homme de ma vie, je le savais, c'était lui et personne d'autre. On ne pouvait pas nous séparer ! La vie ne pouvait pas nous faire subir ça ! Edward regardait dans le vide et dans un élan de désespoir, je réunis toutes nos lettres.
- Bella tu fais quoi ?
- Je vérifie, on a peut-être mal lu, il y a peut-être une close, quelque chose...
- Bella...
- NON ! Je ne me laisserais pas faire ! Je n'accepte pas ! Je ne baisserais pas les bras ! Hors de question qu'on soit séparés !
- Bella...
- Nous savons très bien tous les deux que si nous ne vivons pas ensemble, le temps, la distance et les études nous éloigneront et nous romprons. Sauf que je ne le veux pas. Je t'aime, je t'aimerais toujours, c'est toi l'homme de ma vie, nous sommes faits l'un pour l'autre !
- Oui Bella, nous sommes faits l'un pour l'autre et je j'aime. Je t'aimerais toujours moi aussi mais...
- Nous sommes peut-être sur liste d'attente dans certains états. Je vais les appeler, je vais faire ce qu'il faut.
- Bella, on ne peut rien faire...
- Tu abandonnes ? Tu m'abandonnes ?
- Bien sûr que non mon amour. Mais il faut trouver un autre plan.
- Non ! Ça ne marche pas autrement que d'être ensemble.
- Bella...
- S'il te plaît non... pas ça...
- Isabella !
Je le regardai, il pleurait même s'il voulait le cacher. Il avait raison, on ne pouvait certainement rien faire. La vie nous séparait. Je laissai alors tomber les papiers que j'avais dans les mains et me jetai dans ses bras. Je pleurai, à gros sanglots, secouée de spasmes douloureux dans tout le corps. Edward me serrait contre lui, son étreinte était forte, comme s'il ne voulait plus jamais relâcher sa prise autour de moi.
Je ne sais pas combien de temps j'avais pleuré, combien de temps nous restions là, l'un contre l'autre, le cœur déjà brisé. Même si notre couple survivait à la distance, rien que le fait de ne pas se voir était douloureux rien qu'à l'imaginer. Au bout d'un long moment, nous entendîmes la porte d'entrée s'ouvrir, Esmée parlait, Carlisle répondait, puis ils riaient complice. J'avais arrêté de pleurer mais savoir que je n'aurai plus de complicité avec Edward à la rentrée prochaine me déchira le cœur et les larmes se remirent à couler sur mes joues.
- Alors les enfants ? On vous expédie où l'année pro... chaine. Bella, qu'est-ce qu'il se passe ?
Je ne répondis pas, j'en étais incapable. Edward non plus ne parla pas à sa mère. Carlisle s'avança alors vers les lettres, il les lut et donna tout à Esmée qui réagit aussitôt.
- Il y a forcément une erreur quelque part ! Sur dix facs aucune ne vous accepte ensemble ! Je vais les appeler une par une et leur dire ce que je pense ! Et la liste d'attente, peut-être que... je m'en occupe !
Personne ne la contraria, je ne pouvais pas, Edward se contenta de me serrer plus fort contre lui. Carlisle avait compris tout de suite, tout comme Edward, qu'il n'y avait rien à faire. Alors il s'assit, le regard dans le vide. J'étais fatiguée, je l'étais de plus en plus et je crois bien que je m'endormis.
Je me réveillai dans le lit d'Edward, seule. J'avais mal partout mais surtout à la poitrine. Je roulai sur le dos et essayai d'avoir une pensée cohérente. Mais rien à faire, toutes mes conclusions étaient que la vie était nulle, ingrate, injuste et mal faite. Je me lamentais sur mon sort, pourquoi moi ? Pourquoi nous ?
Ben et Angela allaient en Alaska, avant j''en riais, c'était nul là-bas, maintenant je me dis qu'ils ont énormément de chance. Jasper allait en fac de psycho ici à Seattle, Alice allait dans une école spécialisée dans le but de devenir enseignante pour aveugles et elle restait ici aussi. J'avais été acceptée à Seattle. Edward non, pourquoi ? C'était son dernier vœux, l'école n'a pas jugé bon de le prendre, vu ses notes et ses autres demandes.
- Bella ?
Je sursautai, Edward entra dans la chambre et s'allongea, la tête sur ma poitrine, son bras autour de ma taille. Je passai mes mains dans ses cheveux et il prit la parole.
- Ma mère a appelé les facs.
- Rien je suppose.
- Non rien.
- Ils ont fait leur choix.
- Bella j'ai peur, je ne veux pas penser au pire. Je t'aime, je ne veux pas... on va faire quoi ?
- J'en sais rien. Essayer une relation à distance. On s'aime tellement fort, notre amour devrait y survivre.
- J'ai quand même peur, je ne veux pas te perdre.
- Je t'aime. Et quoi qu'il arrive, je t'aimerai toujours, je serai incapable d'aimer quelqu'un d'autre aussi fort que toi. Même si le pire arrive et ça n'arrivera pas, tu seras toujours dans mon cœur et je t'aimerai à vie Edward Cullen ! Quoi qu'il arrive !
- Pareil Bella. Mais on fait quoi ?
- Je vais rester à Seattle.
- J'irai à la fac de l'état le plus proche alors !
- Non.
- Quoi non ?
- Toi, tu vas à Cornell.
- Hein ? Mais c'est à l'autre bout du pays Bella ! Trois heures de décalage, des heures d'avion... non, non pas Cornell !
- Ne soit pas idiot. C'est ton rêve et tu l'as à portée de main, fonce !
- Et toi ? Tu es plus importante que tout Isabella !
- Je ne veux pas être un obstacle Edward. Depuis des mois, tu me parles de cette université, tes yeux brillent quand tu en parles, tu as failli danser de joie en voyant ton acceptation. Je ne veux surtout pas être la fille qui t'a empêché de vivre ça. Un jour, tu me le reprocherais.
- Bella... ?
- Je ne te quitte pas. Nous restons un couple, nous allons surmonter la distance, nous nous retrouverons quoi qu'il arrive. Nous sommes faits l'un pour l'autre !
- Je vais y réfléchir.
- Fais-le, ne laisse personne t'empêcher d'atteindre tes rêves.
- C'est toi mon rêve !
Je le serrai encore plus contre moi et nous restâmes là un moment, sans rien dire, jusqu'à ce qu'Esmée vienne nous chercher. Mon père m'attendait en bas. Edward refusa de me laisser partir mais finit par me lâcher.
- Tu es déjà distante Bella.
- Non, je suis sous le choc. Nous avons besoin de réfléchir à ça tranquillement, chacun de notre côté. Demain, viens chez moi, je vais demander à ce que tu y dormes. Ok ?
- Je t'aime.
- Je t'aime bien plus.
Je l'embrassai, longtemps. Puis je descendis, récupérai mes dossiers et montai dans la voiture de mon père. Il me regarda, hésitant.
- Bella ?
- Je veux rentrer, s'il te plaît papa.
- Esmée m'a dit pour les facs. Je suis désolé Bella.
- J'ai juste envie de me rouler en boule et pleurer un bon coup dans ma chambre.
- Ma chérie...
- Papa...
- Très bien.
- Edward peut venir demain passer la journée et la nuit à la maison.
- Oui, bien sûr.
- Merci papa.
Il hocha la tête et me ramena à la maison. Je montai après avoir balancé mes fichus dossiers sur la table de la cuisine, Sue qui n'était au courant de rien me regarda paniquée et Charlie l'empêcha de me suivre dans ma chambre. Je me mis dans le noir, enfilai un jogging, m'allongeai sur le lit et je pleurai de plus belle. J'étais malheureuse.
Deux heures plus tard, on toqua à ma porte. Je pleurais toujours. Mon père entra avec un verre de lait et des biscuits qu'il posa sur ma table de chevet. Il s'assit ensuite sur mon lit et caressa mes cheveux. Je souris malgré tout, j'avais l'impression d'avoir dix ans. Quand je pleurais, il faisait toujours ça, les biscuits et le lait... Alors je lui laissais une place sur mon lit et il s'allongea près de moi. Je me mis contre lui, dans ses bras.
- Bella ça fait deux heures que je t'entends pleurer, ça me tue.
- Ne t'en fais pas, ça passera...
- Tu crois ?
- Je n'en sais rien.
- Je me sens impuissant Bella... je déteste te voir comme ça.
- Il n'y a rien à faire, mis à part se faire une raison.
- Qu'est-ce que tu veux faire ?
- Je vais rester là. Ma vie est ici. Alice reste et Jasper aussi. Et il y a toi et Sue.
- Et Edward ?
- Je lui ai dit de vivre son rêve et d'aller à Cornell.
- Il a été accepté ?
- Oui. Je suis fière de lui.
- Il est d'accord pour ce plan-là ?
- Non, mais j'insisterai. Je ne veux pas l'empêcher de vivre ça. Je l'aime et je veux le meilleur pour lui.
- Il ne doit pas voir les choses comme ça, tu sais.
- Il s'y fera. On tentera la relation à distance.
- Vous y arriverez Bella. Ça m'ennuie.
- De quoi ?
- Bah, je ne l'aimais pas trop au début et je commence à m'habituer à lui et au fond je l'aime bien. Si tu pouvais le garder, ça m'éviterait de me faire à un autre !
Je ris contre toute attente et me père me serra encore plus contre lui. Je me redressai et bus le verre de lait et dévorai les biscuits. Mon père me regarda avec un petit sourire et je me calai à nouveau contre lui, une fois mon goûté pris.
- D'où ça vient le lait et tout ?
- À 3 ans, tu t'es faite piquer par une abeille, tu as fait une mauvaise réaction, tu hurlais et pleurais. Du coup, je t'ai apporté ça. À l'époque, tu réclamais du lait et des biscuits à tous les repas. Tu t'es calmée, tu es venue sur mes genoux, tu as tout mangé et tu t'es endormis contre moi. Remède miracle, à tous les coups ça marche.
- C'est trop bizarre si je te demande de rester jusqu'à ce que je m'endorme ?
- Non ce n'est pas bizarre. Tu veux une histoire ?
- Quand même pas non.
Il sourit et je mis sous mes draps. Je vérifiai juste mon téléphone. Edward m'avait envoyé plein de messages. Il s'inquiétait, il me disait qu'il m'aimait, de le rappeler puis le dernier message était '' Très bien, je te laisse tranquille. '' ça me fis mal mais je l'avais cherché. Je lui envoyai alors un message m'excusant et lui expliquant que je n'avais pas entendu mon téléphone. Il me répondit juste '' Ok à demain ''
- Bella ?
- Oui.
- Tout va bien ?
- Je crois qu'Edward pense que je veux rompre. Je n'ai pas répondu à ses messages, je n'ai pas entendu mon téléphone sonner. Il a mal pris que je ne veuille pas rester avec lui ce soir. Il m'a déjà dit qu'il me trouvait distante et le fait que je veuille qu'il aille à Cornell ne doit pas arranger les choses dans sa tête. Papa, on habite à dix minutes l'un de l'autre et il ne me fait déjà pas confiance.
- Vous êtes sous le choc, perturbés et angoissés. Il réagit comme ça, toi tu pleures, lui il doute.
- La police te rend philosophe papa.
- C'est mon arme secrète.
Je souris et envoyai une multitude de '' je t'aime '' à Edward et lui spécifiai que je me couchais et que j'avais hâte de le voir le lendemain. Il me répondit que lui aussi, qu'il se sentait soulagé et me souhaita bonne nuit. Je me calai contre mon père, nous discutâmes un peu puis je m'endormis dans les bras de mon papa, comme une enfant de cinq ans.
Le matin, je me réveillai dérangée par des baisers et ce n'était pas mon père. J'ouvris alors les yeux, Edward était là. Je me mis alors dans ses bras, encore dans un semi-sommeil. Il me serra contre lui, me berçant et fredonnant ma berceuse. Je regardai l'heure. Il était 8h et lui, fou d'être venu si tôt. Nous nous rendormîmes alors, enlacés pour finir notre nuit.
J'ouvris à nouveau les yeux, 10h, une heure plus convenable pour moi. Je me rappelai de la veille, les dossiers, les refus, la séparation, mon père et son réconfort et Edward ce matin qui était venu tôt. Je lâchai un long bâillement malgré que je ne sois plus fatiguée et m'étirai dans mon lit en tendant les bras en arrière. Je sentis mon poing cogner quelque chose. La chose, c'était le visage de mon petit-ami.
- Aïe !
- Oh pardon !
- Je suis un homme battu dès le matin !
- Je suis désolée, ça va ?
- Non, t'es dans la mouise ! Je connais bien un flic qui prendra ma plainte !
- T'es bête.
- Au moins, tu souris. C'est quoi cette odeur sur ton oreiller ?
- Certainement celle de mon père. Il s'est allongé avec moi, on a parlé et je me suis endormie contre lui. Edward, je n'ai vraiment pas vu tes messages hier...
- Je sais, j'ai parlé à ton père, il m'a dit que tu avais pleuré toute la soirée, que tu n'avais pas fait attention à ton téléphone et qu'après, il avait discuté avec toi. C'est à ce moment-là que tu as regardé ton portable. Il m'a dit que tu n'essayais absolument pas de mettre de la distance entre nous, que c'était involontaire. Je le crois, je te crois et c'est moi qui m'excuse.
- Wouah ! On a déjà plaidé ma cause. Je t'aime, je veux que ça marche !
- Et ça marchera. J'ai confiance en toi.
- Moi aussi !
- On a encore trois mois.
- Nous allons en profiter à fond ! Je te ne quitte plus, je te colle, une véritable sangsue !
- Oh oui, mords moi !
Je ris et je l'embrassai. Nous allâmes ensuite prendre notre petit-déjeuner, je mourrais de faim.
- Edward ?
- Mon amour ?
- Tu sais que mon père t'aime bien ?
- T'es drôle, tu sais ça ?
- Non, sérieusement. Il me l'a dit.
- Raconte, je suis curieux.
- Bah on parlait, je disais que je ne voulais pas être séparée de toi, que notre relation devait tenir. Il m'a dit qu'il était ennuyé et quand j'ai demandé pourquoi, il m'a dit que c'était parce qu'il t'aimait bien, qu'il avait mis du temps à s'habituer à toi et que ça l'ennuierait de recommencer avec un autre. Qu'au fond, il t'aimait bien et que j'avais intérêt à te garder comme petit-ami.
- Je vais tout de suite lui acheter des chocolats ! C'est vrai, il m'aime bien ?
- Puisque je te le dis ! Il me l'a avoué.
- Il va m'aimer tout court dans deux ou trois ans et m'adorer, me vénérer par la suite.
- Tu pousses peut-être un peu loin là. N'en espère pas autant.
Il sourit et prit ma main.
- On fait quoi aujourd'hui ?
- Je ne sais pas trop. Dis pour Cornell...
- Bella... on ne peut pas vivre la fin de la semaine sans penser à ça ?
- Non. Je dois savoir.
- Mon père veut que j'y aille. Ma mère aussi je crois mais elle est triste pour nous. Elle est sous le choc aussi. Elle t'aime beaucoup.
- Je l'aime beaucoup aussi.
- Je ne sais pas quoi faire.
- Va à Cornell, tu n'auras pas cette chance deux fois. C'est la meilleure école de médecine de la Ivy League. C'est une université prestigieuse. Fonce !
- J'ai l'impression de t'abandonner.
- Non. Rends-moi encore plus fière de toi que je ne le suis.
- Tu es fière de moi ?
- Tu as été accepté dans une des meilleures universités du pays donc oui, je suis fière. Et continue à me rendre fière en y entrant et en y étudiant. Je me pavanerai devant les autres en disant que MON petit-ami étudie à Cornell et qu'il deviendra un brillant médecin réputé !
- Tu te serres de moi pour te la raconter ?
- Non, c'est de la fierté ! Tu en rêves non ?
- Honnêtement oui.
- Fonce !
- Tu crois ?
- Oui.
- Donne-moi deux jours pour y penser, ok ? Deux jours pas plus.
- Très bien, deux jours. Et on n'en parle pas, sauf si tu en as besoin.
- D'accord. Compromis accepté.
- Parfait !
- Mais ça ne me dit toujours pas ce que tu veux faire aujourd'hui.
- On reste tranquille, on fait l'amour, on mange, on regarde un film, on fait l'amour et on dîne avec Sue et mon père ce soir.
- Et on fait l'amour encore après ?
- Tu lis dans mes pensées !
Il sourit et nous terminâmes notre petit-déjeuner. J'allai ensuite prendre une douche, j'en avais besoin, je la pris seule et rejoignis Edward, nue dans ma chambre et le trouvai dans la même tenue que moi, sur mon lit, déjà près pour la suite ! Je souris avant de me jeter sur lui.
Nous fîmes l'amour, longtemps, doucement, tendrement pour nous prouver que nous nous aimions. Même s'il n'y avait plus rien à prouver depuis longtemps. Nous parlâmes ensuite, surtout pas DU sujet mais d'un peu de tout. Nous nous installâmes ensuite devant un film avec une pizza que nous avions commandée. C'était un très mauvais film mais nous l'avions regardé jusqu'au bout.
Nous remontâmes ensuite dans ma chambre et cette fois notre rapport était agressif, chacun voulant prouver à l'autre qu'il lui appartenait. Je m'autorisais une sieste après ce combat sexuel que j'avais perdu. À mon réveil, nous passâmes notre temps à nous embrasser puis j'allai faire le repas. Il m'observa sagement, nous parlâmes quelquefois. Enfin Sue arriva, suivie peu de temps après par mon père.
- Salut les jeunes ! Bravo Edward pour la Ivy League, au fait. Je ne te l'ai pas dit ce matin.
- Ah merci mais vous savez ce qui me fait le plus plaisir monsieur Swan ?
- Hum non ?
- Que vous ayez avoué à Bella que vous m'aimiez bien !
- Aïe !
Surprise qu'Edward dise ça à mon père, je m'étais entaillé le doigt avec le couteau. Edward arriva avec un torchon propre et pressa mon doigt avec pendant que Charlie alla chercher de quoi me soigner, regardant Edward de travers, furieux d'avoir été découvert et dénoncé. Je regardai la tache rouge causée par mon sang sur le chiffon blanc.
- Edward, c'est quand la remise des diplômes ?
- La semaine prochaine pourquoi ?
- Papa ! Je n'ai pas ma tenue de diplômé ! Il faut qu'on la commande !
- Bella, Bella, Bella...
Edward souriait en secouant la tête. Notre tenue était rouge, le sang m'y avait fait penser. Ça allait être juste mais je devais avoir une tenue. Mon père me dit qu'on ne me changerait pas et Edward devint son complice pour me taquiner. Je souris, contente que la soirée soit si agréable pourtant à mes dépends.
Le temps passa, nous avions tous reçut nos diplômes. Nous étions tous heureux et fiers, même si Edward et moi n'étions pas pressés de découvrir la fac. Il avait finalement renvoyé son dossier d'inscription pour Cornell, il vivrait sur le campus et avait une bourse d'études.
J'avais moi aussi ma bourse d'études, mais j'ignorais où vivre, si j'allais sur le campus, restais chez moi où prenais un appartement avec Alice. Je ne voulais pas y penser maintenant, j'avais le temps. Après les diplômes, nous fîmes la fête, Edward avait organisé une grande soirée chez lui, poussé par Alice bien sûr. Nous aurions préféré fêter ça en tête-à-tête.
Ce ne fut pas si mal, je m'amusais bien mais ne m'éloignais jamais d'Edward. La soirée finie, notre bande d'amis resta dormir ici, nous avions décidé de tous dormir dans le salon sauf qu'en pleine nuit, Edward me réveilla et nous montâmes dans sa chambre, fêter notre diplôme.
L'été passa, nous ne nous étions pas quittés d'une semelle, profitant de chaque moment ensemble. Mais la rentrée arriva et il était prévu que fin août, début septembre, il se rende sur son campus pour emménager. J'avais refusé catégoriquement de venir, je ne voulais pas voir son nouveau monde, ça m'aurait fait trop de mal. Alors, il y était allé avec son père. Ils étaient restés trois jours. Ce fut long... moi j'avais décidé de rester chez mon père, pour le moment en tout cas.
La rentrée était ensuite arrivée. Nos au revoir avaient été déchirants, nous avions beaucoup pleuré tous les deux et puis il avait pris ce maudit avion qui m'éloignait de lui. Sa rentrée c'était bien passée, la mienne aussi. Je crois que les cours allaient me plaire. Je passais encore beaucoup de temps chez les Cullen, je partageais mes cours avec Esmée, elle m'aidait pour les devoirs parfois. Edward se plaisait là-bas, tant mieux, mais il me manquait. Puis mon anniversaire arriva, je l'avais fêté sans lui. Enfin fêté, je n'avais pas voulu qu'on organise quelque chose, le cœur n'y était vraiment pas. Mon cœur était quelque part dans l'état de New York.
Les semaines passèrent, les mois aussi... Edward n'était pas venu aux vacances, trop de travail, moi aussi j'avais du travail. Puis le temps a fait les choses, j'allais moins chez les Cullen, jusqu'à ne plus y aller du tout. Edward et moi nous appelions moins, pas le temps, alors un mail de temps en temps faisait l'affaire. À Noël, j'avais dû aller chez ma mère, Edward avait alors été rejoint par ses parents, il n'était pas venu chez lui.
Au printemps, nous avions arrêté de nous voiler la face. Nous avions tous les deux une nouvelle vie différente, des amis différents, ce fut la décision la plus dure au monde mais après avoir longtemps parlé ensemble, nous avions rompu d'un commun accord. Nous nous rendions notre liberté. Nous avions beaucoup pleuré au téléphone, puis moi de mon côté. Sue et Charlie avaient tout fait pour me consoler mais rien n'y faisait, alors ils avaient été spectateurs de mon mal-être, de ma douleur.
Voilà comment j'ai perdu mon premier amour l'amour de ma vie, Edward Cullen pour la première fois.
Et voilà
La semaine prochaine vu que c'est noel je suis pas sûr de poster mercredi. ça sera peut-être Jeudi soir je sais pas encore.
Donc la semaine prochaine, nouvelle tranche de vie de Bella et Edward qui débute.
Passe un bon réveillons !
Biz
Lexi
