Le dernier chapitre que j'ai à vous offrir aujourd'hui ! Et c'est également là que reprend l'histoire, pour ceux qui avait déjà lu le grand chapitre ! Je vous conseilles de le lire en entier, et même, si vous pouvez, de lire les autres aussi, vu que j'ai changé pas mal de choses ( infimes, certes, elles ne se voient pas beaucoup mais bon... )

Donc le prochain chapitre mettra un petit peu de temps à arriver, j'en suis désolé ! La semaine à venir va être assez dur pour moi les amis, souhaitez-moi bonne chance !

Allez, bonne lecture à tous !


Je me rendis chez Peeta, et criai, par la fenêtre ouverte :

-Peeta ? Tu viens ?

La porte s'ouvrit, et Peeta sortit.

-J'allais justement aller te chercher.

Nous nous regardâmes.

-Prête ? Me demanda-t-il.

-Prête, répondis-je.

Je glissai ma main dans la sienne, mais pour ne pas avoir l'esprit embrumé, je changeai vite de côté, ce qui me valut un regard interrogateur de Peeta.

-La chaleur que dégage la bague... elle m'empêche de voir clair, et je pense qu'on pourrait me faire dire n'importe quoi, ou même la vérité, dans ces moments là, m'expliquai-je.

-Je comprends, ne t'en fais pas.

Nous allâmes donc à l'école, révisant le programme, fait par Haymitch. Quand nous arrivâmes à l'école, Leeg et Darius nous encadrèrent, repoussant les éventuels élèves assez courageux pour venir les affronter. Autant dire qu'ils étaient très peu, car Leeg et Darius avait à présent leur réputation. Tout le monde savait ce que Thraed leur faisait subir, et le visage déformé de Leeg qui, depuis le matin, comportait une nouvelle cicatrice, n'arrangeait rien à la peur que suscitait les élèves envers eux deux.

Nous rejoignîmes Madge, qui discutait avec Delly, Zac, Billy, Via, et Maria. Quand Via me vit, celle-ci me lança un regard noir. Je lui souris, ce qui provoqua chez elle des sortes de spasmes. Malgré les apparences, elle avait peur de moi. Après tout, j'avais déjà tué, et gagné les Hunger Games !

-Re-bonjour tout le monde ! Dit Peeta, d'un ton joyeux.

Zac lui donna un coup d'épaule.

-Alors ? Depuis qu'on s'est quitté, il s'est passées des choses intéressantes ?

Je secouai la tête.

-Rien. Que vous soyez venu ou pas... Finnick vous fait un gros bisou les filles !

La manière dont Via se trémoussa sous mes paroles était parfaitement ridicule. Je regardai Peeta, qui me fixait, et il cligna des yeux. Je devais passer à l'action.

-Dîtes... je voulais savoir si vous étiez d'accord pour venir chez moi après les cours, pour... heu... allez, je me lance. Je dois... ou plutôt, nous devons, vous avouer quelques trucs, assez... important, disons.

Via devint livide.

-Nous... tu... tu es enceinte !

Je lui souris, mais comme elle m'exaspérais, je ne répondis pas, la laissant dans le doute. Madge fronça les sourcils. Elle savait que je n'étais pas le genre de fille à avouer ses petits secrets juste pour faire plus ample connaissance, ou à s'ouvrir aux autres. Bref, elle se posait des questions. Je me sentis un instant mal, n'aimant pas lui mentir, puis je me dis que, finalement, je le faisais pour la protéger, et mon angoisse subite se calma. Zac rit.

-Nous verrons cela ! Mais en voyant la tête de Peeta, je devine que ce n'est pas ça. Je viens !

Tous hochèrent la tête, même Via. Sûrement voulait-elle être sûre des paroles de Zac. La fin de la journée passa vite, vu que je redoutais notre « réunion ». Madge essaya de me soutirer des informations, mais je tins bon.

-Katniss, je veux savoir...dis moi au moins ça. Tu n'es pas enceinte, n'est ce pas ?

Je ris et je la sentis se décontracter.

-Madge ! Tu me connais !

-C'est bien ça qui m'inquiète, Katniss.

Elle me regarda avec une lueur de reproche dans le regard.

-Qu'insinues-tu ?

Elle soupira.

-Katniss... je sais que tu es prête à faire n'importe quoi pour nous.

Je haussai les épaules.

-Et tu sais aussi bien que tes paroles ne changeront rien...lui dis-je, d'un ton monotone.

-Je sais. Je veux juste savoir, c'est tout.

Je soufflai un bon coup et me lançai.

-Et bien non Madge. Si tu veux tout savoir, je n'ai jamais couché avec lui ! Ça te rassures ?

-Ben... pas trop. À la manière dont tu le dis, on dirait que t'en as envie !

Là, je m'étais surpassée. Bon, d'accord, inconsciemment. J'en rajoutai donc une couche en rougissant. Je devenais une pro... du rougissement ! Rougir, pour moi, était, à ce moment là, aussi facile que de respirer. Il suffisait de penser à tout les moments gênant qui m'étais arrivé et... il n'y avait que l'embarra du choix.

-C'était une blague, Katniss...me prévint Madge.

-Oh ! Je sais, dis-je, simplement.

Elle haussa les épaules, puis tourna la tête, regardant le professeur.

-Qu'est ce qu'elle a de si intéressante, cette prof ? Lui demandai-je.

Elle me répondit :

-Elle, au moins, elle ne me fait pas peur, ni douter de moi.

Je me tus, culpabilisant, et on ne parla plus de ça jusqu'au soir.

Quand l'heure de la « réunion » arriva, je demandai à Prim de rester avec moi. Ma mère n'était pas encore rentrée, mais de toute manière, je n'avais pas spécialement envie qu'elle soit là.

-Wow ! C'est génial ici ! On ne nous a pas mentis, les vainqueurs vivent vraiment dans le luxe ! Fit Zac en arrivant.

Je levai les yeux au ciel et lui demandai d'attendre dans le salon, avec ma sœur. Les autres arrivèrent peu de temps après. Zara et Maria avait perdu leur langue. Elles étaient un peu timide d'être dans ma maison. Il ne manquait plus que Peeta, comme c'était prévu.

-Où est Peeta ? Demanda Via.

-Je ne sais pas.

Je plissai les sourcils, jouant la comédie.

-Je vais le chercher, je n'aime pas ça.

Je me levai rapidement, sortis dehors, et allai frapper à la maison de Peeta.

-Ça y est, ils sont tous dans le salon, lui dis-je, lorsqu'il sortit.

-Alors, on y va.

Je hochai la tête, et nous rentrâmes dans ma maison.

-Ah ! Ça n'a pas prit longtemps ! On voit que ta future femme t'aime, Peeta ! Elle s'est inquiétée pour toi, dit Tom en nous voyant arriver.

Nous nous regardâmes, Peeta et moi, et il soupira, s'asseyant sur un canapé.

-Justement... c'est à ce sujet que nous vous avons fait venir.

Voyant le regard troublé de Delly, je compris qu'elle était perdu. Et il en était de même pour Madge. Un court silence s'ensuivit, rompu par Via.

-Dîtes-nous ! Vous nous faîtes peur !

Un regard de Peeta m'annonça que c'était le moment. Je devais me lancer.

-Et bien... pour de vrai, nous ne nous aimons pas. Pas en amour, tout du moins.

Il y eu des hoquets, et un rire, de Billy, qui pensait sûrement que c'était une blague. Quand il vit mon air sérieux, il comprit que ce n'en était pas une, et il perdit son sourire. Via, elle, était contente, comme si on venait de lui annoncer une merveilleuse nouvelle. Madge et Delly ne dirent rien. Mais elles devaient se demander pourquoi est-ce que nous avions tenu à le faire savoir à eux. Au début, je n'avais pas compris pourquoi Haymitch tenait tellement à ce que ces gens là le savent. Puis, au fil de la journée, j'avais compris. Nous allions pouvoir, Peeta et moi, se comporter en jeune gens qui tombent amoureux, et ça convaincra tout le monde, même Delly, Madge, Finnick, Johanna... bref, tout le monde. C'était, en sorte, comme si nous recommencions à zéro, pour mieux faire. Cette fois, seul Haymitch, Cinna et Portia seront épargnés. Peeta attendit que les autres soient un peu calmés avant de continuer :

-Donc... vous nous comprendrez si nous vous demandions de ne rien dire à personne.

-Mais... les baies... Demanda Zara, les larmes aux yeux.

On aurait dit qu'elle venait d'apprendre que la vie n'était pas un conte de fée.

-J'aime Peeta... mais pas de le sens que vous entendez.

Via, rayonnante de contentement, dit :

-Je l'ai toujours su. Alors maintenant que je sais que vous ne vous n'aimez pas...

Elle s'approcha et se mit entre Peeta et moi.

-Au cas où...

Prim pencha la tête sur le côté.

-Je le savais déjà moi ! Pourquoi tu m'as fais venir ?

Je me mordis la lèvres. Il est vrai que j'allais devoir mentir à Prim... Peeta improvisa :

-C'est ce que Katniss me disait, mais je voulais en être sûr.

Billy dit :

-J'étais pourtant sûr... vous ne nous mentez pas ?

Je secouai la tête.

-Plus maintenant.

Maria dit, regardant Delly :

-Tu ne dis rien toi ! Ça ne te fais rien d'entendre que ton meilleur ami te mentait ?

Delly sourit.

-Je le savais, il ne peut rien me cacher, et ne peut pas me mentir.

C'était à voir.

-Vous n'avez pas d'autre secrets de cette importance à nous annoncer ? De genre, que en faite, les Hunger Games, s'est bidon et que ce n'est pas réel ?

Je fixai Zac avec des grands yeux, et dis, entre mes dents :

-Les Hunger Games, sont tous, ce qu'il y a, de plus réel.

Je frissonnai, repensant aux horreurs que nous avions vécu. Peeta mit un bras par dessus la tête de Via, et posa sa main sur ma tête. Via la repoussa d'un coup sec, et Tom la regarda avec exaspération.

-Du coup, vous vous embrassiez juste comme ça, pour faire joli ? Demanda Maria, qui n'avait apparemment pas bien compris.

Je me remuai sur mon fauteuil, un peu gênée.

-Oui, si tu veux. C'était plus pour garder les apparences.

Via me regarda, méfiante.

-Ça veut dire que vous ne ressentez rien l'un pour l'autre...

-Oui, dit Peeta.

-Et que ça ne vous fait rien, quand vous vous embrassez...

-Oui, dis-je, un peu exaspérée.

Via sourit.

-C'est parfais.

Elle se retourna et embrassa Peeta. Je soupirai, et la repoussai de lui. Finalement, elle m'avait donné une excuse pour jouer la jalouse.

-T'es pas bien ?! Lui dis-je.

-Quoi ? Ça lui fait rien !

Madge mit sa tête dans ses mains, et Zac rit. Peeta se leva et passa une main dans ses cheveux.

-Via... pourquoi tu fais ça...

Celle-ci se leva, les larmes aux yeux.

-Parce que je t'aime, imbécile !

Et elle sortit, en pleurant. Je m'enfonçai dans mon fauteuil. Tom éclata de rire.

-Elle le méritait, dit Peeta, en se rasseyant.

Zara soupira.

-Oui, ça fait du bien, quand elle n'est pas là.

Madge la regarda étrangement.

-Si vous ne l'aimez pas, pourquoi restez-vous avec elle ?

Maria lui répondit :

-Ce n'est pas que nous ne l'aimons pas ! C'est notre amie, mais quand elle est en présence de Katniss, elle est invivable. De toute manière, ces temps-ci, elle est tout le temps invivable. Jalouse à en mourir.

-Personnellement, je fais comme si elle n'existait pas dans ces moments là alors... mais oublions là, et revenons à nos deux futures mariés !

Zara hocha la tête.

-Il va falloir que vous nous expliquez. Pourquoi faîtes-vous cela ?

Je pris une inspiration, et lui racontait notre raison.

-Je comprend... mais vous ne croyez pas que Via va...dit Tom, à la fin de mon discours.

Je regardai Peeta, affolée.

-Via ! Oh non !

Ça, c'était quelque chose de non prévu dans nos plans, et de très embêtant. Je sentis Peeta se décomposer. Si elle le répétait à tout le monde, s'en était finit de nous. Je me levai donc.

-Je vais la chercher. Peeta, vient avec moi.

Il se leva, et me suivit.

-Katniss, laisses-moi venir avec toi, me dit Prim, en se levant.

-Prim, je ne suis pas sûre que tu...

-Tu devrais la laisser y aller Katniss. Je crois que Via a besoin de conseils, et c'est ta sœur, qui est la plus apte à lui en donner. Sans te vexer, tu n'es pas très douée pour ça, me dit Mage, ne me laissant pas finir.

J'inclinai la tête et dis :

-Touchée. Ok Prim, tu viens. Et... Madge aussi, ainsi que Delly. Je vais pas venir avec vous, parce que, comme tu l'as dis, Madge, je ne suis pas forte pour ce genre de choses, au contraire.

-Je reste avec toi, dit Peeta, immédiatement.

Je m'empêchai de sourire de satisfaction. Peeta avait sauté sur l'occasion. Je vis Maria froncer des sourcils, un peu comme si elle était perdu.

-D'accord.

Madge, Delly et Prim partirent, allant chercher Via. Delly savait où elle habitait, ce qui arrangeait bien des choses. N'ayant pas trop confiance en Thraed, je demandai à Leeg et Darius, qui n'étaient jamais très loin de nous, de les accompagner, ce qu'ils firent avec joie et enthousiasme.

Quand les trois filles ne furent plus là, je me rassis et dis :

-Que dîtes-vous d'inviter Finnick ici ?

D'un rapide hochement de tête, Peeta me fit savoir qu'il approuvait. Avec Gale, Finnick allait être le plus dur à convaincre. Johanna s'en fichant éperdument, j'étais sûre qu'il suffisait de lui dire simplement pour qu'elle nous croit, n'ayant aucune intention de s'attarder là-dessus, pas comme Finnick. Et Beetee, il était trop occupé dans ses réflexions intérieurs pour penser à l'amour. Alors comme Johanna, il suffisait, à mon avis, de lui dire que nous nous aimions pour qu'il nous croit.

-Oh ! C'est une merveilleuse idée ! Fit Zara avec un grand sourire.

Je lui souris.

-Peeta, tu y vas où... Dis-je, un peu hésitante, et rougissante.

-Je... on pourrait y aller tout les deux, si tu veux ? Dit-il.

Je hochai la tête, souriant, comme si j'étais super heureuse que Peeta Mellark m'accompagne. En sortant encore une fois dehors, je dis à Peeta, enlevant mon sourire.

-J'en ai marre, de jouer la mascarade.

-On peut arrêter, si tu veux.

-Non non. Je m'y suis engagée. Et puis, si j'ai commencé, autant finir !

Ça ne m'empêcha tout de même pas de souffler un bon coup. Nous sonnâmes à la porte de Finnick. Celui-ci vint nous ouvrir, habillé seulement d'un caleçon.

-Ah ! Les amants maudits ! Comment allez-vous !

Je levai les yeux, ne m'attardant pas sur son torse musclé, et parfais. Une petite voix dans ma tête me susurra que Peeta était finalement plus beau nu que Finnick... du moins, du torse. Je la fis taire d'une grosse claque mentale.

-Qu'y a t-il chérie ? Gênée par mes muscles, et mon torse parfais ?

Je le regardai, une main sur la hanche.

-Au mon dieu ! J'ai devant moi Finnick Odair... à moitié nu ! Je sens que je vais m'évanouir ! Dis-je, prenant une voix de Groupies.

-Je suis sûr que tu n'as jamais vu d'homme plus beau que moi habillé de cette manière !

Je regardai autre part, rougissant. Cette fois, c'était pour de vrai, même si je l'aurais tout de même fait pour de faux.

-Mm... je vois...

Il me fit un clin d'œil, et dit :

-Au fait, que me vaut l'honneur de votre visite ?

-Tu veux venir chez nous ? Heu, chez moi, pardon. On est entre amis alors... on a pensé à toi. Et puis, tu nous manquais tellement... Dis-je, légèrement ironique.

Finnick sourit, et s'étira.

-D'ordinaire, j'aurais dis non, mais comme je n'ai rien d'autre à faire... à si ! Il faut que j'aille voir Haymitch. C'est à propos d'une affaire importante, je crois.

Peeta parla, pour la première fois :

-Alors allez le voir. J'espère que vous ne rencontrerez pas Effie, il paraît qu'elle voulait vous voir pour vous parler, elle aussi. C'est Haymitch qui me l'a dit alors... bonne chance...

Je fis la moue.

-Tu n'es pas très sympa avec elle, t'as vu ce qu'on lui fait subir ?

-T'as vus ce qu'elle nous fait subir ? Me dis Finnick.

Je perdis mon sourire.

-Bon. Viens Peeta. On a plus rien à faire ici.

Je partis donc. Dehors, Peeta me retint par le bras, me retenant de rentrer.

-Quoi !?

-Sincèrement ! Tu as défendu Effie !

Je grognai :

-Je la comprend, la pauvre. C'est pas de sa faute, on l'a élevé ainsi.

Il me regarda avec un léger sourire au lèvres. Encore une fois, je m'écriai, gênée que Peeta me regarde aussi longtemps.

-Quoi !?

-Rien. Je me disais juste que, finalement, tu avais changé.

Je grommelai, et fis mine de rentrer. Mais je m'arrêtai devant la porte et repartis en arrière.

-Je voulais savoir... tu penses que je suis moins égoïste, maintenant. Réel ou pas réel.

-Pas réel. Tu n'as jamais été égoïste Katniss ! Ce que je veux dire, c'est que, avant, jamais tu n'aurais pensé une seule seconde que Effie Trinket avait une vie. Non pas que tu t'occupes seulement de la tienne, bien au contraire, mais le Capitole était, pour toi, comme une seule et même personne, constituée de plusieurs. Effie, comme Caesar, comme Haymitch, même, Cinna, Portia... tout cela, pour toi, n'avait finalement qu'un seul nom. Capitole.

Comme toujours, Peeta trouvait toujours les mots. S'il voulait qu'ils soient vifs, qu'ils piquent ou qu'ils fassent mal, il le faisait. Mais s'il voulait qu'ils soient doux, qu'ils calment ou qu'ils soient neutres, il le faisait également. Ce qui faisait que ces mots ne m'avaient pas fait de mal. Pourtant, je voulais me mettre en colère, mais je n'y arrivais pas. Peut-être que Peeta avait raison, j'avais changé. Je haussai les épaules, et répondis :

-Je n'en sais trop rien. Mais peu m'importe comment je suis, même si je n'aime pas lorsque ma fierté en prends un coup, comme maintenant. Ce que je veux dire, c'est que, au point où j'en suis, ça ne sert plus à rien de m'occuper, ou tout du moins essayer, de moi même. C'est trop tard, on ne peu plus rien pour moi.

Il voulut s'approcher de moi, mais il recula, serrant ses mains tellement fort que je pouvais voir les jointures à travers sa peau, devenue blanche à cause du manque de sang.

-Katniss, pour pouvoir accepter les autres, il faut avant tout s'accepter sois même.

Je mentirais si je disais que ces mots ne m'avaient rien fait. Ils avaient déclenché en moi une multitude de petits sentiments, tout petits, à peine visible, mais qui m'avait sérieusement tourmenté. Ne voulant pas le montrer à Peeta, qui avait l'air furieux, je me tournai.

-Attend Katniss ! Tu ne peux pas rentrer comme ça, ils vont croire qu'on s'est disputés...

Il avait reprit sa voix normale. Il n'était plus furieux. Je me retournai et dis :

-Tu es furieux contre moi. Réel ou pas réel.

-Pas réel. C'est pas la première fois que je te le dis, mais c'est à moi que j'en veux.

-Pourquoi ?

-Parce que je n'aurais jamais du te dire cela. C'était cruel et ma part.

Des relents de culpabilités m'assaillirent. Comment être en colère contre un aussi gentil garçon ?Impossible, évidemment. Il rendait la tâche très ardue et pratiquement surréaliste. Qui aurait envie de s'énerver contre lui ? Je soupirai, vaincue.

-Bon, on rentre.

Nous rentrâmes en riant, en s'étant un peu échauffé avant d'entrer. Finalement, notre rire était réel, puisque ça avait été assez drôle d'essayer de rire pour de faux. Peeta réussissait à rire normalement, mais pas moi. C'était ce qui avait déclenché notre hilarité.

-Et bien ! Les revoilà ! Et de très bonne humeur dis donc !

Nous nous rassîmes, le rose aux joues.

-Et bien, vous paraissez bien joyeux, vous deux, fit Maria, la voix pleines de soupçons.

-Finnick vient ? Demanda Zara avec entrain.

Je secouai la tête.

-Il a un truc avec Effie Trinket, je crois.

Les filles parurent déçu.

-Dommage... Fis Maria en soupirant.

Tom dit :

-Peeta... est-ce que vous voulez bien nous éclairer un peu ? Sur votre relation, je veux dire.

Rougissements obligatoires, puis réflexions de Peeta, ou moi. En l'occurrence à ce moment là, Peeta.

-Bien sûr.

-Et ben... vous dîtes que vous ne vous aimez pas... ça veut dire que tout ce que vous avez dit à Caesar, c'était faux ?

-Oui.

Ma réponse ne parut pas leur plaire. Billy fit la moue.

-Qu'y a-t-il ? Demandai-je.

Ce fut Zara qui répondit :

-Vous étiez tellement romantique... ça veut dire que vous n'avez pas apprécié la demande en mariage. Et ça, c'est horrible.

Maria la regarda et dit :

-C'est pas le plus horrible. Le plus horrible, c'est que vous soyez obligé de vous mariez. Un mariage forcé ! C'est tout bonnement atroce.

Je m'empêchai d'opiner du chef. Elle avait entièrement raison. Mais au lieu de ça, je dis, avec tout de même un goût amer dans la bouche, tellement il m'en coûtait de dire cela :

-Finalement... ce n'est pas si horrible...

De nouveau, rougissements. Les amis de Peeta me regardèrent étrangement.

-Ça ne te fais rien ? D'être obligé de te marier avec quelqu'un que tu n'aimes pas ?

Nous nous regardâmes, rouge pivoine pour ma part. Peeta répondit :

-Ben... nous avons l'habitude de dormir ensemble donc...

Il fit celui qui regrettait ses paroles, et se frotta la tête, passant une main sur sa nuque. Zac rit.

-Vous voulez dire... que ce que vous avez dit à Caesar n'était pas totalement faux ?

Zara et Maria rougirent, regardant autre part, et les deux autres garçons rirent. Je me cachai le visage dans mes mains. Ma fierté ayant prit un coup, je devais le faire pour ne pas montrer mon visage, qui exprimait de la rage.

-Bien sûr que non ! Nous n'avons jamais fait cela ! Dit Peeta, sachant que j'avais honte, et que je détestais ça.

Billy dit :

-Alors vous ne vous aimez pas, mais vous dormez ensemble, c'est carrément logique !

Tom approuva et Zara opina du chef. Peeta passa nerveusement ses mains dans ses cheveux puis dit :

-Ce n'est pas ce que vous croyez...

Billy, voulant se moquer, dit, ironiquement, imitant la voix de Peeta :

-Ce n'est pas très convaincant...

Et il l'avait fait exprès. Peeta était décidément un bon acteur, il jouait son rôle à la perfection. Et le pire, c'était qu'il l'était naturellement, alors que, personnellement, je devais toujours me concentrer, tourner 7 fois ma langue dans ma bouche et autre pour pouvoir sortir une parole correcte. La vie était injuste. Je me calmai un peu, tout juste assez pour ne pas enfoncer mon poing dans la figure de Billy, et relevai la tête, voyant Peeta hausser les épaules.

-Tu crois ce que tu veux, ce n'est que la vérité.

Si je n'avais pas été dans le complot, j'aurais eu la même réaction que ses amis. Je ne l'aurais pas crus. Et c'était l'effet estompé. Peeta l'avait dit avec si peu de conviction qu'on n'y croyait pas vraiment.

-Bon, nous pouvons peut-être parler d'autre chose, non ? Demandai-je, voulant arrêter le supplice que cette conversation me procurait.

-Et de quoi veux-tu que nous parlions ? Fit Maria, un peu sarcastique.

Zac approuva puis dit :

-C'est pas tout les jours que votre ami se fiance à quelqu'un qu'il n'aime pas.

« Plus », ne pus-je m'empêcher de penser. Avec tout ces plans (un peu foireux) de Haymitch, j'avais complètement oublié que Peeta ne m'aimait plus. Alors ce plan ne devait pas non plus lui faire du bien, à lui aussi.

J'avais l'impression d'étouffer. J'en avais marre des mensonges, marre de Snow, et marre du fait que tout le monde me considérait comme une faible.

-Je sors. J'ai besoin d'air.

Si je restais, j'allais craquer. J'allais devenir complètement tarée. Encore une fois, je sortis dehors. Je ne savais pas combien de va et viens j'avais fais l'après-midi, mais ils étaient nombreux, avec tout les événements qu'ils s'étaient passés. J'entrais comme une furie chez mon mentor, en gueulant.

-HAYMITCH ABERNATHY !

Je regardai autour de moi. Finnick, Johanna et Beetee me regardaient avec de grands yeux, et avaient suspendu leur gestes, me fixant avec surprise. La voix sarcastique de Haymitch s'éleva dans le silence de gêne qui s'était créé.

-Chérie ! Je vois que tu étais très pressée de me voir trésor.

Je le fusillai du regard.

-Je ne suis pas d'humeur à plaisanter. Vous, dégagez. Fis-je, à l'intention des trois vainqueurs.

Le rire que Johanna sortit me fit serrer les dents.

-Qu'est ce que tu crois chérie ? Je suis libre, je l'ai déjà dis. Je vais où je veux quand je veux.

Je lui lançai un regard assassin. Elle n'aurait pas du me provoquer.

-Tu sais très bien que tu n'es pas libre, mademoiselle la rebelle. Le Capitole te retient en cage et, comme nous tous, il te le fait payer.

Elle eu un autre rire, mais je la sentis légèrement déstabilisée.

-Ils ne peuvent plus rien contre moi. Ils ont déjà tout prit. Je me répète !

-Et c'est pour ça que tu as besoin de moi ? Avoues-le, la seule chose qui te fait vivre, c'est moi et mes putains de baies empoisonnées que j'aurais du bouffer. Tu es fragile Johanna. Que tu le veuilles ou non.

Elle blanchit et porta sa main à sa ceinture, où je savais placé un poignard. Finnick posa délicatement sa main sur le bras de Johanna, pour la calmer. Mais, voyant que j'avais touché le point faible (sûrement le seul) de la tueuse à la hache, je continuai sur ma lancée, ne voulant pas m'arrêter en si bon chemin, et victorieuse d'avoir trouvé le point faible.

-Vas-y, tues moi ! Et tu perdras ainsi ton geai moqueur, ta fille du feu ou peut m'importe. Tu serais bien emmerdée hein ? Et oui ! Tu ne peux rien faire sans moi. Tu es bloqué sans moi. Je suis tout ce qui te restes, la seule chose qu'ils ne peuvent pas t'enlever, comme tu l'as si bien dis toi même.

Je l'avoue, je prenais un malin plaisir à l'humilier. Sûrement parce que ça faisait du bien de voir quelqu'un honteux autre que moi. Johanna serra les dents. Je l'avais touché en plein cœur. Je crus que je l'avais vaincue. Qu'elle ne dirait plus rien. Qu'elle me témoigne du respect. Mais non. Au lieu de ça, elle sembla se maîtriser, et se leva, rejetant d'un coup d'épaule sec la main de Finnick qui tentait de la calmer. Elle eu un petit sourire ironique qui m'horripila affreusement.

-Je suis libre Katniss. Ça, tu peux te l'assurer. Seulement, j'ai besoin de toi. Parce que figures-toi qu'il n'y a pas que toi, à avoir une famille, elle rajouta, ironiquement, Mademoiselle Everdeen. La mienne est morte, le Capitole à bien fait le ménage. Alors oui, j'ai besoin de toi. Mais seulement pour me venger. Seulement pour avoir la satisfaction de voir Snow suspendu au bout d'une corde.

Elle montra les dents et un rictus sadique emplit son visage. Elle faisait peur, la tueuse à la hache. Elle haussa un sourcil, revenant à la normale.

-Es-tu avec moi ?

-Tuer Snow ? Je n'ai même pas à y réfléchir. Je veux bien m'allier avec toi. Mais à une seule condition.

Même si je ne pouvais pas la sentir, il fallait avouer que c'était plutôt tentant.

-Dis toujours.

Je souris.

-C'est moi qui tus Snow.

Johanna sourit et présenta sa main.

-Alliée ?

Elle n'avait pas dit amie, parce qu'elle savait que nous n'y arriverions jamais, ne pouvant pas nous sentir l'une comme l'autre.

-Alliée.

Et je serrai sa main. C'est incroyable comme les choses peuvent évoluer, en seulement quelques secondes. Haymitch se leva et applaudit.

-Que c'est émouvant ! Je verserais bien une petite larme, mais ces choses là, vous pourriez peut-être les faire dehors. Je suis allergique aux émotions fortes.

Ça remarque ne fut pas prise en compte, et personne ne s'en formalisa. Peeta arriva alors, ouvrant la porte en grand.

-Katniss ? Tu es ici ?

-Oui.

Haymitch grommela.

-Il ne manquait plus que l'amoureux.

Encore une fois, nous fîmes ceux qui n'avaient rien entendu. Peeta souffla, voyant les trois vainqueurs.

-Ouf ! Tu aurais pus prévenir, que tu étais là. Je me suis inquiété.

Il jouait toujours le jeu. Je m'empêchai de m'écrier « Bien joué ! », et dis :

-Excuses-moi. Je ne pouvais plus rester avec eux.

Finnick se leva, et prit Johanna par la main. Beetee s'empressa de les suivre.

-On va y aller. Apparemment, vous avez des choses à vous dire, fit Finnick.

Johanna pesta.

-Oh non, pour une fois, nous allions nous amuser ! Une scène d'amour, j'adore ça !

Finnick leva les yeux au ciel.

-Mais tu détestes ça Johanna.

Elle sourit, de son sourire mystérieux, et un peu sanguinaire.

-Je sais. Mais ce serait drôle si les amants maudits s'aimaient pour de vrai.

« Merci Johanna ! » Pensai-je.

On avait finit par convaincre au moins une personne. Si Johanna le croyait, alors Beetee aussi. Mais pas Finnick. Ce serait trop simple. Je ne dis rien face à cette boutade, laissant les autres douter. Voyant que ses paroles ne m'avaient pas offensées, Johanna haussa les épaules et sortit la première, poussant Beetee pour accéder à la porte. Volt la suivit, après un au-revoir solennel. Il ne restait plus que Finnick. Ce dernier sourit, s'approcha de moi, qui était toujours près de la porte, et déposa un baiser sur ma joue.

-À demain fille du feu.

Je répondis avec humour, imitant la voix de Johanna.

-À demain beau gosse.

Il rit, puis, après avoir serré la main de Peeta et adressé un signe de la main à Haymitch, qui se contenta lui de lever son verre, s'en alla. Mon sourire « amoureux » disparut instantanément de mon visage, et je traversai la pièce, m'affalant sans manière ni grace sur un fauteuil, écrasant des paquets de chips, et virant des bouteilles d'alcool d'un geste brusque. Je soupirai.

-J'en ai marre.

Haymitch se rassit, et Peeta alla également s'asseoir, sans plus de retenus que moi. Mon mentor prit deux verres au hasard qui traînaient sur la table basse (il devait y en avoir une bonne dizaine) et les remplit avec la première bouteille qui lui tomba sous la main. Il nous les tendis.

-Plutôt crever que de boire dans cette chose. On sait jamais ce qu'il a contenu et où il a bien pu traîner.

Je pris une mine dégoutté.

-Non merci pour moi, dit Peeta.

Je levai les yeux au ciel.

-Pourquoi autant de manières Peeta ? Haymitch ne mérite pas ta... préservation..., dis-je, amusée.

Haymitch ricana.

-Si vous n'en voulez pas... à votre santé !

Il avala les deux verres cul-sec. Je fis une grimace, puis dis :

-Vous êtes immonde.

Il leva un des deux verres vides, reposant l'autre avec force sur la table.

-Merci !

Même Peeta ne put s'empêcher d'avoir un rictus de dégoût. Quand il eût déposé son verre, il dit, avec un petit sourire en coin.

-Que me vaut l'honneur de votre visite ?

-Je voulais savoir si il n'y avait pas un moyen un peu plus court pour que tout le monde croit à notre amour.

Je n'avais pas relevé son ironie, voulant aller droit au but. Haymitch regarda Peeta.

-Et toi, pourquoi es-tu venu ?

Je me mordis la langue pour ne pas répondre à sa provocation, et rentrer dans son jeu, c'est à dire m'énerver contre lui pour son manque d'attention. Ça aurait été lui donner satisfaction. Peeta me désigna d'un coup de tête.

-Je jouais le jeu. Quand elle est partit, j'en ai profité pour faire celui qui n'est pas très bien, et qui a peur de ce qu'il peut arriver à la fille qu'il aime. Après, je me suis excusé, et je l'ai cherché.

Mon mentor applaudit.

-Tu devrais faire une carrière d'acteur ! En revanche Katniss, à toi, je te le déconseilles fortement trésor.

Je lui grimaçai un « sourire », et me retins de lui dire « d'accoucher » pour sa réponse. Il faisait exprès, pour me faire attendre. Un véritable sadique.

-Alors Peeta, qu'en penses-tu.

Celui-ci leva les yeux au ciel.

-Katniss vous a posé une question. Et j'aimerais également connaître la réponse.

Je fis la moue. Que Peeta le dise, ça ne dérangeait personne. Mais si c'était moi, je me faisais charrier par mon mentor. Ce dernier haussa les épaules, puis dit :

-Il existe bien un moyen mais...

Il fit de petits gestes avec les mains, faisant durer le suspense. Je soupirai.

-Arrêtez, on dirait Caesar Flickerman.

Il sourit.

-Je te l'ai déjà dis chérie, c'est un vrai homme lui.

Je riais d'un rire moqueur.

-Je n'ai pas tellement l'impression que Caesar soit un homme. Sincèrement Haymitch...

De nouveau Haymitch haussa les épaules.

-Quoi qu'il en soit, il existe un moyen plus rapide pour arriver à nos fins.

Peeta balaya un peu la table, enlevant la crasse, et mouillant d'alcool sa manche, et posa ses coudes sur la table.

-On vous écoute.

Je m'enfonçai plus profondément dans le fauteuil, me promettant de faire une douche en rentrant.

-Je vous préviens, vous n'allez pas aimer. Enfin, surtout toi, trésor, me dit-il en souriant sadiquement.

Cette fois-ci, je ne pus me retenir, ce qui le fit sourire.

-Ouais bon, accouchez ! De toute manière ça ne pourrait pas être pire que maintenant.

-Si tu y tiens tellement chérie, je me lance.

Il s'installa un peu plus dans son siège, comme moi un peu plus tôt, puis dit :


Et oui, ce chapitre est terminé ! En plein suspense, évidemment ! Je me sens sadique, tout d'un coup... surtout en sachant que le prochain chapitre arrivera dans longtemps !

Allez, dîtes-moi vos ressentis ! Et, tant que vous y êtes, essayez de deviner ce que notre cher Haymitch va leur demander de faire, et envoyez moi la phrase que vous pensez que ce sera !

À plus tard mes chers lecteurs, et, si vous n'êtes pas trop en colère contre moi, dîtes-moi merde !