Auteur: Leviathoune
Bêta : Sinelune, parce que ce qu'elle le vaut bien ! (Même si elle est un peu en retard, lolilol – c'est pas grave ! L'école avant tout! )
Résumé: Draco est marié depuis six ans avec Mude lorsqu'ils décident d'être réellement ensemble et de faire un enfant. Etrangement, celui-ci né prématurément le jour même où Giny met au monde son quatrième enfant de façon provoquée par les Médicomages à San Mango. En effet, celui-ci, bien qu'à terme, ne semblait pas vouloir naitre... Draco sent venir quelque chose de pas net… et il n'est pas le seul.
Dessin : Une illustration couleur sur mon blog à la date du 18/10/06 illustrera un passage de ce chapitre (lien dans mon profil).
EFFET PAPILLON, Chapitre 9 : Tabris et Clyde
Tabris était un nourrisson absolument minuscule et maigre à faire peur.
En le voyant, la première et les fois suivantes… j'eus très peur qu'il ne survive pas à sa naissance prématurée…
Décrire mes sentiments à ce sujet n'est pas facile.
J'avais peur, j'étais terrorisé et j'étais révolté parce que je ne pouvais rien y faire, parce que… peut-être que c'était de ma faute... à moi et à Potter, aussi…
L'infirmière me rassura en me disant que ce n'était vraiment pas un cas exceptionnel. Qu'ici, ils savaient comment gérer ce problème et ce de deux manières différentes, dont une plus… naturelle et moins traumatisante pour l'enfant mais qui était très contraignante pour les parents, surtout pour ceux qui travaillaient.
Elle me décrivit ses deux techniques qui sauveraient mon fils.
L'une consistait à le laisser grandir durant quelques temps dans une petite bulle protégée, bien entouré par le corps médical de San Mango qui veillerait à sa croissance et ses besoins en toutes circonstances.
La deuxième, la plus contraignante, était quasi-identique si ce n'est que les parents devaient se relayer avec lui dans la bulle de taille un peu plus grande et qu'ils devaient le garder contre leur peau, bien au chaud, offrant ainsi au nouveau-né prématuré les conditions les plus proches d'une matrice maternelle pour finir sa croissance.
C'est bien sûr cette option là que je choisis, voulant offrir ce qu'il y avait de mieux pour lui, ne voulant pas déjà le traumatiser si tôt dans sa vie!
Je n'étais vraiment pas certain d'être un bon père pour lui – et je ne suis toujours pas certain de ça – mais c'était ce que je voulais essayer d'être de toutes mes forces…
OoOoO
Comme Mude était convalescente, j'arrêtais donc complètement de travailler pour deux mois, minimum, laissant à Joshua le loisir de régir l'empire Malfoy comme il l'entendait – ce qui n'avait de cesse de le ravir.
Les premiers temps, à toute heure du jour et de la nuit, je restais assis sur un confortable fauteuil dans une salle spécialement aménagée pour nous à San Mango – je pouvais me lever et faire quelques pas, bien sûr, mais le mouvement pouvait réveiller mon fils, aussi je préférais éviter au maximum…
Minuscule, il était calé, nu ou quasiment, contre la peau de mon ventre, mes vêtements et mes bras le recouvrant ensuite, le cajolant machinalement.
La plupart du temps, il dormait, remuant à peine. Lorsqu'il avait faim ou autre, il avait à peine la force de gémir en s'agitant un peu. Heureusement, le personnel de San Mango était réellement compétent et les besoins ne mon fils étaient comblés avant même qu'il ne soit incommodé. Pour l'aider dans sa croissance, des potions fortifiantes étaient ajoutées à ses biberons de lait maternel et bientôt Mude fut sur pied pour me relayer, la moitié du temps, lui offrant ce dont il avait le plus besoin – ai-je vraiment besoin de vous faire un dessin ?
OoOoO
Ce fut vraiment de longues heures étranges que je passais ainsi, ne faisant rien du tout à part donner de ma chaleur et de ma force à un être pathétiquement faible auquel je ne faisais que songer.
J'imaginais ma vie en fonction de lui et je voulais que tout change, que ce soit radical et sans défaut.
Je rêvais à cette vie et je lui murmurais ce que ça pourrait être, caressant ses doux cheveux comme du duvet.
Sa bribe de chevelure avait une couleur bien étrange, même pour un Malfoy…
Elle était très claire, presque incolore, mais pas comme la teinte d'un blond presque blanc, comme moi ou mon père. Ses cheveux étaient radicalement blanc-violet, comme si du métal ou de la pierre anthracite avait décidé de devenir lunaire, un gris d'une pâleur extrême avec des reflets de lilas d'acier.
Mais ses yeux, lorsqu'il eut la force de les ouvrir, me stupéfièrent plus encore que ses cheveux.
C'était l'exact mélange entre ceux de Mude, orange-rouge, et les miens, gris-bleu.
Ils étaient complètement violets – mauve pâle, presque rose – en leur centre et foncés comme les robes des vieux mages des légendes sur les bords. De minuscules pites orange et grises parsemaient les nervures concentriques comme autant d'étoiles sur un ciel de nuit.
Jamais je n'avais autant détaillé si précisément des yeux… J'aurais voulu en dessiner la carte car c'était si complexe, si petit mais si pleins de détails... Cela me faisait penser à une galaxie double enfermée dans des billes intelligentes.
« Est-ce que la couleur de ses yeux et de ses cheveux va changer ? » demandai-je à une infirmière.
« Les bébés ont toujours les yeux clairs au début. Tout comme pour les cheveux, il n'est possible de déterminer la véritable couleur de leurs yeux qu'au bout de quelques mois. »
« Ses cheveux vont un peu foncer… » déclara Mude en prophétesse. « Mais ses yeux resteront comme cela… »
« Et qu'est-ce que tu en sais ? » lui demandai-je.
« Je le sens. Pas toi ? »
Je regardai les yeux violets de mon fils, ils étaient troubles et hagards, un peu étonnés et craintifs aussi.
« J'aimerais bien qu'il les garde comme cela. C'est étonnant… Imagine un regard glacial avec de tels yeux, ce serait la classe internationale. »
Mude me prit le bébé de mes bras en me jetant des regards lourds de reproche :
« Mais à quoi penses-tu ? Il n'a même pas neuf mois que tu l'imagines déjà jeter des regards méprisants ? »
Je ris.
« Il n'aura qu'à assimiler comment font ses parents et faire un petit mixe des deux, comme pour ses yeux. »
Mude rit également.
Elle allait mieux…
Tabris était sorti d'affaire.
Nous étions heureux, simplement.
Je ne veux pas m'étendre dans les détails scabreux comme par exemple apprendre à langer un bébé ou comment s'escrimer à lui donner à manger lorsqu'il ne veut rien entendre…
De toute façon, je ne faisais ce genre de chose que rarement etfort heureusement car ma fibre paternelle n'en était pas particulièrement ravie – surtout lorsqu'il devint suffisamment fort pour piquer des crises, à brayer durant des heures, la nuit.
Par chance, il ne devint pas l'insupportable gamin tant redouté, mais lorsqu'il l'était parfois et que n'en pouvions plus, il y avait toujours les elfes de maisons, si dévoués, doux, patients et perpétuellement disponible pour s'occuper de lui.
OoOoO
J'aimais le voir grandir, je n'attendais que ça… le voir évoluer, le voir apprendre chaque jour…
Mais je devais aussi reprendre mon dangereux travail mafieux de Malfoy et changer cela fut ma première décision importante que je pris en tant que père.
J'avais repris les affaires familiales telles qu'elles étaient par devoir en tant que fils mais j'allais maintenant saccager une bonne partie du travail de mon père et de mes aïeux parce que j'en étais devenu un…
Il n'allait pas être content… Tant pis !
Voir à quel point je me sentais serein par rapport à cette décision et à la possible fureur de mon père me prouvait combien j'avais muri.
Au plus vite, je convoquai Joshua au Manoir pour lui faire part de mon envie de revendre toutes nos affaires un peu trop frauduleuses ou beaucoup trop dangereuses à mon goût.
« Quoi ? » s'étonna-t-il.
« Tu m'as très bien compris… »
« Mais tu es fou ? Ton père va… »
« Mon père est depuis sept ans en prison, demande-toi pourquoi… »
« Mais tu as fait en sorte qu'il en sorte dans… c'est pour bientôt, non ? »
« Très bientôt, on fait justement les papiers en ce moment et il a changé encore de cellule, en guise de … transition. Et c'est justement pour ça que je veux que ça soit réglé le plus vite possible, pour qu'il n'ait plus rien à redire. De toute façon, je suis le chef de famille à présent et il n'y a pas à se concerter à ce sujet. Les Malfoy n'ont pas toujours été constants tout au long des siècles… »
« Bon d'accord, d'accord… » concéda Joshua. « Mais te rends-tu compte des pertes à venir, un peu ? Je ne t'apprends rien en te disant que ce n'est pas en vendant des fringues ou des plantes pour le thé que tu vas garder le même train de vie et… »
« Tu plaisantes là, ou quoi ? Il y a tant d'entreprises que l'on garderait vingt fois le même train de vie. L'argent ne fait que s'entasser, on ne sait vraiment pourquoi… On économise pour acheter le monde, ou quoi ? »
« Pourquoi ? » s'exclama Joshua, outré. « Mais es-tu vraiment un Malfoy pour me sortir une chose pareille ! »
« Je ne crache pas sur la fortune, que vas-tu chercher, Josh ! C'est simplement que je ne veux pas que… Imagine qu'il m'arrive quelque chose et que Tabris doive reprendre les rênes de toutes les entreprises Malfoy… Je ne veux pas qu'il se trouve dans une guerre avec les Asiat' comme la dernière fois ! A chaque fois qu'on traite avec eux, on y laisse des hommes et tu as même pris une vilaine malédiction la dernière fois ! Tu as mis six mois à t'en défaire ! Et ce n'est pas qu'avec eux… Il y a aussi les fusillades chez les Moldus, les Egyptiens avec leurs tempêtes de scorpions, les Dragons en chaleur d'Australie, les Ogres noirs qui se rebellent… Non… ça ne peut pas continuer comme ça… C'est trop dangereux et trop… immoral. Putain, on fait même du commerce d'esclaves ! Un peu, ça va… Ce n'est vraiment pas ce que je veux pour mon fils, il faut faire un tri. Je ne dis pas de tout jeter, mais le plus dangereux et le plus glauque doit virer, c'est ce que j'ai décidé et je m'y tiendrai. »
« Tu veux carrément tout lâcher, ou le revendre au plus offrant? »
« J'ai pas décidé d'être un saint, non plus… On le revend. »
« Parce que j'ai une proposition à te faire… tu divises la chambre des pierres, l'officielle, celle pour ton fils, et l'officieuse, celle dont tu veux te débarrasser… Et tu me l'offres ! Comme ça, tu ne feras une invocation que pour un seul contrat, ainsi il y aura beaucoup moins de risques de fuite et le secret sera beaucoup mieux gardé… c'est bon pour toi ça. Et en contre partie, je tiendrai ses entreprises-là comme je l'entends, te reversant à vie vingt pour cent du chiffres d'affaires global. Tu aurais encore, officieusement, un œil là-dessus mais ton fils n'en saura rien et, à ta mort, ça ne lui appartiendra pas… »
« Comme ça… Tu m'assassines le plus vite possible et tout le monde est content. Vraiment parfait comme plan… »
Joshua éclata de rire et me donna une grande claque dans le dos.
« Allons, Malfoy… Tu connais les sortilèges qui cèlent des contrats si sérieux, et tu connais mon affection sans borne pour ta famille… » s'exclama-t-il, me communiquant sa bonne humeur. « Ton père bientôt libéré, je suis bien obligé de trouver un moyen pour rester parmi vous. »
Il me fit un regard faussement implorant.
« Tu sais, Josh… Je ne serais jamais parvenu à me détacher de tes services, même mon père libéré. Je préfère travailler avec toi, qu'avec lui… »
Il me sourit.
« Et tu as entièrement raison de me préférer à ton père, il est encore plus fou et tête brûlée que moi, tu ne pourrais pas le supporter deux minutes – surtout en pleine fusillade Moldu. »
Je ris, imaginant mon père habillé en costard italien, se servant d'une mitraillette et de grenades. Je le voyais d'ici rire comme un fou furieux en faisant tout péter…
« J'imagine… Pour ce dont on parle, cela me conviendrait assez d'avoir un vague regard sur le sujet pendant un temps certain, tout en me détachant de tout ça, peu à peu… Je suis d'accord ! Mais mon père ne doit rien savoir de notre accord, il serait capable de venir te faire les yeux doux pour t'amadouer dans le but de tout récupérer. » recommandai-je.
Joshua me prit la main et la serra.
« Marché conclu, Drake. »
Et c'est ainsi que je scindais en deux les entreprises de ma famille : celle que je voyais bien être dirigée par mon fils dans quelques années et celle beaucoup trop dangereuse pour que je lui fasse courir ce risque un jour…
J'avoue aussi que je m'ôtais d'un lourd poids avec cette décision.
Parfois encore, il m'arrivait d'effectuer des missions dangereuses avec Joshua mais ce n'était que parce que je l'avais voulu, pas par obligation, et cela changeait toute la donne…
Quand une bombe explosait dans un entrepôt, ce n'était plus à moi de me dépêcher d'arranger les choses de toutes urgences. C'étaient les affaires de Joshua, je n'en savais rien et je ne m'en portais que mieux, me contentant d'encaisser.
OoOoO
Lorsque mon père fut libéré, enfin…, cela fit grand bruit dans toute l'Angleterre, bien que je tentais d'étouffer l'affaire – mais c'est le révers de la médaille, les médias ne peuvent pas toujours être dans votre poche...
Il y eut des manifestations et des conférences de presse.
Mes actes et ses actes furent clamés haut et fort, nous opposant pour départager le bon du mauvais et, puisque j'étais également un Malfoy, tout cela ne penchait pas vraiment en ma faveur.
Inévitablement, je me rendis à une conférence de presse pour expliquer que mon père, bien que libéré d'Azkaban, ne retrouverait pas tous ces droits, qu'il ne porterait pas de baguette et ne sortirait pas du Manoir pendant encore quelque temps.
Comme Mude était devenue une personne médiatique et influente, elle fut également abordée par les journalistes pour être interrogé à ce sujet. Tabris dans les bras, ils l'accusèrent de mettre son enfant en danger en me soutenant dans mon entreprise. Elle leur rit au nez.
« Sachez que j'ai toute confiance en le jugement de Draco et sa mère, Narcissa. Je sais déjà que mon fils n'a rien à craindre de son grand-père. Il y a eu des engagements de la part de ma famille durant la guerre envers le gouvernement d'Angleterre, il serait convenable que les sorciers se souviennent de ce qui a été fait et fassent certaines concessions. Le combat d'un homme n'est pas le même pour tout le monde et Draco voulait faire libérer son père pour le bonheur de sa mère. Les dettes ont été payées, que je sache ? Que faites-vous de l'honneur ? »
Même Harry Potter fut interviewé à ce sujet.
« Lucius Malfoy ne me faisait pas peur étant enfant. Ce n'est pas maintenant que je vais m'effaroucher de sa libération. Des engagements ont été pris et il faut les respecter, que cela nous plaise ou non car, de son côté, Draco Malfoy a rempli sa part conséquente du marché. Que sa famille ait profité des autres est une chose… mais nous ne lui rendront pas la monnaie de sa pièce. »
Joshua était mort de rire en lisant les articles et mon père mortifié, dans le plus grand salon du Manoir Malfoy.
« Oh le menteur ! Je suis sûr de lui avoir fait peur au moins une fois ! » disait mon père, faisant rire ma mère.
« Il a l'art et la manière d'aller dans votre sens en vous écrasant copieusement les pieds ce jeune-là. » se moquait Joshua.
Mon père fit son regard de tragédien et ma mère se blottit contre lui, rayonnante, sous le regard de plusieurs Aurors dans leur dos.
« Vous allez rester là, comme ça, combien de temps ? » leur demandai-je, acerbe.
« Le temps que ça se calme… » fit l'un.
« Et qu'on reçoive des ordres. » fit un autre.
Mude s'approcha de mon père, intimidée mais le cachant bien, Tabris dans les bras.
C'était la première fois qu'ils se rencontraient…
Mon père la salua et nous complimenta sur notre mariage, la nouvelle décoration du Manoir, et le fruit violet qui découlait de tout cela.
Elle lui tendit Tabris et il prit le bébé avec embarras dans ses mains, le calant sur un genou.
« Quel drôle de regard… » remarqua-t-il, pensif. « Ce sera un Malfoy exceptionnel, ça se voit – il a déjà tiré le meilleur parti de ses deux parents ! »
« Excellant ! » ironisai-je.
Mon père me jeta un regard indéfinissable et je le soutins, croisant mes bras sur ma poitrine.
Je crois qu'il me jaugeait, analysant mes changements et comment il devait se comporter vis-à-vis de ma personne, à présent.
Je crois aussi qu'il fut plutôt content de ce qu'il vit en moi car il me sourit et posa à nouveau ses yeux sur Tabris, ravi.
OoOoO
Les mois passèrent et les émeutes provoquées par la libération de mon père s'étouffèrent…
Les Aurors cessèrent d'être sur nos pas comme des ombres et, quelques mois plus tard, nous fîmes le nécessaire, plus ou moins légalement, pour que mon père retrouve sa baguette et le droit de quitter le territoire.
Contrairement à nos craintes, à Joshua et moi, il se moquait comme d'une guigne des réformes faites à la Chambre des Pierres et à toutes nos affaires. Il ne voulait plus entendre parler de travail, surtout pas, par Merlin ! disait-il, n'aspirant, apparemment qu'à partir en voyage avec ma mère, un long, très long voyage.
Ma mère fut mortifiée un instant de ne pas voir grandir son petit fils mais mon père lui assura qu'ils rentreraient au manoir très régulièrement et la perspective du romantisme de tout cela la convainquit.
Ils partirent… pendant deux ans.
OoOoO
Les années passèrent tout doucement et Tabris grandit.
D'un nourrisson malingre, il devint un bambin pas bien joufflu et de ça, il se transforma en petit garçon trop frêle qui savait marcher, jouer et parler, faisant cela très bien.
Il me demandait souvent de le porter dans ses bras et, comme il était léger et convaincant, je cédais et le callait sur ma hanche.
Il voulait souvent rester avec moi et je l'emmenais…
Il voulait que j'arrête de travailler pour que je joue avec lui, et parfois je le faisais…
Les seuls moments où j'étais intraitable avec lui étaient lorsque je m'étais mis en tête de lui apprendre des choses, comme les bonnes manières, comment s'exprimer ou que je lui racontais des histoires sur notre monde.
J'avais la hantise qu'il soit bête et je lui remplissais la tête de connaissance, tant et si bien qu'il m'abandonnait et allait retrouver sa mère qui l'accueillait dans le berceau de ses bras et ne l'agaçait plus avec toutes ces histoires de gobelins renégats et autres.
Mais bien vite, il voulait à nouveau me rendre fier alors il revenait vers moi, me montrant qu'il avait appris des choses, puisque c'était ce qui le rendait si digne à mes yeux, et alors je lui offrais des cadeaux, mes bras et des câlins…
« Tu vas le rendre chèvre, ce gamin. » se moquait Joshua en portant le petit garçon à bout de bras, lui faisant faire l'avion et autres conneries qu'adorent les enfants.
Pour Tabris, Joshua était un oncle.
« C'est mal de vouloir que son fils soit intelligent ? » crachai-je.
« Mais tu n'as pas à en douter, il l'est. Regarde comme il t'a séduit… »
Et c'était vrai…
Tabris savait jouer en silence, tranquillement dans un coin, observant, et puis soudain il se levait et venait s'accrocher à mon bras pour obtenir tout de moi, y parvenant souvent…
« Papa… Maman essaye encore une robe, tu sais pourquoi elle fait ça ? Moi je sais… »
« Ha oui ? Et pourquoi fait-elle cela, cette espèce de petite narcissique ? »
« Elle fait ça parce qu'elle veut être jolie pour que tu l'aimes encore plus. »
Je le prenais dans mes bras, le posant sur mes genoux, et lui ébouriffait ses cheveux qui avaient à peine foncé, comme sa mère l'avait prédit.
« Non, ça ne marche pas comme ça… » lui dis-je, doucement. « Du moins, pas vraiment. Toi ou ta maman, vous pouvez vous rouler par terre dans la poussière, je vous aimerai toujours pareil. »
« Mais ce n'est pas bien de se rouler par terre. » dit-il, très sérieusement en soulevant ses yeux violets vers moi – comme sa mère, son regard changeait de couleur selon ses émotions et en ce moment, ils étaient presque rose en leurs centres, cette couleur racontait son bien-être...
« Non… C'est très mal, très vilain de se rouler par terre – surtout quand on a de beaux habits. Mais comme je t'aime, tu peux le faire de temps en temps, si tu veux. »
Tabris entoura ses petits bras autour de mon cou.
« Mais je veux pas te faire de la peine, moi. Et puis j'ai de beaux habits, aujourd'hui… » dit-il en regardant son petit costume, presque exactement le même qu'une tenue que je portais parfois – il avait voulu exactement la même à sa taille, pour me ressembler…
J'étais pareil à son âge, je me rappelle.
« Oui c'est vrai, si tu abîmais ce bel habit là, papa serait complètement déprimé. » fis-je avec une moue faussement boudeuse.
Il resserra son étreinte autour de mon cou et je le chatouillai pour casser ses airs trop sérieux et il riait parce que c'était un enfant qui voulait faire plaisir à son père.
Mais il venait toujours un moment où il me demandait innocemment une chose ou une autre.
« Où tu vas ? » me demandait-il alors que je faisais mine de me lever.
« Travailler… »
« Je peux venir avec toi ? »
Je le scrutai mais il me fit son petit air penaud.
« Peut-être que ce n'est pas très important ? » redemanda-t-il. « Peut-être que l'on pourrait aller au Chemin de Traverse, après ? »
« Peut-être… » répondis-je en le contemplant, me rappelant des paroles de Joshua : Regarde comme il t'a séduit… « Que fait ta mère, à part essayer une nouvelle robe ? »
Tabris sauta au bas de mes genoux et courut dans le Manoir. Je me redressai et pris quelques papiers dans une chemise que je réduisis et mis dans ma poche avec un sort qui l'empêchait de se tordre, me dirigeant ensuite vers notre chambre à Mude et moi.
Tabris était là, entourant la jambe de Mude de ses petits bras. Du haut de ses cinq ans, il lui arrivait à peine à mi-cuisse.
« Ton fils est en train de me demander la permission de sortir avec toi et il fait ça avec des yeux de chiot martyrisé. » me dit Mude en se mettant des bouches d'oreilles.
Ses longs cheveux anthracite étaient relevés en chignon d'où partaient plusieurs bouclettes descendant sur sa nuque et ses épaules.
Elle était une jeune femme époustouflante de beauté.
Elle reprit :
« Je devais aller avec lui rendre visite à un chantier naval, tu sais… celui de la côte-est – pour voir si leurs innovations méritent une nouvelle avance de notre part. Mais apparemment… Tabris préfèrerait aller avec toi. Alors, qu'est ce que tu décides ? »
Notre fils se tourna vers moi et me jeta son fameux regard humide.
« Je veux bien le prendre avec moi. Mais arrête de faire cet air là, Tabris – ce n'est pas très Malfoyen… »
Mude se mit à genoux et entoura son fils de ses bras fins et graciles.
« Ne l'écoute pas, poussin… » murmura-t-elle en lui caressant les cheveux. « Ce regard te portera loin. Tu es troooop mignon ! » acheva-t-elle en lui pinçant les joues. « Tu ne le trouves pas mignon, Dray ? » fit-elle en se tournant vers moi alors que les yeux violets de mon fils semblaient me demander : ne suis-je pas mignon, mon petit papa d'amour ?
J'arrachai Tabris à ses manigances de bonne femme, bougonnant et pestant, et elle se mit à me pincer les joues.
« Ne t'en fais pas, chéri. Tu es tout mignon, également – ne sois pas jaloux. » se moqua-t-elle.
Elle nous embrassa et nous fit signe de partir.
OoOoO
Mon père trouvait que nous le gâtions tous beaucoup trop.
Mais en fait, il était jaloux car Tabris avait peur de lui et il était le seul de la maison sur lequel il ne se jetait pas spontanément, le seul qu'il n'essayait pas d'amadouer avec ses yeux violets – même Severus Rogue, un autre de ses oncles, avait eu droit à plus de tendresse de sa part.
S'il n'était pas sage, on menaçait le petit garçon de passer un sale quart d'heure en compagnie de son grand père et aussitôt il se tenait à carreaux, ne pipant le moindre mot.
Lorsque mon père apprit cette technique, il fit mine de trouver la chose fort amusante mais mère me glissa un jour qu'il était vexé comme un pou.
Pour se venger, Lucius offrit son premier balai de course à Tabris pour Noël. Nous nous étions tous concertés pour attendre ses huit ans mais lui avait fait fi de cela et le lui avait offert, le rendant fou de joie – avec un an d'avance.
Personne n'eut le cœur d'enlever le cadeau des mains de Tabris et mon père eut droit à sa première étreinte enfantine depuis près de vingt ans.
Le nez dans ses cheveux de lune mauve, il nous défiait du regard, et moi… je ne lui en voulais même pas…
Après tout, son attitude ne prouvait-elle pas son affection pour mon fils ?
Comment lui en vouloir ?
Surtout qu'il allait passer de sales moments en tête à tête avec Mude, ce que je ne souhaitais à personne...
Un peu plus tard dans la journée, dans le parc du Manoir, nous étions tous là pour l'enseigner et parer à toute chute de balai.
Mon père avait été gardien de son équipe, Mude avait été poursuiveuse à Salem et moi, attrapeur…
Tous nous nous battions pour souffler nos bottes secrètes à l'oreille de Tabris. Il nous semblait doué en vol et chacun voulait s'en approprier le mérite – Il a de qui tenir ! Que dis-tu, c'est ma façon de voler tout craché ! Arrêtez de vous battre, il tient de moi, point !
Si nous avions su à quel poste il allait voler, finalement, nous ne l'aurions pas cru… Il était si malingre qu'il était évident pour moi qu'il ne pouvait qu'être attrapeur !
OoOoO
Il y avait des moments très doux qui restent particulièrement ancrés dans ma mémoire.
Des scènes sans début, ni fin… Un peu comme des rêves éveillés…
Un soir, Tabris devait avoir sept ou huit ans, quelque chose comme ça… Mude, lui et moi étions assis sur la banquette moelleuse d'un café à Prague, trois chocolats chauds étaient posés sur la table mais Tabris s'en moquait.
Il était entre nous, sur ses petits genoux, et s'amusait à entrelacer deux mèches de cheveux, l'une gris fer de Mude, l'autre blond pâle de moi. Il faisait une petite torsade et cela semblait le fasciner. Il ne savait pas laquelle des deux couleurs il préférait… mais Mude et moi lui assurions que la plus jolie couleur était celle de ses cheveux, gris de lune aux reflets d'acier violet.
Une autre fois, à peu près à la même époque, il avait fait de la magie sans faire exprès en se réveillant d'un très mauvais rêve.
Il était en larmes, inconsolable, parce que des lucioles volaient dans toute la pièce et que ça lui faisant peur, qu'il croyait encore être dans son rêve entouré de fantômes.
Mude l'avait dorloté en lui disant que ce n'étaient pas ça des fantômes, lui faisant découvrir la beauté de son sort, tandis que moi, je tentais durant une bonne demi-heure de chasser les drôles de luciole qu'il avait créées, étranges choses qui semblaient jouer avec mes nerfs, comme douées d'intelligence, semblant même écrire des messages avec leurs trainées de poussières d'étoiles.
Attention, attention, attention… semblaient dire leurs bruissements de lumières.
Le lendemain, nous lui offrions sa première baguette pour enfant et on lui apprenait à faire de petits sorts bénins comme des Lumos – là aussi, il montrait un talent certain, surtout pour son jeune âge.
« Tu vois que je n'ai pas eu tord de remplir sa petite tête ! » crânai-je auprès de Mude, fier comme un paon qui se pavane avec Tabris dans mes bras, riant de rendre heureux son père.
« Il aurait tout aussi bien réussi si tu lui avais offert plus de sucettes ! » répondait Mude du tac au tac.
« Les sucreries, c'est mauvais pour les dents et la ligne. » disais-je sur le même ton.
« Draco… Ce n'est pas ta mère qui t'envoyait des tonnes de sucreries par colis quand tu étais à l'école ? »
« Je ne vois pas de quoi tu parles… » faisais-je en regardant le plafond, faussement innocent.
« Papa… » gémissait Tabris, les yeux roses d'envie. « Je pourrais avoir des bonbons ? »
Comme il continuait à avoir peur des fantômes sans jamais en avoir vraiment vu, nous l'emmenâmes chez mon ami Vincent Crabbe, sa demeure en était remplie – pour son plus grand malheur.
Pleurant dans les bras de sa mère, il me vit converser avec le spectre d'une très jolie jeune fille qui s'était suicidée dans un puit – j'avais choisie celle-ci car, hormis le fait qu'elle semblait perpétuellement sous l'eau dans l'air, elle n'avait gardé aucun stigmate de mort violente comme c'était souvent le cas chez les fantômes.
A la fin de la journée, Tabris avait même réussit à saluer un chevalier des croisades mort au combat, un spectre cliquetant, l'épée toujours sanglante à la main.
Après ça, il n'eut plus peur des fantômes mais il continuait parfois à faire des cauchemars.
OoOoO
Les meilleures années de ma vie furent celles-ci, celles avant que mon fils ne parte à Poudlard, celles où il était si petit et complètement à nous, celles où il grandissait sans que nous ne voyions l'ombre qu'il ne grandisse trop vite et ne parte déjà…
Celles, enfin, où il n'y avait pas l'ombre de Potter et de sa fille Clyde…
Toujours je me souviendrai de ce jours où ils se sont rencontrés, Tabris et Clyde, à neuf ans…
Cette journée était belle et estivale, il faisait bon de cheminer avec mon fils à Pré-au-lard, succombant de ci, de là à ses caprices d'enfants…
A un moment, il voulut entrer dans un magasin de farces et attrapes dont j'aurais dû cent fois, dix mille fois me méfier.
Mais c'était l'ancien Zongo et je n'ai pas prêté attention à la nouvelle enseigne, trop accaparé que j'étais à regarder les yeux de mon fils passer du rose de la joie au violet sombre de la convoitise.
Il voulait tout acheter et je lui disais qu'il devait savoir choisir ce qu'il préférait, alors il courait d'un étalage à un autre, me montrant les diverses choses qui attiraient son attention et puis il repartait, tout abandonnant derrière lui pour aller voir un peu plus loin, disparaissant au détour d'une rangée.
Etonné de ne plus entendre ses babillages excités, je le rejoignis et c'est là que les craintes fondées au jour de sa naissance revinrent, instantanément, déferlant dans mon ventre comme une marée glaciale, amères…
Tabris était là…
Raide comme un piquet.
Il dévisageait un autre enfant juste devant lui, tout aussi droit et tendu.
Ils se regardaient exactement comme deux chats ennemis se rencontrant sur l'étroite sente d'un mur, se demandant lequel devait céder le passage le premier.
L'enfant devant mon fils était celui de Potter, cela crevait les yeux pour quelqu'un, comme moi, l'ayant connu tout jeune.
Il était son reflet différé de quelques dizaines d'années, ou quasiment.
C'était un garnement échevelé, les cheveux courts aussi noirs que peut être le noir. Ses yeux étaient vert émeraude et, pour l'heure, ils arboraient une expression intense, une expression curieuse, furieuse, en attente…
« Tabris. » appelais-je doucement, rompant le charme.
Mon fils se retourna vers moi et je vis avec stupeur que ces yeux étaient devenus d'un violet presque gris – jamais je n'avait vu ses yeux devenir ternes.
Il était livide et visiblement effrayé – comme si un fantôme de ses rêves venait de se matérialiser devant lui.
Il marcha puis courut vers moi et agrippa ma jambe comme lorsqu'il avait cinq ans.
Et comme lorsqu'il était petit et léger, je le pris dans mes bras en le serrant très fort, sentant ses bras s'enrouler autour de mon cou, sentant son visage s'enfouir dans mon épaule et les battements de son cœur complètement emballés pulser à travers nos vêtements.
L'enfant de Potter nous dévisageait encore, petit mais déjà téméraire à l'insupportable.
Je remarquai alors que ce n'était pas un garçon comme je l'avais d'abord pensé. De plus, la petite fille ne portait pas de lunette et elle avait les joues et le nez piquetés de tâches de rousseurs.
Je retroussai le mien, méprisant, lorsque son père arriva, comme alerté par un lien étrange...
C'était la première fois depuis très longtemps que je le revoyais, face à face, et mon cœur rattrapa celui de mon fils en une seconde.
Mortifié, je constatai que quinze années n'avaient rien atténué, pas même sa beauté – c'était même presque le contraire, de ce côté-là...
En un battement de cil, un Potter bien adulte, vraiment homme, alla de sa fille à mon fils, dans mes bras serrés en signe anormalement protecteur, et il saisit la situation si vite que je compris que lui aussi s'était douté de quelque chose comme ça.
« Clyde, viens. » appela-t-il.
La fillette que l'on prenait sans grande difficulté pour un garçon se retourna vers lui, puis vers nous, vers Tabris…
Elle courut vers son père et lui fit un signe impérieux en s'agrippant à sa manche.
« Quoi ? » demanda Potter en se baissant vers elle.
Elle lui agrippa le bras un peu plus fermement et le força à se pencher bien bas vers elle.
« Prends-moi dans tes bras. » murmura-t-elle de la façon peu discrète qu'avaient les enfants.
Je vis la surprise se peindre sur le visage de Potter – visiblement, c'était une grande première que son diable de fille lui demande une telle chose. Néanmoins, il se pencha et prit la fillette dans ses bras, se redressant et nous toisant comme nos parfaits reflets.
Une nouvelle vague glacée m'envahit lorsque Tabris détacha son visage de mon cou pour jeter un regard à la fillette. Celle-ci le fixait intensément, toujours curieuse, toujours en attente de quelque chose, agrippant elle aussi le cou de son père qui la regardait interloqué.
Sans demander mon reste, je quittais la boutique, Tabris toujours dans mes bras regardant la fille de Potter par-dessus mon épaule, se dissimulant à moitié à sa vue.
En mon cœur, l'horreur la plus indescriptible surnageait et je me posais mille questions, tentant d'analyser ce qui venait de se produire lorsque quelqu'un m'appela…
Et c'était lui, bien sûr…
« Malfoy ! Attends ! »
Je me retournai, hagard, mais le dissimulant bien, pour le voir sur le pas du magasin de farce et attrapes.
« Qu'est-ce que tu veux ? » lui demandai-je.
Il s'approcha de moi et je vis que sa fille était là, cachée derrière ses jambes, ne sortant qu'un bout de son visage inquisiteur – comme Tabris avait fait derrière mon épaule, elle l'imitait…
Cette constatation me laissait perplexe.
« On peut parler ? » tenta-t-il, continuant d'avancer à tâtons vers moi, exactement comme si j'avais été un animal sauvage qu'il voulait apprivoiser.
Ce qu'il m'agaçait ! Même pas deux minutes à son contact et j'avais déjà envie d'écraser ma botte sur sa figure.
« De quoi pourrait-on parler ! » crachai-je, méprisant.
Il posa une main sur la tête de sa fille et me dévisagea de façon appuyée, moi, puis Tabris dont les yeux étaient redevenus pâle en leur centre.
Mon fils ne cessait de dévisager la petite fille avec une avide curiosité et elle en faisait de même pour lui, sortant peu à peu de derrière la stature de son père.
« Tu ne vois vraiment pas ? » redemanda Potter. Il me vit céder, imperceptiblement, aussi il s'empressa d'ajouter : « Il y a un parc pour enfants avec des jeux un peu plus loin et il y a des bancs, pour nous. On pourrait s'y rendre… Qu'en penses-tu ? »
Lentement… J'acquiesçai, me demandant dans quelle merde j'allais encore me fourrer à cause de lui, à cause de nous.
Tabris, plus du tout réticent, me fit comprendre qu'il voulait marcher et je le fis descendre de mes bras.
Notre petit groupe s'ébranla derrière Potter et, peu à peu, lui m'attendant, moi le rejoignant, nous marchâmes côte à côte.
Tabris et Clyde prenaient de l'avance devant nous, commençant déjà à faire connaissance.
J'espérais juste que tout cela ne fasse pas souffrir mon fils…
A suivre…
NDA : Normalement, j'aurais dû écrire la suite de l'entrevue Harry/Draco, Tabris/Clyde dans ce chapitre mais je me suis un peu trop enflammée sur l'enfance de Tabris, et comme c'est un passage important, je veux prendre mon temps et être à l'aise dans un tout autre chapitre. En tout cas, je l'aime ce petit Tabrisounet (l'Ange du Libre Arbitre) encore plus que je ne l'aimais déjà en l'imaginant. Je crois que ça se sent dans ce que j'écris, non ? Il est trop choupinou et Draco est trop mimi avec lui (mais même Lucius devient chou avec Tabris), j'espère vraiment que vous aimez, snifou ! Surtout la rencontre entre les deux enfants, ça sent un peu l'Effet Papillon, tout ça, non ? Mais en fait, ce n'est pas encore pour tout de suite…
Je vous fais de gros gros bisous et j'attends vos commentaires à ce sujet !
Levia
