Chapitre 10 : Séparation douloureuse
- NON ! Il n'en est pas question !
- Vous rêvez mon ami !
- Voilà que tu me vouvoies maintenant ! Que se passe t'il ?
- Faudra t'il que je me répète ? Je suis stérile ! Je ne te donnerai jamais d'enfant ! Et avec le recul, j'ai bien fait de ne pas t'épouser comme cela nous nous épargnons à tous deux un de ces divorces qui finissent si mal !
- Je ne veux pas que tu t'en ailles ! Je t'aime !
- Tu m'aimes ? Combien de temps encore m'aimeras-tu quand ton désir d'être père deviendra par trop fort ? Hein, combien ?
- Crois-tu que mon amour pour toi soit si faible ?
- Il l'a été assez pour me repousser à notre mariage !
- Cette vieille affaire revient sur le tapis ?
- Oui, elle m'a montré combien ton amour pouvait avoir de limites !
- J'ai passé ce cap ! Je t'aime ! Je t'aime malgré tout, tu entends ? Je t'aime malgré que tu aies été un homme et que cet homme était mon pire ennemi à Poudlard, je t'aime malgré les traumatismes que tes viols t'ont causé, je t'aime malgré la mort de notre enfant, je t'aime malgré que tu ne puisses plus être enceinte.
Il s'était arrêté de parler en prenant sa compagne par ses épaules. Il la dévisagea et ancra ses yeux verts dans ceux de la jeune femme. Elle/il le soutint avec courage. Son regard argenté aurait pu glacer n'importe qui ignorant sa réelle personnalité. Or, Harry connaissait toute la fragilité dont était empreinte la femme qu'il aimait. Il n'allait pas se laisser repousser pour un prétexte aussi difficile soit-il.
- Tu es à moi ! Et je suis à toi ! Aucun bébé au monde ne nous séparera !
- Oh Harry, c'est comme un carreau d'arbalète dans mon cœur ! Je ne pourrais me faire à l'idée de ne pas avoir d'enfant si je sais que toi aussi tu en souffres !
- Non…
- Laisses-moi finir ! Je sais que ta famille, tes parents t'ont manqué ! Tu as un désir si fort de créer "ta" famille qu'un jour cela brisera notre couple ! Je préfère partir avant que notre relation en soit détruite !
- Je ne te laisserai pas partir !
- Me retiendrais-tu contre mon gré ?
- Tu sais bien que non !
- Dans ce cas, c'est décidé ! Cela fait deux jours que je sais pour ma stérilité ! Et hier, j'ai loué un meublé qui était justement libre.
- S'il te plait, Drena, je t'aime, ne me laisses pas, ne me laisses pas !
- Je t'aime aussi et c'est pourquoi je pars !
Elle/il lui tourna le dos et se dirigea vers leur chambre, elle/il monta les escaliers avec une certaine urgence. Alors qu'elle/il avait sorti sa malle, elle/il y enfourna ses affaires en vrac. D'un coup de baguette, ses affaires se rangèrent plus minutieusement. Elle/il tourna la tête vers la porte et vit Harry accoté au chambranle.
- Tu es toujours aussi décidée !
- Oui, Harry !
- Ne me quitte pas mon amour ! Que vais-je devenir sans toi ?
- Un célibataire très couru ! Crois-tu que j'ignorais ce que l'on disait de notre couple ? Que j'étais un monstre de transmuté ? Comment l'ancien mangemort que j'étais pouvait oser être la maîtresse du "survivant" ? Crois-tu que j'ignorais le dégoût que je pouvais soulever à mon passage ? Tu verras, elles te courront toutes après, toutes !
Elle/il lui tourna le dos et repris son activité. Quand ce fut fait, elle/il tira la malle vers la porte. Harry lui en bloquait l'accès.
- Laisse-moi passer !
- S'il te plait, mon amour, reste, reste !
- Adieu Harry ! Adieu !
Elle/il usa pour la première fois de magie instinctive et repoussa son amour sur le côté. A moitié assommé, Harry entendit le vacarme que fit la malle qui descendait les marches. Il se releva à grand peine et descendit l'envolée de marches. Trop tard, Drena avait transplané avec son bagage.
Six mois plus tard dans le Chemin de Traverse.
Drena venait de quitter son meublé et se promenait dans les rues. Elle/il avait prit deux jours de congés. Elle/il n'avait jamais arrêté de travailler pour Ron. Elle/il avait bien tenté de demander une mutation mais son chef avait refusé. Elle/il restait à la fois la meilleure secrétaire qu'il n'ait jamais eut mais aussi une de ses meilleures amies. Sa rupture avec Harry n'était pas, pour Ron, une excuse de l'éloigner. Elle/il avait continué à fréquenter les Weasley.
La jeune femme se dirigea chez Mme Guipure. Elle/il avait besoin d'une nouvelle robe de sorcier pour le travail. Elle/il ne s'habillait pas toujours comme une moldue même si elle appréciait le sex-appeal que cela lui donnait. Alors qu'elle/il enfilait une belle robe violette, une nouvelle cliente entra accompagnée de son amie.
- Bonjour, Mademoiselle Brown ! C'est pourquoi ?
- Je dois me marier dans six mois et j'aimerais vos conseils pour ma robe de mariée !
- Oooh, c'est merveilleux ! C'est avec Harry Potter, non ?
- Oui ! Je suis si heureuse…
- Oh regarde, Lavande, cette robe, elle t'irait si bien !Intervint l'amie, Parvati Patil, en fait.
Drena manqua de choir. Elle/il se reprit et s'asseya sur le tabouret. Elle/il n'écoutait, non… elle/il n'entendait plus tant ses oreilles bourdonnaient et son cœur battait à tout rompre. Elle/il avait évité de lire la Gazette du Sorcier ces six derniers mois. Ainsi, ignorait-elle qu'il s'était "trouvé" une nouvelle fiancée. Quelle idiote avait-elle été de croire que le chagrin le tiendrait éloigné des autres femmes ! Elle/il ôta la robe et partit de la boutique sans bruit. Elle/il avançait dans la rue comme dans un brouillard. Elle/il ne voyait pas les passants qui la dévisageaient. Elle/il avait un visage livide comme si la mort allait la prendre. Ses yeux gris étaient ternes et sans vie. Elle/il était à deux doigts de s'écrouler. Elle/il fonça alors dans une large poitrine qui manqua de la faire tomber sur les pavés mais un bras musclé la retint à temps.
Elle/il leva la tête et reconnut son vieil ami Blaise. Elle/il posa alors son front contre le poitrail accueillant et s'effondra, en larmes. Il l'enlaça fermement et murmura à son oreille.
- Je te ramène chez toi.
Elle/il répondit en hochant de la tête. Il transplana avec elle jusqu'au meublé. Elle/il n'avait pas arrêté de pleurer. Il la souleva dans ses bras et l'emmena dans sa chambre. Il l'allongea sur le lit et s'apprêtait à la laisser mais elle le retint. Il la rejoignit et l'enlaça. Elle/il continua longtemps à pleurer dans les bras de son ami sans qu'il cherche à la faire parler. Elle/il finit par s'endormir.
Elle/il se réveilla complètement amorphe. L'odeur du café l'attira vers la cuisine. Elle/il trouva Blaise en train de préparer le petit déjeuner.
- Alors, ma grande ! Comment vas-tu ?
- Mieux, merci !
- Que t'est il arrivé ?
- Je… Harry… il…
- Tu as découvert qu'il va se marier !
- Je… oui !
- Tu sais, tout le monde a trouvé qu'il était allé vite en besogne !
- Tout le monde ?
- Oui, Hermione et Ron pensent qu'il cherche à t'oublier ! Après sa période "alcoolique", il est passé par la "baise" intensive ! Lavande et tout un tas de filles n'ont pas arrêté de papillonner autour lui !
- Ooh !
- Il ne l'aime pas !
- Comment peux-tu en être aussi sûr ?
- Parce qu'à chaque fois qu'il voit une photo de toi, que quelqu'un lui parle de toi, il réagit très violemment.
- De toute façon, cela ne change rien ! Je reste stérile ! Rien de ce qu'il fera ne pourra changer cet état de fait !
- Très bien ! J'arrête de t'en parler ! As-tu faim ? Le petit déjeuner est prêt !
- Je n'ai pas faim mais je ne vais pas te laisser tout seul !
Elle/il s'installa devant son assiette remplie d'œufs, de bacons. Elle/il avala d'un trait son jus d'orange. Concentrée sur son repas, elle/il remarqua que Blaise la dévisageait.
- Et si je te sortais ce soir ? Cela te changerait les idées !
- D'accord ! Où m'emmèneras-tu ?
- Dans le Londres moldu ! Cela te va ?
- Pas de problèmes !
Elle/il lui sourit en enfournant une fourchette d'œuf et lui fit un clin d'œil. Il la contempla très surpris. Décidemment Drago ou Drena, son ami ne changerait jamais.
Trois mois plus tard – Ministère de la Magie
La foule avait envahi la totalité de la grande salle officielle du Ministère. On pouvait y voir évoluer de nombreuses têtes rousses. En effet, les Weasley étaient on ne peut plus bien vu dans la société et c'était sans doute dû au fait qu'Arthur était devenu le nouveau Ministère de la Magie. Des airs de violons emplissaient la salle.
Soudain, un homme noir vêtu d'une robe de sorcier de cérémonie surgit en haut des marches. Il fut rejoint par une blonde splendide vêtue d'une robe rouge moldue très longue et très moulante qui finissait par une traîne. Un rouge à lèvre flamboyant ourlait sa bouche pulpeuse. Ses magnifiques yeux gris étaient fardés en noir charbonneux. Des bracelets-joncs argentés ornaient ses bras fins tandis qu'un torque agrémentait son cou aristocratique. Elle posa son bras sur celui de son cavalier.
Nombre de participants s'étaient arrêté de parler pour dévisager le couple atypique qui venait d'apparaître. Harry lui aussi tourna la tête, Lavande était pendue à son bras. Il se figea. Il avait l'impression que son cœur allait exploser. Drena était resplendissante et les autres hommes étaient admiratifs devant sa beauté froide que la robe rouge avait l'air de rendre plus "chaude".
Sa main posée sur le bras de Blaise, Drena descendait les marches en ondulant des hanches. Elle/il souriait mais son sourire n'atteignait pas ses yeux. Elle/il avait tout de suite trouvé le visage aimé. Elle/il savait que lui aussi l'avait vue. Blaise l'amena auprès du Ministre qui l'embrassa sur les joues. Ron et Hermione l'enlacèrent avec chaleur. Ils firent de même avec Blaise. Ce dernier avait emmené son amie faire le tour du monde afin de lui changer les idées. A tel point que la Gazette du Sorcier avait tout de suite dit qu'ils étaient ensemble. Cela les avaient fait rire ainsi que leurs proches amis. Le seul qui y avait cru était Harry. Depuis, il battait froid à Blaise.
Drena prit beaucoup de plaisir à naviguer au milieu des invités. Elle/il était sans cesse abordée par des hommes qui flirtaient avec elle. Elle/il reçut bien quelques regards de dégoûts mais elle/il n'y prêtait plus attention depuis longtemps. Elle/il prit un verre de champagne et sortit de la salle. Elle/il contempla la fontaine magique. Quelqu'un arriva dans son dos qui la fit sursauter en posant une main sur sa taille. Drena se retourna et son regard rencontra une paire de yeux verts étincelants.
- Harry ? Que fais-tu là ?
- Je voulais te voir ! Tu es magnifique, comme d'habitude !
- Retires ta main s'il te plait !
- Pourquoi ? Cela te gênes ?
- Oui, cela me gênes ! Tu es fiancé et tu te maries dans trois mois !
- Et alors… ?
- Tu ne lui es pas fidèle ?
- Non !
- Tu as couché avec d'autres femmes ?
- Oui !
- Alors, tu m'as fait cocue aussi !
- Non ! Pas toi !
- Pourquoi la trompes-tu ?
- Pour t'oublier, mais je n'y arrive pas !
A peine avait-il dit ces mots, qu'il l'enlaça fermement et posa ses lèvres sur la bouche fardée. Il darda sa langue et Drena la laissa entrer puis le repoussa.
- Arrêtes, s'il te plait ! On pourrait nous voir !
- Tu as peur que ton amant nous surprenne ?
- Mon amant ?
- Oui, Blaise !
- Hein ?
Et Harry lui imprima à nouveau un baiser, qui cette fois-ci fut plus fougueux et langoureux. Drena gémit en attrapant la nuque de Harry. Il l'a plaqua contre un mur. Un gémissement de douleur et de plaisir s'échappa des lèvres de la jeune femme. Elle/il le sentait qui tâtonnait dans son dos. Il cherchait à ouvrir la porte d'un placard. Ils s'engouffrèrent dans un fatras sans nom. Harry plaqua son amante contre la porte. Il souleva la robe et en profita pour caresser les longues cuisses fuselées. Il regrettait ce corps si élancé si beau si éloigné de celui de Lavande. Il avait descendu sa bouche sur la peau fine du cou. Il mordillait la carotide. Le souffle de Drena se fit erratique. Elle/il s'accrocha aux épaules de son amant. Ses jambes lui semblaient en coton. Elle/il entendit une exclamation de la bouche de Harry. Il venait d'arriver entre les cuisses et avait découvert qu'elle ne portait pas de sous-vêtements.
- Petite coquine, va !
- Mumm !
Elle/il ne put répondre. Il avait enfoncé ses doigts dans la vulve qui se révéla très accueillante. Il reprit sa bouche et entama un chaud ballet entre sa langue et celle de sa maîtresse. Elle/il ne savait plus où s'accrocher sur ce grand corps musclé. Elle/il n'était plus que gémissements et soupirs de plaisir. Harry raffermit alors sa prise sur les hanches de la jeune femme cette fois-ci. Drena hoqueta de surprise quand elle sentit le phallus envahir son antre chaud. Elle/il enfonça ses ongles dans de dos son amant et se mit à haleter sous les coups de boutoir de plus en plus ardents. Elle/il souffla à l'oreille de Harry.
- Tu es… tu es… au… au… fond ! Aaaaahhh, ouiiiiiiiiii !
Il continua à la pilonner avec ardeur et rage. Il se dit qu'elle était à lui, à lui seul. Il voulait la possédait entièrement afin qu'elle oublie "son" Blaise. Dans de grands coups de reins, il finit par se vider dans le corps accueillant. Il parsema alors son visage de dizaines de baisers.
- Oh Drena, Drena, je t'aime, tu es à moi, à moi !
- Ooooh, Harry ! Non ! Tu vas te marier ! Dans trois mois
- Ma chérie !
- Non !
Elle/il s'envoya un sort de nettoyage puis se rajusta. Elle/il fit apparaître un miroir et repassa un peu de rouge sur ses lèvres puis remit en place sa coiffure.
- C'est fini, Harry ! Ce que nous venons de faire est un incident de parcours qui ne doit jamais se renouveler ! Tu entends.
- Mais… Drena… JE T'AIME !
- NON, tu ne dois plus m'aimer ! Adieu mon amour !
Drena sortit du placard avec une grâce aristocratique dont elle ne semblait jamais se départir. Sans un regard en arrière, elle quitta le Ministère.
