Bonjour, chers lecteurs,
Voici donc le dernier chapitre du moment, je l'aime bien. Je dois dire qu'il m'a demandé du travail. Bon, surtout le chapitre d'après pour la ville sorcière. En tous les cas, j'espère que mon travail sera apprécié.
Bises et bonne lecture.
Akhen. (L)
Chapitre 8 : Jalouse, menteuse.
- Non ! Non ! Criais-je en pleurant.
Je n'arrivais pas à chasser les images de mon rêve. Ils repassaient devant mes yeux, ces scènes glauques et macabres réveillant en moi, des peurs que je croyais enfouies et éteintes à jamais. Et mes larmes, intarissables, continuaient leur chemin sur mes joues tandis que des spasmes, d'une rare violence, me secouaient de parts en parts. Et dans un geste de détresse, je plaquais mes mains contre mes yeux, tentant vainement de contrôler mes pleurs. Puis, quand je crus que j'arrivais au fond du gouffre de toutes mes frayeurs, des bras d'une tendresse infinie, m'enlacèrent et me bercèrent.
- Chut mon cœur... Chut, murmurait-il comme une chanson. C'est fini...
Il caressait mes cheveux, en de doux mouvements. Déposant de temps en temps des baisers. Je fermais les yeux, tentant d'apprécier l'amour de Jake, mais je revoyais la détresse et la peine si profonde qu'avait occasionné la perte de Fred à Molly... Je revoyais Ginny se jetant sur son frère et Georges, face à la perte de son meilleur ami... Son frère jumeau. Et mes larmes redoublèrent d'intensité, je me jetais alors dans les bras de Jake, me collant le plus possible, voulant me décharger de toute cette peine qui me dévorait de l'intérieur.
- Jake... Jake... Faisais-je perdue et totalement désarmée.
Je l'appelais au secours.
- Hermione, chérie... Calme-toi s'il te plaît.
Je pleurais alors qu'il prenait mon visage entre ses mains... Puis peu à peu je me calmais, pour finir par me reposer sur son épaule, fatiguée et les yeux rougis.
- Hermione, dis-moi ce qui ne va pas, demanda Jake en replaçant une de mes mèches.
Je me dégageais de son emprise, enlevant les couvertures qui me couvraient et me levais. Le sol froid me glaçant entièrement.
- Je... C'est trop dur, dis-je, les yeux remplient de larmes menaçantes.
Il se leva à son tour, me rejoignant puis me prit les épaules, me forçant à le regarder.
- Hermione... Je t'en prie... Je peux tout encaisser. Et si ça peut te consoler, même t'aider à aller mieux alors raconte moi toute ta vie... Mais ne me laisse pas de côté... Ne me laisse pas à côté de ta souffrance.
Je me jetais dans ses bras, versant encore quelques larmes et restais un instant de plus. Puis, je les essuyais en souriant un peu. Je soupirais en m'asseyant sur le bord du lit et commençais un long monologue où je lui racontais le périple et les péripéties qu'avaient engendrées la plus grande guerre du monde sorcier dans ma vie et celles de mes amis. Jake me regardait, prenant enfin compte de la douleur et le malheur dont avait été bercé l'existence de beaucoup d'adolescent et en premier lieu Harry.
- Mione... Chérie... Je ne savais pas...
Il prit ma main dans la sienne, tandis que je souriais faiblement.
- Et dans mon rêve... Je voyais tous mes amis qui avaient combattu si courageusement en face de moi... Morts... C'était comme si que j'avais eu droit à un aperçu de ce qui aurait pu arriver... Ça... Ça m'a fait si peur.
- C'est fini, vous avez gagné et ce... Ce Voldemort est terminé, fini, grillé... Et je suis là, près de toi... Et plus rien ne t'arrivera. Je te le promets.
Puis doucement, on s'allongea et nous discutâmes encore un peu. Je l'embrassais tendrement et jouais avec mes doigts sur son torse.
- Alors, tu me dis maintenant ce que tu avais hier soir ? Questionna-t-il en replaçant une de mes mèches rebelles.
Je rougissais, honteuse de ma réaction.
- Je... J'étais jalouse...
- Jalouse ? De qui ? De Bella ?
- En te voyant tenir la main de Bella comme ça, ça... M'a un peu énervée.
Il rigola alors d'un rire clair et fort qui m'exaspéra ! Je le frappais plusieurs fois et dans un mouvement de bras, il me ramena à lui et ses mains glissèrent dans mon dos, me donnant des frissons délicieux.
- Je t'aime, fit-il en souriant.
- Moi pas ! Contrais-je.
- Menteuse...
Je lui tirais la langue, alors qu'il arborait un sourire victorieux et si désirable. Oui... J'étais une menteuse... Je l'aimais trop...
- En faites... Demain je dois aller à Salem, l'informais-je.
- Pourquoi faire ? Et puis, où à Salem ? Dans l'Oregon ?
- Non, dans le Massachusetts. Je pense aller chercher du travail, expliquais-je en me remettant sur le dos.
Je regardais le plafond, j'y avais installé des étoiles fluorescentes... C'était trop mignon.
- Mais pourquoi tu dois aller si loin ? Demanda Jake.
Je n'en savais pas plus que lui. Salem était la seule ville sorcière que je connaissais... Ce serait bien d'y aller pour en savoir plus sur les villes et villages sorciers des États-Unis.
- Il faut que j'y aille. C'est la plaque tournante des États-Unis.
- Okay... Mais à une seule condition...
Je roulais des yeux en posant ma main sur mon front. Pourquoi n'étais-je pas surprise ? Je me reposais sur mes coudes, en le regardant, ma main alla se poser naturellement sur sa joue et de mon index, je dessinais sa mâchoire et mon doigt s'arrêta sur son menton.
- Allons... Expose-moi donc cette « condition » Black...
- Je veux venir avec toi... Te voir agir dans ton monde... Voir cet autre univers... Purée j'ai hâte !
Il frappa le lit de ses pieds, comme un gamin surexcité. Je soupirais puis me remis de sorte à pouvoir enfin dormir. Je fermais les yeux, exténuée... J'avais bien mérité un bon sommeil.
- Alors ? Tu acceptes ?
- Mmm... Oui... Oui... Comme tu veux, répondis-je les yeux clos. Aller dors...
Et enfin, je m'endormis … Le sommeil bien plus doux et calme.
Le lendemain, lorsque je me réveillais, j'étais dos à Jake, ses bras m'entourant. Je reculais doucement, de sorte à pouvoir poser ma tête contre la sienne, le sourire aux lèvres.
- Mmm... Ronronna mon dormeur, gesticulant lentement et plongeant son nez au creux de mon cou.
- Bonjour, fis-je doucement.
- Mmm... Bonjour...
Je me tournais pour lui faire face, déposant un baiser furtif sur son front et me levais.
- Allé ! Debout la marmotte.
- Encore quelques minutes, fit-il en s'allongeant sur le ventre.
- Jake ! Tu as oublié qu'on devait aller à Salem aujourd'hui, rappelais-je.
- S'il te plaît !
Je fermais les yeux, les roulais puis fini par accéder à sa demande.
- Je prends ma douche, quand je reviendrais, je ne veux pas te voir dans ma chambre ! Okay ?
Je trouvais que je lui concédais beaucoup de choses, mais comment ne pas le vouloir. Je l'aimais tellement. Je prenais ma douche et quand je revins, il n'était plus là mais un mot m'y attendait.
Hermione,
Je t'attendrais à la Push, j'espère que tu viendras me chercher.
Kiss.
Jacob.
Ps : Super nuit hier soir.
- Tu es prêt ?
Il souriait ironiquement, tandis que je secouais la tête. Les hommes, je te jure !
- Oh, mais plus que jamais. Aller ! Go !
Je soupirais quand enfin on transplana.
Quand enfin on arriva, nous étions derrière un bistrot. Dans une ruelle bien sombre et peu accueillante. Jacob regardait autour de nous, toujours aussi surpris par notre moyen de transport sorcier.
- Tu sais que votre capacité à... Transplaner me fait penser à un livre du nom de Jumper ? À tous les coups, l'auteur devait être un sorcier.
- Hum... Sûrement, les sorciers sont omniprésents dans la vie courante.
Soudain, on entendit du bruit et machinalement, je me collais à lui. Et en effet, quelqu'un sortit, une caisse large dans les bras, et quand il la jeta à terre, il nous vit et lança alors un regard noir tout en crachant :
- Jeunes gens ! Ce n'est pas un lieu de perdition ici ! Alors vous dégagez d'ici maintenant !
Jake et moi sourîmes pauvrement, et loin du regard noir de ce personnage, on se mit à rire.
À la lueur du jour, on était bien mieux. On se promenait dans la petite ville de Salem – connu sous le nom de Danvers dans le monde moldu. On la visitait calmement, main dans la main, c'était un charmant village de la côte nord Atlantique où se mêlait voitures et bateaux. Nous marchions tranquillement dans la rue, quand Jake aperçut un marchant de glace et il eut la délicatesse de m'en offrir une, puis il me demanda :
- Alors ça ressemble à ça un village sorcier ?
- Non, on n'est pas encore dedans. On va y aller.
On continua à marcher, jusqu'à arriver devant Custom House. Le musée du bateau. C'était une très belle battisse, de style fédéral aux tons marron et crème. Chic et élégant.
- Oh non... On n'a pas fini de visiter ? Se plaignit Jake.
- Chut, tais-toi et viens.
Le hall d'entrée était très beau, mais cela n'avait plus rien à voir avec l'extérieur. Tout était en sobriété, les colonnes étaient d'un blanc cassé, simple mais toutefois, élégant. Ici, se trouvait aussi plusieurs publicités pour divers événements nautiques, ou encore des avis à la population de Danvers... Des ventes de bateaux également... Et les gens s'agglutinaient pour mieux les voir. Je regardais un peu partout, quand, je sentis Jake se braquer.
- Décidément, ils sont partout
Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas. Il me regarda un bref instant, puis d'un coup de menton, me montra de qui il parlait. Je vis un homme de dos, habillé d'un smoking noir. Il me semblait élégant et distingué vu de cet angle. Et un poil mystérieux. Il se retourna alors, nous faisant face, le nez légèrement retroussé. Il avait un mouchoir devant le nez. Ce fut à cet instant que je compris, c'était un vampire.
- Mais attends, ce n'est pas n'importe quel vampire ! Remarquais-je.
Cependant, avant que je ne pus aller le voir, il s'en était déjà allé. Dire qu'il aurait pu nous aider l'entrée de Cross Avenue... Je soupirais, alors que Jake m'emmenait ailleurs.
- Ils n'ont pas de plan de cet endroit ? Questionna Jake à court de patience.
- Je savais juste qu'il fallait venir ici. On ne parle pas souvent de Cross Avenue dans les livres.
Soudain, mon regard fut attiré par un mouvement au coin d'un mur. J'avais cru voir un costume noir courir.
- Viens, fis-je en attrapant le bras de Jake, courant à la suite du vampire.
On courait aussi vite que possible, et au détour d'un carrefour, j'eus juste le temps de le voir prendre une pub et de disparaître comme par « magie »...
- Il était là, il n'y a même pas une minute, constata Jake.
- Oui, à tous les coups il doit y avoir une cachette par ici, continuais-je.
J'avançais à petits pas, regardant autour... Puis mon regard fut attiré par un tableau, tout près d'un rideau et d'une fenêtre...
- Jake, regarde...
Il me regardait, alors que j'étudiais le chef-d'œuvre
- Les trois sorcières de Salem (5), murmura-t-il. On brûle !
Je regardais encore, quand soudain je relevais le rideau, un pan du mur gris s'effaça alors que je me sentais frissonner. C'était ici qu'il avait disparu.
- Jake, viens... Chuchotais-je en l'attrapant.
Cependant alors que mon esprit voyageait, me rappelant soudainement la dernière image du si célèbre vampire – Où il prit une publicité sans même la regarder. Ce ne devait pas être un simple fait fortuite, il y avait une logique... Et mon intellect me disait que ces dépliants pour vente de bateau, déposés à côté d'un tableau des trois sorcières de Salem... Ne pouvaient être que la clé pour ouvrir l'entrée de Cross Avenue.
Je poussais Jake dans le hall d'attente et attrapais une pub. Quand je refis face à Jake, il regardait avec attention la petite salle, éclairée par de simples bougies poser sur des pilons gravées. Donnant un petit air lugubre satisfaisant.
- C'est exactement ce à quoi je m'attendais, ironisa mon Loup.
- Oh, mais bien sûr...
Puis mon regard fut attiré par la seule porte de la pièce, l'entrée par le musée s'étant refermée.
- Donc voici la clé ouvrant cette porte, résumais-je tout haut, plus pour moi que pour Jake.
Je réfléchissais tout en retournant le dépliant. Je jetais de nouveau un œil sur la porte quand Jake m'interpella.
- Mione, regardes, ça s'efface.
Il me montrait du doigt le dépliant entre mes mains.
- « Plaquez ceci entre les deux fenêtres de la porte pour pouvoir entrer à Cross Avenue. Bonne journée et bonne visite. » lisais-je.
- C'est trop cool, sérieux.
- Eh oui, Monsieur, préparez-vous... Car vous risquez d'être encore plus surpris.
Il riait en venant derrière moi et m'embrassant l'épaule. Je souriais tout en posant le dépliant dans la fente de la porte, et celle-ci la fit disparaître, l'avalant dans la noirceur du bois. Soudain, un déclic se fit entendre puis la porte s'ouvrit dans un grincement sinistre.
Devant nous se dressait alors, un long et sombre couloir, éclairé encore une fois par des bougies. On se lança alors dedans, marchant côte à côte, quand une lumière au bout du « tunnel » apparut. On prit le petit escalier, et nous fîmes enfin surface, à la lueur du jour qui nous aveugla un petit moment, le temps pour nos yeux de s'habituer à la lumière.
Annotations :
(5) Référence au tableau de Johann Heinrich Füssli (1783)
Voilà, Cross Avenue sera pour la prochaine fois. Merci à tous et toutes pour les reviews. À plus tard dans une review.
Akhen. (L)
MAJ : 04/08/2014
