Disclaimer : les personnages (la plupart) sont à JKR, à l'origine
Avertissement : fiction rated M
Chapitre 10 Embarquement
Harry et Drago entendirent un bruit de galop et se rhabillèrent rapidement.
C'était David qui les rejoignait. Lorsqu'il descendit de son cheval, il les regarda d'une manière étrange, et Harry se dit qu'ils devaient avoir un drôle d'air tous les deux, surtout qu'ils s'étaient battus peu de temps avant, et étaient passablement échevelés et rouges.
Drago s'adressa à David :
- Est-ce que tu penses que mon père te surveille ? Tu n'as pas été suivi, au moins ?
- Non, je crois qu'ils ne m'ont pas vu partir.
- Il faudra être très vigilant qu'ils ne te suivent pas, sinon on est fichus. Sois extrêmement prudent, et ta sœur aussi...
- Ma sœur ?
- Oui, je compte sur ta sœur également. Bon, David, Harry va te donner toutes les indications nécessaires pour que tu nous rapportes tout ce qu'il a acheté…il faudra aussi que tu demandes à ta sœur de me préparer, discrètement bien sûr, mes affaires dans un grand sac. Qu'elle prenne l'essentiel, pas des habits de gala. Plutôt des affaires confortables et que je pourrai mettre en Amérique.
- Et moi, mes affaires ? demanda Harry.
- Oh toi…bon, David, tu prendras aussi les affaires de Monsieur, enfin, le moins possible.
Harry foudroya Drago du regard et celui-ci ajouta, dans un demi-sourire :
- Je pense qu'il n'aura pas besoin de beaucoup d'habits, du moins pour la traversée…vu notre accord. Avec son pécule il pourra s'acheter de beaux vêtements en Amérique.
Harry et lui échangèrent un bref regard, et David eut la sensation que quelque chose se cachait derrière cet échange, sans savoir quoi exactement.
Ils passèrent encore un long moment à peaufiner leur plan, puis David repartit vers le manoir Malefoy.
- Vous croyez que votre père ne se doute pas de quelque chose ?
- Si, peut-être. Il va falloir être plus malin que lui, je pense. Heureusement que j'avais déjà mis l'argent de côté. Tout est là, dit-il en tapotant une petite bourse cachée dans ses habits. Tu te rends compte qu'on part demain matin ?
- Oui, fit Harry en avalant difficilement sa salive. On va dormir où, ce soir ?
- Bonne question, Potter. Si on va dans une auberge, on va se faire remarquer. Je suis connu dans la région.
- Peut-être que la grand-mère de David pourra nous héberger ?
- La grand–mère de David ? Hum…je n'ai pas l'habitude de dormir dans ce genre d'endroit…
Harry sentit une vague de colère l'envahir :
- Mais vous pouvez dormir dehors, aussi…votre argent et votre noblesse vous tiendront chaud, sans doute…
- Tu es bien insolent, Potter, fit Drago en se rapprochant de lui et en le toisant du haut en bas. Ne te permets pas trop de familiarités avec moi, ou il t'en cuira…
- Des familiarités ? De quel ordre ? Physiques ou verbales ?…Parce que j'avais cru comprendre que la promiscuité avec moi ne vous dérangerait pas trop.
- Potter, arrête ce petit jeu avec moi. Ce n'est pas parce que nous avons partagé certaines choses qu'il faut te croire tout permis. Tu restes mon valet, ne l'oublie pas.
- Vous m'avez fait une promesse concernant mon logement à bord, ne l'oubliez pas.
Drago sourit imperceptiblement et dit :
- Oh, je ne l'oublie pas…parole de gentleman. Et puis comme ça je t'aurai toujours sous la main…ce sera plus pratique.
Harry rougit malgré lui et décida de ne pas répondre. Il s'assit au bord de l'étang, attendant le retour de David avec leurs affaires. Il ne savait plus trop où il en était. Le bref moment intime qu'il avait passé avec lord Malefoy l'avait déstabilisé, même si au final il avait obtenu ce qu'il voulait : dormir dans une cabine confortable.
Mais si ça signifiait subir ses assauts toutes les nuits, il était perplexe. Autant sur le moment cela l'avait attiré, voire excité, autant avec un peu de recul il craignait que les choses n'aillent trop loin. Harry n'avait aucune envie de devenir un vulgaire passe-temps sexuel, et le prix à payer pour être bien logé lui parut soudain bien élevé.
Oui, mais de l'autre côté il y avait les rats. Il frissonna. Bien sûr, entre les deux, il n'y avait pas à hésiter.
Il observa à la dérobée le jeune lord qui s'était appuyé contre un arbre, et regardait l'horizon d'un air rêveur. Le vent faisait voleter ses cheveux blonds, et il avait l'air bien inoffensif, presque fragile.
Harry ne pouvait cesser de s'interroger sur ces trois semaines de traversée avec lui. Allait-il le supporter ? Qu'attendait-il de lui, exactement ? Quelles seraient leurs relations ?
Après ces quelques moments d'intimité passés avec lui, au fil des semaines, Harry n'avait pas le sentiment de le connaître mieux qu'avant. Jamais ils n'avaient eu une discussion normale, sincère.
Harry ne savait même pas si lord Malefoy était capable de ressentir un sentiment vrai, comme l'amour ou l'amitié. C'était sans doute imputable en grande partie à son éducation ou sa famille, mais c'était plutôt inquiétant.
Finalement, Harry se dit qu'il allait partir avec un parfait inconnu.
A ce moment son regard croisa celui de Drago et il lui sembla lire une certaine détresse dans ses yeux gris. Appréhendait-il son départ ? Regretterait-il son château, une fois à bord ?
Harry aurait aimé partager ces interrogations avec lui, mais il savait que c'était hors de question. Drago avait toujours dissimulé ses sentiments, et ce ne serait sans doute pas aujourd'hui qu'il allait baisser sa garde.
Finalement, comme s'il avait répondu à son appel muet, lord Malefoy le rejoignit au bord de l'étang et s'assit près de lui. Il lui demanda :
- Quand on partira, tu regretteras quoi, ou qui ?
- Je ne sais pas…David, et Mary, bien sûr.
Drago sourit tristement. :
- C'est vrai qu'elle est bien mignonne, ta fiancée…
- Et vous ? Vous regretterez quoi ?
Drago resta silencieux plusieurs secondes et répondit :
- Slytherin, mon cheval…
Inexplicablement Harry sentit son cœur se serrer. Drago était-il tellement seul qu'il ne regretterait ni un ami, ni ses parents, ni son épouse ? Ou était-ce un autre jeu pour l'amadouer ?
Il le regarda et ne vit aucune lueur de moquerie dans ses yeux, juste une légère mélancolie.
Le vent soufflait doucement, c'était le printemps et Harry se dit qu'il ne reverrait plus ce paysage avant longtemps. Ils restèrent l'un à côté de l'autre, immobiles et muets.
ooooOOOOOOOOooooooooOOOOOOOOoooooo
Au bout d'un moment ils virent revenir David chargé de deux sacs.
Ils fouillèrent rapidement pour vérifier que l'essentiel était là, et David fit mine de repartir après avoir souhaité bonne chance à Harry.
Harry lui demanda, un peu intimidé :
- Est-ce que tu crois qu'on pourrait dormir chez ta grand-mère, cette nuit ?
- Avec lord Malefoy ? Oui, bien sûr, mais je ne suis pas sûr que le confort de sa petite maison lui convienne…Il faut que je la prévienne. Je vous accompagne.
Tous trois partirent donc, Harry et David sur un cheval, Drago sur l'autre.
Lorsqu'ils entrèrent dans la petite maison, la grand-mère de David faillit s'évanouir en voyant lord Malefoy, qui tenta de cacher son désappointement devant la petitesse et la pauvreté de la baraque.
David expliqua la situation en quelques mots, puis repartit.
Drago et Harry passèrent une soirée somme toute agréable avec la vieille dame, qui leur conta des anecdotes du temps où elle était, elle aussi, employée au Manoir Malefoy.
La situation semblait presque irréelle : lord Malefoy dînant chez une de ses anciennes domestiques, qui l'avait connu enfant de surcroît.
En écoutant la vieille dame, Harry entrevit un petit garçon timide et solitaire, mis volontairement à l'écart des enfants des domestiques par ses parents.
Elle raconta qu'il passait des heures à la fenêtre de sa chambre, regardant les enfants jouer dehors, sans pouvoir les rejoindre. Le reste de sa journée était occupé par les cours des précepteurs et professeurs d'escrime, d'équitation ou de musique. Visiblement ses parents ne s'étaient jamais occupés de lui directement, laissant son éducation à des tiers.
Drago l'écoutait avec une certaine gêne, mais n'osa pas l'interrompre.
Au bout du compte, Harry ne l'envia plus du tout, sachant que lui avait reçu bien plus d'affection dans son enfance de la part de ses parents que le jeune lord Malefoy.
A 22h ils se retirèrent dans la petite chambre sous les toits, et Harry s'étendit au sol, ne voulant pas partager le petit lit avec Drago.
Ce dernier n'insista pas et bientôt Harry entendit sa respiration régulière, preuve de son sommeil. Lui n'arrivait pas à dormir, d'une part parce qu'il était passablement énervé avant ce départ, et d'autre part parce qu'il était très mal installé.
Il pesa et repesa les conséquences de sa décision d'aller en Amérique, sans réussir à se convaincre vraiment qu'il avait bien fait d'accepter. Et le spectre de la traversée avec le jeune homme l'angoissait plus que tout. Avait-il réellement envie de partager sa cabine ? N'aurait-il pas dû insister pour être logé ailleurs ?
Il se rappela la manière dont la négociation s'était passée et se dit qu'il n'aurait guère pu obtenir plus.
Finalement il s'endormit et rêva encore que le bateau s'échouait.
ooooOOOOOOooooooOOOOOOooooooo
A 4h il fut réveillé par Drago qui lui secouait doucement le bras en lui disant :
- Potter, prépare-toi. Il faut qu'on parte le plus rapidement possible, pendant qu'il fait nuit.
Il se leva rapidement et, après s'être habillés à la hâte, tous deux partirent sur la pointe des pieds, pour ne pas réveiller la vieille dame.
Drago grimpa sur le cheval, puis Harry qui transportait les sacs, et ils galopèrent jusqu'à Portsmouth.
Arrivés près du port, ils descendirent discrètement et se glissèrent un par un jusqu'à l'embarcadère, le visage à moitié dissimulé par les sacs. Drago avait caché ses cheveux blonds facilement reconnaissables sous un bonnet de marin, et avait enfilé des habits en mauvais état, récupérés dans les affaires d'Harry.
Ils se glissèrent dans la foule déjà nombreuse qui s'étirait devant le navire. Ils se fondirent tant bien que mal dans cette foule bigarrée, lord Malefoy tentant de cacher son dégoût devant la mise de certains immigrants, et gardant le visage baissé pour ne pas être reconnu.
Le temps était humide et venteux, et les marins s'agitaient sur le pont tandis que les badauds s'amassaient au pied du navire.
Petit à petit la masse s'étira jusque sur le pont. Harry et Drago, qui s'étaient séparés, jetaient de temps en temps des coups d'œil inquiets autour d'eux, craignant de voir apparaître lord Malefoy père ou un de ses sbires. Harry sentait son cœur battre la chamade et voyait que Drago était particulièrement pâle.
Lorsque le capitaine les vit arriver devant lui, il ne les reconnut pas et tenta de les refouler vers la cale.
- C'est moi, lord Malefoy, murmura Drago en découvrant rapidement une partie de son visage.
- Tiens, votre Grâce, je ne vous espérais plus, ricana le capitaine. Est-ce que votre …valet vous a parlé de nos nouvelles conditions ?
- Peut-on aller dans votre cabine pour en parler ? demanda abruptement Drago.
- Tiens donc, Sa Majesté a quelque chose à cacher ?
Ils se défièrent du regard quelques secondes et la capitaine fit signe à Drago de le suivre, en crachant sa chique par terre.
Harry, ne sachant pas quoi faire, attendit immobile sur le pont, s'accrochant presque désespérément à ses sacs. Il regardait les allées et venues autour de lui, et n'en revenait pas que toute cette agitation puisse finir par s'apaiser et déboucher sur un départ dans quelques heures.
Au bout de longues minutes, Drago et le capitaine réapparurent, et vinrent vers lui. Le capitaine arborait un sourire triomphant alors que Drago semblait exaspéré.
Harry ne posa pas de question, connaissant d'avance la réponse, et suivit un matelot jusque sur le pont supérieur, croisant au fur et à mesure des personnes de mieux en mieux habillées, suivies de laquais transportant de grosses malles griffées.
Lui portait avec difficulté deux gros sacs, et il sentait que lord Malefoy, qui le suivait, était passablement énervé de cette situation où il ne pouvait pas exhiber son argent et sa noblesse.
Finalement ils arrivèrent dans une cabine d'une taille respectable, assez richement meublée, avec deux fenêtres.
Au fond se trouvait le lit, entouré d'une table de nuit et d'une armoire en bois. Une petite table et deux chaises se trouvaient au milieu de la cabine, qui comportait également, au grand soulagement d'Harry, un petit canapé en velours grenat près de la porte, ainsi qu'un fauteuil assorti.
Une porte intérieure donnait sur une petite salle d'eau astucieusement aménagée.
Sans être d'un luxe inouï, la cabine était spacieuse et confortable. Elle était décorée dans un style rococo qui impressionna beaucoup Harry, avec des perles et des dorures à outrance.
Drago donna un pourboire au marin, enleva son bonnet avec dégoût et se tourna vers Harry :
- Bon, finalement, on y est arrivés !! Il ne te reste plus qu'à tout ranger, maintenant…
Harry soupira et commença à ranger les affaires de lord Malefoy dans l'armoire, tandis qu'il casait ses maigres effets sous le lit, dans un tiroir prévu à cet effet.
Drago s'installa confortablement dans le fauteuil, et se mit à rêver en regardant par la fenêtre, sans accorder aucune attention à Harry. L'activité sur le navire était encore intense, et Harry se demanda à quel moment ils allaient finir par quitter le port.
Lorsqu'il eut fini de tout ranger, il se dirigea vers la fenêtre et se mit à observer l'agitation extérieure. Petit à petit le quai se vidait, ne laissant que les badauds venus voir partir ce navire.
Enfin ils sentirent des vibrations et du tangage, et se précipitèrent sur le pont : ils étaient partis !!
Ils échangèrent un bref sourire, puis Drago reprit son expression lointaine. Il tourna les talons et rentra dans la cabine, sans un mot.
Malgré le froid, Harry resta sur le pont, à regarder s'éloigner la rive et l'Angleterre. L'air glacé et salé lui cinglait les joues, et il fut pris soudain d'une nostalgie qui lui coupa presque la respiration.
C'étaient 18 ans de sa vie qui s'éloignaient, son enfance, le souvenir de ses parents, et il sentit ses yeux lui piquer. C'était aussi l'amitié de David et le sourire de Mary, et il regretta d'un coup sa décision.
Mais autour de lui les gens avaient l'air tellement joyeux, pleins d'espoir, surtout les plus pauvres d'entre eux qu'il se rasséréna un peu.
Il remarqua à côté de lui une jeune fille particulièrement nerveuse. Voyant qu'il la regardait, la jeune fille aux yeux noirs lui sourit timidement, et il lui rendit son sourire. Elle avait l'air un peu perdue, sur ce pont, et semblait chercher quelqu'un du regard. Elle était habillée correctement mais sans richesse. En se penchant, Harry vit qu'elle tenait un jeune garçon par la main, sans doute son frère, ou peut-être son fils, bien qu'elle parut très jeune.
Ils restèrent longtemps debout, parmi la foule, à regarder la rive s'éloigner. Par moment elle se tournait et semblait à nouveau chercher quelqu'un, mais ne bougeait pas.
A un moment, n'y tenant plus, elle s'approcha d'Harry et lui dit :
- Je suis désolée de vous importuner, mais est-ce que vous pourriez garder mon frère quelques instants, le temps que je cherche quelqu'un ? On s'était donnés rendez-vous ici, mais je ne le vois pas.
- Bien sûr, dit Harry, tendant la main vers le jeune garçon.
Ce dernier glissa sa main dans celle d'Harry, avec répugnance, et dit à la jeune fille :
- Tu reviens, dis ?
- Mais oui, mon chéri, je reviens, ne t'inquiète pas.
Elle leur sourit et s'éloigna rapidement.
Harry se sentait un peu perdu, avec cet enfant, mais il se pencha vers lui et lui demanda gentiment :
- Tu t'appelles comment ?
- Gabriel.
- C'est joli. Et tu as quel âge ?
- 5 ans.
- C'est bien…
Ne sachant plus quoi dire, il se tut et fixa à nouveau la mer. Peu à peu la foule s'égaillait autour d'eux, chacun regagnant sa cabine.
Bientôt Harry et le petit garçon se retrouvèrent pratiquement seuls sur le pont, et Harry vit que le petit garçon grelottait. Il se pencha vers lui :
- Tu as froid ?
- Maman…je veux ma maman…
- Attends, ta sœur va revenir tout de suite. Elle est où, ta maman ? En Amérique ?
En entendant ces mots le petit garçon ouvrit de grands yeux et se mit à pleurer.
- Chut, ne pleure pas…Elle va revenir tout de suite, ta sœur…Comment elle s'appelle ?
Gabriel essuya ses yeux et son nez avec sa manche, et répondit :
- Madeleine…
- Tu sais où est votre cabine ?
L'enfant secoua la tête. Harry commençait à être franchement embêté, ne sachant pas quoi faire, et pria pour que lord Malefoy n'apparaisse pas à cet instant.
Ce qui, bien entendu, ne manqua pas.
Il apparut, de son pas traînant, toisant Harry et l'enfant, et lui dit :
- Et bien bravo, Potter !! Je te laisse une heure et te voilà déjà encombré d'un marmot !! Tu l'as trouvé où, celui-là ?
- C'est une jeune fille qui me l'a confié…
- Je vois. Toujours ton goût pour la défense de la veuve et de l'orphelin….Une jolie jeune fille j'imagine ? Et elle le récupère quand, parce que je vais avoir besoin de toi, là. Je te rappelle, au cas où tu l'aurais oublié, que tu es mon valet. Et que ce n'est pas un voyage d'agrément, pour toi, dit-il en fixant l'enfant.
Le jeune garçon se remit à pleurer devant ce regard réprobateur, et Drago leva les yeux au ciel :
- Bon, quand tu t'en seras débarrassé, tu me rejoindras, Potter. Et sans compter fleurette à sa mère, dit-il narquoisement en s'éloignant.
- Bien sûr…A tout de suite, dit Harry en grimaçant.
Il sécha tant bien que mal les pleurs de l'enfant, et enfin la jeune fille réapparut.
- Merci de l'avoir gardé, dit-elle précipitamment.
Harry vit qu'elle avait les yeux rouges et l'air particulièrement nerveuse.
- Je ne me suis même pas présentée : je m'appelle Madeleine Dubois.
- Vous êtes française ?
- Oui, je suis…j'étais demoiselle de compagnie d'une duchesse anglaise.
- Je m'appelle Harry Potter, et je suis le valet de lord Malefoy. Vous avez trouvé la personne que vous cherchiez ?
Elle secoua la tête négativement, se mordant la lèvre.
- Je suis désolé pour vous, dit Harry. Mais il faut que j'y aille, là…Au plaisir de vous revoir, j'espère…
Elle lui sourit tristement et le petit garçon lui fit un signe de la main.
Il regagna la cabine de lord Malefoy, s'apprêtant à passer sa première journée-et sa première nuit- à bord.
A suivre….
Merci de votre lecture et de vos commentaires...
