(Bon, j'ai eu une vague de cuteness, je ne sais pas, une soudaine inspiration pour des scènes vraiment trop cheesy et craquantes! Y'aura plus d'action la prochaine fois, mais là on avait le droit à un petite pause ;) vous m'en direz des nouvelles!)
- Bonne chance Shepard.
La communication coupa et Alice Shepard prit un moment pour réfléchir à tout ce qui venait de se passer. La Citadelle était désormais nettoyée, même si Cerberus avait fait beaucoup de dégâts, et elle connaissait maintenant un de ses ennemis numéro 1 : Kai Leng. En plus de cela, elle devait maintenant essayer de calmer la situation entre les Geths et les Quariens. Comme si ce n'était pas assez, elle avait retrouvé Kaidan lors de sa mission… compliquant un peu les choses entre eux. Elle prit une grande inspiration et se redressa, prête à affronter tous les problèmes, un à la fois; le premier en haut de la liste étant Kaidan.
Il était penché sur un Datapad, où défilaient des lignes d'information. Kaidan avait donné rendez-vous au Commandant dans la salle d'attente du quai où était amarré le Normandy. Shepard l'observa de loin un instant, profitant du fait qu'il était occupé. Il avait bien récupéré de ses blessures, même s'il avait encore une légère trace d'un bleu en dessous de l'œil droit. Habillé d'un costume de dignitaire classique, il paraissait mal à l'aise… évidemment, il devait être plus habitué à être vêtu comme un soldat. Malgré cela, Shepard pouvait apercevoir sa carrure et ses épaules carrées, lui arrachant un sourire. Elle prit une grande inspiration, puis s'approcha de lui, confiante.
- Vous regardez quoi?, demanda-t-elle en s'asseyant sur le siège près de lui.
Il leva les yeux vers elle, surpris, elle le tirait de ses lectures.
- Les derniers rapports sur ce que Cerberus a laissé derrière après leur raid à la Citadelle.
- Et c'est intéressant?
Il secoua la tête.
- Rien de particulièrement prenant.
Il s'installa un léger silence embarrassant entre eux. Aucun ne savait comment agir… après tout ce temps et ces tensions. Ce fut finalement Shepard qui parla, d'une voix douce, son regard fixée dans le vide devant elle.
- J'ai besoin d'aide sur le Normandy…
- Est-ce une invitation?, demanda-t-il, amusé.
Shepard tourna la tête vers lui, il lui souriait.
- J'ai besoin de soldats comme vous Alenko.
Le sourire sur le visage de Kaidan s'effaça, il avait l'air déçu.
- Je serai ravi de servir de nouveau sous vos ordres Commandant.
Il se leva, raide et dit avant de partir :
- Je vais chercher mes effets personnels.
Il fit quelques pas, puis s'arrêta quand Shepard l'interpella.
- Kaidan!
Il se retourna… elle l'avait appelé par son prénom.
- Kaidan, je…, commença-t-elle, confuse.
Il s'approcha d'elle question qu'elle n'ait pas à crier pour qu'il l'entende. Elle se leva, lui faisant face.
- Viens me voir quand tu seras à bord… on parlera dans un contexte plus favorable, souffla-t-elle.
Puis, elle partit, rentrant dans le Normandy sans se retourner. Kaidan resta là, immobile, un instant. Elle l'avait de nouveau appelé Kaidan et tutoyé. Un progrès.
Maddie avait tout de même réussi à dégoter quelques fringues à la Citadelle : les magasins avaient ré-ouverts dès la menace éloignées. Heureusement, Cerberus ne s'était pas trop intéressé aux stocks de vêtements légers. Elle s'était même dégoté une nouvelle veste en cuir et une paire de pantalons serrés et souples, ne la limitant pas dans ses mouvements. Maddie accordait peu d'importance à la mode; ce qui l'intéressait était surtout le confort et le pratique… quoiqu'avec un peu de style tout de même!
Contente de ses achats, elle entra dans le Normandy les bras pleins. Elle prit l'ascenseur, déposa ses choses sur son lit, puis reprit l'ascenseur pour aller faire un tour sur le pont résidentiel. En appuyant sur le bouton, elle remarqua que quelqu'un venait d'appeler l'appareil au dernier niveau; il descendrait donc avant de monter. Elle soupira, un bon trente secondes de perdu, rien de grave. Elle s'appuya sur la rambarde du fond, puis l'ascenseur descendit, arrivant au niveau de la salle d'embarquement. Les portes s'ouvrirent et elle se trouva face à Vega.
- Et bien chiquita, je ralentis ton ascenseur?, demanda James en montant.
- C'est vrai qu'avec ton poids énorme tu dois le ralentir un tantinet, répondit-elle sur un ton moqueur, alors que les portes se refermaient.
- Ce n'est que du muscle, lui répondit-il avec un clin d'œil et un sourire espiègle.
En gardant le même ton, Maddie répondit :
- Je demande à voir!
Vega sembla le prendre au premier degré, car il appuya sur le bouton d'arrêt d'urgence de l'ascenseur, arrêtant la machine et les laissant sous une lumière rougeâtre du système d'éclairage alternatif.
- Ça peut s'arranger…
Plutôt amusée Maddie demanda :
- Tu joues à quoi James?
- Il faut qu'on parle, toi et moi, chiquita, dit-il sur un ton un peu différent, moins charmeur et plus sérieux.
Un silence étrange s'installa entre eux et il sembla à Maddie que les secondes qui suivirent furent en faits plusieurs minutes. Vu qu'elle ne brisait pas ce silence en demandant de quoi il parlait Vega continua :
- Plus nos missions s'enchaînent, plus j'ai l'impression que cela finira en mission suicide. Nous arriverons peut-être à vaincre les Moissonneurs, mais je doute que nous y survivions… Après tout, c'est nous la première ligne.
Il était d'un coup très sérieux, son front étant marqué d'un pli qui semblait être de l'inquiétude. Malgré son angoisse visible, Maddie le trouvait particulièrement attirant sous cette lumière foncée, qui dessinait tout ses traits plus profondément.
- Je me rends compte du peu de temps qu'il nous reste probablement à vivre. Et je me dis que je ferais mieux d'en profiter tant que j'en ai le temps. Un peu chaque jour… ça ne me coûte rien après tout!
- C'est une bonne initiative, le coupa Maddie.
Il lui sourit, à première vu satisfait, puis fit un pas vers elle. Ils n'étaient maintenant qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.
- Ceci expliquant cela, souffla-t-il avant de se pencher vers elle.
Il déposa un doux baiser sur ses lèvres, un baiser prudent, qui attendait une réponse. Maddie sentit ses lèvres douces toucher les siennes et un frisson la parcourut. Vega recula de quelques centimètres, scrutant le visage de la jeune femme à la recherche d'une réponse.
- Et si nous n'étions pas dans une situation si catastrophique, tu aurais fais ça quand même?, souffla-t-elle, le fixant dans les yeux.
Elle devina qu'il souriait en voyant le bord de ses yeux se plisser et il chuchota tout bas :
- Douterais-tu de ton charme irrésistible?
Elle avait sa réponse et cela la fit sourire. Elle entoura le cou de Vega de ses bras et répondit avant de l'embrasser passionnément :
- Plus maintenant…
Garrus appuya une fois de plus sur le bouton de l'ascenseur, mais rien n'y fit, il ne venait pas.
- Et bien alors, qu'est-ce qui se passe, souffla-t-il, énervé.
Comme un miracle, il vit la machine redémarrer et enfin les portes s'ouvrirent sur Maddie et Vega. Garrus leva un sourcil devant les deux jeunes gens, un sourire amusé se peignant sur son visage. Tout deux semblait plutôt content, mais aussi embarrassés, et Maddie avait une drôle de coiffure… un peu dépeignée.
- Salut Garrus, dit-elle en sortant, suivie de Vega.
Amusé, il les salua avant de monter dans l'ascenseur :
- Vega… vous avez encore une trace rouge à lèvre sur le coin de la bouche.
Kaidan prit une grande inspiration, puis cogna à la porte. Il entendit des pas qui s'approchèrent, puis la porte automatique s'ouvrit sur Shepard.
- Salut, dit-il, en restant immobile.
Elle l'observa un instant de la tête au pied; il avait remit des habits qui lui était plus classiques; un pantalon militaire et un t-shirt noir.
- Tu peux entrer, dit-elle en lui faisant la place de passer.
Un peu inquiet de la conversation qui allait suivre, il entra à pas hésitants, puis accepta son invitation à s'asseoir sur le canapé de la chambre de Shepard. Chambre qu'il connaissait assez bien en fait…
- Tu voulais que je vienne, je suis venu, dit-il tout simplement, commençant la conversation à plat.
Alice Shepard soupira, l'air agacée.
- Je ne t'ai pas forcé.
Un silence embarrassant tomba sur eux, aucun n'osant le briser. Il l'observa pendant un instant, sentant son pouls accélérer. Shepard était définitivement une femme exceptionnelle : habituellement drôle, gentille, qui avait ses propres incertitudes et ses autres qualités.
- Je vais jouer cartes sur tables, finit-il par dire en la fixant dans les yeux. Je t'aimais profondément Alice…
Shepard grimaça à son emploi du passé.
- … et j'ai cru que je perdais la tête quand tu es morte. Et te revoilà! Ressuscitée par Cerberus. Comment voulais-tu que je réagisse?
- Tu aurais pu comprendre que j'étais tout aussi perdue que toi, le coupa-t-elle.
Kaidan resta silencieux un instant, puis continua :
- Quand tu es venue me voir à l'hôpital, la première fois, alors que j'étais inconscient… Tu m'as parlé. Ta voix… ta voix m'a aidé à m'accrocher… Il me semblait que depuis ta mort, rien ne m'avait autant donné l'envie de vivre qu'avant… et ton retour n'avait pas eu l'effet que j'escomptais sur mes sentiments. Pourtant, quand j'ai entendu ta voix… j'ai ressenti de nouveau ce besoin de vivre… de vivre pour pouvoir te voir ne serais-ce que quelques instants encore.
Sa voix s'étouffa sous l'émotion, il n'osait la regarder, fixant son regard sur l'aquarium derrière elle.
- Alice Shepard, je vous aime… Je t'aime tant et je sais que peu importe ce que tu choisis, tant que tu es heureuse, je le serai.
Il prit son courage à deux mains et bougea son regard pour coincer le sien dans ses yeux. Il vit alors des larmes couler des yeux de Shepard… mais elle souriait.
- Tu as toujours été un grand romantique Kaidan…
Elle eut un petit rire nerveux, décidemment, il n'y avait que lui qui pouvait la mettre dans tous ses états. Elle, la grande Commandant Shepard, premier Spectre humain, pleurait comme une madeleine après la déclaration d'amour la plus cheesy du monde entier.
- Et tu es bien le seul capable de me faire pleurer comme ça, rigola-t-elle en essuyant ses joues.
Il lui sourit, s'approchant d'elle, la prenant dans ses bras. Elle s'abandonna à ce refuge, à cet endroit où elle avait toujours rêvé d'être.
- Je t'aime, lui chuchota-t-elle à l'oreille.
Il releva doucement son menton et l'embrassa tendrement.
- Moi aussi…
(À suuuuuuuuuuuuuuivre!)
