HEY ! Voila la suite ! Merci aux personnes qui ont pris le temps de me laisser un petit commentaire, ça fait vraiment plaisir et ça donne envie de poster rapidement la suite !!

Merci à Isabellamisa et idontwantyoutocomewithme pour vos reviews « anonymes » auxquelles je ne peux répondre donc je le fais ici : Merci !

Le fameux chapitre… rien que le titre donne envie non ?


Chapitre 10 : Port Angeles.

Tous les jours de la semaine, je donnais toute sorte d'excuse à Edward pour reporter nos sessions. Avec l'intensité grandissante qui s'installait entre nous deux, je ne savais tout bonnement pas comment je supporterais d'être seule à ses côtés. Et puis il y avait toute cette situation autour de sons secret. Ce n'était pas comme si je pouvais lui dire : « Oh, en fait, Edward, je sais que tu es un vampire ». Je ne crois pas que ça se passerait très bien… Il semblait d'ailleurs être de plus en plus suspicieux à chaque report de leçon, mais il acceptait sans poser de questions. Cependant je savais que ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne me fasse asseoir et me fasse dire ce qu'il se passait, et là, je n'aurais pas le choix. Je devrais me confesser.

Heureusement, Jess et Angela m'avaient invité à faire du shopping avec elle ce soir-là. J'avais commencé à passer de plus en plus de temps avec mes autres amis, mais ils ne m'aidaient pas à garder un aussi bon moral que lorsque j'étais avec Edward. Mon cœur était douloureux quand je le voyais en classe et savais pertinemment que je ne pouvais pas rester avec lui.

Finalement vint le vendredi, et ma volonté s'étiolait de plus en plus. Après le cours de sport, je me dirigeai vers un banc dans un coin isolé plutôt que de me rendre directement au parking. Personne ne serait capable de m'apercevoir ici. J'en profitais pour pleurer de tout mon soûl. La maison n'était pas une option, vu que Charlie commençait à s'apercevoir de ma solitude et rentrait de plus en plus tôt. En fait, je n'avais pas eu l'occasion de pleurer sans que personne ne le sache depuis un bout de temps.

Mes larmes n'étaient pas pour ma perte d'ouïe, non pas que je m'en étais remise, mais il y avait pire que ça. Non, mon chagrin s'était mué en quelque chose de bien plus douloureux. Ma peine naissait de la peur de perdre Edward. Les quelques discussions que j'avais déjà eu avec lui avaient réduit à néant mon espoir de réussir à enfouir ce secret au plus profond de mon cœur. Même si elles se déroulaient dans des lieux remplis de monde, bizarrement.

« Je n'ai pas besoin de tant de nourriture, Edward » lui dis-je alors qu'il empilait le tas de nourriture habituel sur mon plateau.

« La moitié est pour moi » répondit-il. Je ris.

« Arrête de prétendre, Edward… » Ses yeux se durcirent à mes mots mais étonnement il ne répondit pas avec dureté.

« Tu es en train de crier, Bella » dit-il.

J'aurais pu accepter cette réponse, mais à ce moment, je réalisai ce que j'avais failli dire. Je savais également que je n'avais pas parlé si fort. J'avais trouvé un moyen de ressentir ma voix dans ma gorge et de reconnaître à quel volume je parlais. Et de toute manière de criais très rarement. Non, il était en train de me dire de faire attention à ce que je disais. Je pensais à ce moment-là qu'il savait. Peut-être était-ce le cas mais qu'il n'était pas prêt à le reconnaître.

Alors que je m'assis sur le banc, je réalisai qu'il ne voudrait plus passer de temps avec moi une fois que tout sera révélé entre nous. Si seulement je n'avais pas à le lui dire. De nouvelles larmes roulèrent sur mes joues alors que je me souvenais de la veille, après le cours de bio. Le sport était la seule classe que je n'avais pas en commun avec l'un des Cullens, et ça changeait tout. Edward sembla remarquer mon manque d'enthousiasme, prit ma main, et me mena ainsi jusqu'à mon cours. Ma peau picotait toujours au souvenir de son contact. C'étaient des moments comme ça qui rendait la chose encore plus difficile. Je savais ce que j'avais à faire, mais ça n'en était pas plus facile pour autant.

Je me recroquevillais, posant ma tête sur mes genoux tandis que je sentis et observai la pluie tomber. J'aimais tellement la pluie à présent. C'était comme un gigantesque nettoyage du paysage par des milliers de fines gouttes d'eau pure. Je soupirai, sachant qu'il fallait bien se résigner à rentrer et voir Charlie. Angela et Jessica ne devraient pas tarder à passer me chercher.

J'étirais lentement mes muscles endoloris et fermai les yeux un bref moment, essuyant les réminiscences salées qui restaient sur mes joues. Quand je les rouvris, je manquai de tomber à la renverse. Edward se tenait adossé à l'un des murs du bâtiment le plus proche, immobile tel une statue. Il se redressa quand il vit que je l'avais remarqué.

Je restais là, les lèvres tremblantes. Ça y était, je devais le faire maintenant. Je devais le faire avant qu'il ait le temps de dire quelque chose que je n'aurais pas pu supporter. Bien sûr, Edward devait détruire le peu de courage qu'il me restait.

Il se dirigea vers moi, et fronça les sourcils quand il vit mon visage. « Bella, pourquoi as-tu pleuré ? » demanda-t-il, comme si mes larmes lui faisait de la peine. Il prit ma main dans la sienne, glacée.

Je murmurai en une respiration tremblante : « Edward, je… je suis désolée, je ne peux pas, je ne peux plus ! »

Je couvris mon visage de mes mains et tentai de m'éloigner de lui. Ses mains froides et fermes les éloignèrent à nouveau. Il avait l'air troublé. « Bella, je t'en prie, dis moi ce qui ne va pas. Tu m'as évité toute la semaine ».

La peine dans ses yeux était si palpable que j'avais envie de pleurer de nouveau. Je me dégageai, pas encore prête à lui dire la vérité. « Je suis désolée Edward. Jessica doit venir chez moi d'une minute à l'autre ; nous allons à Port Angeles ce soir. Je dois y aller. »

Il ne m'a pas retenue alors que je marchais vers ma voiture et partis. Même si je ne pouvais pas le voir, je savais qu'il n'avait pas bougé. Je pouvais toujours sentir son regard confus dans mon dos. Je rentrai rapidement chez moi afin de me changer pour sortir en ville. Alors que je redescendais les escaliers, Charlie rentrait tout juste.

« Bells ! Tu sors ? » demanda-t-il. Il apprenait lentement le langage des signes, mais il préféra me parler ce soir.

J'acquiesçai et répondis : « Jess, Angela et moi allons faire du shopping. Ça te dérange ? Je sais que je te préviens au dernier moment. »

Il semblait extrêmement enthousiaste à propos de mes projets, et après avoir reçu son autorisation de sortir, je décidai d'attendre mes amies dehors. Je m'adossais à la porte d'entrée tandis que je les attendais. Ça n'avait pas été long : la voiture de Jess apparut au coin de la rue et stoppa abruptement en face de chez moi.

Je fis de mon mieux pour me concentrer sur le bonheur que pouvait me procurer cette distraction. Port Angeles était définitivement une meilleure alternative que celle de pleurer toute seule tout le week-end.

Je m'amusais à les aider à trouver leurs robes, chaussures et accessoires, mais au bout d'un certain temps, j'eus envie d'aller ailleurs. Je souris à l'idée de me trouver un bon bouquin et regardai Angela.

« Hey, Angela, je voudrais aller me chercher un livre. Tu connais une bonne librairie dans le coin ? »

Elle sourit et répondit en signant. Oui, il y en a une en bas de la rue, juste à droite. Elle s'appelle… Neuf Vies, ou un truc du genre.

« OK, je vous retrouverai au resto dans deux heures ». Nous avions décidé d'aller manger italien, dans un resto qui s'appelait La Bella Italia. Mes amies m'avaient assuré qu'il était délicieux.

Angela m'adressa un sourire tandis que je quittais avec un certain soulagement la salle d'essayage. Je trouvais sans problème le magasin. Cependant, au bout d'une quinzaine de minute de recherche, je savais que je ne trouverais rien de bien intéressant ici. Je ressortis et me demandai où aller ensuite. Je pouvais retourner à la boutique où se trouvaient Jess et Angela, ou je pouvais me balader en ville dans l'espoir de trouver une autre librairie.

Cela ne me prit pas longtemps pour choisir. Je pris la direction opposée de celle de la boutique de vêtements et me promenai simplement le long de la rue. Rien n'attirait réellement mon attention, et je ne remarquais pas que les belles boutiques de centre-ville laissaient petit à petit la place à de vieux entrepôts délabrés. Soudain, j'émergeai de mes pensées pour me rendre compte que le soleil s'était couché. Je jetai un œil à ma montre : il ne me restait qu'à peine dix minutes pour rejoindre les filles.

Je fronçai les sourcils alors que je tentais de me rappeler quel chemin prendre. Je me retournai, espérant avec ferveur de trouver un moyen de rentrer. La tête baissée et le pas vif, je gardais les yeux braqués sur la route afin de retrouver mon chemin. J'étais si concentrée que je rentrai en plein dans quelqu'un.

Je levai les yeux pour voir un type se dresser devant moi. Il ne semblait pas avoir été perturbé par notre rencontre brutale. Il avait les bras croisés et un drôle de sourire sur le visage qui me mettait complètement mal-à-l'aise. Involontairement je fis un pas en arrière, un frisson me parcourant l'échine.

Murmurant une rapide excuse, je tentai de le contourner, sans succès. Il se déplaça en même temps que moi, me bloquant le passage. Ma terreur augmenta lorsque je remarquai que trois autres types nous avaient rejoints, bloquant toute issue possible. Je réalisai alors ce qu'il se passait. J'étais prise au piège.

La peur saisit mon estomac tandis que je réalisais la situation et tout ce qu'elle impliquait. Je me mordis la lèvre, inspirant suffisamment d'air pour crier. Peu importe ce qu'il allait se passer, je ne me laisserais pas faire. Ils devaient avoir saisi ce que je comptais faire car l'un des types m'empoigna le bras, et ce faisant coupa ma respiration.

Je pouvais sentir les bleus qui allaient de toute évidence se former là où les doigts du gars serraient mon bras et je laissai s'échapper un faible gémissement. Tout espoir de m'en sortir me quittait, quand je le vis.

Un éclair argenté.

Je me sentis libérée de mon étreinte quand une voiture déboula à toute allure du coin de l'allée. Je tombai à terre mais me relevai rapidement et me ruai vers la voiture. La porte du côté passager était ouverte, je saisis cette chance et m'engouffrai dans le véhicule.

Mon corps entier tremblait alors que je réalisai que le conducteur salvateur n'était autre qu'Edward. D'une certaine manière, je sus en voyant cet éclair que c'était lui. Je laissai s'échapper un soupir de soulagement et me blottis dans le siège. Je ne ressentais plus aucune peur ou douleur, mais soudain, je me sentis extrêmement fatiguée. Je me sentais alors sombrer dans l'obscurité…

Je ne dus pas dormir bien longtemps, car déjà je sentis Edward secouer mon épaule. Il s'était garé quelque part au bord de la nationale. Je vis l'horloge de la voiture, un 7 :03 m'éblouissait de son vert fluo. Je devais maintenant avoir plus de trente minutes de retard à mon dîner avec les filles. Je me retournai lentement vers Edward.

Son visage montrait à la fois une inquiétude évidente et une extrême colère. « Bella, tu es blessée ? Est-ce qu'ils t-ont fait quoi que ce soit ? » Son ton semblait plus dur qu'à l'usuelle, certainement dû à la colère qu'affichaient tous les traits de son visage.

Instinctivement, je regardai mes bras sur lesquels se formaient de larges bleus. Mon épaule m'élançait au rythme des battements de mon cœur. « Je crois que ça va aller pour l'instant, juste quelques bleus et quelques douleurs musculaires. » Ces mots, qui se voulaient rassurants, eurent l'effet inverse : la colère sur son visage s'intensifia. Je me dépêchai de continuer : « J'ai aussi très faim. Je devais retrouver Angela et Jessica il y a une bonne demi-heure. »

A peine les mots étaient-ils sortis de ma bouche qu'il redémarra et retourna en ville. Avec mes sens plus affinés, je remarquai aisément sa posture rigide et ses poings blancs qui serraient le volant. Je fus surprise lorsqu'il stoppa devant le restaurant. Mes amies étaient tout juste en train d'en sortir.

Edward parvint jusqu'à elles avant moi, et il n'attendit pas que je les rejoigne pour commencer à discuter avec elles. Leurs expressions passèrent de la surprise à la déception. Avant même d'avoir eu la chance de demander ce qu'il se passait, elles partaient et Edward m'escortait jusqu'à l'entrée du restaurant.

Je me sentis légèrement intimidée de m'asseoir en face d'Edward dans un coin isolé de la salle. Je me sentis étonnamment lasse après avoir fait ma commande, et toute endolorie. Une serveuse nous apporta deux cocas, que je ne me rappelais pas avoir demandé, et nous nous retrouvions seuls.

Quand Edward pris enfin la parole, ses mots étaient à la fois attendus et inattendus, et ils me firent regretter de ne pas être inconsciente. « Alors, vas-tu enfin te décider à me dire pourquoi tu m'évites ? »


Alors, pourquoi ??????

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