Bonjour à tous,

Enfin, après plus d'un an cette fiction est enfin finie, je suis fière de cette fin qui à dû changer une dizaine de fois du tout au tout. J'espère que cette version vous plaira et bonne lecture.


Lorsque Haruna l'avait appelé pour le prévenir il avait hurlé, hurlé comme un dément. Il n'avait même pas prit la peine de raccrocher, il se foutait qu'elle puisse l'entendre après tout il avait entendu les larmes dans sa voix au moment même où cette dernière avait résonné dans le combiné. Il sentait son cœur partir en lambeaux, imploser puis exploser en broyant ses poumons et ses os sur son passage. Sa gorge se noua à la fin du cris et refusa de produire d'autre chose que des gémissements après. Ses yeux coulaient comme deux fontaines sans que rien ne les arrête, pas même l'appel vidéos de sa petite sœur. Elle appelait tout les jours depuis son départ, très tôt le matin avant d'aller en cours afin de ne pas réveiller son frère en pleine nuit. Ils parlaient quelques minutes avant que leur grand mère ne l'appelle pour aller prendre son petit déjeuner. Cependant aujourd'hui n'était pas un jour ordinaire et il n'était vraiment pas en état de parler à sa sœur maintenant. Il allait juste l'inquiéter et lui pourrir sa journée. Il éteignit son téléphone et fut prit de remord d'avoir ignorer Yuuka mais la douleur le rappela à sa réalité.

Son ami s'était suicidé et son cœur lui hurlait que c'était sa faute. Sans lui il serait rester en Russie, aurait trouvé une jolie petite femme, ou un gentil petit mari, il aurait fait sa vie et aurait eut des enfants... Il avait tout gâché par son égoïsme et son envie de vengeance envers Endou. C'était tellement pitoyable d'en arriver là. Il voulait faire ses excuses à Yuuto, le serrer, s'excuser et lui raconter tout. Il voulait tout lui dire, combien il l'aime et combien il veut partir avec lui n'importe où loin de tout ce merdier. Il aurait dû se barrer après l'accident, partir loin avec Yuuka, ou simplement refuser l'offre de cet homme bizarre dans cette grosse voiture, il aurait dû comprendre il y a des années que Endou ne le verrait jamais autrement que comme un ami proche, il aurait dû mettre un terme à toute cette merde au moment où il s'est rendu compte que la comptabilité était pourrie. Mais tout ça est impossible, les choix sont faits et il devait maintenant vivre avec et toutes ses conneries que Kidou lui répétait à longueur de temps lorsqu'il doutait. C'était maintenant sa propre conscience qui lui disait et ce n'était pas pareil.

Il pleurait depuis maintenant deux heures et ses yeux semblaient incapable de s'assécher d'eux même, il tenta de se calmer par des exercices de respiration, puis en se tapant la tête contre le mur et finit par avaler trois ou quatre somnifères d'un coup. Il s'endormit à même le sol, adossé à son plan de travail.

De violents coups contre sa porte le réveillèrent en sursaut.

-Monsieur Goenji Shuuya, police ouvrez maintenant ou nous défoncerons la porte !

Il ne réussit pas à se lever à temps, ses muscles refusaient d'obéir à un cerveau autant dans le brouillard. Pourquoi sa bouche ne faisait pas pareil ? La porte s'ouvrit violemment, cédant sous les assauts des forces de l'ordre. Quatre hommes entrèrent sans qu'il puisse rien y faire, l'un d'eux braqua son arme sur lui tandis que l'autre le plaqua au sol pour le menotter. Les somnifères faisaient toujours effet et il ne parvenait ni à se défendre ni à s'expliquer. Même répondre aux différentes questions des inspecteurs ne lui était impossible.

-Encore une star droguée, ria sarcastiquement un inspecteur. Ça devient une habitude pitoyable.

-Arrête de te marrer et viens m'aider il ne tient pas debout et il est lourd !

En effet, même s'il pouvait se passer de sa canne à présent il continuait de boiter sévèrement ce qui n'arrangeait pas sa difficulté à tenir debout. Il descendit les escaliers très difficilement et arrivé dehors il fut assailli par un bruit monstrueux et des questions criées par les journalistes qui attendaient depuis plus de trente minutes en bas de l'immeuble. L'attente les avait énervés et ils avaient vraiment énormément de questions à lui poser. Celle qui revenait le plus souvent portait sur sa pensée à propos du suicide de son ami. Ce rappel continu de ce qui c'était passé lui arrachait le cœur alors même qu'il n'était pas capable de répondre ni de réfléchir à sa réponse.

Il fut presque soulagé lorsque la portière claqua et insonorisa l'habitacle, étouffant le bruit oppressant. Il posa sa tête entre ses mains menottées, soufflant d'un air résigné et las. Les deux agents le regardèrent et échangèrent un regard incertain, c'était étrange comme réaction de la part d'un aussi grand escroc. Pourtant ça avait l'air vrai, mais leur indique leur avait dit qu'il était un grand manipulateur froid et entraîné. Ils entrèrent dans le commissariat, et Shuuya avait encore et toujours la tête baissée et les yeux mi-clos.

Si il avait levé les yeux, il aurait vu son assistant dont il avait jusqu'à oublier le nom et Ysia entrain de parler à différents agents, racontant comment leur patron détournait les fonds de bienfaisance pour son profit et comment il les avait forcé à coopérer en menaçant leurs vies et leurs familles.

-Il m'a forcé à me prostituer pour obtenir plus de fond, c'est comme si je n'étais qu'un morceau de viande, pleurait la jeune femme de manière très convaincante. Je travaillais seize heures par jours et si je ne ramenais pas assez il me battait ou me torturait.

Comme pour prouver ses dires elle montra des photos de différentes ecchymoses sur toutes les parties du corps ou des brûlures de cigare qu'elle s'était elle-même infligé.

Mais tout ça, il ne le vit pas, il vit juste ses pieds avançant difficilement vers une salle d'interrogatoire. On lui apporta un café, ce qui lui fit le plus grand bien. Il dégrisa en paix pendant près de deux heures. Ensuite la torture commença. Les deux agents qui l'avait arrêté entrèrent et s'assirent face à lui.

-Monsieur Goenji, nous savons tout ce que vous avez fait, qu'avez vous à nous raconter ?

-Nous n'avons sûrement pas la même version. J'ai merdé sur beaucoup de point d'accord mais je pense que vous me surestimez énormément. Je ne suis qu'un stupide pion perdu dans les méandres d'une organisation mafieuse 500 fois plus puissante que moi. Je suis qu'un ex footballeur déchu qui a fait un mauvais choix.

Les deux agents se regardèrent, sans laisser paraître leur surprise.

-Donc racontez moi votre histoire, parce que bizarrement on a du mal à te croire c'est un peu fou de se dire que vous n'avez rien à voir là-dedans. A moins que vous ne préfériez laisser votre avocat s'arranger avec tout ça.

Le cerveau de l'homme tourna à toute allure, il n'avait rien fait donc son avocat aurait pu l'en faire sortir blanc comme neige sans problème. Mais ça voulait dire y retourner et recommencer, sans Kidou il en était incapable, puis il avait surtout besoin de parler.

-Je n'ai rien à cacher. Quand je suis sorti de l'hôpital j'étais au bout du rouleau, frustré et blessé dans mon orgueil. Le chef du cinquième secteur est venue me trouver, il savait tout ça, et il m'a proposé un poste important. Comme un con j'ai accepté et je me suis retrouver embrigader dans toute cette merde. J'ai tout de suite vu que la comptabilité était totalement foireuse, des chèques beaucoup trop gros et pas les mêmes montants inscrits sur les chèques et sur les relevés de compte.

-Pourquoi n'avoir rien dit ? Questionna l'inspecteur.

-À vrai dire je me fichais pas mal de ce qui se tramait, je voulais juste ma vengeance contre Endou et pourrir le football était la pire chose que je pouvais lui faire. Mais je me suis laissé embarquer et c'est allé de plus en plus loin, je faisais tout ce que le président me demander en échange d'un peu plus d'emprise sur la route du sacre. Comme je n'avais plus les capacités de faire ce qu'il me demandait, j'ai … J'ai manipulé mon meilleur ami, le seul qui soit resté avec moi peut importe mon état et je l'ai embrigadé là dedans.

-Vous parlez bien de Monsieur Kidou Yuuto ?

-Oui, il voulait m'aider à sortir de ce cercle vicieux et je l'ai juste manipulé pour arriver à fin. Du moins au début, après j'ai totalement perdu pied, c'était devenu trop dire psychologiquement pour moi et avoir quelqu'un sur qui compter à calmer mes envies de vengeances, puis tout ce qui se passait ici était vraiment trop grave, alors j'ai commencé à vouloir me barrer. Et c'est là que tout est partie en sucette. On recevait des menaces de mort, des messages inquiétants et stressants au mieux. Kidou était un vrai phare dans la nuit pour moi. Il ne se serait jamais suicidé, c'était un vrai roc, Zeus en personne. Puis… Maintenant je suis là... Et honnêtement je suis près à répondre de mes crimes, mais seulement les miens. Puis, sincèrement, je ne suis pas dangereux contrairement à ses gens là.

-Qui sont ces gens ?

-Toutes les grandes figures du cinquième secteur excepté celui qui gère les filles et les deux ou trois médecins des gamins. Eux font leurs job du mieux qu'ils peuvent pour préserver ceux qui sont là un peu malgré eux. Vous n'imaginez pas les horreurs qu'ils voient, les filles sont traitées comme de vulgaire objet, mais bon je ne vous apprends rien là. Par contre pour les gamins, ils prennent n'importe quoi pour améliorer leurs compétences et s'entraînent comme des malades jusqu'à la blessure le plus souvent. Et c'est les coachs qui les entraînent et les forcent presque à faire ça en leur mettant une pression de dingue.

Les inspecteurs sortirent quelques instants pour envoyer des gens se renseigner sur les coachs et voir les enfants. Il se sentit libéré d'un énorme poids d'avoir dit ce qu'il se passait pour les enfants, souvent il avait eu peur pour les enfants, à les voir s'épuiser de la sorte pour rien puisqu'il était la preuve vivante, tout comme Yuuto, qu'on pouvait réussir sa carrière dans le football et finir misérablement. Il laissa échapper des larmes en pensant à Yuuto, avec le recul il se rendait vraiment compte qu'il avait foutu en l'air la vie de son ami, le seul vrai ami qu'il avait eu au cours de sa vie. Il regarda son reflet dans la vitre, son teint était cireux, ses yeux cirés et vides. Il avait vendu son âme au diable, et aussi une qui ne lui appartenait pas. Sacrifiant les deux sur l'autel de Némésis pour rien au final, aujourd'hui son propre reflet le dégoûtait. Il ne se sentait même plus le droit de vivre. Après quelques minutes de réflexion il avait pris sa décision, il en avait foutrement marre de tout ce bordel.

Il se leva sagement lorsque les inspecteurs rentrèrent dans la salle.

-Je pourrais aller aux toilettes ?

-Vas'y toi, délégua le plus jeune à son collègue plus âgés et sûrement proche de la retraite.

Le plus vieux se leva, son genou bloquait s'était voyant, et Shuuya y vu une chance. Il fut détaché et emmené dans les toilettes, il boitait toujours mais il était tout de même le mieux en point, alors au détour d'un couloir il le poussa contre le mur et pris son arme.

Ou du moins tenta, il n'aurait jamais cru qu'il y avait autant de sécurité pour sortir une arme de son fourreau. Le policier commença à se défendre, c'était un combat d'éclopés, rien de très passionnant, au point même que les autres policiers regardaient sans participer. Jusqu'à ce que Shuuya attrape finalement l'arme et l'ai en main.

-LÂCHEZ CA MONSIEUR ! hurla un policier en le pointant avant son arme.

C'était un flou total dans sa tête, tout était limpide, mais irrationnel. Il savait sans savoir, c'était sûrement ça qui le perturbait, c'était son instinct qui lui ordonnait de faire toutes ses actions insensées. Le dernier ordre qui monta en lui le paralysa, tendant chacun de ses muscles au maximum avant qu'ils se relâchent tous d'un seul et même geste.

Obéissant une ultime fois.


Pas trop choqué? j'espère pas mais surtout j'espère que ça vous aura plus, n'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de cette fiction que se soit juste cet épilogue ou dans l'ensemble.

Sur ceux je retourne à mes vacances et je vous en souhaite des bonnes à vous aussi!