IL S'AGIT D'UNE SUITE ! LISEZ D'ABORD ''MÊME LES EGARES AIMENT'' !

Disclaimer complet dans le chapitre 1

Note de la traductrice : J'ai essayé de me dépêcher un peu pour ce chapitre, car je suis toute excitée que ce soit bientôt terminé ! Un peu triste aussi mais j'ai hâte de commencer d'autres traductions, car je sais déjà sur quoi je vais enchaîner ! Merci de me suivre toujours, même si j'ai ralenti un peu en ce moment. Bonne lecture !

Draco Malfoy – Samedi 9 Septembre 2000

Pour soutenir Harry, je l'accompagne au café dire au revoir à la belette avant qu'il ne retourne à Paris. Quand nous arrivons, tout le monde salue Harry, lui demande comment il se sent, comment s'est passée sa visite à l'hôpital, et si nous projetons de rester Liés tous les deux. Après quelques interminables minutes où il explique que sa visite s'est bien passée et que nous allons effectivement resté Liés, le groupe lui permet enfin de respirer un peu. La belette fait un discours ennuyeux et sans intérêt en disant qu'il est désolé de partir mais qu'il sent que sa place est là bas et que tout le monde va terriblement lui manquer. Bla, bla, bla.

« Tu es vraiment sûr que c'est le bon choix ? » demande Neville, hésitant.

« Oui, je suis sûr. » répond la belette. « Je n'ai pas dormi de la nuit, à tourner et retourner ça dans tous les sens. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte, et ce n'était évidemment pas un choix facile. Mais je ne peux pas l'expliquer – je sais juste que c'est ce que je dois faire. Je sais que je dois être là-bas à cet instant de ma vie. Peut-être que dans un moment je serai capable de revenir. Mais pas maintenant, maintenant je dois être là-bas. »

« Mais tu vas quand même venir nous voir un peu, n'est-ce pas ? » demande sa sœur, Ginny ou je ne sais quoi, sur un ton plein d'espoir.

« Bien sûr » la rassure-t-il. « je ne vais oublier aucun d'entre vous. Et je peux toujours passer vous voir. Vous pouvez tous aussi venir me voir à Paris. J'adorerais vous montrer un peu la ville. C'est vraiment beau. »

« Oui, nous avons cru comprendre, » marmonne Hermione d'un ton mordant.

« Ne t'inquiète pas, Ginny, » continue Weasley comme s'il ne l'avait pas entendu. « Je vous promets de venir vous voir. »

« Oui, parce qu'il paraît que tu tiens toujours tes promesses, » dis-je en faisant un clin d'oeil à Granger, qui tente de réprimer un sourire.

« Tu n'as aucune idée de ce dont tu parles, » grogne Weasly.

« Je suis à peu près sûr que j'en sais assez. Après tout, c'est moi qui suis resté avec eux pendant que tu faisais je ne sais quelle foutue chose de si important. »

« Hé ! Tu n'as p- ! »

« Ok, les garçons, c'est bon, » intervient Ginny pour nous séparer. « Oublions tout ça. »

Avec un soupir irrité, je me recule et m'assois dans un fauteuil, puis prends Harry sur mes genoux et l'entoure de mes bras possessifs. À ma grande satisfaction, Weasley semble encore plus frustré par mon geste, mais il ne dit rien. Malgré tous mes efforts pour améliorer mes relations avec les amis d'Harry, la belette, c'est toujours trop pour moi. Peut-être que ça ne serait pas aussi difficile, si je ne ressentais pas tout le mal qu'il fait à Harry à travers notre Lien. Il est courageux, et il garde la tête haute face au départ de son ami, probablement pour ménager Granger. Mais je peux sentir à quel point ça l'affecte.

La belette continue à parler à ses amis comme si je n'étais pas là. À un moment, Hermione se lève et sort de la pièce pour s'asseoir à l'une des tables à l'extérieur du café. J'embrasse Harry dans le cou pour attirer son attention et fais un signe vers elle. Il hoche la tête et se lève pour me laisser sortir. Harry reste à l'intérieur avec les autres. Le grelot carillonne quand j'ouvre la porte, et Hermione se retourne vers moi. Je ne sais pas trop ce que je dois lui dire, mais elle a dit que j'étais aussi l'une des raisons qui la poussait à rester ici, alors peut-être que je lui dois quelque chose. En plus, ça me donne une excuse pour m'éloigner de Weasley.

« Qu'est-ce que tu fais dehors ? » lui demande-je, sans trop savoir comment engager la discussion et en m'asseyant à côté d'elle.

« J'avais juste besoin de sortir d'ici. » répond-t-elle d'un air sinistre. « Je suis désolée, je dois être si pathétique. C'est juste que je pensais... Nous étions censés être... enfin, ça na plus d'importance maintenant, je crois. »

« Je ne pense pas que tu es pathétique, Granger. Mais je ne comprends pas trop pourquoi tu accordes autant d'importance à Weasley. Il n'est pas vraiment attirant. »

« Tu n'as sans doute pas un point de vue objectif, Draco. Je connais Ron depuis très longtemps. Il a toujours été un ami incroyable et loyal, mais ces derniers temps, on dirait qu'il accorde bien plus d'importance à sa carrière. »

« Hé bien, je suppose que nous ne voudrions pas nous opposer à son ascension sociale. »

« Je comprends d'où ça lui vient, en un sens. Ça n'a jamais été facile pour lui d'être le meilleur ami d'Harry Potter. C'est dur de sortir de son ombre. Et après avoir grandi avec tant de frères et soeurs, puis comparé à Harry, je crois qu'il veut juste faire quelque chose par lui-même. Il veut que les gens le considèrent comme autre chose que ''l'ami d'Harry Potter''. Mais je ne pensais pas qu'il serait capable d'abandonner ses amis et sa famille pour ça. »

« Eh bien, en tant que ''mari d'Harry Potter'', je peux dire que ce n'est pas juste. Bien sûr, ça doit être horrible de grandir sans argent et avec beaucoup de frères et soeurs. Je suis sûr qu'il a très envie de savoir ce que c'est que d'être quelqu'un. Mais tu as dit qu'il avait l'opportunité de le faire ici. Ce n'est pas la faute de Potter si Weasley est prisonnier de son ombre. »

« Tu penses que Ron veut retourner à Paris parce qu'Harry n'est pas aussi célèbre là-bas ? »

« Il n'y a aucun moyen d'en être sûr. Tout ce que je dis c'est que c'est possible. Je suis sûr que c'est plus facile de se libérer de l'ombre du Survivant lorsqu'on est à des kilomètres de lui. »

« Et où je suis dans tout ça ? » Granger s'appuie contre le dossier et croise les bras. « Est-ce que je vais devoir rester seule pour toujours juste parce qu'il a peur de rester dans l'ombre d'Harry ? »

« Seule pour toujours ? Weasley est un connard, Granger, et s'il se préoccupe plus de sa carrière et son statut social que de toi, alors tu n'y peux rien. Ça ne veut pas dire que tu dois tout laisser tomber. En plus, Granger, tu n'as même pas trente ans. Je pense qu'il te reste un peu de temps avant de te mettre à collectionner les chats. En plus tu en as déjà hein, donc je pense que ta collection atteint un score honorable. »

Un sourire se dessine brièvement sur ses lèvres à mes mots, et, après quelques secondes, elle se met à rire – un rire enfantin. Ce doit être la première fois que je la vois rire. Cela m'aide à calmer mes nerfs, et je me sens plus à l'aise avec elle. Ses cheveux me semblent toujours emmêlés, mais moins qu'auparavant. Je peux vraiment la regarder en face maintenant. En fait elle est plutôt jolie. C'est une honte qu'elle pense qu'elle a une dette envers Weasley. Elle plisse les yeux en regardant à travers la vitre du café, dans lequel ses amis sont assis tous ensemble.

« Alors Harry et toi avez décidé de rester liés ? » dit finalement Granger, la tête toujours tournée vers la vitre.

« Ça te surprend? » demande-je, sans être vraiment sûr de vouloir la réponse.

« Non, pas du tout, » elle se retourne vers moi, un sourire aux lèvres. « Je n'ai jamais vu Harry si heureux. Et malgré tous tes efforts pour rester mystérieux, c'est évident que tu l'aimes. Ça n'aurait eu aucun sens que vous vous sépariez. »

« Et ça ne te fais pas bizarre ? »

« Que vous soyez ensemble ? Non. C'était un peu inattendu au début, je suppose. Mais jamais bizarre. Surtout maintenant que je vous ai vu tous les deux. »

« Je ne suis pas sûr de m'y être encore habitué. Ça m'a toujours semblé impossible, et maintenant que ça arrive... je ne sais pas... j'ai l'impression que je vais tout foutre en l'air. Je n'ai aucune idée de ce que je dois faire. Tu as dit que c'était évident que je l'aime, mais je ne sais pas comment le lui montrer. Il m'a dit qu'il ne voulais pas que je m'en fasse avec ça. »

« En fait, j'ai une idée, » me dit-elle en se levant. « Viens avec moi. »

Sans attendre de réponse, elle commence à descendre la rue en me faisant signe de la suivre. Je regarde Harry à travers la vitre du café en hésitant. Je me demande si je dois lui dire que je m'en vais. Mais je le fixe un moment, ce qui le fait tourner la tête et me regarder par-dessus son épaule. Un grand sourire se dessine sur son visage quand il me voit. Je désigne Granger du doigt, qui s'est arrêtée pour m'attendre. Harry hoche la tête et me dit au revoir d'un signe de main. Je lui retourne son signe et suit Hermione dans la rue. Ce n'est que lorsque nous sommes dans une ruelle déserte qu'elle s'arrête et se retourne vers moi.

« Si tu projettes de m'assassiner, tu aurais mieux fait de choisir une ruelle qui n'est pas aussi proche de ton café. » dis-je en regardant autour de moi d'un air intrigué.

« Je n'ai pas l'intention de t'assassiner, Draco, » dit Granger en riant. Elle me tend la main, s'attendant sans doute à ce que je la prenne. « Je veux t'emmener quelque part et je ne veux pas que des moldus nous voient. »

S'il y a bien un moment où on peut hésiter, c'est quand quelqu'un dont on s'est moqué pendant des années – et qui est de plus excellent en magie – est seul avec toi et veut t'emmener quelque part sans te dire où. Mais, dans ce moment précis, n'importe qui pourrait me dire que de nous deux Hermione est la plus fiable. Reprenant le contrôle sur la situation, j'attrape sa main et ferme les yeux, en m'attendant à la sensation nauséeuse qui accompagne le transplanage.

Après ces sensations habituelles, j'ouvre les yeux et regarde autour de moi. Nous sommes au mileux d'un rue avec des tons de petites maisons et des magasins. Hermione continue son chemin à travers le village. Une femme et son enfant s'amusent dans le jardin d'une de ces maisons, à planter des fleurs dans des pots. Elle nous dit bonjour en nous voyant, et je lui réponds d'un air absent en suivant toujours Hermione entre les pâtés de maisons. Ce n'est que lorsque nous arrivons à une maison spécifique que je réalise où nous sommes. La maison est presque entièrement détruire et le panneau planté devant est couvert de petits messages.

« Nous sommes à Godric's Hollow, n'est-ce pas ? » demande-je, surpris, et je regarde avec appréhension la maison où mon mari a perdu toute sa famille, où l'amour de ma vie aurait pu être tué.

« Oui. » murmure doucement Hermione, comme si les ruines de la maison étaient si fragile qu'un souffle un peu trop fort pourrait les détruire.

« Je ne comprends pas. Pourquoi m'as-tu amené ici ? »

Elle tend son bras dans une direction pour me montrer quelque chose. Quand je regarde dans cette direction, je vois une autre maison avec un autre panneau planté devant, avec les mots ''A VENDRE'' écrits en grosses lettres rouges. Granger agrippe ma main et me tire vers cette maison. L'agente immobilière est en train d'inspecter le jardin et de noter plusieurs choses sur un carnet. Quand elle nous aperçoit en train de marcher vers elle, un grand sourire, sûrement hypocrite, se dessine sur son visage.

« Bonjour, messieurs dames, » nous salue-t-elle chaleureusement. « Quelle belle journée, n'est-ce pas ? »

« Très belle, » répond poliment Granger. « Depuis combien de temps cette maison est-elle à vendre ? J'ai remarqué le panneau la dernière fois que je suis venue ici pour rendre visite à une amie. »

« Oh, un bout de temps maintenant. Il semblerait que les petits villages ne soient pas le centre d'intérêt principal des acheteurs en ce moment. On dirait qu'il veulent tous vivre plus près de la ville. C'est une honte, d'ailleurs, parce que c'est une très belle maison et le voisinage est très agréable. Vous ne seriez pas intéressé ? »

« Eh bien, non, pas moi. Mais mon ami, Draco, pourrait être intéressé. »

« Vraiment ? Vous cherchez une nouvelle maison ? » l'agente immobilière se tourne vers moi.

« Eh bien, je me suis suis récemment, hm, marié, » dis-je à la femme avec embarras, car c'est encore difficile à dire. Ça va prendre un bout de temps pour m'y habituer.

« Marié ? » répète l'agente immobilière. « Mon Dieu, vous êtes si jeune ! Bien, cette maison serait parfaite pour un jeune couple qui démarre dans la vie. Vous voulez jeter un œil à l'intérieur ? »

« Oh, hm, bien sûr, ce serait bien. »

« Vas y, » insiste Granger, « je vais aller voir quelques magasins pour chercher un cadeau à mettre dans une maison chaleureuse. »

Granger me fait un clin d'oeil et repart dans l'autre sens. L'agente immobilière m'amène dans la maison. À peine ai-je passé le pas de la porte, que je nous y vois déjà tous les deux, Harry et moi. Des images mentales de nous deux en train de lire sur le canapé devant la cheminée, à nous taquiner dans la cuisine en faisant le petit déjeuner, à nous doucher ensemble... C'est si simple pour moi de nous imaginer tous les deux vivre ici. Ça me fait un peu bizarre de m'éloigner de ma mère. Mais pourquoi Harry n'aurait-il pas le droit de vivre près de ses parents ?

« La maison est entièrement meublée, » m'explique l'agente immobilière en me montrant toutes les pièces. Il est évident que je vais devoir utiliser la magie sur quelques petites choses. Mais sinon cela semble parfait. Tandis que l'agente immobilière continue de me parler la maison, du village, du voisinage et de tous les autres arguments de vente qu'elle peut trouver, je me fais une liste de tous les changements que je devrai faire dans l'ameublement pour la rendre plus personnelle. Les tons de couleur de cette maison ne sont pas acceptables.

« Vous n'avez pas à me la valoriser, » la coupe-je finalement. « Dites moi seulement ce que je dois faire. »

Cette agréable surprise élargit son sourire. Elle prends une feuille de papier de son calepin et me la tend. « Vous devez remplir ce formulaire. Je peux me charger du reste des papiers. » Je prends quelques minutes pour remplir le formulaire et l'angoisse me prend. J'espère que ça va plaire à Harry. Et si être tout proche de l'endroit où ses parents sont morts le rendait triste ? Mais c'est Granger que m'a suggéré l'idée et m'a amené ici. Si vivre ici risquait de le déranger, Granger l'aurait su et elle ne l'aurait pas proposé.

« Et voilà, » dis-je en finissant de remplir le formulaire pour le lui rendre.

Et l'observe et écarquille les yeux. « Black-Potter ? Potter ? Comme Harry Potter ? »

« Vous connaissez Harry ? »

« Oui, bien sûr, vous devez être du monde sorcier vous aussi. Alors vous êtes marié avec Harry Potter ? C'est vraiment l'endroit parfait pour vous. »

« Ecoutez, ce ne serait pas plus mal que vous gardiez ça pour vous. Il a enduré beaucoup de choses dernièrement et je ne pense pas qu'il soit prêt à ce que la terre entière le sache. »

« Ne vous inquiétez pas, monsieur, je serai discrète. Je serai très professionnelle. Eh bien, comme nous venons tous les deux du monde sorcier, cette vente pourra aller beaucoup plus vite. Je peux terminer ces papiers dès maintenant. »

La jeune femme porte la main vers la poche intérieure de sa veste et en sort une énorme liasse de papiers. Les feuilles commencent à trembler et des lettres se tracent toutes seules. Lorsque tous les papiers sont remplis magiquement, après seulement quelques minutes, l'agente immobilière et moi signons chacun de notre nom à l'endroit désigné. Merlin, j'ai l'impression que signer ces foutus papiers met plus longtemps que juste les remplir. Mais ça en vaut la peine. L'agente immobilière rassemble les papiers, un sourire triomphant sur le visage.

« Félicitations, vous êtes officiellement propriétaire. »