Hello tout le monde !
Voilà un chapitre qui fait progresser notre jeune couple !
Bref, je n'en dirai pas plus !
Merci encore à tous & à toutes de me lire et de me reviewer si fidèlement !
Bonne lecture !
Chapitre 10 : Un monde à l'envers
Nous sortons du bureau ministériel, encore sous le choc. Moi, héberger cette fouine ?! Jamais ! Et pourtant, je crois que je vais y être forcée… Je fixe mes chaussures, ne sachant ni quoi dire, ni quoi faire ; le carrelage est d'une brillance incroyable ! Des motifs si originaux, se croisant, s'emmêlant, s'évitant dans un ballet effréné de lignes en relief, brillantes et polies, le luxe total. Je donnerais cher pour avoir ce sol à la place du lino miteux de ma salle de bains ! Bref, revenons à nos fouines. Mon futur colocataire se contente de regarder par la fausse fenêtre, s'appuyant négligemment contre le mur. Celle-ci laisse voir un ciel orageux, zébré d'éclairs. Malefoy a l'air en transe. J'en profite pour le regarder incognito : il semble contrarié, il y a de quoi, ses yeux habituellement clairs se sont obscurcis, son front pâle est légèrement plissé. Si ses yeux étaient des baguettes, tout le Ministère serait déjà mort, je crois…
Je ne réalise pas encore tout à fait que je vais devoir me supporter ce crétin toute la journée, qu'il va utiliser ma douche, prendre son petit-déjeuner devant moi ! De quoi me rendre malade. Je songe à tout ce qui m'est arrivé ces jours-ci, tout serait-il dû à cet emploi maudit ? Je ne me suis toujours pas réconciliée avec Ron et Harry, je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de m'excuser, s'ils ne voient pas la vérité, ce n'est pas mon problème après tout ! Et dire que j'ai défendu Malefoy… Merlin, quel dragon m'a piqué ?!
- Bon, Granger, moi j'ai faim, on va manger ! ordonne-t-il tout en prenant la direction de la cafétéria.
Sans un mot, je le suis, bien que le simple fait de lui obéir me répugne, je suis dans un tel état psychologiquement que je n'ai plus conscience de mes actes. Je crois que si Harry m'annonçait qu'il divorçait, je lui rirais au nez, c'est dire ! Nous arrivons à la cafétéria. Je m'assois à la première table venue, tandis que Malefoy va se chercher à manger. J'aime beaucoup cet endroit, il m'a toujours paru convivial, avec ses fenêtres donnant sur une rue ensoleillée, ce joyeux brouhaha constant, et cette lumière vive, c'est là que l'on se retrouvait avec Harry, Ron et Ginny. Et voilà qu'aujourd'hui, j'y suis en compagnie de mon ennemi de toujours, Drago Malefoy ! Le monde tourne à l'envers en ce moment. Que va-t-il encore m'arriver ?
Malefoy revient, portant un plateau rempli de nourriture. Il s'assoit en face de moi, et commence à manger lentement, tout en regardant la rue bondée.
- C'aurait été trop te demander que de me ramener quelque chose à manger, Malefoy ?! lancé-je.
- Exactement, Granger. Je ne te savais pas si perspicace, réplique-t-il calmement.
Furieuse, je me lève, et pars chercher de quoi apaiser ma faim. Je prends le plat du jour, et reviens à notre table. Que vois-je ?! A ma place auparavant vide, se trouve maintenant une assiette remplie de mets des plus succulents. Encore un sale coup de Malefoy ! Ca ne va pas se passer comme ça, ah ça non !
- DRAGO - MALEFOY ! Est-ce que ça t'amuse à ce point de me tourner en Boursouflet ?! Merlin, qu'ai-je fait pour mériter ça ?! hurlé-je.
Tous les regards sont tournés vers nous. Je m'assois, tremblante de rage.
- J'en avais trop pour moi, Granger, donc je me suis dit que tu en voudrais peut-être, dit-il lentement avec un sourire narquois.
- Et tu n'aurais pas pu me le dire avant ?! m'exclamé-je.
- Mais je m'en suis rendu compte après, répond-t-il, arborant un air innocent.
Je ne peux pas m'empêcher de sourire légèrement. Je reporte mon déjeuner au self-service, et reviens m'asseoir en face de Malefoy. Je mange alors, fixant le mur d'en face. Nous finissons notre repas dans le silence le plus complet, et nous nous levons, lorsqu'une silhouette massive s'approche de nous. Viktor. Qu'est-ce qu'il fout là ? Il a l'air encore plus bourru que d'habitude, il n'est pas rasé, et sent l'alcool à plein nez. Nous nous fixons quelques instants, où le temps me semble s'arrêter. Puis, inconsciemment, bien évidemment, je me rapproche de Malefoy. Non, Viktor appartient au passé, je ne dois pas flancher. Il me répugne, comment peut-il avoir changé à ce point ? Est-ce ma compagnie qui l'a rendu ivrogne ? Je ne le connaissais pas comme ça. Il n'a jamais été bavard, c'est le moins que l'on puisse dire, mais aujourd'hui je ne reconnais plus l'homme que j'ai connu durant ma quatrième année de Poudlard, ni celui à qui j'ai accordé ma confiance pendant tout ce temps. Où est passé le Viktor qui riait pour un rien ? Qui me regardait avec amour ? Qui, jamais, au grand jamais, n'aurait levé la main sur moi ? Où est-il ?! Non, cet homme n'est pas Viktor, c'est un inconnu qui tente de s'immiscer dans ma vie de nouveau, mais je résisterai.
- Herrmione, je t'ai cherrché parrtout, viens on rrentrre maintenant, et j'espèrre que tu ne rrecommencerras plus ! me menace-t-il.
- Non, Viktor, tu sais très bien que c'est fini, laisse-moi, maintenant.
- NON ! HERRMIONE TU VIENS AVEC MOI ! TOUT DE SUITE ! rugit-il.
A force de me reculer, j'heurte quelqu'un. Je sursaute, et me retourne. Deux yeux d'un gris profond me regardent, étonnés. Rapidement, je m'éloigne de Malefoy.
- Laisse-moi, Viktor, je… balbutié-je.
C'est alors qu'il m'attrape violemment par le bras et me pousse en avant. Je tente de me débattre, en vain : sa poigne de professionnel de Quidditch est beaucoup trop forte pour moi.
- Lâche-la, Krum ! ordonne une voix glaciale.
Je me retourne, et vois avec étonnement le plus grand lèche-bottes de Viktor, sous-entendu Drago Malefoy, qui s'est avancé d'un air menaçant. Sous la surprise, Viktor a quelque peu lâché sa prise, et j'en profite pour m'échapper et me réfugier loin de lui.
- Tu n'as aucun orrdrre à me donner, Drrago Malefoy ! crache-t-il en se rapprochant dangereusement de lui.
Malefoy va craquer, j'en suis sûre, il va s'enfuir en prenant ses jambes à son cou, comme à chaque fois, ça ne m'étonnerait pas ! Mais non, curieusement, il se rapproche également, et encore, et encore, jusqu'à n'être plus qu'à quelques centimètres de son visage.
- Je fais ce que je veux, Krum, et ce n'est certainement pas toi qui va me dire ce que je dois ou ne dois pas faire, murmure-t-il dangereusement.
Sans prévenir, Malefoy lui met alors un coup de poing phénoménal, envoyant balader Viktor à l'autre bout de la pièce. Mon sauveur retient une grimace de douleur, et masse sa main, fixant toujours son adversaire d'un air mauvais.
- Et que je ne t'y reprenne plus, lance-t-il d'un ton théâtral en sortant de la salle.
Je n'en reviens pas, Drago Malefoy vient de me défendre ! En public, par-dessus le marché ! Il n'y est pas allé doucement, en plus, Viktor est complètement assommé, et reste inconscient sur le sol. Je décide alors de m'en aller, avant qu'un des vigiles ne vienne me chercher des noises. Au bout du couloir, j'aperçois Malefoy qui m'attend, regardant à travers une fenêtre. Je m'approche de lui, et lui murmure :
- Merci…
- De rien, Granger, répond-t-il.
- On rentre ?
- Ce n'est pas de refus, je prendrais bien une douche, deux heures en ta compagnie m'ont épuisé ! s'exclame-t-il avec son habituel sourire en coin.
- Moi de même, Malefoy ! répliqué-je en souriant.
Courant comme deux gamins, nous sortons du Ministère. Si quelqu'un m'avait dit qu'un jour, je remercierais Malefoy, je lui aurais ri au nez. Et pourtant, la vie réserve bien des surprises…
Voili, voilou ! J'espère que ce chapitre vous a plu ! Bye & à bientôt !
