Chap 9: Remus Lupin

Remus était debout, les poings serrés le long de ses bras tendus, au milieu du bureau de Dumbledore. Il fixait le sol depuis plus d'un quart d'heure, les iris exorbités Les maraudeurs se trouvaient dans son dos, il avait donné machinalement son accord à Dumbledore pour qu'ils lisent la lettre. Le sang battait à ses tempes, il tremblait de fureur et la voix qui sonnait dans sa tête et qu'il calmait habituellement hurlait à s'en casser les cordes vocales. Hurler. Oui c'était la chose qu'il désirait le plus en cet instant. Quitter cette pièce chaudes et circulaire, ce n'est pas la qu'il voulait s'enfermer mais dans son esprit. Il voulait courir la ou il n'y aurait aucun mur, la ou il n'y aurait personne pour le fixer et il aurait hurler. Le loup prenait possession de ces sens au fur et à mesure que son désir s'intensifiait.

Il fallait qu'il rentre chez lui, maintenant:

-Professeur Dumbledore…commença t il

Sa voix tremblait elle aussi, jamais il ne s'était sentit aussi peu humain en dehors des pleines lunes:

-Non Remus, répondit calmement le vieux directeur

Le lycanthrope contracta ses épaule, sa peau blanchit la ou ses doigts s'enfonçaient:

-Je n'ai encore rien demandé!

-Tu ne retournera pas chez tes parents ce soir, c'est tout, conclu le directeur

Remus tourna la tête vivement. Ses amis le regardaient avec peine, et il les fixait jusqu'à ce qu'enfin ils baissent les yeux. Si eux pouvaient baisser le regard face à sa fureur, Dumbledore pouvait le laisser partir. Il avança vers la porte fermement, Sirius fit un geste pour l'arrêter mais Remus retira son bras avec force:

-Fout moi la paix Sirius!

Le vieux directeur attrapa à son tour le bras de Remus:

-Ce n'est pas une façon de traiter ces amis Remus, ils s'inquiète pour toi, dit il calmement

-Je ne veux pas qu'on s'inquiète pour la bête que je suis! Je veux PARTIR d'ici!

Dumbledore secoua fermement Remus par les épaules. Le lycanthrope s'étonna un instant de la force que ce vieil homme pouvait avoir, mais il se durci aussitôt:

-Remus, à présent tu vas te calmer

La voix de Dumbledore avait pris une sonorité glaciale. Ses yeux bleus d'ordinaire pétillants et doux étaient sévères et fermes, Remus afficha un sourire narquois:

-Ce n'est pas comme ça que vous me retiendrez

Dumbledor fixa soudainement le jeune homme avec gravité et murmura:

-Remus, tu ne dois pas le laisser s'emparer de toi.

Le jeune homme se mit à trembler avec force. Qu'avait il dit? Non, qu'est ce que le loup avait dit? Rester debout ainsi immobile ne lui allait pas, ses jambes tremblaient tellement que si on le laissait ainsi il allait s'effondrer. James et Sirius semblèrent l'avoir remarquer et bondirent chercher un fauteuil pour qu'il puisse se poser. Remus baissa les yeux:

-Je…je…désolé monsieur

Sa voix n'était qu'un murmure. Un sanglot se coinça dans sa gorge alors que son regard coulait vers la lettre de ses parents que Peter tenait toujours:

"Fenrir Greyback t'as mordus"

Les yeux de Remus s'écarquillèrent de peur:

-Vous saviez? Demanda t il à Dumbledor

Devant le manque de réponse il tourna son visage convulsivement:

-Vous saviez que c'était lui? Vous saviez?

Dumbledor plongea dans les iris mordoré du garçon, sans lâcher ses épaules tremblantes:

-Je le savais Remus. J'avais prévenu tes parents de te le dire au plus vite, mais si ils n'avaient pas pu le faire c'était à moi de te le dire

-Je dois retourner chez moi, supplia t il, je dois y aller… mes parents…

Le directeur inspira calmement et reprit:

-Remus tu sais très bien que tes parents…

-JE NE VEUX PAS SAVOIR! Hurla le garçon

Il se détacha de Dumbledore avec force et plaqua ses mains sur ses oreilles:

-Remus, tenta Sirius, Remus assis toi ça va allez

-NON CA N'IRA PAS! LAISSEZ MOI! PAR PITIE LAISSEZ MOI!

"De la pitié? Songea t il, moi qui ai toujours détesté ça voilà que je la réclame"

Dumbledore retint James qui voulait s'approcher de son ami:

-Remus, ne quitte pas le périmètre de l'école. Si tu as besoin de calme je suis d'accord mais tu ne quitteras pas l'école

Remus fixa de nouveau les yeux de son directeur. Ou aller maintenant qu'on l'autorisait? Son cœur accéléra:

-Je vais…dans la forêt, lâcha t il

Il pivota avant que quelqu'un ne l'empêche, il lui sembla voir que Peter aller dire quelque chose, mais il l'ignora et poussa la porte du bureau directorial. Il parcourut en courant, sans prêter attention à ce qui l'entourait, la distance qui le séparait du hall d'entrée. La porte était encore ouverte et il courut à perdre haleine dans le parc de Poudlard. La nuit voilait doucement le ciel,les étoiles s'allumaient un peu partout. Il leva la tête et aperçut la lourde et sombre forêt qui bordait Poudlard. Ses arbres s'élevaient vers le ciel, noirs dans l'obscurité. Le regard de Remus se voila légèrement, là bas, c'était le seul endroit ou il voulait se réfugier. Il lâcha doucement les commandes de son corps, il s'enferma seul à l'intérieur de lui même, regardant par ses yeux le monde qui devenait flou. Il sentit ses pas le mener plus vite, l'air frais de la nuit glissa sur son corps comme une bouffée d'oxygène. Mais il sentait tout cela comme un spectateur. Pour cet instant, il décida de laisser le loup prendre contrôle de lui-même. Il le surveillerait juste assez pour qu'il ne chasse rien mais il le laissera choisir un endroit ou personne ne le trouverait, où il pourrait hurler comme un animal blessé.

Le bureau de Dumbledor ne resta pas silencieux bien longtemps, Sirius fut le premier à parler:

-Pourquoi est il dans cet état?

Il jeta un autre coup d'œil vers la lettre que Peter relisait. James murmura:

-Ses parents sont…

Le mot se coinça dans sa gorge et il préféra le silence bien plus éloquent sur ce qu'il voulait dire. Le vieux directeur lui répondit:

-Remus à parfaitement compris qu'à l'heure qu'il est ses parents sont morts, ou agonisant, ajouta t il à mi-voix

Cela fit l'effet d'une décharge électrique à Sirius qui s'avança à grand pas vers Dumbledor:

-Alors pourquoi ne pas être là bas? Pourquoi avoir refusé qu'il y aille?

Le regard du directeur se fit glacial, Sirius baissa les yeux:

-Il ne faut pas, Remus le sait

-Les Aurors sont ils sur place? Demanda James

Le directeur hocha négativement la tête:

-Ce qui est sur place actuellement, c'est Fenrir Greyback.

-Maman? Maman pourquoi tu pleures?

La femme baissa le regard et tomba sur son fils qui la fixait, inquiet. Elle essuya énergiquement ses larmes et prit son enfant sur ses genoux:

-Je suis inquiète pour papa

Le petit garçon fixa un bouton de la chemise de sa mère. Il fronça les sourcils:

-Mais papa il est énervé aussi

La jeune femme berça doucement son fils, et la ramena contre elle tendrement:

-Ton papa à des soucis

-Pourquoi?

La femme ne put empêcher de sourire. Tous les enfants étaient ils aussi curieux et direct que le siens?

-Parce qu'une vilaine personne lui a dit de méchantes choses mais…

Elle l'écarta d'elle et mit un doigt devant ses lèvres:

-mais chut. On ne va pas l'embêter d'avantage d'accord?

-Oui maman

Il lui sourit. Elle trembla légèrement et la remit contre son cœur pour qu'il ne voie pas les nouvelles larmes:

-Ca ira Remus, ça ira…tout va s'arranger

Non ça n'allait pas, rien n'allait. Il était contre un arbre dur et inspirait convulsivement les odeurs de la forêt, cherchant un peu de calme. Il avait hurlé, il l'avait laissé hurler tout son saoul et se sentait à la fois bien et mal d'avoir fait ça. S'abandonner à l'animal était une chose qu'il s'était toujours refusé, une idée qu'il rejeté des qu'elle venait s'offrir à lui. Et à présent il était au beau milieu de la forêt interdite, un loup hurlant à la lune presque pleine, un loup dissimulé sous un masque d'être humain. Et il aimait ça. Et plus il sentait qu'il appréciait, plus il se haïssait.

-Je ne comprend pas professeur, lâcha Peter

Il n'avait pas ouvert la bouche depuis que Remus avait quitté la pièce. Il avait été terrifié de voir son mai dans cet état:

-Quoi donc? Invita Dumbledore

Peter croisa les regards de James et Sirius, inspira un grand coup et avoua:

-Je ne comprends pas pourquoi Fenrir Greyback empêcherait la brigade des Aurors d'intervenir

Dumbledore soupira et alla lentement se placer derrière son bureau:

-Asseyez vous, proposa t il en faisant apparaître 3 fauteuils

Peter et James prirent place mais Sirius hésita:

-Je préfèrerai aller chercher Remus, avoua t-il

Dumbledor l'invita d'un geste de la main à prendre place:

-Votre ami à besoin d'un peu de temps, je pense que vous clarifier la situation sera mieux avant que vous ne vous lâchiez dans la forêt

Sirius du admettre que son directeur avait raison. Il s'assit donc à la gauche de James et fixa les yeux bleus du vieil homme:

-Tout d'abord qui est Fenrir Greyback? Commença Dumbledore

Sirius se sentit comme interrogé par un professeur, il se souvint que c'était le métier de Dumbledore avant d'être le directeur de Poudlard. L'aîné des Black baissa les yeux et réfléchie intensément à la question comme ses amis. Le réponse était facile, Fenrir Greyback était un loup garou, celui qui avait mordu Remus de force mais Dumbledore semblait attendre autre chose…James tenta:

-C'est le pire des loups-garous, d'après ce que je sais de mes parents. Il ç mordu énormément de monde et…euh…

- Vous avez raison M. Potter, confirma Dumbledore, il faut qu vous sachiez aussi que Fenrir est loin, bien loin du caractère de votre ami. C'est un homme qui à choisi de ne faire qu'un avec le loup, il attaque les gens même quand ce n'est pas la pleine lune, il menace les parents de mordre leur enfants et surtout, j'ai de fortes raisons de penser qu'il est au service de Lord Voldemort

Les maraudeurs accusèrent le choc sans rien dire. Sirius comprenait que d'apprendre d'avoir été mordu par un tel…monstre est suscité chez Remus une aussi vive colère.

"Remus tentait vainement de rassembler ses souvenirs alors qu'il se sentait cloué à un matelas par la douleur qui lançait son épaule droite. Il était partit au alentour de sa maison, puis il y avait eu un hurlement…puis le noir. Il ouvrit les yeux doucement, au dessus de lui, fixée au plafond immaculé, une lampe brillait, légèrement flou. Le garçon se força à la fixer pour éclaircir sa vue:

-Remus tu es réveillé

C'était son père:

-Oh chérie…ses yeux, regarde ses yeux…chuchota la voix de sa mère

Cette voix était faible, bloqué par un sanglot. Remus voulut dire quelque chose, sa mère pleurait:

-Je vais bien maman, ça va…ne pleure plus

Il put baisser un peu sa tête et vit ses parents, ainsi que deux docteurs. Sa mère sourit, d'un sourire forcé, et prit la main de Remus dans la sienne. Le garçon remarqua alors que sa propre main était gelée:

-Remus, j'ai eu si peur, sanglota encore sa mère

Le petit garçon vit son père poser une main compatissante sur l'épaule de la jeune femme qui ne lâchait pas la main de son fils. Un des docteurs, qui possédait une barbe grise et des lunettes ronde, se plaça de l'autre côté du lit de Remus et l'incita à tourner le regard vers lui:

-Mon petit, est ce que tu sais ce qui t'es arrivé?

Le petit garçon ne savait pas quoi dire:

-J'ai entendu un hurlement, avoua t il, et puis…rien. J'ai mal, j'ai très mal à l'épaule

Sa mère laissa échapper un hoquet étouffé de larme, Remus sentit sa gorge se serrer. Pourquoi tout ça? Le docteur plongea sa main dans sa poche et en sorti un miroir:

-N'ai pas peut mon garçon, murmura t il

Remus écarquilla les yeux…ces iris qui avaient toujours étés marrons. Il observait à présent un garçon dont les yeux brillaient intensément d'une couleur jaune, les pupilles dilatées:

-Mes yeux…

Le docteur essaya vainement de sourire:

-Ce ne sera pas comme ça bien longtemps. Je pense qu'ils prendront une couleur ambrée cependant…

Le vieil homme hésita, il jeta un regard vers le père de Remus qui hocha la tête. Il se pencha vers son fils:

-Remus, si tes yeux ont changé de couleur et si tu as si mal à l'épaule c'est que tu es…

Son regard se voila:

-Tu es un loup garou Remus"

Il plaqua ses mains à l'arrière de son crâne, enfonçant son visage entre ses genoux ramené contre lui. Les souvenirs affluaient à lui, avec force. Il revivait douloureusement tout cela. Il voulait pleurer. Mais pas tant que le loup le contrôlait il le savait. Un animal ne pouvait pas pleurer. Et c'était tout ce qu'il était, un animal, un animal dont le père n'était autre que Fenrir Greyback. Remus sentit une nausée lui tomber dessus. Pas lui. Pas cet homme là. Remus mettait à présent un visage sur le monstre de ces cauchemars. La pauvre excuse qu'il avait attribué à un loup-garou quelconque, celle que le pauvre contaminé ne pouvait lutter contre sa faim, tomba en cendre. Il avait été une victime volontaire…d'un monstre. Remus regarda ses mains, en pleine possession de ses sens animal il pouvait les voir presque nettement dans le couvert des arbres, mais il aurait été incapable de les juger de mains humaines. Lui aussi été un monstre…

Dumbledor observait les 3 maraudeurs, ses longs doigts croisés sur le bureau. Sirius fixait ses pieds, les sourcils froncés. Peter agitait nerveusement ses jambes, assis sur sa chaise et James, qui regardait d'un œil vide le bord du bureau de son directeur, leva ses yeux vers lui:

-Remus doit se sentir mal…d'avoir reçue sa…condition, d'un être comme Greyback

Dumbledore hocha la tête:

-Les parents de Remus se savaient surveiller par les lycanthropes

-Mais pourquoi? Cria Sirius

Le vieux directeur se leva lentement et se tourna vers une de ses grandes fenêtres qui dominaient le parc de Poudlard, ses mains croisées dans son dos:

-Ce sera à Remus de vous le dire. Je suis persuadé qu'il s'en doutait

La vue que Dumbledore avait sur la forêt lui montra toute la dangerosité de cette nature. Les rayons de la lune ne pouvaient certainement pas traverser l'épais feuillage des arbres. L'intérieur devait y être austère et sombre, sauvage et dangereux. Et pourtant c'était là ou son élève se sentait le mieux dans son instant de trouble.

Il se retourna face à ses élèves:

-Je commence à être inquiet pour Remus. Exceptionnellement je vous donne l'autorisation d'entrer dans la forêt

Il ne put retenir un sourire voyant qu'il venait de faire lever la tête des maraudeurs. C'était bien la première fois qu'ils obtenaient le droit de faire quelque chose d'ordinaire interdite:

-Mais par contre, poursuivit il, je vous demande la plus grande prudence. N'attaquez rien ni personne, je vous regarderais de là ou je suis. Si vous avez un quelconque problème envoyez des étincelles rouges.

James hocha la tête avec le plus grand sérieux, prenant d'instinct la direction de l'opération. Sirius et Peter écoutait leur directeur avec la plus grandes attentions:

-Pourquoi ne pas envoyer Hagrid? Ne put s'empêcher de demander Peter

Dumbledore se tourna vers lui:

-Remus sera plus réceptif à ces amis qu'à notre cher garde chasse

James inspira un grand coup, se leva en même temps que Sirius et remercia le directeur avant de partir. Peter et Sirius suivirent à l'unisson. Ils quittèrent en silence les appartements du directeur, s'engagèrent dans l'escalier en colimaçon et ne parlèrent qu'après avoir entendue la gargouille se verrouiller avec force dans leur dos:

-Autant chercher un chocogrenouille dans le lac, souffla Sirius, j'espère que Remus n'a rien

James acquillessa:

-J'espère qu'il ne s'est rien fait plus précisement…bon on empoigne notre baguette t on y v.

Il s'arrêta brusquement:

-Qu'est ce qu'il y a Cornedrue? Demanda l'aîné des Blacks

Son ami se retourna et lui exposa ses pensées:

-Il doit faire terriblement sombre…

-On va utiliser le sortilège de Lumos non?

James se mordit la lèvre:

-Pointer une baguette magique sur chaque créatures de la forêt qu'on pourrait croiser, même si c'est juste pour s'éclairer, ça serait du suicide…

-Ils se sentiraient menacer, compléta Sirius, t'as raison. Faut trouver autre chose pour s'éclairer, mais vite!

"-Maman qu'est ce que tu fais? S'il te plait dit moi!

La mère de Remus resséra sa prise sur la main de son garçon et continua d'avancer:

-Tu te rappel ce que papa et moi t'avons expliqué Remus? Tu va être dangereux…je vais te mettre en sécurité et je viendrais te chercher demain…

Le petit garçon vit alors apparaître devant lui la porte menant à la cave. Cette cave si sombre qui l'effrayait:

-Non maman, supplia t il, non pas là…pas la cave!

La femme baissa sa tête mais Remus protestait fermement:

-MAMAN pitié! J'ai fait quoi?

Les sanglots perçaient la voix du petit garçon. Son corps tremblait, il ne comprenait pas. Sa mère se retourna et le prit dans ses bras:

-Tu n'as rien fait, sa voix se perdit dans les aigues, tu n'as rien fait Remus. C'est pour ta protection, pour la notre…

Remus pleura fortement, enfouissant son visage dans le cou pâle de sa mère:

-Je suis le même, maman! S'il te plait! Pas ça, pas ça…

Il sentit ses pieds quitter le sol. La porte s'ouvrit et il sentit le froid s'installer dans son corps alors qu'ils descendaient l'escalier de pierres. Quand ses pieds se reposèrent sur le sol froid, il refusa de lâcher la main de sa mère:

-Je veux remonter, supplia t il les larmes inondant son visage, je t'en supplie maman

Elle serra les dents, ferma les yeux et fit lâcher prise à son fils avec violence. Elle remonta en courant les escaliers et ferma la porte d'un coup sec. Attrapant sa baguette elle jeta divers sorts de protections sur la porte. Remus hurlait, les larmes dans la voix de l'autre côté:

-POURQUOIIII? MAMAAAAAN

La jeune femme se laissa glisser le long du bois et colla ses lèvres dans le léger interstice

-Remus, murmura t elle

Il se tu, elle pouvait entendre la respiration saccadé de son fils unique:

-Demain tu comprendra, mon chérie tout ira bien."

Il avait compris en effet. Remus serra plus fortement ses genoux à ces souvenirs. Sa première transformation restait gravé dans son esprit comme une marque faite au fer chaud. C'était un fragment de sa vie qu'il n'oublierait jamais. La première fois que la pleine lune lui avait brûlé le corps, ébouillanté son cerveau. Quand il avait appris la douleur et l'effroi de voir ses membres se tordre dans les craquements sinistre des os qui s'allonges, se sentir de moins en moins humain à force de sentir une fourrure épaisse lui manger les membres. Et la souffrance du lendemain…la première chose qu'il avait réalisé ce matin là, était qu'il n'était plus un être humain. Tout simplement. Ensuite c'était la douleur qu'il avait sentie se répandre dans son corps comme un poison. Alors que son père le ramenait, lui l'animal uqi venait de s'éveillé, encore à demi inconscient, dans sa chambre; il avait vu les blessures de ses bras. C'était la première fois de sa vie, aussi, qu'il sentait autant de son sang glisser le long de ses membres.

-Cornedrue je sais! S'exclama Sirius

Il se dirigea prestement vers le dortoir des Gryffondors, se tournant vers els deux autres maraudeurs:

-Le truc que ton père t'a envoyé, la sphère, elle brillait fortement non?

Le visage de James s'illumina:

-Patmol tu es un génie!

-Je sais

Il coururent jusqu'au portrait de la grosse dame et prononcèrent à l'unisson le mot de passe. Le passage se révéla et Peter s'y engouffra à leur suite en haletant.

La salle commune n'était plus très pleine. Seuls subsistait des groupes de 5éme et 7éme années qui s'efforçaient d'achever leur devoir avant 3 heures du matin. James fonça dans leur dortoir. Il fouilla un peu dans sa valise avant de mettre la main sur s acape d'invisibilité, renfermant l'orbe. Il vérifia que la lumière de ce dernier n'était pas voyant s'il le glissait simplement dans sa poche, et après avoir constaté que non descendit 4 à 4 les marches. Il s'arrêta face au visage de Lily:

-Vous allez chercher Remus?

James la questionna du regard et elle s'expliqua:

-Sirius vient de me le dire. Je l'ai vu traversé le château vers le halle en courant, il avait l'ai effondré.

Le brun se contenta d'hocher la tête. La jeune fille sembla sur le point d'ajouter autre chose mais se ravisa, James estima préférable de la prévenir:

-Il à filé vers la forêt, mais ne t'inquiètes pas, ajouta t il face aux visage effaré de Lily, il n'a pas du aller loin. On va partir le chercher, il ira à l'infirmerie je pense…

-Bien

Le silence qui suivit incita James à aller retrouver Sirius et Peter qui l'attendait, il se sentit retenu par la main de Lily. Il tourna la tête et croisa ses yeux d'émeraudes:

-Soyez prudent hein?

Il hocha la tête, lui sourit d'un air confiant, et s'en alla avec ses amis.

"-Votre enfant est vraiment calme, et très sérieux. Dur à croire qu'il n'a que 9 ans

Les parents de Remus sourirent à l'institutrice moldus, le garçon attendait à côté d'eux. Le visage marqué par la neutralité, ses yeux fixant poliment son professeur. Elle énonçait à présent ses bonnes notes, l'encourageant à continuer. Remus vit son père se tourner vers lui et lui sourire, le petit garçon sourit à son tour.

Quand ils sortirent de l'école il ne put s'empêcher de demander:

-J'irais toujours à une école moldus?

Sa mère se mordit la lèvre inférieur mais ne répondit rien, se contentant de frotter les cheveux de son fils:

-Tu n'as plus mal au bras Remus? Demanda son père

Le petit garçon était vexé que ses parents aient ainsi changé de sujet, mais il ne pouvait pas leur en vouloir. Il mit sur son visage un masque d'enfant heureux et simple et répondit:

-Non je vais mieux!

Son père sourit, rassuré, et porta de nouveau son regard devant lui. Remus lui fixait ses pieds."

Toujours un air calme, oui c'est ce qu'on avait dit de lui. Remus avait toujours adopté ce trait de caractère, pour trancher au maximum avec le loup énervé et meurtrier. La colère grondait toujours en lui, lui pesait dans le corps comme une grosse boule en plomb, lui pesant sur l'esprit par une voix qui criait. Une voix qu'il n'avait découvert qu'après sa première transformation, qu'il avait du calmer tout les jours de sa vie. De sa misérable vie.

Il se recroquevilla encore plus. Le vent glissa entre les arbre de la forêts, il l'entendit frotter contre les troncs puis glisser sur son corps. Sur ses mains qui enserrait ses genoux. Il n'avait pas froid. Un animal hurla quelque part dans la forêt, assez loin pour que Remus ne soit pas déranger. Cette capacité à entendre mieux, à prêter attention aux odeurs, était aussi une chose qu'il avait découverte seul. Qu'il s'était forcé à garder caché comme sa colère, une honte de plus qui creusait le fossé entre lui, l'animal, et les autres, les êtres humains.

Ses parents étaient morts…en le protégeant ils avaient donné leur vie.

James regarda Sirius et Peter, pas très rassurés non plus, avant de porter de nouveau son regard sur la sombre forêt à 2 pas d'eux. Il inspira fortement, sortit l'orbe qui illumina clairement le tronc devant lui, répandant une agréable lumière bleutée. Remus était quelque part entre ces arbres, quelque part dans l'obscurité qui s'étendait. Sirius murmura un "allons y" et James prit le devant du groupe.

Les maraudeurs suivirent le sentier pendant plusieurs minutes avant de se décider à partir à gauche. James, Remus ne serait resté sur le sentier vide. Un hibou huhula en haut d'eux. Sirius leva le visage vers le ciel, espérant peut être apercevoir le volatil, et ne pu retenir une exclamation. Les arbres semblaient plus haut vu de l'intérieur que du parc de Poudlard. Ils s'élançaient, semblant toucher le ciel presque invisible. Peter gémit, apeuré, mais James le rassura d'un sourire et reprit sa marche. Quand ils eurent marché en vain pendant un quart d'heure, ils décidèrent de faire une pause:

-J'espère juste, chuchota Sirius, qu'on est pas perdus…

James se passa la main dans ses cheveux:

-Remus ne sera pas perdu lui, on le retrouve avant…

Peter ne répondit rien mais le regard larmoyant qu'il lança trahissait son inquiétude et son hésitation à continuer. Mais préférant ne rien dire il se contenta de reprendre son souffle. Soudain un bruit retentit, quelque part devant eux:

-C'est quoi ça? Demanda prestement Sirius, tendu

Le brun lui fit comprendre qu'il ne savait pas. Il hésita un instant, étendant l'orbe devant lui au maximum pour tenter de voir quelque chose mais rien. Il haussa les épaules, pour faire comme si il ne fallait pas s'en faire, et reprit la marche.

Ils continuèrent dans l'obscurité angoissante et oppressante, mais ce fut Sirius qui arrêta James en le tirant par la manche:

-Il y a quelqu'un…ou quelque chose

Peter déglutit difficilement mais els deux autres n'y prêtèrent pas attention. James mit sa main libre dans sa poche et tint fermement sa baguette:

-Si c'est une chose aimable on peut demander notre chemin, suggéra t il à son mai

Sirius haussa les épaules:

-Et si c'est un truc méchant on demande à faire nos prières?

Tout d'un coup ils se retournèrent, le bruit avait été clairement émis dans leur dos. Tout prés. Les deux sorciers gardèrent une main dans leur poche, serrant leurs baguettes respectives. Peter poussait quelques plaintes derrière eux. Le bruit retentit, régulier. Comme si quelqu'un marchait le plus calmement du monde dans leur direction. Le bruit de quatre pieds écrasant les feuilles mortes leur parvenait distinctement. James sentit son cœur cogner dans sa poitrine alors qu'une tête se dressa devant eux, surgissant de derrière un arbre:

-Un centaure, lâcha Sirius dans un soupir de soulagement

La créature posa sur lui un regard sans expression, puis sur James. Il avait le torse et le visage d'un homme, encore jeune, avec des cheveux long et brun. Le reste de son corps était pareil à un cheval à la robe claire. James était incapable d'en dire la couleur, seul les yeux du centaure pouvaient être vu sans recours à la lumière de l'orbe. Brillants. La créature les dépassait de quelques centimètres, elle se dressa de toute sa hauteur et dit:

-Des humains

Sa voix était un murmure doux comme une brise:

-Que font trois humains au cœur de la forêt? Des hommes en plus. Si mon troupeau vous trouve, vous êtes morts

James lâcha sa baguette et sortie sa main de sa poche, estimant que c'était plus poli…et moins risqué. Sirius avait fait de même:

-Nous cherchons notre ami, si vous l'avez vu…

Le centaure leva haut ses sourcils, son regard devint légèrement exorbité:

-Un autre humain? Non je n'ai rien vu. Comment aurait il traversé la forêt sans courir de risque?

Sirius fronça légèrement les sourcils:

-Nous sommes bien arrivés là nous

-Mais vous êtes tombés sur moi, conclut le centaure

Sirius grimaça, le centaure l'avait eu. James ne put s'empêcher de lui sourire, moqueur, en se demandant si la créature savait qu'elle venait de clouer le bec à Sirius black. Le brun se tourna de nouveau vers le centaure qui semblait à présent réfléchir à l'éventualité d'un autre être humain ayant traversé la forêt. Il tourna brusquement les yeux vers James et demanda:

-Votre ami…ce ne serait pas un loup-garou?

James approuva prestement:

-Ou est il parti?

-Il fallait le dire tout de suite que c'était un loup-garou, poursuivit le centaure

Il accorda cependant un sourire au trois sorciers:

-Continuer tout droit, il n'est plus très loin je crois

Sirius se pencha et tenta de distinguer quelque chose dans l'obscurité devant lui. Il grimaça:

-Merci beaucoup

-Oui! Renchérit James, merci infiniment. Nous partirons sitôt qu'il ira mieux

Le centaure acquiesça:

-Avec lui vous avez peut être des chances de ne pas vous attirer les foudres de mon troupeau. Hâtez vous jeunes hommes

Les trois garçons repartirent mais Sirius se tourna brusquement et demanda à la créature qui s'en allait:

-Quel est votre nom?

Le centaure se tourna vers lui,seul ses yeux lumineux étaient visible et il répondit:

-Firenze, ravie de vous avoir rencontrés

Et il s'en alla, laissant les trois sorciers continuer.

Ils avancèrent un peu avant que James ne se risque d'appeler:

-Remus?

Un silence fut sa seule réponse, Sirius lui donna une tape dans le dos en encouragement et reprit:

-Remus? Youhou Lunard!

Remus leva son visage de ses bras. Quel heure était il? Il s'était tellement énervé contre Dumbledore qu'il n'était pas sur de pouvoir le regarder en face. Et savoir que Greyback….

Il leva complètement la tête. Quelqu'un. Quelqu'un l'avait appelé, et recommençait. Le garçon ne mit pas longtemps à reconnaître les voix de Sirius et James, et celle très basse de Peter qui les suivaient. Ils étaient fous de chercher quelqu'un comme lui. Mais ils se rapprochaient, indubitablement.

Et soudain, Remus vit une lumière bleutée couler sur les troncs des arbres à sa droite. Ondulants comment si la mer venait d'échouer dans la forêt interdite. Il fixa la lumière qui grandissait, à laquelle vinrent s'ajouter les ombres de ces amis. James poussa un soupir de soulagement en l'apercevant et Sirius se précipita sur lui:

-Lunard? Ça va?

Remus le fixa une fraction de seconde avant de regarder ailleurs. Il avait honte, il murmura:

-laissez moi

Sa voix était légèrement rauque, cela faisait il tellement longtemps qu'il était là? Enfermé dans ses souvenirs?

-Oh non on ne te laisse pas Remus, trancha James, je sais c'est dur…

-NON TU NE SAIS PAS!

James s'était assis à ses côtés et avait sursauté face au ton métallique que Remus avait pris. L'orbe lumineux entre eux deux illuminait un petit rayon autour des quatre garçons:

-Dumbledore nous à raconté un peu plus qui était Fenrir Greyback, commença Sirius, mais …euh pourquoi tes parents…

Remus le fixa froidement:

-Greyback mord les jeunes pour avoir son armée. Je n'ai pas rejoint son armé. Et ça je ne l'ai compris que très récemment!

Il enfouit de nouveau son visage dans ses genoux. Il voulait quitter les regards de ses amis. Il voulait reprendre le contrôle entier de son corps et pleurer. Mais James l'encouragea doucement à continuer, alors il craqua:

-J'ai passé mon enfance à déménager. Même quand je suis entré à Pourdlard mes parents changeaient régulièrement de maison…je ne pouvais pas croire que tous le monde devinait ce que j'était…

Elles venaient, doucement, cachée par ses genoux, elles commençaient à couler:

-Mais en fait ils…ils me protégeaient juste. Quotidiennement Greyback devait les voir, leur ordonnant de me donner à lui!

"-Chérie il était encore là

-On va encore changer il se lassera bien

-Tu sais que non…"

- Je le savais…

Remus sentait un sanglot bloquer sa voix:

-Depuis l'année dernière j'avais compris! Et Greyback l'ai a tuer pour ne pas m'avoir et…

Deux bras l'encerclère. Sirius venait de l'étreindre et Remus s'accrochait à lui alors qu'il acheva:

-Et il pensait que tu reviendrais ce soir. Donc il va attendre chez toi toute la nuit, c'est pour ça que Dumbledor voulait te garder là

Remus hocha vaguement la tête alors qu'il se perdait dans ses larmes. Ces parents étaient morts par sa faute, il ne pouvait pas le supporter plus.

James se mit prés de lui, souhaitant prendre un peu du poids qui pesait sur ses épaules et lui murmura:

-Ce n'est pas de ta faute Remus

Le loup-garou laissa échapper un sanglot:

-Ce n'est pas de ta faute quoique tu puisses penser

-Je n'en peux plus…

La voix de Remus était à peine audible à présent. Il était terrassé par la fatigue, par les pleurs et par sa tristesse:

-Je n'en peux plus d'être un animal…j'aurais voulu rester un être humain, pourquoi?

Sirius regarda James d'un air gênés mais Remus n'ajouta rien. Il pleurait juste doucement sur l'épaule de Sirius. Aucun des trois maraudeurs n'était en mesure de contredire le Remus qui les avaient regardé un instant plus tôt, le Remus qui possédaient deux grands yeux jaune brillant et aux pupilles dilatées.

Ils attendirent patiemment plusieurs minutes que leur ami soit redevenu calme. Remus s'écarta doucement de l'épaule de Sirius, les yeux rouges et le visage décomposé. Il prit avec délicatesse la petite sphère qui brillait sans discontinuer et se releva, aidé par James:

-On rentre? Murmura t il

James lui sourit et le laissa passer devant.

Remus avançait comme un fantôme devant eux, mais semblait savoir ou il allait. Le lycanthrope demanda, peut être briser le silence:

-Comment êtes vous arrivé jusque là?

-Au pif, répondit Sirius en toute honnêteté, un centaure nous a indiqué le chemin au bout d'un moment

-On à eu de la chance, il n'était apparemment pas hostiles aux humain, murmura évasivement James

Remus hocha la tête. Peter, haletant, questionna:

-Et toi tu ne te perds pas?

Remus soupira discrètement, mais dans le silence oppressant ses amis l'avaient bien entendu:

-Je prends exactement le chemin que vous avez utilisé pour venir.

Peter allait demander comment il faisait mais James lui mit sa main devant la bouche. Soudain un bruit éclata dans le silence. Avant qu'il ait compris ce qui s'était passé, Sirius était piétiné par James et Peter:

-J'ai glissé sur une racine, maugréa t il

Il attrapa la main que Remus lui tendait pendant que les deux autres s'excusaient, à moitié plié en deux. Sirius les rabroua mais Remus le fit taire d'un regard, lui donnant la sphère:

-Je ne sais pas ce que vous a dit le centaure mais il vaut mieux rester silencieux dans la forêt

-Il semblerait qu'avec toi on ne risque rien, avoua James en s'époussetant

Remus haussa les épaules et se remit à avancer, Sirius juste derrière lui éclairait le sol pour ne pas se prendre une autre racine.

Ils ne surent combien de temps ils avaient erré dans le couvert des arbres, mais très bientôt le sentier, puis le ciel furent de nouveau visible. Le grand château s'éleva majestueusement devant eux, les lumières étaient toutes éteintes à l'exception de celle du bureau de Dumbledor. Ils avancèrent jusqu'aux grandes portes d'entrée et montèrent directement par le grand escalier de marbre. Au quatrième étage Madame Pomfresh les attendaient, els poings sur les hanches:

-Je commençais à m'inquiéter! Chuchota t elle prestement

James allait ouvrir la bouche mais elle l'interrompit:

-Vous n'êtes pas blessés? Personne?

Sirius répondit que non et elle les intima de retourner dans leur dortoir. Elle retint Remus par l'épaule:

-Vous vous allez dormir à l'infirmerie, demain, elle regarda sa montre, ou plutôt tout à l'heure, le professeur Dumbledore vous emmènera chez vous.

Remus acquiesça et suivit l'infirmière. James l'appela soudain:

- On ne va pas te laisser, on t'accompagne Remus!

-Pas question

Le ton de son ami avait été tranchant, métallique. Coupant toute envie à James, Peter ou Sirius de le convaincre de l'importance de leur présence. Remus les salua d'un signe de tête et repartie à l'infirmerie.

Les trois maraudeurs se rendirent alors compte qu'ils étaient épuisés, la fatigue venait de s'abattre avec force sur leurs épaules. Ne prononçant pas un mot, ils traînèrent des pieds jusqu'à la salle commune de griffondor. Il passèrent le portrait de la grosse dame en ignorant ses remarques et tombèrent sur la pièce douce et chaude de la salle commune. L'exact contraire de la forêt, glacial et sombre. Ils allaient monter à leur dortoir quand une voix retentit.

Lily se frottaient les yeux, ses cheveux roux en batailles sur son visage aux traits tiré. Elle se releva, chancelante, du fauteuil cramoisie ou elle avait du s'endormir. Elle ramassa en baillant en baillant le livre qui venait de tomber de ses genoux:

-Vous l'avez trouvé? Demanda t elle inquiète

-Oui, la rassura James il est à l'infirmerie là

La jolie rousse hocha la tête, ses beaux yeux verts un peu vitreux:

-Pourquoi est il allé dans la forêt interdite? demanda une autre voix

Les trois maraudeurs prirent alors conscience d'Ennoa qui se levait elle aussi d'un fauteuil. Elle bailla longuement, attendant leur réponse. Sirius bafouilla:

- On ne sait pas. On l'a juste ramené

-Sans vous perdre? Poursuivit la jeune fille, ça fait longtemps que vous êtes partis, vous avez du vous enfoncer dans la forêt

James la coupa d'un geste de la main:

-Ennoa, peut être que ça ne se voit pas mais nous sommes épuisé. On à cour tout à l'heure en plus alors…laisse nous allez dormir

Et sans attendre de réponse il grimpa les marches en pierre.

Remus se leva, quittant son lit de l'infirmerie. Il entendait le professeur Dumbledor et Pomfresh discuter de l'autre côté du rideau opaque. Il regarda l'heure sur l'horloge au dessus de lui, l'après midi venait de commencer. Il regarda ses mains un in moment, son cœur cogna douloureusement dans sa poitrine dans un rythme accéléré. Il ne se sentait même plus capable de voir l'être humain. Il s'habilla prestement, tant qu'il en avait le vague courage, il devait y aller. Il tira lentement le rideau:

-Bonjour Remus, le salua Dumbledor

Le lycanthrope fit un signe de tête. Son directeur remercia l'infirmière et s'avança vers le jeune homme:

-Je vais te faire transplanter, prévient le directeur

Remus retira son bras alors que Dumbledor allait lui prendre et murmura:

-Je suis désolé, vraiment désolé…pour hier

-Ce n'est rien allons, laisse toi faire.

Dumbledore tint fermement le bras du lycanthrope. Remus ressentit une forte secousse au niveau du nombril et sentit pris dans étau. Quelque seconde après il sentait ses pieds toucher fermement le sol. Il ouvrit les yeux.

Une personne extérieure à la situation n'aurait jamais pu imaginer le massacre qu'il avait put avoir dans ce lieu. Entouré de cyprès et de chênes une petite maison se dressait, les murs lisses et blancs. Quelques fleurs parcouraient une herbe verdoyante. Remus sentit son estomac se soulever quand une acre odeur de sang parvint à ses narines:

-Avant toute chose Remus, murmura Dumbledore, est ce que Fenrir Greback est encore là?

Le garçon paniqua un instant:

"Calme toi, songea t il, tu l'aurais immédiatement sut si il était là"

Il fit courir son regard sur la petite forêt qui l'entourait, profitant du moindre souffle de vent pour capter une odeur humaine ou animal mais rien. L'endroit était vide de présence vivante, mis à part Dumbledore et lui-même:

-Il n'y à rien

-Bien, soupira Dumbledore, nous avons une heure avant que le ministère n'arrive je pense. Tu veux que je vienne?

Remus allait accepter mais il se ravisa:

-Non, s'il vous plait. Je n'en aurais pas pour longtemps

-J'attend donc

Remus avança vers la porte d'entrée. De façon lente et lourde, écrasant des touffes d'herbes. La porte était fermée, mais la fenêtre du côté avait volée en éclat. Le cœur plus éteint que jamais, Remus ouvrit la porte d'un sortilège.

Il fit quelque pas et se figea. Le sang glacé frappait contre ses tempes. Lui qui pensait avoir utilisé toutes ses larmes la veille, de nouvelles coulèrent sans retenue sur ses joues plus pâle que jamais. Son souffle circulait difficilement dans son corps. Il se prit convulsivement la tte dans ses mains et s'accroupit pour fuir la vision d'horreur. Pour fuir le visage lacéré d es amère. Le corps éventré de son père. Leurs yeux vides et le sang. Tous le sang contenue dans ses parents qui formait un tapis macabre et coagulé. Remus leva une dernière fois les yeux et s'enfuit vers els escaliers qu'il voyait devant lui. Il grimpa les marches sans s'arrêter de pleurer et trouva refuge dans la première chambre qu'il trouva.

C'était celle de ses parents. Cela avait été celle de ses parents. Il retrouva le lit deux places qu'il connaissait bien ainsi que l'armoire et la commode en bois. Sur cette dernière se trouvaient plusieurs photographies. Il fixa une où il était entouré de sa mère et de son père. Il n'était pas sur de reconnaître ce petit garçon aux yeux marron et aux cheveux clair. Cet enfant qui riait dans les bras de son père, le regard tourné vers s amère. Il ne se reconnaissait pas car le garçon de la photo n'était pas un loup-garou. Il prit quand même le cadre, décacheta le papier brillant et le glissa dans sa poche. Il regarda les autres cadres. Non, il ne garderait qu'une photo. A quoi bon s'alourdir de souvenirs, il aurait plus de mal à s'en détacher.

Il avisa par contre un petit sac et entreprit de garder tous les livres. Il se sentait mal de toucher les reliures de ceux qu'on lui avait interdit "tu es trop petit Remus", maintenant, à 16 ans, il espérait que ses parents ne lui aurait pas interdit. Il se dirigea ensuite vers la seconde chambre de la maison, celle qui aurait du être la sienne pour les vacances d'été. Il y avait son lit, les couvertures bien tirées. Sa bibliothèque et son vieux bureau. Il vida sa bibliothèque les mains légèrement tremblante.

Quand il eut fini il s'assit sur son matelas et attendit. Il voulait rester ici le plus longtemps possible, il voulait s'imprégner de cet endroit ou il venait pour la première fois. Cependant cela ne dura pas, quelqu'un frappa doucement à la porte et entra. Le professeur Dumbledore sourit au jeune homme et s'excusa:

-Le ministère arrive, je pense que tu devrais sortir Remus

Le lycanthrope acquiesça, attrapa la hanse du sac et se releva pour suivre son directeur. Le vieil homme le forçat doucement à avancer en lui appuyant sur l'épaule quand ils passèrent de nouveau devant les cadavres. Un homme d'une trentaine d'année, des lunettes carré sur un nez légèrement proéminent les observait attentivement. Il se retourna quand il entendit Dumbledore et Remus descendre:

-Professeur Dumbledore! S'exclama t il, Alan Chesper, ravie de vous revoir

-Moi de même Alan, salua poliment Dumbledore

L'homme commença à entamer d'une voix excité une conversation mais le directeur l'interrompit d'un geste:

-Si vous permettez, je préférerais discuter dehors

Alan sembla soudainement remarquer Remus, il fronça légèrement les sourcils:

-oui…oui bien sur je comprend Excusez moi, il se tourna de nouveau vers Dumbledore en l'invitant à sortir, quand on à pas l'habitude en effet…enfin je veux dire que je suis dans le métier depuis longtemps maintenant

Remus préféra ne rien faire d'autre que de faire taire la voix qui lui intimait de se jeter sur cet Alan pour l'égorger. Le lycanthrope remarqua alors qu'il avait une bonne vingtaine d'envoyé du ministère dans le jardin. Certain lui lancèrent un regard dégoûté et il se sentit trembler de nouveau: tous savait qui il était. Il se concentra sur la discussion que son directeur entretenait avec son ancien élève:

- Une sale affaire, marmonna Alan, si les lycanthropes entre dans cette guerre au côté de vous-savez-qui cela risque de poser pas mal de désagrément…

-Ce sera un carnage, simplifia Dumbledore avec sérieux, mais faites attention à l'opinion public mon cher Alan

L'homme l'interrogea d'un regard bleu vif:

- Tous les lycanthropes ne sont pas ainsi

Remus baissa les yeux, sentant ceux d'Alan sur lui:

-Celui qui à fait ça est Fenrir Greyback, poursuivit Dumbledore, ne l'oublions pas

-Et comment pouvez vous le savoir Dumbledore! Tonna une voix

Alan les salua prestement et retourna à son travail alors que le ministre de la magie le rabrouait sur sa fainéantise. C'était un vieil homme à la grosse barbe grise. Il ajusta son monocle et croisa les bras sur sa poitrine:

-Pourquoi affirmez vous ainsi que Greyback est forcément à l'origine de ce meurtre? Les lycanthropes ne sont pas de doux animaux Dumbledore

Remus fronça les sourcils et décida d'appuyer Dumbledore:

-Personne d'autre que Greyback n'aurait put faire ça!

Le ministre se tourna vers lui, ses gros sourcils se plissèrent:

-Et tu es?

Dumbledore incita Remus, d'un regard chaleureux, à ne pas avoir peur. Le jeune homme prit une inspiration et tira sur son uniforme pour dégager son épaule, révélant ainsi une profonde cicatrice. L'ont discernait nettement les gros d'un animal:

-Remus Lupin, se présenta t il, si Fenrir Greyback à attaqué mes parents, c'était pour moi

Le ministre eut un mouvement de recul, mais revint bien vite sur ses positions:

-Ainsi c'est lui votre élève loup-garou, cracha t il à l'adresse de Dumbledore

Le vieux directeur eut un aimable sourire:

-Oui, c'est même l'un des plus brillants de son année.

Remus se sentit rougir:

-Ne jouez pas au plus malin Dumbledore, intima férocement le ministre, c'est grâce à mon accords que ce…qu'il est dans votre école. Vous jouez avec le feu, vous sympathisez avec les demi-géant et les loups-garous, vous y laisserez des plumes

-Je ne me bloque pas sur les apparence c'est tout, conclut Dumbledore d'un ton sec, j'ai la plus grande confiance en Remus Lupin et Rubeus Hagrid. Maintenant si vous me permettez, je dois retourner à mon école

Remus suivit son directeur d'un pas rapide. Serrant conte lui les restes de sa maison, avec la crainte qu'on les lui retire. Le discours du ministre n'avait pas amélioré son humeur mais il ne s'en formalisa pas, une telle répugnance à son égard c'est ce qu'il affronterait toute sa vie. Alors qu'il transplantait pour revenir à Poudlard il pria pour que cet homme ne passe pas les prochaines élections.

Ils se retrouvèrent à l'infirmerie, Remus prit alors conscience en voyant Dumbledore appliquer à la pièce un sortilège, qu'ils avaient exceptionnellement transplané dans l'enceinte du château. Il assura à l'infirmière qu'il allait mieux, remercia le directeur et se rendit dans la salle commune de Griffondor. Il fallait qu'il se change les idées, et qu'il parle à Lily.

Il l'a trouvé sur un canapé de la salle commune. Elle l'observa un instant avant de se précipiter vers lui, il se demanda si elle était au courant:

-Où était tu Remus? Demanda t elle d'une voix douce

Il soupira, elle ne savait pas:

-Tu le saura demain dans la gazette je pense murmura t il prestement, je voulais te dire..

Il se pencha à son oreille et murmura le plus rapidement possible ce à quoi il avait songé sur le chemin. Elle eut un sourire triste, mais le regarda droit dans les yeux:

-Je me doutais bien que ça ne durerait pas Remus

-Désolé mais tu n'as pas conscience ce à quoi tu t'expose, souffla le jeune homme

Elle lui sourit plus franchement et le prit dans ses bras:

-Mais je reste ton amie Remus. Si tu as le moindre problème n'hésite pas d'accord?

Le lycanthrope la serra aussi avant de l'éloigner:

-Je te le promets.

Elle rit. Il fut rassuré qu'elle prenne aussi bien l'arrêt de leur "couple":

-Tes chers maraudeurs sont dans leur chambre, indiqua t elle

Il la remercia et partit les retrouver. Devant la porte il hésita un instant avant de l'ouvrir franchement. Ses amis le regardèrent, ils étaient tous sur le lit de Sirius. Remus se décida à rompre le silence, en laissant retomber son sac plein sur son lit:

-Que faites vous?

Sirius et James se regardèrent un instant avant d'afficher un petit sourire:

-Un sale coup pour les Serpentard que crois tu? Dit James, on ne drague pas ma Lily comme ça

-Un coup contre Regulus? Devina Remus

Il sortie la photos de sa poche et la fixa à un cadre d'un coup de baguette magique avant de les retrouver:

-Ouai, avoua Sirius, mais bon on ne comptait pas épargner Servilo. Et puis tant qu'on y est ça s'étendra peut être à toute la maison de ces vils serpents

Le lycanthrope jeta un œil à la carte du maraudeur, que tous fixaient:

-ça se fera dans la grande salle? Demanda t il

-Un digne maraudeur! S'exclama Sirius, tu as deviné

-Ca va allez Remus? Ne put se retenir James

Son ami réfléchi un court instant avant de la rassurer:

-Oui ça va allez

Mais il se souvint d'une chose et demanda rapidement:

-Je peux voir la sphère James?

Le brun fut un peu étonné mais quitta le lit de son frère de coeur pour se diriger vers sa malle. Il chercha un petit moment avant de tomber sur s acape d'invisibilité qu'il retira, révélant le petit orbe lumineux. Il le tendit à Remus qui fronça les sourcils:

-Ca à baissé, murmura t il

Sirius fixa à son tour la sphère:

-Quoi donc?

-La lumière, elle à nettement faiblie depuis le jour ou tu l'a reçu.

A SUIVRE…