Chapitre 10: seuls sur le sable... les yeux dans l'eau
Sur l'air de nothing else matters
Pourquoi avais-je accépté? Ad disait qu'il fallait que je me SOCIALISE... Abruti, c'est pas toi qui y joue ta réputation. Non pas que je prete beaucoup de crédit à ce genre de chose, mais j'ai vraiment pas envie que toue le monde sache que ma vie est... noire...
Et pourtant, j'étais assise dans l'entrée de mon appart, à attendre Alice, qui va m'amener à la Push, la réserve de la ville.
Je n'ai pas encore mis le pied dehors, mais je sais qu'il y a du soleil, et qu'il fait étrangement chaud pour le mois. Je me suis donc habillée en conséquance. Ad, lui, a profité du week end pour aller à Seattle. A vrai dire, je le supçonne d'y avoir une girlfriend... surement encore une fille rencontrée sur le net...
J'entends une voiture se garer devant le jardin. Je sais pas pourquoi, mais je ne m'attendais pas à ce que la voiture d'Alice fasse autant de bordel. J'ouvris la porte d'entrée, et ne fus pas surpris par le climat extérieur. Je refermai derrière moi et m'avançai vers la route, sans trébucher.
Bella était devant la maison, parfumant l'air de freesia.
-"Salut Amy, Alice nous rejoindra tout à l'heure, avec sa famille, j'espère que ça te dérange pas. Si tu veux quand même aller à la reserve, il n'y a pas de soucis, il y aura les Quileutes si t'es d'accord. "
Bah dis donc... voilà la plus longue phrase de Bella!
Bella qui angoissait en attendant ma réponse...
-"Non, ya pas de soucis" Fis-je en souriant naturellement. Et elle remonta dans sa voiture... faisant grincer la portière. Ouais, c'est décidément pas la voiture d'Alice.
Je montai après elle, faisant à mon tour grincer la portière. La voiture s'affessa un peu quand je me suis assise sur la place passagère.
Une fois en route, Bella s'excusa de ne pas pouvoir mettre la radio, afin d'économiser sa batterie, ce qui me fit rire. Nous parlâmes un peu voiture, mais sans plus. Elle me demanda également comme je trouvais le paysage, la réponse fut affirmative, mais breve.
Nous arrivâmes rapidement à la réserve. Une fois à terre, nous marchions sur ce qui semblait être un sentier. Je remontais mes lunettes de soleil sur le nez et tentais de me repérer. Bella se saisit rapidement de mon coude: "Dis, ça te dérange pas que je me tienne à toi, j'ai peur de tomber."
Je l'aide à ne pas tomber, elle m'aide à rester sur le sentier. Aucun soucis. Et nous marchions à nouveau vers la plage, bras dessus-bras dessous.
Une fois sur la plage, nous enlevâmes nos chaussures et nous nous installions sur le sable, toutes les deux en débardeur. Le temps n'était pas non plus aux maillots de bain!
Nous étions tranquillement allongée quand il commença à pleuvoir. HEIN?
Non, nous étions éclaboussées, et vu les odeurs alentours par les Quileutes. Sam, Embry, Quill, et... biensûr, Jacob.
-"Hey, les filles, on peut s'incruster? " Embry
-"Biensûr, on est un peu chez vous... " Fit Bella en riant.
Nous nous sommes rapidement retrouvés assis en rond dans le sable, racontant nos vieilles histoires, dans le genre premiere grosse connerie, dernier fou rire... La température se rafraichit doucement: le soleil se couche. On entendait des voitures approcher du parking, où Bella avait laissé son antiquité.
Tout le lycée devait venir à la Puch, une fois la nuit tombée.
Alice et Jasper nous ont rejoins rapidement, et les Quileutes se sont éloignés, cherchant à voir un maximum de monde. Plus la soirée avançait, plus il y avait de voitures. Elles empiètaient sur la plage, et c'est ainsi que Bella, Alice et moi nous nous sommes retrouvées assise sur le capot d'une voiture, à quelques metres d'un feu de camp, un soda à la main, en train de parler d'hommes. Alice ne tarissait pas d'éloges sur son Jasper, et Bella nous parlait timidement d'Edward. Quand vint mon tour de parler, je m'allongeais sur le capot, reposant mes épaules et ma tête sur le pare brise.
-"Peut-être que tu ne veux pas en parler, commença Alice, mais en tout cas, Jacob parle pour toi. "
Bella rigola doucement, alors qu'Alice ne s'en cachait pas.
-"Qu'est-ce que tu veux dire par là? "
-"Tout simplement que depuis qu'il vous a vu à la plage, et je ne parle que d'aujourd'hui, Jacob n'arrete pas de te regarder. "
-"Ah oui, vraiment? " Fis-je, tout innocente.
-"Quoi, tu l'as pas vu? " Fit Bella.
-"Heu non, j'ai pas vraiment fait attention." Avais-je répondu, nonchalente en portant mon verre à mes lèvres.
...
Peut être qu'au final, Black était une personne qui pouvait gagner à être connue...
Je me levais alors et me dirigeai vers là où provenait la fragrance de black. Etrangement, l'odeur de la bière y était mélée.
-"Hey Black, une promenade le long de la plage, ça te tente? " Lançais-je, sans trop savoir vers où je devais m'adresser.
-"Whouhou Jacob, t'a un ticket! " Gueula Embry... Faisant grogner un Jacob qui semblait se lever. Moi, j'en rigolais. Ils sont vraiment bêtes, ya pas à dire!
Jacob se posta devant moi et je lui tendis la main. Plus pour avoir un appui, que par romantisme, mais au point où nous en étions, je pouvais bien lui laisser croire. Il prit les devants de notre promenades, et nous mena vers l'eau. Nous longâmes paisiblement la plage, sans vraiment parler. Il avait entrelacé nos doigts, et moi... bah... j'avais pas refusé.
-"Jolie vue n'est-ce pas? " Fit-il au bout d'un moment.
-"Jacob, murmurais-je, gache pas ce moment en parlant de futilité telle que le paysage... "
Il rigolait en s'excusant.
Il tira doucement sur mon bras, me montrant qu'il avait cessé de marcher. Je me retrouvais face à lui, et j'enlevais alors mes lunettes de soleil que j'avais encore sur le nez.
-"Ca fait très cliché, mais tu as de très jolis yeux. "
-"Rho, Jacob, c'est encore pire qu'un cliché! " Fis-je en rigolant en lui donnant une petite tape à l'épaule.
Il posa soudainement ses deux mains sur les joues, emprisonnant mon visage, sans me forcer pour autant. Il restait doux dans ses gestes.
-"Alors dis moi comment te plaire, Amy, j'ai essayé, de plusieurs manières, mais elles ont échouées. J'ai tenté à maintes reprises d'attirer ton attention, mais rien à faire, tu restes réfrataire. Je ne sais plus quoi faire moi, pour te séduire. Ses pouces caressaient mes lèvres. Il avait les mains douces et chaudes. Il était d'une grande tendresse. Faut-il que je te dise que je t'aime pour que tu m'accordes ton attention? Ma bouche s'entrouvrit sous ses paroles, ses pouces étaient à la limites entre mes lèvres et ma bouche. Parce que si tu me réponds oui, alors je te dirais que je suis amoureux de toi depuis la première fois où je t'ai vu descendre de ton taxi, devant l'école. Je te dirais que je souffre de toutes les fois où j'ai l'impression de ne pas vivre dans ton monde. Si celà pouvait m'aider pour exister à tes yeux, alors je te le dirais... ici, sur cette plage au clair de lune, lors d'un diner romantique, en terrasse, sur un oreiller, au reveil de notre première nuit d'amour, et je pourrais te le dire sans cesse, dès que je te verais, parce que c'est vrai, Amy."
Et il arreta son discours ici. Je sentais son souffle chaud sur mes lèvres, m'attendant à tout instant à ce que ses lèvres rencontrent les miennes. Mais il ne m'embrassa pas. Il attendait une réponse de ma part. Et que répondre à ça?
J'allais formuler une réponse à deux balles quand un cri aigue et terrifiant s'éleva au loin, sur ma gauche. D'après mes maigres repères, ça devait venir de la foret.
"Merde." Fit Jacob. "Tu bouges pas, je reviens. " Fit-il avant de glisser une main dans mes cheveux pour approcher doucement ma tête de la sienne. Je fermai les yeux, m'apprettant au baiser. Mais il n'embrassa que mon front.
-"Quoi, sérieux, fis-je afin de cacher mon trouble, tu me laisses là? Toute seule alors que ya des gens qui se font égorger dans la foret?" Continuais-je, dans l'unique but de l'embeter. Qu'il fasse jour ou nuit ne changeait rien pour moi... et que je sois seule m'arrangeait bien.
Je trainais les pieds dans l'eau quand un mouvement dans mon dos attira mon attention. Je n'eus pas le temps de me retourner que je me retrouvais à quatre pattes par terre, une douleur lancinante derrière le crane.
Merde!
-"Tu n'es pas Bella. " Fit une voix sifflante. Presque celle de Rosalie, mais ce n'était pas son odeur.
-"Grand sens de l'observation. " Répondis-je, acide en me relevant rapidement, faisant face à mon adversaire.
-"Où est-elle? "
-"Qu'est-ce que tu lui veux? " Demandais-je, le menton haut.
-"Je sens son odeur sur toi, je sais qu'elle était avec toi. Oh, il faudra que je me concentre pour ne pas planter mes crocs dans sa chair et la vider de son sang, car je compte la faire souffrir comme son Edward a fait souffrir mon James. Je vais écarteler cette peste, en commencant par les phalanges, je finirai par les côtes, avant d'arracher ses intestins. Je boirais le sang de son père, et mettrai les dépouilles devant la villa d'Edward. " Elle parlait rapidement, comme pour elle même.
-"OOOH , c'est d'un tel romantisme..."
Une des mains de cette femme se referma violement autour de ma gorge, et bordel, elle en avait de la poigne! Elle écrasait ma trachée, coupant ma respiration.
-"Dis moi où elle est! "
-"Eh bin dis donc... vous avez dû en faire du chemin depuis l'hôpital psy de Seattle, rassurez moi, vous n'avez pas fait la route à pieds quand même, vous avez un véhicule? "
J'ai du finir ma tirade avec très peu d'air, mais ma fierté voulait finir ma blague avant de rendre l'âme. Chouette, j'arrivais à voir ces fameuses étoiles!
Whaaat?
Je peux quand même pas mourir, tuée par une nana?
Je repris mes esprits, et dans un élan fourni par une bonne dose d'adré, je lui envoyai un coup de genou magistral dans le ventre.
La salope me lâcha quelques instants, surprise. Puis plus rien.
Ce fut des pas précipités en provenance de la foret qui rompirent le silence.
Les gens près des voitures n'avaient surement pas vu ma rapide mais intense altercation.
Je reprenais ma respiration quand Alice posa ses deux mains sur mes épaules, me redressant face à elle:
-"Amy? Amy! Qu'est-ce qu'il s'est passé? Ton cou...! Oh mon Dieu, j'ai rien vu! Pourquoi est-ce que je n'ai rien vu? "
-"Jme suis faite attaquée par une salope sadique. " Fis-je en riant à moitié. J'avais du mal à garder mon calme, alors je compensais par ce foutu rire nerveux.
-"Qui est-ce? " La voix de Sam.
-"Oh mais j'en sais rien moi! Le rire était partit. Je l'avais jamais vu moi! " Si tu savais à quel point c'était vrai.
-"Putain, mais elle était comment? Blonde, rousse? " Ca, la voix de plus en plus colèrique, c'était celle de Paul.
-"Mais merde, j'en sais rien moi, jlui ai pas demandé sa carte d'identité non plus! "
-"Ok, on se calme, fit la voix de Jasper, et elle voulait quoi? "
Bin oui, c'est vrai, elle voulait quoi déjà? ah oui!
-"Vraisemblablement, commençais-je, toujours éssouflée, elle voulait torturer puis tuer Bella, sans la vider de son sang, pour venger la mort d'un mec qui devait être son mec, parce qu'Edward l'a écartelé, ah oui, et après, elle voulait vampiriser le père de Bella. Ca vous convient comme réponse? " J'avais répondu froidement, sans ajouter laisser transparaître mon émotion. Je voulais juste qu'ils oublient que je ne l'ai pas vu, j'avais pas fait attention à l'absurdité de mes paroles. Un long silence s'imposa.
-"Amy, fit la voix de Jacob, il murmurait, de toute évidence, il appréhendait la suite, est-ce que tu peux juste nous donner la couleur de ses cheveux. On veut être sûr de l'identité de la femme. "
-"Attends, sérieux, des nanas qui se prennent pour des vampires pour venger un mort, il doit pas y en avoir des masses... et me fait pas chier avec la couleur de ses cheveux, j'en sais rien, je les ai pas vu. "
-"Bordel, mais comment est-ce que tu peux ne pas l'avoir vu, alors qu'elle était, d'après les marques sur ton cou, face à toi, en train de t'étrangler? " Fit ce connard de Paul.
Okay, là, c'était too much. J'avais perdu mon calme. Il était partit loin... très loin sans moi.
-"EXCUSEZ MOI de ne pas pouvoir différencier les psychopathes régnant en ce bas monde de cinglés, et je suis désolée Bella, de ne pas pouvoir t'aider plus que ça, mais ce n'est quand même pas ma faute si je n'ai pas vu la couleur de ses putains de cheveux! "
-"Comment ça, c'est pas ta faute? Fit Rosalie, Que tu n'aies pas su l'arreter, passe encore, mais elle a eu le temps de t'expliquer ses desseins, et toi, t'as pas eu le temps de voir ses cheveux."
-"VOUS ME FAITES CHIERRRR! Okay, c'est pas très diplomate comme reflexion, mais je m'en balance. Si je l'ai pas vu, c'est pas parce que j'ai pas eu le temps, ou parce que'elle était dans mon dos, bande de grands cons, c'est parce que je suis aveugle! Leur crachais-je au visage, et putain, ça faisait plaisir! Je tournais mon visage vers chacun d'eux, pour être sûre qu'ils saisissent ce qu'ils n'avaient encore jamais capté, Je ne l'ai pas vu, et je ne la verrai jamais, et je pense vous avoir donner suffisament de renseignements pour que vous puissiez la reconnaitre s'il le faut, sachant que la police risque d'être inéfficace face à elle. Et maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je vais me bouffer deux trois arbres sur le retour! "
Et je partie, la tête haute, passant entre un Edward et un Emmett silencieux. En fait, ils étaient tous silencieux. C'est grâce aux vagues que j'ai pu m'orienter.
Une fois sur le parking, j'ai senti le parfum d'Adriel. Celui de sa moto surtout. A ma gauche.
J'entendis vaguement Jacob m'appeler, mais je n'avais aucune envie de lui parler. Il avait été là, lors de mon aveux, et ça allait tout changer.
J'enjambais la bécanne d'Ad et tournai la clé qui était restée sur le néman.
Je fis abstraction des cris derrière moi et partis à toute allure, sur la route. J'avais déjà conduis sa moto, ça relevait plus de l'instinct que des sens.
Je pouvais rouler dans problème. Mon problème se situait derrière moi...
Aveugle...
Bella...
Vampire...
Jacob...
