He-llo ! :D Vacances finies : c'est triste, c'est dur (enfin, même si personnellement j'ai tout de même encore une semaine de répits avant la reprise :p). Et après deux mois où je ne me suis pas sentie DU TOUT l'envie d'écrire, je livre finalement la suite ! En espérant ne pas décevoir vos attentes (qui ont peut être du s'affermir depuis le temps, aïe ^^').
Donc, la suite... Bonne lecture !
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Virgin
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Un rayon de soleil filtrait entre les rideaux d'une chambre encore plongée dans la pénombre, éclairant partiellement la pièce. Un mince jet de lumière qui arrêta sa trajectoire sur un lit où dormaient paisiblement deux individus. A vrai dire, il n'y en a plutôt qu'un seul encore plongé dans les bras de Morphée. Il s'agissait d'un jeune homme brun, dont la tête s'était calée tout contre le sein de la demoiselle qu'il enserrait de manière possessive. Cette dernière le regardait depuis bientôt presque une heure et admirait tranquillement ses traits, en se disant qu'elle aimait le voir dormir mais qu'elle ne lui ferait jamais le plaisir de le lui avouer. Sans l'avoir cherché, elle était tombée sous son charme. Elle s'était mise à aimé sa force tranquille. Son esprit brillant. Ce garçon, à la fois indifférent et passionné.
Tout d'un coup, elle eût la chair de poule. Temari éternua et un petit couinement lui échappa. Son compagnon émergea alors lentement, mais refusa obstinément d'ouvrir les yeux, se contentant de l'enlacer encore plus fort. « Il compte hiberner » se contenta de penser la blonde avant de plonger une main dans ses longs cheveux.
- « Toujours pas de regrets pour hier ? » lui murmura une voix incertaine encore roque de sommeil.
- « Baka » La jeune femme déposa un baiser sur son front. « Même pas celui d'avoir profaner le vestiaire des hommes » ajouta la Sabaku d'un air malicieux.
- « Perverse… »
- « Le pervers serait plutôt celui qui s'amuse à caresser les autres avec ses omb… Aïe ! »
La sunienne fut réduit au silence par le jeune homme qui vicieusement mordilla l'un de ses seins.
- « J'ai pas besoin de mes ombres pour te faire réagir » lui répondit-il tranquillement en continuant ses cajoleries.
- « Sh… Shikam… Mooh ! Dire que tu viens à peine de te réveil… ! »
Shikamaru arrêta sa petite torture et la contempla d'un air satisfait.
- « Ben quoi ? Tu veux que je continu ? » demanda t-il en voyant sa mine frustrée.
- « A ton av… »
Toc-toc-toc.
- « Kuso… »
A peine le temps de pester, qu'une voix familière s'éleva.
- « Shikamaru ? C'est Kanguro, je peux entrer ? »
Les deux amants se figèrent, une expression horrifiée sur leur visage, réalisant brusquement tous les deux le compliqué de la situation.
- « Ma… Mate ! La porte est fermée, j'arrive ! » répondit précipitamment le ninja en se levant de son lit, dans une parfaite synchronisation avec Temari. « Merde ! Non, pas par là ! » la prévint-il tout en enroulant le drap autour de sa taille, « La porte grince, tu vas te faire griller. »
- « Alors si je ne peux pas aller dans la salle de bain, tu vois une autre planque mis à part sous le lit ? » le pressa la blonde avec énervement pendant qu'elle enfilait en vitesse un T-shirt qui traînait par terre.
- « … Derrière la porte d'entrée » lui souffla t-il plus bas tout en lui faisant signe d'approcher. Il eût droit à un couinement de protestation de la part de la sunienne.
- « ? T'es malade ? Il va me voir à travers la fente ! »
- « J'ouvrirai à peine. Maintenant chut » lui intima t-il après un dernier baiser.
La jeune femme se recroquevilla en boule contre le mur. Son frère était un chieur !
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Kanguro eût à peine le temps de décoller son oreille, qu'un Shikamaru nettement plus réveillé que d'habitude, et de toute évidence suspicieux, lui ouvrit la porte.
- « Yo ! Tu ne t'es pas rendormi ? » lança le marionnettiste avec humeur.
- « Kanguro. Que me vaut l'honneur de cette visite matinale ? » demanda poliment le jeune homme qui avait repris l'attitude calme que tout le monde lui connaissait.
Le sunien tenta un regard dans la chambre, mais la porte n'était entrouverte que d'une largeur de main et Shikamaru, qui se tenait bien devant le passage, ne semblait pas être d'avis à le laisser rentrer.
- « Je te dérange peut-être » constata t-il en montrant d'un signe de tête le pagne que le manipulateur d'ombre avait revêtu.
Le brun s'empourpra et resserra mal à l'aise sa prise sur son vêtement de fortune.
- « J'allais prendre ma douche »
- « Ok, pas de problème » lui assura le Sabaku toujours sur un ton amical.
Shikamaru devenait de plus en plus crispé. N'importe qui en la circonstance l'aurait rendu mal à l'aise de toute façon. Seulement cet individu en face de lui, n'était pas n'importe qui. C'était son frère. Une personne qui avait, à juste titre, le droit de lui coller un poing dans la gueule en apprenant leur union frauduleuse, et le tenir responsable du fait que Temari ait délaissé ses obligations pour lui alors qu'elle était promise à d'autres. Il savait bien que Kanguro n'était pas de ce genre de type à cogner sans réfléchir. Néanmoins, même si le sunien avait de la sympathie pour sa petite personne, l'avenir de son village et de sa précieuse sœur étaient en jeu.
- « Ne t'inquiète pas, je ne comptais pas te déranger trop longtemps » reprit Kanguro. « Tu es seul ? »
- « Oui. Pas de colocataire » répondit Shikamaru en détournant volontairement le sens de la question.
- « OK. Donc, il n'y a personne là, avec toi ? » continua l'autre avec insistance.
- « Non. … Désolé de te laisser comme ça dans le couloir » s'excusa t-il, « mais y a tout un tas de papiers confidentiels que j'ai laissé traîner par terre depuis hier soir. »
- « Ok »
Un silence s'installa entre les deux hommes. Shikamaru tentait de cacher son trouble en donnant l'illusion d'être subitement intéressé par un bruit venu d'un peu plus loin dans le couloir. Mais son presque beau-frère continuait à le regarder silencieusement. Après plusieurs longues minutes d'observation intensive sur la décoration rustique de l'auberge, Shikamaru consentit de mauvaise grâce à regarder de nouveau son vis-à-vis. Kanguro eût l'air satisfait qu'il regarde enfin dans sa direction, et un sourire étrange naquit sur ses lèvres. Le shinobi au visage peinturluré s'en retourna tranquillement en direction de l'escalier, comme si cela lui avait suffit. Cependant il s'arrêta juste au bord des marches, avant de relever la tête vers lui.
- « Kanguro… ? » l'appela alors le brun sans comprendre, qui avait fait un pas dans le couloir.
- « J'étais venu te dire… Ne refaites plus ça. »
Ses pupilles s'écarquillèrent de surprise, et le temps sembla se figer.
Il sait…
Le jeune homme dévisagea avec angoisse son aîné qui prétendait les avoir démasqué, et qui commençait à descendre sereinement.
- « Plus en public du moins » termina le marionnettiste en lui lançant un clin d'œil.
- « … Mate ! Kanguro ! » le héla Shikamaru en sortant précipitamment de la chambre, et il s'écrasa contre la rambarde. Il peina durant quelques secondes à trouver quoi dire sans se trahir. Puis finalement, « Où étais-tu hier soir ? »
- « Aux sources chaudes » répondit le Sabaku après une pause.
Le Nara baissa rageusement les yeux. Alors il ne bluffe même pas… Il aurait pu avoir des soupçons, et simplement tenter de lui faire cracher le morceau sur la nature de sa relation compliquée avec Temari. Mais non. Kanguro avait tout vu, et ça ne servait à rien de démentir.
Pourtant, à quoi est-ce qu'il pense bon sang ? Le Sabaku ne lui faisait pas plus la morale et il le regardait avec un demi sourire. Victorieux ou compatissant ce sourire ? Aucune idée. Est-ce qu'il tolérait vraiment cet interdit qu'ils avaient enfreint, ou bien il leur préparait sournoisement une séance d'explication privée avec le Conseil ?
- « On se voit plus tard, dans le bureau de Gaara » le salua le Sabaku qui disparu complètement de sa vue.
Gaara…
Un frisson parcouru l'échine du shinobi. A la réflexion, celui dont il redoutait la réaction était moins Kanguro que Gaara. Le petit frère, autrefois terrible et assoiffé de sang, de Temari. Ex-jinchuriki qui n'hésitait pas à faire exploser ceux qui l'ennuyaient en un petit tas de cendre et de sable. Bien sûr, il était maintenant tout à fait social, et son courroux n'était désormais réservé qu'aux ennemis de Suna ou autres bandits.
Mais pour avoir pécher avec sa sœur, ne deviendrait-il pas un criminel à ses yeux ?
- « Kuso ! » grogna le brun en serrant tellement fort la rambarde que le bois se craquela.
- « Shikamaru… viens » lui murmura une voix à l'intérieur de la chambre.
Le ninja inspira une dernière fois et consentit à rentrer.
Il trouva Temari assise par terre et l'air visiblement aussi ennuyée, nageant dans un de ses T-shirt à lui trop grand pour elle. Sa moue fit fondre la frustration du Nara, remplacée par une pointe de mélancolie. Il vint s'accroupir près d'elle, et la blonde se jeta dans ses bras.
- « Tu penses qu'il le lui dira ? » demanda le brun en respirant calmement son odeur.
- « J'ose croire que non. Il attendra plutôt qu'on lui en parle nous même. »
- « ... S'il m'en laisse la possibilité, j'irai parler à Gaara cet après-midi. »
- « Non ! » s'affola la jeune femme, effrayée par le ton trop grave avec lequel il avait parlé. « Shikamaru, pas tout de suite… »
Shikamaru resserra sa prise sur d'elle.
Le mauvais sort s'était acharné injustement trop vite sur eux. Leurs sentiments avaient à peine pu voir éclore la nuit dernière, que dès l'aube tout menaçait de prendre fin. Le secret n'avait même pas franchi le cap des symboliques vingt-quatre heures.
- « Il m'a fallut plus de temps pour t'avouer que je t'aimais, que Kanguro pour le découvrir... Galère. »
Temari ne réprima pas son sourire à l'entendre dire qu'il l'aimait. Elle délogea la tête du jeune homme venue se caller dans le creux de son cou, et posa délicatement ses lèvres sur les siennes.
- « Oui, tu as été long à comprendre » lui répondit-elle finalement, ce à quoi son compagnon afficha une mine consternée.
- « Je te ferais remarquer que tu ne m'as pas aidé non pl… »
- « Chut » lui intima la kunochi en lui volant un autre baiser.
- « Tsss… T'es chian… Hm ! »
- « Je sais »
Toujours aussi intraitable. Un sourcil légèrement relevé. Un sourire espiègle. Et un air satisfait. Son assurance l'avait de nombreuses fois agacé par le passé. Mais désormais il devait reconnaître que la lueur de tendresse qu'il lisait dans ses yeux n'était pas sans lui faire de l'effet.
- « J'opte pour joueuse tout compte f… »
Par un baiser impérieux, Shikamaru fut une fois encore, et à son grand plaisir, amené à se taire.
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Tous les matins, les shinobis de Konoha se retrouvaient à l'heure du petit-déjeuner sur la terrasse de l'auberge, où ils discutaient tranquillement de la perspective ennuyeuse d'aller travailler. Même si pour le coup leurs deux compatriotes étaient absents du village pour un certain temps, Naruto et Shikamaru avaient convenu antérieurement qu'ils ne changeraient rien à cette habitude et qu'ils déjeuneraient ensemble, entre ambassadeurs, avant de partir docilement en direction du Palais du Kazekage. L'un joyeux et plein d'entrain. L'autre endormi et indifférent.
Pourtant ce matin là, Shikamaru ne descendit pas manger. Et, bien que sur le chemin son compagnon fut malgré tout joyeux et plein d'entrain comme à l'accoutumée, lui ne se trouvait pas être dans un état de sommeil prolongé ou d'indifférence. Il était même plutôt bien réveillé voir fébrile, et particulièrement à l'approche d'individus. Néanmoins l'honneur restait sauf, car le Nara savait se montrer discret sur ses sentiments et son état d'esprit. On pouvait simplement penser qu'il existait parfois des nuits où il avait son quota de sommeil, et qu'il était donc en mesure d'être plus attentif à son environnement. Les personnes étrangères, ou peu observatrices comme Naruto, n'y entrevirent rien de particulier. Toutefois, Shikamaru était réellement mal à l'aise.
Alors qu'ils traversaient les couloirs de la fourmilière et croisaient ses employés et conseillers qui s'y affairaient, le jeune homme avait la désagréable sensation que tous, autant les uns que les autres, le dévisageaient. Et il avait surtout l'impression que cet incident des bains en la personne de Kanguro avait déjà tout chamboulé dans son quotidien, à commencer par le rituel du petit-déjeuner auquel il n'avait pas daigné assisté, et que cela continuerait jusqu'au prochain repas du soir. Cependant, entendre Naruto piailler gaiement à ses oreilles le raccrochait au fait qu'aujourd'hui était encore une matinée normale, ou du moins encore pour le moment…
Ils atteignirent les quartiers du Kazekage, sous les regards curieux de ninjas du sable qui en ressortaient justement.
Bon d'accord ! Inconsciemment, c'était d'abord lui qui les avait regardé de travers !
Après avoir frapper respectueusement à la porte comme l'exige les règles de la politesse, Naruto rentra, sans attendre que son interlocuteur lui ait donné la permission, et sous le soupir agacé de son coéquipier. Naruto salua Gaara. Shikamaru lui fit un signe de tête. Puis Naruto salua Kanguro. Shikamaru… en resta là, et se contenta de l'ignorer.
Oui décidemment, il perdait toutes ses bonnes habitudes en ce début de journée.
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« Gaara, j'aimerais te... Non. Kazekage-sama. »
« Kazekage-sama, j'aimerais vous parler en privé… avec votre frère. »
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Toc-toc-toc.
- « Kazekage-sama ? Pourrais-je m'entretenir un moment en privé avec vous et votre frère ? »
Non, ce n'est pas Shikamaru qui prononça cette phrase sur laquelle il cogitait pourtant depuis le début de leur entretien mais un conseiller, qui après avoir salué humblement le Kazekage puis ses partenaires, entra dans le bureau.
- « Excusez-moi de vous interrompre dans votre travail, mais j'ai une requête privée de la part du Conseil qui nécessiterai immédiatement vos approbations à vous et Kanguro-san. »
- « … Très bien. Naruto, Shikamaru, vous allez devoir attendre dans le couloir le temps que nous réglions ça. »
- « Oui, il voudrait mieux qu'ils sortent » s'empressa alors d'ajouter le conseiller en jetant un œil peu discret sur les deux shinobis, ce à quoi Naruto et Shikamaru le prirent très mal, mais pas pour les mêmes raisons.
Le blond était malgré cela visiblement soulagé de faire enfin une pause, et il se dirigea sans broncher vers la porte, rejoint par Shikamaru, et ils laissèrent les deux frères en affaire avec le conseiller.
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- « Ca doit être plutôt sérieux pour qu'ils y mettent une heure. »
- « … »
Cette constatation n'avait rien pour rassurer le manipulateur d'ombre, qui s'était tenu à rester dans un mutisme n'ayant d'égal que sa paresse.
Pour que les deux frères aient été demandés, il ne devait s'agir que de Temari…
L'Uzumaki s'étira bruyamment, puis revint mollement s'allonger sur la banquette où ils s'étaient posés depuis qu'ils étaient sortis du bureau de l'ex-jinchuriki.
- « Shikamaru, je sais que tu n'es pas bavard, mais là ça frôle le silence de mort. »
- « … »
- « Dois-je prendre ton refus de communiquer pour un "oui en effet je suis mort" ? »
- « … »
- « Je devrais peut-être aussi rajouter, "et d'ailleurs je t'ignore" ? »
- « … Tu parles trop » céda Shikamaru.
- « IL A PARLÉ ! » hurla alors le blond victorieux en levant les bras en l'air.
- « Tsh… Galère. Moins fort. »
- « Mooh tranquille mec. Qu'est-ce qui y a ? Tu fixes la porte depuis tout à l'heure. On dirait que tu t'attends à ce que Gaara en ressorte pour te massacrer ! ».
Shikamaru lui accorda enfin un regard. Un regard de profonde incompréhension. Naruto avait à nouveau fermé les yeux et profitait sereinement de sa pause, un sourire bienheureux sur son visage.
Comment ce type faisait-il pour mettre le doigt sur le point sensible sans même sans rendre compte ?
- « Je vous remercie Kazekage-sama » salua au même moment le conseiller qui sortait en compagnie de Kanguro.
Les deux ninjas se remirent sur pied et s'avancèrent vers le Sabaku pendant que le conseiller leur tournait leur dos et s'en allait de son côté, non sans avoir jeter au préalable un regard méprisant pour Shikamaru, ce qui n'échappa à personne.
- « Ben qu'est ce tu lui as fait à celui là ? ».
- « Aucune idée… »
- « Dire qu'il ne demandait qu'une approbation, qu'est-ce que ça aurait été si ça avait pour un accord ! » ne put s'empêcher Naruto de faire la remarque.
- « On vous aurait renvoyé pour la journée » lui assura le marionnettiste avec un sourire blasé. « Moi je vais faire un tour, histoire de me changer les idées. J'en ai marre. »
- « Ca marche. »
- « Shikamaru, tu n'as qu'à m'accompagner. »
- « … Pourquoi ? » demanda le brun subitement méfiant.
- « Naruto est assez grand pour pouvoir gérer quelques minutes une conversation avec Gaara. On verra comment il se débrouille tout seul. »
- « Tu me prends pour un débutant ? » accusa la tête blonde avec une mine vexée.
- « Hm… oui. » Kanguro empoigna brusquement le bras de Shikamaru, puis sans demander son reste entraîna ce dernier. « Yosh ! A tout à l'heure ! »
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Le ninja du sable amena son visiteur sur le toit, là où ils seraient tranquilles pour discuter… vraisemblablement.
Le silence régnait depuis qu'ils étaient arrivés. Ou plutôt le vide qui ressortait de leur absence de conversation, à la différence du bourdonnement plein de vie de la communauté du Sable. Un répit durant lequel chacun avait admiré le panorama splendide qui leur était offert de la hauteur où ils se trouvaient. Mais l'esprit de Shikamaru se perdit au détour d'une ruelle, et se focalisa rapidement sur autre chose. C'était la deuxième fois de la journée où Kanguro provoquait la confrontation.
Finalement il allait peut-être l'avoir, son poing dans la gueule…
- « Ce vieux rapace était chiant, mais il faisait simplement son boulot » commença Kanguro. Malgré le soleil éblouissant qui était haut dans le ciel, ses yeux fixaient l'horizon sans ciller. « Ne lui en veux pas s'il s'est montré brusque avec toi. »
- « J'avais pourtant l'air de le gêner » répliqua Shikamaru, qui par cette attitude offensive affichait clairement sa suspicion envers Kanguro d'avoir dévoilé son secret.
- « En effet, tu le gênes par ce que tu t'es montré proche de Temari ces derniers temps. Et il n'est pas le seul à penser que tu sèmes le trouble dans cette affaire qui ne te concerne pas à l'origine » lui rappela le Sabaku sur un ton abrupt et peut-être un peu froid, qui sonna comme une gifle pour le Nara. « Mais il n'a que des doutes, comme tout le monde. »
- « … Donc tu ne leur as rien dit. Personne ne sait encore… Même pas Gaara ? »
- « Même pas Gaara » lui assura le brun en retrouvant une expression plus amicale. « Et le conseiller ne nous a pas parlé une seule fois de toi. »
- « Alors pourquoi m'avoir fait venir ici ? »
- « Parce que le Conseil avait une exigence à propos de Temari, et que maintenant ce qui la touche va te concerner » lui répondit-il simplement.
Shikamaru eût un sourire contraint, mais consentit à écouter son aîné.
- « Temari doit être soumise à un examen. Un examen pour attester qu'elle est encore vierge. »
- « … Qu… Quoi ? » s'étrangla Shikamaru surpris et indigné de cette pratique qu'il considérait comme dégradante. « Mais quel rapport ça a dans le fait de devoir mettre au monde un jinchuriki ? Même pour Gaara, votre mère n'a pas... »
- « Calme toi » le coupa à nouveau sèchement Kanguro, et le Nara retrouva piteusement contenance malgré son exaspération. « Le cas est différent cette fois-ci. Et l'enjeu aussi. »
- « … »
- « Ils veulent apposer le sceau de scellement sur son hymen. »
Le manipulateur d'ombres en resta pour la seconde fois interloqué, mais se garda bien du moindre commentaire.
- « Le peu que j'ai aperçu aux bains m'a suffit, et rassure toi je n'ai pas cherché à en voir ou entendre d'avantage. Mais il y une chose pour laquelle je ne suis pas sûr, et je te demande de répondre franchement. Je ne sais pas si tu es allé plus loin avec ma sœur. »
Shikamaru était désormais cramoisi jusqu'aux oreilles et il se découvrit un léger handicap au niveau des cordes vocales, qui restaient bloquées.
- « L'enfant sera instantanément scellé au moment où il sera fécondé. Les risques que représente un sceau lors d'un accouchement sont très élevés, et ça se termine souvent par le décès de la mère. Mais si Temari est toujours vierge, cette technique pourra lui éviter de subir ce sort injuste. Je veux savoir si oui ou non, ma soeur a encore cette chance. Alors… Shikamaru, as-tu couché avec elle ? » lui demanda Kanguro, plus rouge et gêné qu'il ne l'avait jamais été.
La tension était subitement montée d'un cran. Le sunien qui s'était contenu comme il avait pu depuis le début, le regardait à présent avec un air extrêmement sérieux et déjà accusateur. Ce genre de regard que Shikamaru avait redouté. Et le ninja de la feuille, un air dur et contrarié qu'il affichait souvent lorsqu'il se retrouvait dans une impasse, semblant lutter contre lui-même. Le matin même, le jeune marionnettiste ne s'était pas montré aussi hargneux.
En réalité, Kanguro était même amusé par le fait que Temari et ce fainéant qui s'engueulaient tout le temps soient finalement tombés dans les bras l'un de l'autre. Mais c'était avant qu'il apprenne qu'il y avait une chance sérieuse pour que sa sœur échappe à une très certaine souffrance. Shikamaru aurait beau être une personne qu'il apprécierait de loin avoir pour beau-frère, il n'en restait pas moins que s'ils étaient allés trop vite, Kanguro lui en voudrait.
- « Je sais qu'elle n'a jamais, ou du moins qu'elle n'avait jamais eu de rapports plus sérieux. »
- « … »
- «Shikamaru. »
L'air vibra et amplifia la tension déjà présente.
- « … »
- « Shikamaru répond moi ! »
- « Non ! »
- « … Comment ça, non ? »
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Suspense...
La suite vous déçoit-elle ? (noooon y faut pas !) On verra où le vent nous mènera ^^
Ja ne !
