Bonjour à tous,
Premièrement, désolée pour le délai, le mois de mai est rempli d'activités, de pratiques, compétitions de danse et spectacles pour ma fille. Bref, je n'avais pas beaucoup de temps pour écrire. Mais voilà, j'ai finalement réussi à pondre le chapitre 10.
Il est toujours T (attention, vers la fin, il y a un mot vulgaire, mais juste un lol). Mais le prochain et là, c'est vrai de vrai, il sera M.
Merci à toutes les personnes qui ont laissé des commentaires, j'ai répondu à chacun d'entre vous sauf ceux qui ont laissé un commentaire en « guest » donc merci et encore merci à : Ilai, Cinochie (oui, il aura d'autres moments entre eux, je te le promets), Kaori35, Stephanie1206,Teyla-Shan, Loupdu77 (l'effort est toujours récompensé lol), Huntress-dark, Whoovian, Choupette50 et Lumos-Mentalist-Obvious-Dearie (ça, c'est du pseudo)
J'espère n'avoir oublié aucune personne.
Bonne lecture!
Chapitre 10 : un petit malentendu
Sherlock conversait avec John en essayant le plus possible d'éviter le sujet « Molly ». Mais rien n'y fit et avec un soupir résigné, il consentit à répondre à quelques questions de John.
« Je faisais une expérience. Je voulais prouver qu'il était facile de résister au déclenchement de phéromones. Rien de plus. »
« Et tu as échoué, de toute évidence. » Constata John.
« Ne sois pas stupide, c'est Molly qui a échoué. » Mentit effrontément Sherlock.
« Naturellement. Où avais-je la tête pour avoir fait une telle erreur. »
« Et pourquoi, cette, hum, expérience? Quel est le but scientifique? »
« Et bien, je sais avec certitude que Molly est attirée par moi. »
« Et je me répète. Pourquoi, cette expérience était nécessaire, Sherlock? »
« Là n'est pas le point, John. Ce n'était que de la curiosité, rien de plus, rien de moins. Je n'ai pas l'intention de recommencer, l'expérience a été concluante et c'est fini. » Il prit un air innocent qui fit sortir le médecin de ses gongs.
« Sherlock, bon sang, tu ne peux pas faire ce genre d'expérience. As-tu pensé aux sentiments de Molly? C'est mal, ce que tu as fait. Tu ne dois plus faire ce genre d'expérience avec elle, tu m'attends. Sinon… » Sherlock s'empressa de lui couper la parole.
« John, calme-toi, tu es ridicule. Molly a gentiment accepté de m'aider dans toutes mes expériences. Pourrait-on passer à l'objet de ta visite? Ce que tu as interrompu ne vaut pas la peine qu'on en parle. » Sherlock était très conscient qu'il était cruel dans ses mots et qu'il y avait de fortes chances que Molly l'ait entendu, mais la force du désir ressentie dans les bras de la jeune femme lui avait fait peur. À ce stade, il n'était pas prêt à ce qu'une tierce personne soit au courant de son inclinaison et il était assez lucide pour comprendre que ses mots créeraient une distance entre lui et Molly, « mais il saura régler ça », se jura-t-il. Un sentiment de culpabilité l'envahit, mais il le terra très loin dans son esprit. John le regarda avec colère et Sherlock savait qu'il était à deux doigts de lui envoyer son poing au visage parce qu'il agissait comme un parfait imbécile, même Sherlock le reconnaissait. Il tenta de calmer son ami.
« Je t'en prie, je te demande au nom de notre amitié de changer de sujet. » Murmura le détective. Surpris, la colère de John retomba, il comprit soudainement que Sherlock agissait comme ça, car il était perturbé de ce qu'il avait fait avec Molly.
John ne savait pas encore et ne sera sans doute jamais ce qu'il s'était passé lorsqu'il avait découvert Sherlock presque nu dans le salon, ses vêtements éparpillés. Il avait d'abord pensé qu'il avait eu une autre de ses crises, mais dans la pile de vêtements, il avait aperçu un magnifique soutien-gorge en dentelle noir qui appartenait certainement à Molly. Il avait rougi avant de s'en prendre à Sherlock afin de le taquiner. Il savait que malgré tous ses beaux discours sur le fait qu'il n'était pas intéressé par le sexe, c'était qu'en fait il essayait désespérément de se faire croire qu'il ne voguait pas dans ces eaux-là. Il était visible qu'il était intéressé par la jeune femme et probablement depuis très longtemps. La demande d'emménagement était probablement due à son attirance pour elle. À l'époque, il avait tenté de le dissuader, mais il l'avait fermement remis à sa place. Il aurait dû se douter à ce moment qu'il avait anguille sous roche. Il regarda Sherlock hausser les sourcils et il sut qu'il avait compris ses pensées. Il s'empressa alors de lui parler du but de sa visite.
« En fait, je voulais te demander d'être le parrain de notre enfant. » C'était au tour de Sherlock d'être abasourdi.
« Moi? Parrain? Tu es certain que c'est vraiment ce que vous souhaitez Mary et toi? Je suis un sociopathe de haut niveau, tu veux vraiment que votre fille me côtoie en tant que parrain? »
« Arrête avec le sociopathe de haut niveau. Il a été établi par tes actions passées que tu étais loin de l'être. Un sociopathe n'a pas d'amis et ne se soucie pas. » Et n'a pas envie de faire l'amour, se dit John pour lui-même. Sherlock sembla soudain se perdre dans son palais d'esprit et John pensa qu'il allait refuser sa demande. Il fut donc très surpris d'entendre sa réponse quelques minutes plus tard.
Avec une once de fierté dans la voix Sherlock lui dit « John, j'en serais très honoré. »
« Vraiment? » Sherlock haussa un sourcil.
« Je veux dire... euh... wow, je m'attendais à argumenter pendant des heures ou subir un discours sur la stupidité de cette tradition. »
« Et bien, tu t'es trompé… ce qui n'est pas la première fois. » Ajouta Sherlock avec un sourire arrogant.
« Espèce de bâtard »... Commença John avant de changer d'idée. « Merci d'avoir dit oui. C'est nous qui sommes honorés que tu acceptes d'être le parrain de notre enfant. »
« Votre fille, en fait. »
« Comment peux-tu savoir que ce sera une fille? Nous avons refusé de savoir le sexe à l'échographie, bon sang. »
« Et bien, d'après la conception et le cycle de ta femme… »
En colère à nouveau, John répliqua vertement. « Quoi! Je t'interdis de compter les cycles de ma femme. »
« John, je vois tout, tu sais que ma tête emmagasine énormément d'informations et j'ai jugé pertinent de garder celle-ci. Vous aurez une fille, c'est certain. »
« Nous avons entendu les battements de cœur de notre enfant et il battait à moins de 140 battements minute. C'est un garçon, j'en suis certain. »
« John, toi, plus que tout autre sait que le battement de cœur d'un fœtus réagit aux stress et émotions de la maman, ce n'est vraiment pas fiable comme information. »
« Bien sûr que je le sais, mais tous les signes indiquent un garçon et je connais mon métier... ce sera un garçon. »
« Pour quelqu'un qui ne souhaitait pas connaître le sexe de l'enfant, te voilà assez confiant. » John eut le bon goût de rougir et ne pas répliquer, mais Sherlock ne put s'empêcher d'ajouter.
« Crois-moi, vous aurez une fille. »
« Tu sais que ton assurance m'énerve au plus haut point. Dans un mois, mon enfant naitra et ainsi, il sera prouvé que tu as tort. »
« John, je n'ai jamais tort. Est-ce que tu veux du thé? » Demanda soudainement Sherlock. Il avait eu son quota d'émotions aujourd'hui et il avait hâte de changer de sujet.
« Non, je ne reste pas. J'avais simplement éprouvé le besoin de te faire part de ma demande. Ah oui, si tu as un cas demain, je ne pourrai pas y aller. Mary a un rendez-vous chez le gynécologue et je lui ai promis que je serai présent. Euh… bonne soirée et désolé pour l'interruption. » Dit le médecin avec un sourire moqueur en quittant l'appartement empêchant ainsi Sherlock de répliquer.
Aussitôt que John ferma la porte, Molly sortit de la chambre et se dirigea directement dans la cuisine pour se faire un thé. Elle n'était pas vraiment en colère, mais triste de s'être laissée prendre au jeu de Sherlock. Elle avait vraiment cru que les moments passés étaient réels et non le fruit d'une expérience. Du coup, elle se sentait humiliée. Sherlock avait ouvert une digue dans son cœur en l'embrassant dans le salon et elle savait qu'elle ne pourrait pas la refermer aussi facilement, cette fois-ci. Pourtant la passion dans les baisers de Sherlock semblait vraie. Molly l'avait ressenti dans ses tripes. Et le durcissement d'une certaine partie de son anatomie prouvait qu'il avait été intéressé ou à tout le moins excité. Elle était certaine que si John n'avait pas interrompu leur intermède dans le salon, ils auraient eu une relation sexuelle complète dans le salon. Alors pourquoi ce revirement? La jeune femme avait mille questions et malheureusement aucune réponse. La seule personne qui pouvait répondre à ses interrogations venait de claquer la porte de la chambre à coucher. Molly regarda la porte de sa chambre à coucher abasourdie, il avait claqué la porte de sa chambre à coucher. « Qu'est-ce que ça voulait dire? » Se dit-elle. « Devait-elle le rejoindre? Aller dormir dans la chambre de Sherlock ou sur le sofa? » Elle ferma le rond de la cuisinière et se dirigea vers sa chambre. Elle se rendit compte de sa décision seulement lorsqu'elle mit sa main gauche sur la poignée de la porte. La jeune femme hésita un instant, mais elle entendit un « entre Molly ». Rassurée, elle tourna la poignée et referma la porte derrière elle.
Sherlock était intentionnellement entré dans la chambre de Molly. Lorsqu'il l'avait aperçu en sortant de la chambre, le regard défait, une émotion avait surgi au fond de lui, il voulait se précipiter vers elle et la serrer dans ses bras et l'embrasser pour la voir sourire à nouveau. Il voulait lui faire oublier les paroles qu'il avait prononcées à John, tout effacer et recommencer où ils s'étaient arrêtés avant l'arrivée intempestive de John. Mais par-dessus tout, il ne voulait pas créer une distance avec Molly, il ne le supporterait pas. Il devait lui parler et régler ce qu'il avait créé un instant plus tôt. Sauf qu'il ne savait pas vraiment ce qu'il pourrait lui dire; il n'avait jamais été bon lorsque les sentiments étaient concernés. C'était facile de se voiler la face et dire les pires horreurs lorsque Molly n'était pas avec lui, mais dès qu'il l'apercevait, il prenait conscience des bêtises dites et il se sentait honteux. Un autre sentiment qui habituellement lui était inconnu. « Il y avait beaucoup de premières, aujourd'hui. » Soupira-t-il.
Le mieux qu'il avait à faire était de demander pardon et c'est ce qu'il fit.
« Molly, je sais que tu as entendu ma conversation avec John et je suis désolé. »
« Sherlock, tu n'as pas besoin de t'excuser, j'ai parfaitement compris ce qui en était. C'est mon erreur d'avoir cru que le grand détective avait été honnête ce soir et ce que nous avions fait était réel. »
« Non. Non! C'était réel. C'est ma conversation avec John qui ne l'était pas. Je ne pensais pas ce que j'ai dit, pas une seconde. »
« Je ne comprends pas, Sherlock. »
« Je… Je… ne sais pas ce qu'il m'arrive, Molly. John insistait et je n'étais pas prêt à admettre certaines choses. Je me sentais honteux qu'il sache que j'éprouvais des désirs sexuels en autres choses et surtout lui donner raison sur ma très forte attirance pour toi. Je sais que mon comportement était enfantin et cruel envers toi, mais j'ai paniqué. De toute façon, je sais que John n'a pas cru un mot de ce que j'ai dit. S'il te plait, me dire que tu me pardonnes? »
Molly n'avait retenu que la forte attirance pour elle et un sentiment de joie s'insinua dans ses pores. Elle ouvrit la bouche pour lui dire qu'elle lui pardonnait, mais la referma aussi vite, méfiante. Sherlock Holmes avait l'habitude de manipuler les gens, il pourrait être en train de faire la même chose avec elle pour qu'elle continue à lui offrir l'accès à la morgue et sa compagnie pour les expériences. Molly devait s'accorder un instant de réflexion. Elle devait être certaine qu'il était sincère.
« Molly, crois-moi, je suis sincère. » Dit Sherlock à la grande surprise de Molly. Il l'avait encore déduit.
« Je voudrais être convaincue, Sherlock. Mais... » Elle ne put continuer sa phrase, car Sherlock l'avait attiré brutalement dans ses bras et l'embrassa avec ferveur. Molly résista à son assaut du mieux qu'elle put, mais chaque seconde passée effritait sa résistance. Sherlock releva la tête et lui chuchota crument.
« Il me semble clair que je suis sexuellement excité par ta personne, si tu as encore des doutes sur le fait que je ne voulais pas renouveler nos échanges intimes, je crois que la fermeté de ma queue qui appuie contre ta hanche démontre de mon intérêt à poursuivre où nous avions arrêté. Je crois que c'est assez convainquant, non? » Sherlock mordilla son oreille droite en lui parlant. « Molly, tu dois me pardonner. J'ai agi sans réfléchir, mais je ne voulais pas te faire de mal. Je te le jure. J'avais… euh… je crois… euh… j'ai eu peur. » Avoua Sherlock, mais il ne laissa pas Molly lui répondre qu'il envahit à nouveau sa bouche et la serra de manière possessive contre lui. Cette fois, Molly lâcha prise et entoura ses bras autour du cou de Sherlock et lui rendit son baiser. Le pardon avait été accordé et Sherlock ne s'était jamais senti aussi heureux; il avait sa Molly et il serait bientôt parrain.
J'espère que vous avez aimé.
