Bonjour à tous !
Encore un petit chapitre pour votre plaisir. Avec tous les remerciements de votre traductrice qui, en ce moment, ne se nourrit que de vos commentaires ^^.
Disclaimer : Le monde d'Harry Potter appartient à JKR, l'histoire appartient à Kamerreon et la traduction est à moi ! (Au moins ai-je droit à un petit bout du gâteau ^^)
RAR aux anonymes : merci à Meiko et shmt pour leurs commentaires et leurs encouragements.
Pour Eden : Je te remercie de m'avoir fait part de ton avis, même si cette histoire ne t'a pas plu. Il est vrai que l'histoire ne cherche pas à être logique ou vraisemblable, alors je peux comprendre ton point de vue et je ne m'en formalise pas. Désolée que ça ne t'aie pas convenu, mais peut-être que d'autres choses que je ferai te plairont plus, alors... Peut-être à une autre fois. ^^
Chapitre 10 : Nut-Tea*
« In-Thé-ressé »
Intéressé : très ou excessivement attiré, excité à peu de choses près.
En ce jeudi matin, Harry Potter était étonnamment de bonne humeur. Il se fichait d'avoir passé la journée précédente à agir comme un con fini, ce qui lui importait était la lueur de compréhension qu'il avait vue dans les yeux de Malefoy. L'imbécile avait finalement réalisé à quel point il avait été un crétin. Maintenant qu'il connaissait la vérité, il y avait un espoir pour qu'il change en mieux.
Il se frotta les cheveux avec du shampooing et se demanda combien d'autres vies allaient changer grâce aux esprits ingénieux de Fred et Georges Weasley. Harry s'était toujours demandé pourquoi les gens les sous-estimaient, parce que les jumeaux ne devraient jamais être sous-estimés. Ils pouvaient avoir l'air de blagueurs insouciants, mais quand ils blaguaient, ils délivraient des messages importants.
Harry entra dans la salle commune d'un pas léger. Tout son corps irradiait la confiance en soi et la joie. Aujourd'hui allait être un bon jour, il le sentait. « Bonjour ! » lança-t-il gaiement.
« Bonjour, Harry, » répondirent les jumeaux.
« Quel thé dois-je boire aujourd'hui ? » demanda-t-il.
Georges sourit en tendant à Harry une tasse d'un liquide bouillonnant et marron foncé : une odeur de cannelle flottait dans l'air. « C'est ça, » dit-il.
Harry inspira profondément avant de lever la tasse à ses lèvres et de siroter avec précaution le chaud breuvage. Une fois qu'il fut certain de ne pas se brûler la langue, il le but entièrement. « Mmm, c'était délicieux, » dit Harry.
« Le goût est correct, » marmonna Fred en prenant des notes.
Neville et Ron descendirent les escaliers et Neville jeta un coup d'œil curieux à son ami en se demandant quel thé il testait ce matin. « Bonjour, Harry, » dit-il.
« Bonjour Neville ! » répondit Harry joyeusement. « Il est l'heure du petit-déjeuner, non ? »
« Ouais, on devrait y aller, » répondit Neville.
« Je meurs de faim, » grogna Ron d'un air fatigué, en se frottant les yeux. « Pourquoi les cours doivent-ils commencer aussi tôt le matin ? »
Harry et Neville roulèrent des yeux et suivirent Ron qui sortait de la Tour Gryffondor, totalement conscients que Fred et Georges suivaient leur piste. Ils descendirent un étage avant qu'Harry ne commence à s'agiter. Tout son corps brûlait d'un désir qui devait être satisfait immédiatement – maintenant !
Harry se pencha sur Neville et plongea une main dans la poche de sa robe. Neville le regarda, choqué. « Euh, Harry… qu'est-ce que tu fais ? » demanda-t-il.
« Des cacahuètes, » murmura Harry alors qu'il plongeait la main plus profondément dans la poche et la remuait en tous sens. « Il doit y avoir des cacahuètes là-dedans. » Quand il vit que sa recherche était vaine, il retira sa main et la plongea dans une autre poche de Neville. « Où sont-elles ? J'en veux. »
« Harry, je n'ai pas de cacahuètes, » murmura Neville.
« Pourquoi ? » demanda Harry.
Neville aurait ri de la question étrange s'il n'avait pas su que son ami était vraiment sérieux. « Je n'en ai pas, c'est tout. Je suis sûr qu'il y en aura au petit-déjeuner. »
« Génial ! » déclara Harry.
Cela prit deux minutes avant qu'il ne retourne en arrière pour palper les jumeaux et farfouiller dans leurs sacs et dans leurs poches. « Des noix de Pécan, je tuerai pour avoir des noix de Pécan maintenant. »
« Est-ce que tu tuerais vraiment quelqu'un pour en avoir ? » demanda Fred par curiosité.
Les yeux d'Harry brillèrent immédiatement d'un vert Avada Kedavresque. « Pourquoi, est-ce que tu m'en caches ? »
« Non, » répondit Fred dans un petit cri aigu. Quand Harry s'éloigna de lui, il soupira de soulagement et décida de garder ses futures questions pour lui-même. Provoque des tendances assassines, doit être amélioré, nota Fred.
Harry grogna et traqua Ron, plongea ses mains dans les poches de ses vêtements et il tâta partout, provoquant un grand éclat de rire chez son meilleur ami. « H-Harry, que-que fais-t-tu ? » s'étrangla-t-il.
« Des amandes. Je. Veux. Des. Amandes. »
Fred et Georges mordirent leurs lèvres pour éviter de glousser tout haut alors qu'Harry commençait à fouiller tous les gens qu'ils croisaient, à la recherche de toutes sortes de fruits secs et autres fruits à coque. Ils étaient à peu près sûrs qu'un Poufsouffle de deuxième année était maintenant traumatisé à vie à cause d'Harry, qui l'avait menacé de le déshabiller parce qu'il était persuadé qu'il cachait des noix de macadamia quelque part sur lui.
Au moment où ils arrivèrent enfin dans le Grand Hall, Harry n'était plus qu'une pelote de nerfs tremblante. Il réagissait comme un drogué en manque.
Malheureusement pour Drago Malefoy, il choisit ce moment-là pour entrer dans le Grand Hall et attirer l'attention d'Harry. Celui-ci traversa le hall en courant et le plaqua au sol.
« Par Merlin… Potter ? » demanda Drago, confus. Il avait cru qu'ils avaient atteint une sorte de trêve, la veille.
« Des noix, j'ai besoin de noix, je veux des noix, » répétait Harry dans sa barbe.
« Des noix ? » demanda Drago en clignant des yeux sous le choc.
« Oui, des noix ! Est-ce que tu en as ? » demanda Harry désespérément.
« Bien sûr que j'ai des noix, Potter ! » dit-il sèchement.
« Est-ce que je peux les avoir ? » demanda Harry innocemment.
Le visage de Drago rougit. « Que… Quoi ? » cria-t-il.
« Tes noix, est-ce que je peux les avoir ? » demanda à nouveau Harry.
« Non ! Mais enfin… Potter, tu ne peux pas avoir mes noix ! » refusa Drago sèchement.
« Mais je les veux ! » commença à bouder Harry.
« Je m'en fiche, » grommela Drago avec un air renfrogné et embarrassé. Il ne pouvait pas croire que Potter lui demandait une chose pareille.
« Partage-les avec moi ! » ordonna Harry.
« Par-partager… » La voix de Drago se fana.
La main d'Harry commença à chercher frénétiquement à travers les habits de Drago. Où étaient les noix ? Il voulait des noix : noisettes, noix de Pécan, amandes – il se fichait de la sorte du moment qu'il pouvait en avoir.
« Po-Potter ! » Draco n'avait pas couiné quand Harry avait touché ses flancs chatouilleux, non, pas du tout. Les Malefoy ne couinaient pas.
« Où sont-elles ? » sanglota Harry désespérément.
« Tu n'as pas vérifié dans son boxer, » dit Georges en offrant son aide avec un regard concupiscent.
Harry se tourna avec un immense sourire vers le sorcier, en le regardant comme s'il était un génie. « Mais oui, le boxer, » constata Harry, retournant son attention et ses mains vers sa tâche.
Drago se figea quand il entendit ce mot. Boxer. Potter n'allait pas faire ce qu'il pensait qu'il allait faire, si ? Avant d'avoir eu le temps de décider s'il était terrifié, dégouté ou, assez bizarrement, curieux, Potter reçu un sort de Petrificus Totalus par Neville.
« Je l'emmène à l'infirmerie, » dit Neville en lévitant son ami derrière lui.
« Damnation, » grommela Fred, « je voulais savoir à quel point il serait désespéré. »
Drago lui jeta un regard colérique, n'ayant entendu que la fin de cette phrase. « Essaies-tu de dire que Potter ne me toucherait que s'il était désespéré ? » renifla-t-il. Il s'en fichait. Vraiment, il s'en fichait. Alors pourquoi avait-il l'impression qu'il ne s'en fichait pas ?
« Non, pas du tout, » répondit Fred d'une voix traînante, avec un sourire facétieux.
Drago grogna et se précipita vers la table des Serpentards, les joues rouges. Au nom de Merlin, qu'est-ce que Potter avait bien pu penser ? Drago ne voulait certainement pas qu'Harry le touche, absolument pas. Non, jamais, même pas un tout petit, ridicule, petit, minuscule peu.
Bon, bon, peut-être juste un tout petit peu.
* « Nutty » est encore une fois un mot assez intraduisible pour en rendre les deux effets qu'utilise l'auteur : le mot peut signifier autant « dingue, cinglé » que « aux noisettes ». (Nut étant le mot anglais générique pour tous les types de noisettes.)
Vous l'aurez également compris (enfin, j'espère) : Nut en anglais peut désigner les valseuses (d'où la confusion du pauvre Drago), et j'ai tenté de jouer avec le mot « noix » pour m'approcher de ce sens-là…
J'espère que ça vous a plu. (N'hésitez pas à me faire partager votre amusement !)
